13 juin : Saint Antoine de Padoue – Confesseur et docteur de l’Église

Antoine est né à Lisbonne. Dans sa quinzième année, en 1210, il est entré dans l’ordre des Augustins. Pour échapper aux fréquentes visites, il demanda à être transféré dans un monastère plus éloigné de Lisbonne. C’est ainsi qu’il arriva à Coimbra. Pendant huit ans, il y vécut dans le plus grand secret et la plus stricte mortification, se consacrant à la prière et à l’étude des Saintes Ecritures et des Pères de l’Eglise.

Avec la permission de ses supérieurs, il entra dans l’ordre des franciscains, désireux d’être envoyé dans les missions en Afrique et d’y mourir martyr. Arrivé en Afrique, il dut immédiatement faire demi-tour en raison d’une grave maladie. Le bateau n’accosta pas en Espagne, comme il l’avait souhaité, mais fut détourné vers la Sicile. Antoine se traîna péniblement jusqu’au chapitre général d’Assise, où il reçut la bénédiction de saint François. Les supérieurs l’envoyèrent alors dans un petit monastère à Bologne. Là, il balayait les escaliers et les couloirs et lavait les assiettes à la cuisine. Par hasard, on reconnut son talent de prédicateur et de pasteur. Il fut donc envoyé en Italie du Nord et dans le sud de la France pour combattre les Vaudois et les Albigeois, afin de défendre la cause de la foi catholique et de convertir les pécheurs. Ses succès furent surprenants dans les villes et les campagnes.

Dieu lui a accordé le don des miracles. En 1227, il fut envoyé à Padoue. Très vite, cette ville a changé d’aspect : L’hérésie, les troubles intérieurs, la misère et la détresse ont cessé. Antoine avait eu une telle influence grâce à ses prédications bouleversantes. Sa vie à Padoue fut une chaîne de miracles et de bienfaits. Les sermons, les confessions, les visites aux malades, le règlement des conflits familiaux, l’instruction des enfants l’occupaient toute la journée. Les nuits étaient consacrées à la prière. Au printemps 1231, il tomba malade ; le 13 juin suivant, il s’en alla vers l’éternité avec un sourire transfiguré, ces mots sur les lèvres : « Je vois le Seigneur ». Une vie courte de seulement trente-six ans ; mais une vie débordante de fruits : une vie d’intériorité et d’amour de Dieu. De la profondeur de l’intériorité jaillit la plénitude de la force et de la bénédiction pour l’action sur les âmes ! Antoine a été canonisé dès 1232 et a reçu le titre de docteur de l’Eglise en 1946.

Pendant de longues années, Antoine n’est pas reconnu par ses propres confrères et se voit confier de nombreux services quotidiens au sein du monastère. Il observe avec humilité et n’a qu’une seule occupation en dehors de son travail : la prière et la fréquentation de Dieu et du Christ. Comme par hasard, le gardien du couvent l’emmène comme compagnon de voyage chez les dominicains à Forli. Après le repas du soir, Antoine reçoit l’ordre de son gardien de céder à l’insistance de ses hôtes et de prononcer quelques mots d’édification. Antoine obéit et prononce un discours si puissant et si éclairé que tous en sont stupéfaits. Même Saint François d’Assise en prend connaissance. Il envoie alors Antoine à Vercelli pour étudier la théologie et lui confie ensuite la tâche d’initier les jeunes franciscains aux mystères de la sainte théologie dans différentes villes d’Italie.

Comme les Vaudois et les Albigeois répandent leurs doctrines anticléricales et hérétiques en France et en Italie, Antoine est désigné comme prédicateur pour s’opposer aux hérétiques. Avec un zèle infatigable, il parcourt le sud de la France et le nord de l’Italie, instruisant et consolant, encourageant et effrayant, avec une force et une ardeur surnaturelles, inspirées par l’Esprit Saint, au point que les gens abandonnent en masse leurs villages et leurs champs, uniquement pour écouter Antoine et confesser leurs péchés. Avec un amour ardent et une incroyable audace, il dit la vérité aux hauts et aux bas, aux puissants de la terre et aux petits, aux riches et aux pauvres, aux croyants et aux hérétiques, et surmonte toute résistance des esprits et des cœurs.
« Vous êtes le sel de la terre, la lumière du monde » (Évangile). En effet, en ces temps-là, Antoine était une lumière qui éclairait et vainquait les ténèbres. Antoine était une lumière dans sa prédication ; une lumière dans la plénitude de la grâce et de la sainteté ; une lumière dans la grandeur et le nombre des miracles qu’il accomplissait partout.

Ainsi à Rimini, un haut lieu d’hérésie et d’incrédulité. Connaissant la force irrésistible de sa parole, on décida de ne pas l’écouter du tout. Antoine monte en chaire. Il n’y a personne. Il se rend alors au bord de la mer et prêche aux poissons. Les gens pensent qu’Antoine est fou. Mais les poissons viennent en masse écouter le sermon d’Antoine. Maintenant, les habitants de Rimini ne peuvent plus résister et reviennent à la foi de l’Eglise. À Rome, le miracle de la Pentecôte se renouvelle : Antoine prêche dans sa langue – et toutes les personnes présentes le comprennent : les Italiens, les Espagnols, les Allemands, comme s’il parlait dans leur langue. En 1227, Antoine est envoyé à Padoue, qui est déjà devenue la proie des hérétiques. Dès qu’il commence à prêcher, tout Padoue s’agite ; tout le monde se précipite pour entendre Antoine. La nuit, on se lève pour trouver un endroit où écouter les paroles d’Antoine.

Bientôt, les hérétiques se sont tus et la ville a été rendue à la foi et à l’Eglise. Antoine ne connaît pas de repos : les jours sont consacrés au travail pastoral le plus épuisant, la nuit à la prière. C’est dans la prière que le saint puise la lumière et la force nécessaires à une action fructueuse. Saint Antoine était ainsi le sel de la terre, la lumière du monde. Le saint qui accomplit d’abord en lui-même la loi et l’enseigne ensuite, « on l’appellera un grand dans le royaume des cieux (l’Église) ».

Antoine a été envoyé par ses supérieurs au Portugal comme missionnaire au Maroc. A peine arrivé, il doit reprendre le chemin du retour en raison d’une grave maladie. Le bateau est cependant détourné vers la Sicile. Malade, il se rend au chapitre général des franciscains à Assise. Il lui est impossible de se rendre au Portugal à cause de sa maladie ; les couvents franciscains d’Italie ne veulent pas non plus accueillir le jeune homme malade, amaigri et incapable de travailler. Finalement, un gardien a pitié de lui et l’accueille. Le jeune moine est tout juste bon, bien qu’il soit prêtre, à balayer les couloirs et les escaliers et à laver les assiettes et les casseroles dans la cuisine. De son côté, Antoine reconnaît en tout la main de Dieu et s’incline avec humilité, se contentant du dernier et du moindre, pour l’amour de Dieu et du Christ ! Quelle leçon pour nous !

« C’est aux humbles que Dieu donne sa grâce ».

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