L’IA menace 300 millions d’emplois.

DESTOCKAGE DES LIVRES DE LAURENT GLAUZY – LIVRES A 5 €

DEMANDEZ LA LISTE (laurentglauzy1@gmail.com)

POUR NOUS SOUTENIR ACHETEZ NOS LIVRES SUR LA VRAIE TRADITION CATHOLIQUE

LE NOUVEAU LIVRE DE LAURENT GLAUZY VIENT DE PARAÎTRE

P

L’avenir du travail a commencé depuis longtemps, et il arrive plus vite que beaucoup ne le pensaient. L’intelligence artificielle (IA) prend en charge à un rythme effréné des emplois qui étaient auparavant fermement entre les mains de l’homme. Ce qui était autrefois considéré comme de la science-fiction futuriste est désormais une réalité : 300 millions d’emplois dans le monde sont en jeu du fait de l’avancée de l’automatisation, et d’ici 2030, nombre de ces emplois pourraient être soit complètement remplacés, soit au moins fortement affectés.
La menace de l’IA – Une transformation économique en temps réel

De la conception graphique et de la traduction au service après-vente et à la rédaction publicitaire, l’IA prend déjà en charge de nombreuses activités qui étaient auparavant réservées à la créativité et à l’interaction humaines. Selon des sondages récents, 26 % des travailleurs britanniques craignent que leurs emplois soient remplacés par l’IA. Goldman Sachs prévoit même que 300 millions d’emplois dans le monde seront menacés par l’IA d’ici 2030. Il ne s’agit pas d’une tendance de demain, mais d’une évolution qui est déjà en cours.

Le changement qui s’opère est bien plus qu’un simple déplacement des outils de productivité. Il s’agit d’un changement structurel fondamental dans l’économie mondiale, qui ne modifiera pas seulement les emplois, mais aussi la société et la répartition des revenus.
Quelles sont les professions menacées ?

Selon les études, les emplois peu qualifiés et répétitifs sont particulièrement menacés. Les gestionnaires de saisie de données, les agents de centre d’appels, les traducteurs, les conseillers à la clientèle et les caissiers figurent en tête de liste des professions menacées par l’automatisation. Ces rôles sont généralement basés sur des tâches routinières et la reconnaissance des formes, que les systèmes d’IA peuvent facilement prendre en charge. Grâce à des modèles tels que le « Generative AI Exposure Index », l’université de Nexford et Microsoft ont constaté que 80 à 90 % des processus de travail dans les centres d’appels peuvent déjà être automatisés.

Les développeurs de logiciels juniors, les comptables et les gestionnaires de paie font également partie des professions menacées. Ces changements auront non seulement un impact sur les marchés de l’emploi, mais ils pèseront aussi considérablement sur la structure sociale, car de plus en plus de personnes ne trouveront plus de travail.
Les professions à faible risque

Il existe toutefois des professions qui restent pour l’instant largement sûres. Il s’agit notamment des électriciens, des plombiers, des ouvriers du bâtiment, des thérapeutes, des travailleurs sociaux, des infirmiers et des artistes créatifs. Ces professions requièrent une présence humaine, une intelligence émotionnelle, un travail manuel habile et une sensibilité créative, ce que l’IA n’est pas encore en mesure d’imiter de manière fiable.

Toutefois, là aussi, la prudence est de mise : Même dans ces domaines, l’IA s’immisce de plus en plus. Les assistants de programme dans l’enseignement ou les outils de diagnostic dans le secteur de la santé sont des exemples où l’automatisation laisse déjà son empreinte.
Qu’adviendra-t-il des 300 millions d’emplois ?

La question qui se pose maintenant n’est pas seulement de savoir quels emplois vont disparaître, mais comment la société va réagir. Comme lors des précédentes révolutions industrielles, où les machines ont remplacé de nombreux emplois manuels, l’automatisation pourrait également créer de nouveaux métiers. Les architectes de la cybersécurité, les formateurs en IA et les gestionnaires de médias sociaux ne sont que quelques exemples de professions qui n’existaient pas il y a quelques décennies, mais qui sont désormais très demandées.

Mais ces nouvelles professions pourraient ne pas fournir assez d’emplois pour absorber toute la main-d’œuvre déplacée. Adam Dorr, un futurologue, prévoit que dans 20 ans, la plupart des travailleurs humains seront économiquement superflus, car l’IA aura atteint la supériorité dans presque tous les domaines.
Les conséquences sociales et économiques

Il y a toutefois un aspect négligé : qu’adviendra-t-il des gens si leur travail disparaît ? Le travail n’a jamais été qu’un moyen de gagner de l’argent. Il donnait aux gens une structure, une identité et une communauté. Avec la perte de ces aspects, les tensions sociales et la désintégration des communautés menacent.

Les travailleurs à bas salaires et ceux qui n’ont pas fait d’études seront particulièrement touchés, car ils ne pourront peut-être pas se permettre de suivre une formation continue pour rester compétitifs sur les nouveaux marchés du travail basés sur l’IA. On s’attend à une augmentation des inégalités, car les personnes bien formées et disposant de moyens financiers peuvent s’adapter plus facilement que le grand public.
L’IA va-t-elle nous libérer de la corvée ?

Les partisans de l’automatisation affirment que la perte d’emplois due à l’automatisation des tâches dangereuses ou ennuyeuses pourrait permettre un avenir meilleur et plus libre. Mais ce scénario présuppose la création de nouvelles industries capables de remplacer les emplois disparus.

Sans une réforme politique consciente – notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé mentale et du revenu de base – la société risque de se transformer en une société à deux vitesses, où seule une petite élite bien formée profitera des avantages de l’automatisation, tandis que la majorité restera économiquement exclue.
Le chemin jusqu’en 2030 – Qu’est-ce qui nous attend ?

Les années à venir, jusqu’en 2030, seront décisives. On s’attend à ce que les professions dans les domaines du droit, de la finance, de l’éducation et de la santé soient de plus en plus automatisées. Parallèlement, la pression de l’État pour faire face au chômage structurel augmentera. Le marché du travail se rétrécit et devient plus compétitif pour les employés, ce qui pourrait entraîner l’éviction de carrières entières.

La question qui se pose n’est pas de savoir si l’IA sera meilleure dans la plupart des professions – c’est déjà le cas – mais combien de temps encore nous tolérerons un système qui privilégie l’efficacité au détriment des personnes. L’IA ne remplacera pas tous les emplois, mais le remplacement d’emplois au rythme actuel est suffisant pour déclencher des conséquences sociales et économiques globales.
Dernière réflexion

L’automatisation par l’IA n’est plus un scénario d’avenir – elle est déjà là et transforme le monde du travail plus rapidement que nous ne pouvons l’imaginer. La question n’est pas de savoir si l’IA va prendre le contrôle du monde du travail, mais comment nous allons nous préparer à l’inévitabilité du changement. Allons-nous, en tant que société, façonner consciemment ce qui vient, ou allons-nous assister passivement à cette révolution qui fera entrer l’humanité dans une nouvelle ère ?

6 Commentaires

  • La question est QUI dirige ?

    C’est la vraie question.

    – Certains souhaitent que ce soit la science et l’IA.
    – Certains souhaitent que ce soit les mondialistes sionistes messianiques.
    – Certains souhaitent que ce soit les lobbies, Bill Gates, Soros et l’oligarchie.
    – Certains souhaitent que ce soit le peuple.

    Les transhumanistes voudraient que la science et l’IA dirigent le monde comme un véhicule fou sans conscience, sans morale et sans frein.

    Les sionistes voudraient que ce soit les initiés judéo-égyptiens, les démons yahvistes et anti Dieu Créateur.

    L’oligarchie voudrait que Bill Gates soit le grand monarque tout puissant.

    La réponse est évidemment le peuple. Il détient la morale, les vertus, la justice, le bon sens, la raison, la mesure, la modestie, l’humilité et surtout la Foi en Dieu.

  • Ce seront les élus de Dieu qui prendront les chemins de campagne et les élus de du des autres qui prendront les autoroutes .

  • Cet article mentionne les métiers requérant peu de qualification et à tâches répétitives mais oublie de mentionner la grande différence: l IA menace les professions en col blanc (avocat, agences de pub, ingénieurs, etc…) C est justement ce qui fait sa spécificité et geénère une grande incertitude.

    • Les robots humanoïdes actuellement développés par Unitree, par Tesla (Optimus) ou par Boston Dynamics (Atlas), sont encore relativement limités, mais au rythme où ces robots sont perfectionnés, dans 2 ans ils seront probablement prêts à remplacer des métiers manuels simples comme femme de ménage. Ajoutez à ce délai deux années supplémentaires et ils pourront probablement effectuer des métiers manuels compliqués comme électricien ou plombier. Pourquoi un délai si court ? Parce qu’on arrive rapidement (horizon fin 2026) au point où les grosses firmes d’IA (OpenAI, xAI, Google, Anthropic, …) sortiront des modèles dépassant largement les capacités des PhD (docteurs) dans n’importe quel domaine ET que ces modèles seront capables de s’auto-améliorer en boucle. Corollaire : une augmentation exponentielle de l’IA limitée uniquement par des resources matérielles et logistiques, comme la production et la fourniture d’électricité et de micro-processeurs.
      Mes sources :
      – présentation d’inauguration de Grok 4.0 par Elon Musk
      – interview de Mo Gawdat par la chaîne youtube The Diary Of A CEO

      • Jean-Baptiste François Xavier CAILLE

        Merci pour ces éléments.
        A voir le modèle économique (coût de l investissement) et les résistances à l acceptation (l humain est surprenant… parfois…)
        Mais vous insistez vous aussi sur les substitutions aux professions répétitives et parlez des artisans.
        Je me permets d’insister sur les professions des cols blancs menacées qui est pour moi la grande nouveauté avec cette IA

  • On aura plus de recul pour répondre à la question de l’adoption d’ici 6 mois (courbes de chômage de certaines professions en cols blancs). En tout cas, les GAFAM ont déjà commencé à sérieusement licencier…

    Grâce à l’automatisation via l’IA, Elon et Mo Gawdat ont plusieurs fois dit que les coûts de production allaient graduellement tendre vers zéro et que les prix allaient mécaniquement le faire aussi. Si le marché était réellement libre, ils auraient très probablement raison. Mais je les suspecte de mentir, car ils sont trop intelligents pour se tromper et ignorer que les prix n’arrêtent pas de grimper, surtout l’energie. Et cela est voulu par les oligarchies en place (BlackRock, Vanguard, StateStreet) car comme l’a dit récemment l’ex PDG d’EDF Henri Proglio : il n’y a aucune raison valable que les prix de l’électricité aient augmenté ces 15 dernières années.

    Je pense donc que la politique financière actuelle va perdurer, à savoir un accroissement toujours plus important des prix (dettes) et des inégalités grandissantes entre l’hyperclasse et le reste de la population.

    Et si les gouvernements instaurent un revenu de base universel (RBU), cela va de toute façon maintenir les prix, puisque cela supposera de taxer les entreprises qui répercuteront inévitablement leurs pertes sur leurs prix de vente. Et s’ils ne taxent pas pour financer le RBU, cela nécessitera d’imprimer encore plus, ce qui affaiblira davantage les devises et le pouvoir d’achat.

    Au fond, je pense que le vrai problème réside dans la trop grande obéissance/corruption des hauts fonctionnaires à implémenter des mesures iniques dictées par l’oligarchie en tandem avec trop de gogos/boomers qui se déplacent aux urnes (d’après l’Insee: un peu plus de la moitié des Français en âge de voter ont 50 ans ou plus (≈51,6%)).

    Peut-être que des cryptos réellement anomymes telles que Monero pourront nous dépanner voire nous libérer ?

Laisser un commentaire