Des hosties qui se transforment en chair, intacte depuis des siècles. Mais aussi…
Deux miracles, une même présence réelle. Les saints de l’Eglise catholique sont parfaitement intacts depuis des siècles, comme sainte Rita, entrée au ciel en 1457. Le miracle eucharistique est d’un ordre semblable.
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En Italie, l’église Saint-Ambroise de Florence fut le théâtre non pas d’un, mais de deux MIRACLES EUCHARISTIQUES, qui eurent lieu en 1230 et 1595. Ils diffèrent par leurs circonstances, mais expriment une même vérité centrale de la foi chrétienne : la présence réelle de Jésus-Christ dans l’hostie consacrée. Les reliques, hosties et sang miraculeux, ont été conservées jusqu’à nos jours dans cette même église, qui est devenue, au fil des siècles, un lieu de pèlerinage important.
Les raisons d’y croire
Le premier miracle se produit un jour que le prêtre de l’église, don Uguccione, après avoir célébré la messe, oublie un petit peu de vin consacré dans le calice. Le lendemain matin, le 30 décembre 1230, avant de célébrer à nouveau la messe, le prêtre se rend compte que le vin dans le calice s’est transformé en sang coagulé.
Giovanni Villani, chroniqueur florentin né en 1280, rapporte le miracle avec force détails. Un de ses écrits, la Nova Cronica, est reconnu comme une mine d’informations historiquement fiables sur la vie politique, économique et culturelle florentine de cette époque.
Don Uguccione appelle à grand cri d’autres témoins : les religieuses du couvent attenant à l’église, les autres prêtres de la paroisse, les paroissiens venus pour la messe… Toutes les personnes présentes constatent le miracle et la nouvelle se répand rapidement dans la ville.
On peut penser que, si don Uguccione avait voulu manigancer une supercherie, il n’aurait pas choisi un scénario qui débute par une erreur commise par lui : le fait d’avoir mal pris soin du nettoyage du calice, alors qu’il s’agit d’une étape importante.
Mgr Ardingo da Pavia, évêque de Florence, est informé et examine lui-même le liquide rougeâtre avant de certifier l’événement comme miraculeux.
L’évêque n’accorde pas la garde de ce trésor à son clergé, mais à la République florentine, au Collège des juges et notaires. Le fait qu’il implique ainsi l’autorité publique est gage de sa transparence.
Le 8 avril 1399, le pape Boniface IX concède une indulgence aux fidèles qui viendront prier devant la relique. Cela constitue un indice significatif en faveur de l’authenticité du miracle eucharistique. En effet, une telle décision n’est jamais accordée à la légère : elle suppose une enquête préalable, menée par l’autorité ecclésiastique compétente, afin d’établir la crédibilité des faits rapportés et d’écarter toute supercherie ou interprétation erronée. En engageant son autorité spirituelle, le pape reconnaît implicitement la valeur du témoignage et la conformité de l’événement avec la foi de l’Église. Cette indulgence atteste donc que le miracle est tenu pour authentique et digne de vénération publique par les plus hautes instances de l’Église.
La relique est conservée avec grand soin jusqu’à nos jours dans un tabernacle, dans l’église.
Un deuxième miracle eucharistique se produit dans cette même église, le 24 mars 1595, un Vendredi saint. Pendant la messe, une bougie renversée met le feu à l’autel. L’incendie se propage et, dans les tentatives désespérées pour l’éteindre et en raison de la confusion qui régnait, six hosties consacrées tombent du ciboire qui les contenait sur un tapis en feu. Elles sont retrouvées intactes quelques heures plus tard lorsque, immédiatement après la fin de l’incendie, on parcourt les décombres. Incapables de s’expliquer comment ces hosties ont résisté au feu, toutes les personnes présentes (prêtres, paroissiens, badauds) sont convaincues du miracle.
Les hosties miraculeuses sont conservées dans un reliquaire qui est exposé chaque année à la vénération des fidèles. Bien des années après, en 1628, l’archevêque de Florence les examine et constate qu’elles n’ont pas ranci, ni pourri, ni ne sont devenues friables, comme l’aurait été du pain.