Mgr Fulton J. Sheen et l’amour du Rosaire

On raconte qu’une femme disait à Fulton J. Sheen qu’elle n’avait jamais prié le Rosaire, parce qu’elle pensait que répéter toujours les mêmes paroles ne pouvait pas être sincère.

L’archevêque lui demanda alors si elle était fiancée.

— Oui, répondit-elle.

— Ton fiancé t’aime-t-il ?

— Bien sûr.

— Comment le sais-tu ?

— Il me l’a dit.

— Une seule fois ?

— Bien sûr que non.

— Deux fois ?

— Il me l’a dit des centaines de fois.

— Dans ce cas, répondit l’archevêque, je ne l’épouserais pas si l’amour ne devait être dit qu’une seule fois.

Quand deux personnes s’aiment, elles ne se le disent pas une fois, mais encore et encore. La répétition n’est pas mensonge : elle est le langage de l’amour.

La répétition ne crée pas la monotonie ; elle crée la stabilité, elle réaffirme, elle protège même l’amour contre les chocs de l’avenir.

Lorsqu’une mère dit à son enfant « je t’aime », l’enfant ne s’en lasse jamais ; il veut l’entendre encore.

La monotonie n’est pas vaincue par le changement constant, mais par l’attention, la sincérité et le but. Les réalités les plus essentielles de la vie sont répétitives : manger, dormir, travailler… aimer.

Le Rosaire est le langage de l’amour.

One comment

  • J’ajouterais une chose à cette analyse sur la répétition : elle permet au récitant de devenir ce qu’elle véhicule. L’incarnation de la parole, c’est être ce que l’on souhaitait devenir. La prière, la Messe, la lecture de la Bible, les chants liturgiques maintes fois vécus et répétés font naître le Chrétien dans toute son âme, dans tout son esprit et dans tout son corps. La religion unit l’humain à Dieu dans une totale réalité objective.

    Ce dialogue sur l’amour du rosaire nous mène à constater une vérité chrétienne.

    Malheureusement, quelques uns s’acharnent à pourfendre la Vérité chrétienne, pourtant si évidente et positive.

    Je lisais « Déambulation dans les ruines », le dernier titre de Michel Onfray, notre « historien » en philosophie.

    Je ne dis pas philosophe, car il expose son Histoire de la philosophie gréco-romaine. A sa manière, c’est-à-dire en occultant l’essentiel et l’analyse de fond qui permettraient de comprendre la pensée gréco-romaine dans son contexte.

    Quand on a lu sur le même sujet Alain Pascal avant Michel Onfray, on a l’impression qu’il ne s’agit pas des mêmes philosophes. Alain Pascal met l’accent sur l’histoire secrète de la philosophie grecque, analyse ses influences, l’hellénistique déformante et les conséquences sur le monde actuel.

    Michel Onfray narre les faits, les dires et les gestes des mêmes philosophes que l’on prend en pitié, tellement ils étaient candides et puérils. Le narrateur parle de Philon sans jamais évoquer la Gnose. Homère n’est pas cité, ni les mystères d’Eleusis et le panthéon égyptien en Grèce.

    Il ne donne pas son avis et finit par conclure que le Christianisme est du platonisme et de l’idéalisme. Il veut dissoudre la Révélation dans les élucubrations des sophistes, des cyniques, des épicuriens et des stoïciens. Il accuse le Christianisme d’être irrationnel et irréaliste.

    C’est une inversion volontaire.

    Car seul le Christianisme donne accès à la Raison, au réalisme, à la logique, à la morale et aux vertus. La science chrétienne est la science exacte et honnête, ancrée dans le réalisme du « je suis, donc je pense ». Le réel et le vivant sont des « donnés » philosophiques par la Création.

    Il n’a rien compris au Christianisme qu’il s’efforce de détruire comme s’il obéissait à un mandat ou à une mission.

    Après « Décadence » où il conteste la vie de Jésus et discrédite la Révélation, son dernier livre prend le même chemin pour détruire l’Occident et sa Civilisation.

    Michel Onfray est un saltimbanque, un ensorceleur, un menteur, un jongleur qui prêche le néant. Ce genre intellectuel trouve sa justification dans la Kabbale. En d’autres termes, Michel Onfray est un Kabbaliste dont l’obsession est l’anti-Christianisme. Mais chut!, ne dévoilons pas l’ésotérisme et ses secrets cachés réservés aux initiés.

    Lisez « L’Intelligence du Christianisme » en deux tomes d’Alain Pascal.

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