Terre plate : la connaissance de la véritable forme de la Terre a-t-elle une incidence sur le salut ?
Ce texte est l’extrait d’un livre écrit par un évangéliste russe. Par fidélité au texte, rien n’a été retranché. Malgré quelques « passages évangélistes », ce texte est de grande qualité. Comme beaucoup de catholiques ne font le travail d’expliquer en profondeur la Bible, et préfèrent perdre tout leur temps sur des questions de règles et de curés, il faut prendre les réponses chez ceux qui savent les donner et qui ne sont pas toujours catholiques.
La connaissance de la véritable forme de la Terre a-t-elle une incidence sur le salut ?
Livre d’E. Ereminova «Плоская земля: библейский взгляд» (« La Terre plate : une perspective biblique »)
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En réalité, il s’agit là d’une question piège.
Elle est généralement posée par des chrétiens qui comprennent que la Bible décrit en effet une Terre plate, mais qui ne parviennent pas à y croire.
Forts d’un bagage de connaissances acquises dès l’enfance, ils ne parviennent pas à y renoncer au profit d’une nouvelle information qui leur tombe soudainement dessus.
Conscients qu’il faut croire en la Parole de Dieu, mais dépourvus de foi, ils cherchent alors des moyens « ultra-spirituels » pour justifier leur incrédulité.
En invoquant le principe fondamental de la foi chrétienne concernant le salut, ils pensent avoir acculé les partisans de la Terre plate, qui, bien sûr, ne contesteront pas le fait que le salut est le thème central de la Bible. Et ils cesseront de parler de la Terre plate comme d’un sujet important.
Mais nous n’avons rien à prouver. Chaque chrétien est en relation avec Dieu, et non avec les hommes. C’est à vous-mêmes qu’il revient d’examiner votre foi et l’état de votre cœur.
Il ne fait aucun doute que le salut et la suite du Christ constituent le thème le plus important. Personne ne conteste que notre vie, en tant que croyants, et la manière dont nous manifestons le Christ à ce monde, sont bien plus importantes que la forme de la Terre. On peut très bien ne jamais savoir à quoi ressemble la Terre, mener une vie pieuse et mourir, sans que cela n’ait la moindre incidence sur notre salut.
Il est intéressant de noter qu’en posant ces questions, ces chrétiens révèlent leur incompréhension de l’essence même du salut. S’ils comprenaient que le salut nous est accordé exclusivement grâce à ce qu’a accompli Jésus-Christ sur la croix, et que ni la forme de la terre ni les œuvres de l’homme n’ont le moindre rapport avec cela, ils ne poseraient pas une telle question :
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu : ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » Éphésiens 2:8,9.
Mais certaines Églises enseignent qu’après avoir connu le Christ, il faut œuvrer à son salut tout au long de sa vie et que, en péchant, on peut le perdre. Et pour le conserver, il faut fréquenter l’église — car il n’y a pas de salut en dehors de l’église —, mais aussi accomplir de bonnes œuvres, ne pas pécher et obéir à ses dirigeants et pasteurs.
Les gens s’efforcent donc de répondre à ces critères — ils aimeraient au moins conserver cela —, mais on leur impose en plus une sorte de théorie de la Terre plate. Ils n’ont vraiment pas la tête à ça.
Cette question est donc bien plus grave qu’il n’y paraît : il faut ici corriger l’essence même des enseignements des confessions chrétiennes sur le salut, dont beaucoup ont déformé cette question en faisant peser la responsabilité du salut sur les épaules des croyants.
Quant à ceux qui affirment qu’il faut ne penser qu’au salut, et non à la forme de la Terre, cela révèle leur immaturité spirituelle, selon laquelle un chrétien n’a besoin de rien d’autre que du salut. Bien qu’en réalité, ils ne se détournent pas des autres thèmes de la Bible et écoutent volontiers des prêches sur l’amour, l’aide et la protection de Dieu, sur la guérison, la réussite et la bénédiction.
Mais, pour une raison quelconque, on ne peut pas parler de la création du ciel et de la terre. Pourquoi ? Après tout, c’est aussi un thème biblique. Mieux encore, c’est le premier thème par lequel commence la Bible, et c’est une facette supplémentaire de la connaissance de Dieu en tant que Créateur. N’est-ce pas intéressant ? Pourquoi personne ne s’oppose-t-il à aucun autre thème de la Bible, alors que le thème de la création de l’univers est tabou ?
Et qu’en est-il des prêches sur la foi ? Comment concilier la foi en la Parole de Dieu et son incrédulité à son égard sur le thème de l’univers ? La Parole de Dieu est le fil à plomb à l’aide duquel nous vérifions toute information. Le monde entier est plongé dans le mensonge. C’est pourquoi tout ce qui est écrit dans la Bible est essentiel pour ne pas tomber dans les pièges du diable. Il est écrit :
« Quant aux hommes méchants et aux imposteurs, ils progresseront dans le mal, séduisant et étant eux-mêmes séduits. Mais toi, demeure dans ce que tu as appris et ce qui t’a été confié, sachant de qui tu l’as appris.
D’ailleurs, tu connais depuis ton enfance les Écritures, qui peuvent te rendre sage pour le salut par la foi en Jésus-Christ.
Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre de la faute, pour corriger, pour former à la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement équipé pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3, 13-17).
Il est question ici des Écritures, qui peuvent non seulement nous rendre sages en matière de salut par la foi en Jésus-Christ, mais aussi nous être utiles dans d’autres domaines. Certes, la connaissance de la forme de la Terre n’a aucune incidence sur le salut. Mais elle contribue à former le chrétien en tant que personne spirituelle.
De nombreux chrétiens, en apprenant que la forme de la Terre n’avait aucune incidence sur le salut, ont poussé un soupir de soulagement. Désormais, ils n’ont plus à souffrir de remords parce qu’ils ne croient pas à ce que dit la Bible à ce sujet. Mais le simple fait qu’ils n’aient pas foi en la Parole est déjà un signal d’alarme.
Ce sujet est en quelque sorte un indicateur de la foi : il montre dans quelle mesure un chrétien croit en la Bible. Pourquoi certains ont-ils accepté sans sourciller la conception biblique de l’univers, tandis que d’autres s’y opposent ?
Demandez-vous plutôt pourquoi la notion de Terre plate, telle qu’elle est décrite dans la Bible, dérange certains d’entre vous ? Examinez votre cœur et mettez votre foi à l’épreuve :
« Examinez-vous vous-mêmes pour voir si vous êtes dans la foi ; mettez-vous à l’épreuve. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? À moins que vous ne soyez pas ce que vous devriez être » (2 Corinthiens 13:5).
Pourquoi la vérité, qui devrait réjouir, est-elle soudain devenue une pierre d’achoppement pour beaucoup ? Les choses ne sont pas si simples. Cette révélation, qui est en réalité un véritable scoop, entraîne certaines conséquences.
En prenant conscience que nous avons été trompés à une telle échelle mondiale, nous devons logiquement nous demander : qui avait intérêt à induire l’humanité tout entière en erreur, quels sont leurs objectifs et quel est notre rôle dans tout cela ? Et peut-être faudra-t-il changer certaines choses dans notre vie. Mais c’est justement ce que les gens ne veulent absolument pas.
Une question se pose immédiatement : « Pourquoi ne pas accepter ce que la Bible affirme sans ambiguïté ? » Rappelez-vous ne serait-ce que l’épisode où Josué a arrêté le soleil, ce qui signifie que celui-ci se déplaçait auparavant.
Pourquoi est-il si difficile d’accepter ce qui est écrit ? Il est clair qu’on nous a enseigné tout autre chose. Mais à l’école, on nous a également appris que la Terre était issue du Big Bang et que l’homme descendait du singe. Et le monde nous enseigne qu’il n’y a pas de Dieu. Devons-nous accepter cela aussi ?
La science et la Bible se contredisent sur bien des points. Mais notre foi consiste justement à accepter la Parole de Dieu telle qu’elle est écrite. En tout point, nous devons faire davantage confiance à la Parole qu’à toute autre source d’information.
C’est très dangereux de contester la vérité, de déformer les Écritures pour qu’elles correspondent à ce que l’on pense, de les adapter à l’opinion générale. Pourquoi céder aux ruses de Satan ? C’est pire que de jouer avec le feu !
Parfois, on a envie de demander : « Qu’est-ce que cela vous coûtera ? Peut-être devrez-vous en payer le prix ? Est-ce vraiment si difficile de dire simplement : « Oui, je crois ce qui est écrit dans la Bible. Si la Parole dit que la Terre est plate, alors elle est plate. » C’est tout ! Continuez à vaquer à vos occupations. Mais pour beaucoup, cela devient une tâche insurmontable.
Il est intéressant de noter que les chrétiens croient facilement aux miracles de la Bible : que la mer s’est ouverte, que les gens n’ont pas brûlé dans la fournaise, que les lions affamés n’ont pas dévoré les captifs jetés devant eux, que les poissons et le pain se sont multipliés, et que Jésus et Pierre ont marché sur l’eau, ainsi que bien d’autres choses surnaturelles.
Mais quant à la façon dont notre monde terrestre est organisé, sujet sur lequel la Bible abonde et que l’on peut facilement vérifier par des méthodes scientifiques, là, la foi fait défaut. Il est facile de croire en la foi d’autrui, mais quand il a fallu avoir la sienne, il s’est avéré qu’elle n’existait pas.
Imaginez notre Père céleste : Il nous a donné Sa Parole, Il a livré Son Fils pour nous. Comment peut-Il regarder Ses enfants qui ne croient pas en Lui ? Ne pas croire en la Parole, c’est ne pas croire en Jésus-Christ. Car Il est appelé la Parole (Jean 1:1, 14).
Oui, bien sûr, de nombreux croyants ne s’interrogent tout simplement pas sur la forme de la Terre, ils laissent passer cette information, la jugeant incompatible avec leur vision du monde déjà établie. Et puis, les gens ont suffisamment de soucis et de tracas pour ne pas se préoccuper de questions d’ordre global. Bien sûr, cela ne signifie pas que ces chrétiens ne sont pas sauvés. Les raisons pour lesquelles ils n’acceptent pas la vérité sur la structure du ciel et de la terre sont nombreuses. Nous en parlerons dans l’un des prochains chapitres.
Il n’est pas question ici d’eux, mais de ceux qui sont de farouches adversaires de la vérité biblique sur la Terre plate. Ces derniers ne se contentent pas de débattre, mais tentent par tous les moyens de détourner du droit chemin ceux qui ont déjà découvert cette vérité. Partout, ils en parlent en termes négatifs, rédigent des réfutations et abordent le sujet dans leurs prêches. Ils excluent de leurs communautés ceux qui croient que la Terre est plate.
Ont-ils seulement une chance d’être sauvés ? Pourquoi, après avoir été confrontés à la vérité, ont-ils réagi de manière si violemment négative ? Pourquoi cela a-t-il commencé à les irriter à ce point ? Et en réalité, il ne s’agit même pas de la forme de la Terre, mais des motivations cachées de leur cœur, que la vérité révélée a mises au jour.
Ils ne s’opposent pas aux hommes, mais à Dieu lui-même, à sa Parole.
Il est possible qu’ils n’aient jamais été avec Dieu. C’est d’eux que parle la Bible : ce sont de faux frères, des murmureurs, des impies ; ils calomnient ce qu’ils ne connaissent pas — ce sont des gens qui se fient à leurs sentiments, dépourvus d’esprit, c’est-à-dire non sauvés (Jude 1, 16-19 ; Galates 2, 4). Et dont l’Écriture dit :
« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : “Seigneur ! Seigneur !” qui entreront dans le Royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père céleste.
Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur ! Seigneur ! N’avons-nous pas prophétisé en ton nom ? et n’est-ce pas en ton nom que nous avons chassé des démons ? et n’est-ce pas en ton nom que nous avons accompli de nombreux miracles ?
Et alors je leur dirai : Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7:21-23).
Tous ceux qui se disent chrétiens ne le sont pas pour autant. La Bible parle du blé et de l’ivraie, sous-entendant qu’il y a les uns et les autres dans l’Église (Matthieu 13, 24-30, 36-43).
Il ne faut pas oublier que le Seigneur prévient que des
« loups féroces déguisés en brebis, qui n’épargneront pas le troupeau » (Actes 20, 29).
Les Écritures parlent également des faux docteurs et des faux prophètes (2 Pierre 2, 1), des faux apôtres (2 Corinthiens 11, 13) et des faux bergers (Ésaïe 56, 11). C’est leur réaction face à la vérité qui révèle leur véritable nature.
Bien sûr, tous ceux qui rejettent la théorie de la Terre plate, voire qui la contestent, ne sont pas pour autant des serviteurs du diable. La plupart des gens sont simplement très passifs ; ils ne maîtrisent pas bien les Écritures, ne voient pas eux-mêmes ce qui s’y trouve et suivent des pasteurs qui, eux aussi, ignorent en grande partie ce sujet. Mais chacun reste néanmoins responsable de sa propre foi.
Nous, chrétiens, ne jouons pas à la religion. Nous vivons par Dieu, et Sa Parole est pour nous une autorité incontestable. C’est pourquoi nous devons parler aux gens de la forme de la Terre, afin qu’ils se libèrent du mensonge satanique et s’engagent sur le chemin de la vérité et de la lumière.
Il n’est pas si facile de se libérer des liens du diable, mais la connaissance de la vérité rend libre. La Terre plate est l’un des aspects de la vérité divine mise en lumière dans les Écritures. Et pour certains, la reconnaissance de cette vérité peut devenir ce marteau qui brisera d’autres forteresses dans leur esprit, les amenant à se soumettre au Christ.