Allemagne & cancer, malaria, maux de tête : le très officiel Centre de la Santé reconnaît les bienfaits de l’Artémisia (interdit en F.)
Dans un article récent du 17 octobre 2026, publié par le très officiel Zentrum der Gesundheit, voilà ce qu’écrit le Dr vétérinaire Svenja Maïer. L’article est intitulé « Artemisia Annua – Wirkungen und Nebenwirkungen » (Atémisia Annua – effets et effets secondaires).
L’artémisia est autorisé en Allemagne
TEINTURE MERE D’ARTEMISIA – ORIGINE ALPES AUTRICHIENNES
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L’Artemisia annua, ou armoise annuelle, est une plante médicinale issue de la médecine traditionnelle chinoise. Des études scientifiques ont démontré que cette plante possède des vertus thérapeutiques impressionnantes contre diverses maladies, notamment le paludisme et le cancer. Découvrez-en davantage sur son utilisation, ses effets et ses éventuels effets secondaires.
Qu’est-ce que l’Artemisia annua ?
Artemisia annua est le nom scientifique de l’armoise annuelle. Il s’agit d’une plante annuelle appartenant à la famille des astéracées, tout comme l’aster, le pissenlit ou la camomille. Originaire d’Asie, elle est aujourd’hui cultivée dans le monde entier.
Cette plante jouit d’une longue histoire dans la médecine traditionnelle chinoise et est appréciée pour ses multiples propriétés médicinales. Elle est notamment utilisée pour traiter la fièvre, les inflammations, les maux de tête, les hémorragies et le paludisme.
Outre l’armoise annuelle, d’autres espèces d’armoise, comme par exemple l’armoise commune (Artemisia vulgaris), sont également utilisées comme plantes médicinales. L’armoise commune est particulièrement appréciée pour soulager les troubles digestifs et les maux féminins.
Outre leur utilisation comme plantes médicinales, les espèces d’armoise sont également employées comme plantes aromatiques. L’estragon (Artemisia dracunculus) en est un exemple bien connu. Mais l’armoise commune est également utilisée en cuisine, notamment pour les plats copieux et, traditionnellement, pour la préparation de l’oie de Noël.
Comment l’Artemisia annua est arrivée en Europe
Contrairement à l’armoise commune, l’armoise annuelle ne fait pas partie de la flore indigène d’origine de l’Europe centrale. On suppose que la plante s’est répandue dans l’environnement à partir de parcelles d’essais pharmacologiques. On appelle « néophytes » ces plantes qui ne sont pas originaires de la région, mais qui parviennent néanmoins à survivre dans l’environnement.
Jusqu’à il y a quelques années, l’Artemisia annua n’était présente en Allemagne que de manière sporadique. La plante préfère les emplacements dans les champs de mauvaises herbes et le long des chemins. Ces dernières années, cette plante envahissante s’est toutefois de plus en plus répandue, en particulier le long des cours d’eau.
Quels sont les effets de l’Artemisia annua ?
L’Artemisia annua contient divers composés végétaux dont les effets bénéfiques potentiels sur la santé ont été démontrés. Le composant le plus étudié est l’artémisinine, un principe actif connu pour son efficacité contre le paludisme et qui, selon des études, s’est également révélé efficace contre le cancer et les infections virales, entre autres.
L’artémisinine appartient au groupe chimique des sesquiterpènes et est présente dans les feuilles et les fleurs d’Artemisia annua. Outre l’artémisinine, la plante contient, selon les connaissances actuelles, 17 autres sesquiterpènes ainsi que d’autres composés végétaux tels que des flavonoïdes et des huiles essentielles.
Son principal mécanisme d’action s’explique comme suit :
L’artémisinine contient ce qu’on appelle un pont endoperoxyde – une structure chimique inhabituelle composée de deux atomes d’oxygène liés entre eux (–O–O–). Ce pont d’oxygène est considéré comme le véritable « centre d’action » de la molécule.
Lorsque le pont endoperoxyde entre en contact avec du fer bivalent (Fe²⁺), il se clive. Il en résulte la formation de composés oxygénés hautement réactifs (radicaux) qui peuvent, entre autres, endommager les parasites du paludisme ou encore les cellules cancéreuses.
Bien que les cellules saines contiennent également du fer, les parasites et de nombreuses cellules cancéreuses présentent un métabolisme du fer altéré : ils contiennent souvent davantage de fer disponible que les cellules saines et possèdent également davantage de récepteurs du fer à leur surface, ce qui permet à l’artémisinine d’y être activée de manière particulièrement efficace.
Faut-il prendre l’artémisinine en même temps que du fer ?
On lit parfois sur Internet que, notamment en cas de cancer, il faudrait prendre les préparations à base d’A. annua en association avec du fer, afin de favoriser précisément ce mécanisme. Cela n’est toutefois pas prouvé et pourrait avoir des conséquences néfastes, car les cellules cancéreuses pourraient elles aussi utiliser le fer pour leur croissance. Enfin, on ignore si une quantité suffisante d’artémisinine parvient alors jusqu’aux cellules cancéreuses pour pouvoir réagir avec le fer.
Faut-il vraiment éviter à tout prix de prendre l’Artemisia au moment des repas ?
D’autres sources craignent en revanche que le fer ne réagisse avec l’artémisinine dès le tube digestif, affaiblissant ainsi son effet. Elles déconseillent vivement de prendre des préparations à base d’Artemisia au moment des repas. Il n’existe toutefois aucune étude à ce sujet.
Une étude de 1997 indique même explicitement que la prise d’artémisinine n’est pas affectée par la prise simultanée de repas.
De plus, les aliments, et par la suite l’intestin, ne contiennent que du fer trivalent ou du fer bivalent lié. L’artémisinine réagit de préférence avec le fer libre. Or, le fer ne se libère en quantités significatives que lors d’un processus intracellulaire, par exemple à l’intérieur d’une cellule cancéreuse ou du parasite responsable du paludisme. Les conditions qui y règnent sont différentes de celles qui prévalent dans la lumière intestinale.
Faut-il donc prendre l’Artemisia annua à jeun ou pendant les repas ?
Les médicaments contenant un dérivé de l’artémisinine, tels que Riamet® ou Coartem®, doivent être pris avec un repas riche en graisses. Ils sont liposolubles et sont ainsi mieux absorbés. La notice ne précise pas si ces repas doivent être pauvres en fer.
En ce qui concerne la tisane, on peut la boire à jeun. Toutefois, en cas de mauvaise tolérance à jeun, on peut également la consommer au cours d’un repas.
En cas de carence en fer avérée et si l’on souhaite prendre des compléments alimentaires à base de fer, il convient – lorsque ces compléments contiennent du fer bivalent libre – de respecter un intervalle de 2 à 3 heures.
Pour quelles maladies ou affections l’A. annua pourrait-elle être bénéfique ?
Nous présentons ci-après les effets de l’A. annua sur différentes maladies et affections, ou du moins ce que l’on en sait à ce jour.
Artemisia annua contre le cancer
Outre son efficacité contre le paludisme (voir la section suivante), des études récentes suggèrent également une utilisation potentielle de l’Artemisia annua contre le cancer. L’effet de l’artémisinine a notamment été étudié dans ce cadre.
L’artémisinine agit de manière sélective sur les cellules cancéreuses, tandis que les cellules saines restent largement intactes. Des scientifiques du centre BioQuant de l’université de Heidelberg et du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) ont constaté, lors d’essais cellulaires, que l’artémisinine influence le métabolisme du fer dans les cellules tumorales et génère des radicaux libres, ce qui entraîne finalement la mort cellulaire.
Elle pourrait s’avérer efficace contre différents types de cancer, par exemple le cancer du sein et le cancer du côlon. Dans les études chez l’homme mentionnées, l’artémisinine (artésunate, commercialisée comme médicament contre le paludisme) a été bien tolérée. Dans la première étude citée (12), c’est notamment la tolérance qui a été évaluée. Dans l’étude sur le cancer du côlon, l’effet a également été observé.
Il est apparu que dans le groupe traité à l’artémisinine, un seul patient (sur 9) a subi une récidive au cours des 42 mois qui ont suivi l’étude. Dans le groupe placebo, ce chiffre était de 6 patients sur 11. De plus, le taux d’apoptose (taux de mort cellulaire programmée) des cellules cancéreuses était plus élevé dans le groupe artémisinine que dans le groupe placebo.
Outre son action contre les cellules cancéreuses existantes, l’Artemisia annua pourrait également avoir un effet préventif, c’est-à-dire protecteur, contre le cancer grâce à sa teneur élevée en antioxydants.
SOURCE & EXTRAIT : https://www.zentrum-der-gesundheit.de/ernaehrung/nahrungsergaenzung/heilpflanzen/artemisia-annua
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