Le 23 octobre dernier, les cadavres de 39 personnes de nationalité vietnamienne avaient été découverts dans un conteneur dans une zone industrielle à l’est de Londres. Les personnes arrêtées sont soupçonnées de faire partie d’un réseau clandestin d’immigration, qui a continué de fonctionner après le drame.
Des hébergeurs, des chauffeurs de taxis et un organisateur présumé du réseau de trafic de migrants: près d’une trentaine de personnes ont été interpellées cette semaine en France, en Belgique et en Allemagne, et présentées à la justice dans le cadre d’une enquête sur la mort de 39 migrants vietnamiens dans un camion frigorifique en octobre 2019 en Angleterre.
Après l’arrestation mardi en région parisienne et en Belgique de 26 personnes dans le cadre d’une opération de police internationale, un homme soupçonné d’être un organisateur du réseau de trafic de migrants vietnamiens a été interpellé le lendemain outre-Rhin, selon plusieurs sources proches de l’enquête.
« Traite des êtres humains », « homicide involontaire » et « association de malfaiteurs »…
Dans l’Hexagone, les treize personnes, qui avaient été arrêtées en divers lieux de la région parisienne, ont toutes été mises en examen vendredi pour « traite des êtres humains en bande organisée », « aide à l’entrée ou au séjour en bande organisée » et « association de malfaiteurs », selon une source judiciaire. Six d’entre elles sont également poursuivies pour « homicide involontaire », soupçonnées d’être impliquées dans le convoyage mortel. Sur les treize, douze ont été placées en détention provisoire et une sous contrôle judiciaire.
Les personnes interpellées en Île-de-France sont elles soupçonnées d’avoir hébergé et transporté des migrants par taxi entre la région parisienne et le Nord. En Belgique, treize autres personnes interpellées mardi au même moment que les suspects français ont aussi été inculpées et onze d’entre elles ont été écrouées.