CES JUIFS DE FRANCE QUI ONT COLLABORé…

Des personnalités représentatives de toutes les sensibilités du judaïsme français ont accepté d’exercer de hautes responsabilités au sein de l’Union générale des israélites de France (UGIF), créée en novembre 1941 par le gouvernement du maréchal Pétain.

La plupart de ces personnalités ont entretenu des relations de confiance, voire amicales, avec Xavier Vallat, premier commissaire général aux Questions juives.

En zone nord et après l’occupation totale du territoire, les rapports furent évidemment beaucoup plus difficiles avec le service antijuif de la Gestapo, mais l’UGIF, malgré l’arrestation de plusieurs de ses dirigeants, assuma son rôle jusqu’au bout, sacrifiant parfois des Juifs étrangers pour sauver des Juifs français et refusant à plusieurs reprises de cacher des enfants juifs dans des familles chrétiennes de crainte qu’ils ne soient catéchisés.

Un avocat sioniste, Kadmi Cohen, disciple de Jabotinsky et ami de Xavier Vallat, a participé, quant à lui, à l’élaboration du second Statut des Juifs.

Plus, après la nomination de Darquier de Pellepoix et l’aggravation des persécutions antisémites, il soumit à André Lavagne, chef du cabinet civil du Maréchal, un plan visant à permettre aux Juifs de quitter la France dans la dignité pour s’installer en Palestine.

A Drancy, des Juifs internés ont accepté d’assurer la police intérieure du camp. Quelques-uns ont même poussé le zèle jusqu’à se porter volontaires pour traquer leurs coreligionnaires dans les rues de Paris.

D’autres accompagnèrent des SS à Nice, après l’évacuation de la ville par les Italiens en septembre 1943, pour y participer à des rafles en tant que « physionomistes ». (comme Abraham Drucker, père de Michel Drucker)

Ce livre s’achève sur l’examen du cas Joinovici, que Roger Hanin a tenté de réhabiliter dans un téléfilm diffusé sur TF1 le 26 novembre 2001.

Faux résistant, cet affairiste sans foi ni loi ne fut pas seulement le plus gros fournisseur des troupes d’occupation. II dénonça et dépouilla ses propres coreligionnaires.

Et, dans les bas-fonds de la trahison, on le vit s ‘acoquiner avec ces redoutables auxiliaires de la police allemande que furent Henri Lafont et ses truands de la rue Lauriston. 

Jean-Claude Valla, décédé en 2010, joumaliste et historien, a été tour à tour journaliste à Valeurs actuelles, secrétaire général du GRECE (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne), rédacteur en chef d‘Éléments pour la civilisation européenne, directeur de la rédaction du Figaro Magazine, de Magazine Hebdo, puis de la Lettre de Magazine hebdo, et de Minute.

Collaborateur d’Historia dans les années 70 du siècle dernier, il a publié une douzaine de livres et fondé en 2000 les « Cahiers Libres d’Histoire ».

2 Commentaires

  • Comme d’habitude, on confond le peuple Juif et les Sionistes. Je ne vais pas reprendre toute l’histoire, mais il faut se souvenir qu’à partir de 1935 (année de signature de l’accord de transfert des Juifs allemands vers la Palestine) les seuls drapeaux autorisés en Allemagne étaient la croix gammée et le drapeau sioniste. Pour les Sionistes, l’établissement de l’Etat d’Israël primait sur toute autre considération…

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  • des collabos il y a en eut de toutes les religions puisque les musulmans de Yougoslavie et même des Algériens faisaient partie de la division Das Reich dans les balkans. ces mêmes Algériens qui ont rejoint le FLN en Algérie

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