Archives de Catégorie: Judaisme

Les Juifs et le judaïsme aux Etats Unis

« Les marchands juifs ont joué un rôle majeur dans le commerce des esclaves. En fait, dans toutes les colonies d’Amérique, qu’elles soient françaises ( Martinique), britanniques, ou hollandaises, les marchands juifs ont fréquemment dominé. Ce n’était pas moins vrai sur le continent nord-américain, où, durant le 18èmes siècle, les Juifs ont participé au commerce triangulaire qui a amené les esclaves d’Afrique aux Caraïbes pour les échanger contre des mélasses qui étaient ensuite transportées à la Nouvelle Angleterre et transformées en rhum pour être vendu en Afrique. »

Marc Lee Raphael / Les Juifs et le judaïsme aux Etats Unis

La Plus Grande Ruse………………………

…….de l’histoire juive, c’est de faire croire qu’elle n’existe pas.

Ainsi, l’affaire Dreyfus (1894) est aujourd’hui plus connue de nos collégiens et lycéens que n’importe lequel des quarante-deux rois qui ont fait la France. Mais pour les élèves c’est une page de l’histoire de France et ils seraient probablement stupéfaits d’apprendre qu’il existe à peu près la même page, à la même époque en Allemagne : l’Antisemitismusstreit (1879).

Ils ont des excuses, si à la rigueur on peut trouver des choses sur le protocole des sages de Sion (Russie 1903), le terme Antisemitismusstreit ne remonte même pas d’article sur le net français et on ne trouve qu’une note Wikipédia en allemand. Pourtant c’est une affaire colossale qui a notamment opposé l’historien (et futur prix Nobel de littérature en 1902) Theodor Mommsen à un autre historien, Heinrich von Treitschke, l’auteur de la célèbre formule « Die Juden sind unser Unglück» (les Juifs sont notre malheur) reprise plus tard comme devise du journal Der Stürmer de Julius Streicher durant les années trente.

Équivalent contemporain de l’affaire Dreyfus en matière d’antisémitisme, l’AntisemitismusStreit est une controverse entre des universitaires et des personnalités qui a fait irruption sur la scène publique en Allemagne en 1879 mais qui couvait déjà depuis longtemps dans des cercles plus confinés et qui a une histoire qui remonte en fait à Martin Luther.

Le journal juif de référence, le New York Times, commentait la controverse en ces termes dans son éditorial du 27 février 1880 :

« la guerre qui fait maintenant rage depuis un certain temps en Allemagne entre les autochtones et les Juifs, semble plutôt aller en s’aggravant qu’en s’apaisant. C’est plus qu’un simple préjugé populaire, c’est une passion nationale et les plus grands talents, les plus hautes personnalités, les plus grands savants se sont rangés dans l’un ou l’autre des deux camps. Vu d’ici il peut nous sembler étrange qu’une telle confrontation de races puisse avoir lieu dans un pays de si grande intelligence et prétention intellectuelle, qui plus est, en 1880. Le crime des Juifs semble principalement se circonscrire à leur réussite financière. Il n’y a pas de pécher plus grand que le succès aux yeux de ceux qui ne réussissent pas. Les accusateurs font remarquer que parmi les 600 000 israélites que compte l’Empire 1, quasiment aucun n’est dans l’agriculture ou l’industrie mais qu’ils contrôlent le commerce, font la loi sur les marchés financiers et saignent le pays par leur avarice et l’usure.»

Toutefois, la jalousie par rapport à la réussite sociale et financière n’était qu’un aspect secondaire, le cœur de ce débat allemand concernait la critique de l’enseignement juif sur la manière de considérer les Gentils et d’interagir avec eux tel qu’on le trouvait consigné dans les écritures juives comme le Talmud et le Shulchan Aruch, chose dont le New York Times se gardait bien de parler2.

Mais même avec ces omissions, on voit que l’Antisemitismusstreit est une affaire suffisamment importante pour que le New York Times, de l’autre côté de l’Atlantique, en parle. Tellement importante qu’elle a peut-être valu un Nobel à l’un des protagonistes : bien qu’historien et non pas écrivain, Theodor Mommsen aura obtenu le prix Nobel de littérature en 1902, ce n’était pourtant que le deuxième dans l’histoire du Nobel de littérature et déjà une entorse : on l’attribue à quelqu’un qui n’est pas un écrivain, pourquoi ? La note Wikipédia de Mommsen en français parle, bien sûr, de son prix Nobel mais ne relate pas son intervention dans la controverse donc impossible de faire le lien entre la position de Mommsen dans le débat et le prix Nobel, est-ce voulu ?

C’est comme si on faisait une note sur Zola sans mentionner son « J’accuse ». Pour le lecteur français, on note en tout cas qu’une nouvelle occasion de tomber sur l’Antisemitismusstreit par le biais d’une note sur Mommsen est perdue : une nouvelle fois, est-ce voulu ? Comme si on cherchait absolument à maintenir étanches les deux compartiments « Dreyfus » « Antisemistismusstreit ».

Et Zola justement, si on fait le parallèle avec l’affaire Dreyfus en France, Zola aurait dû avoir le Nobel puisqu’il a défendu Dreyfus, on ne comprend vraiment pas pourquoi il ne l’a pas eu, mais Wiki donne l’explication : lors des premières années de l’attribution du prix Nobel, le critère d’« idéalisme », fixé par le testament d’Alfred Nobel est la principale cause de l’oubli d’écrivains et de dramaturges importants mais dont les œuvres sont jugées trop pessimistes.

Pas question, en revanche, de prix Nobel pour l’autre historien, von Treitschke, et sa formule « Die Juden sind unser Unglück », là, pas d’hésitations, ça ne risquait pas. Petite consolation l’Antisemitismusstreit sera finalement appelé le TreitschkeStreit par dérision, évidemment, mais c’est astucieux aussi : ainsi, il n’y a plus de soi-disant question juive mais plutôt un problème purement allemand, de certains Allemands comme Treitschke.

Reste que si l’Antisemitismusstreit en Allemagne, le protocole des sages de Sion en Russie et l’affaire Dreyfus en France sont des affaires si semblables aussi énormes les unes que les autres et contemporaines, pourquoi ne sont-elles jamais présentées toutes les trois ensemble par nos professeurs d’histoire d’aujourd’hui à leurs élèves ? C’est quand même troublant toutes ces histoires semblables en même temps dans toute l’Europe. On serait tenté d’y voir, selon sa sensibilité, soit un complot juif soit un complot antisémite.

On parle parfois de complot tsariste à propos du protocole des sages de Sion, mais le problème, c’est qu’un complot, c’est le fait du numéro deux qui veut devenir numéro un, or, à l’époque, les Français, les Allemands et les Russes sont encore maîtres chez eux et n’ont pas besoin de comploter. Et puis, un complot, cela suppose une entente entre les participants or, en 1900, l’entente entre les Français et les Allemands n’était pas vraiment d’une évidence éclatante.

Reste la théorie du complot juif ce n’est pas très sérieux diront notamment les mêmes qui soutenaient la théorie du complot tsariste, et pourtant, que voit-on dans les années qui suivent immédiatement : 1911 aux USA abrogation du traité américano-russe (en fait premier lobbying réussi par les Juifs aux États-Unis voir « Jacob et la toute première hystérie médiatique antirusse »), 1917 déclaration de Balfour et surtout, évidemment, prise de pouvoir en Russie par les Judéo-bolcheviks3..

À défaut de complot dans un sens ou dans l’autre, ce qui saute aux yeux c’est qu’il y a eu en Europe à la fin du 19e et au début du 20e une énorme vague d’antisémitisme… parce qu’il y avait une énorme vague de sémitisme. C’est peut-être ce qu’on ne veut pas que nos écoliers comprennent.

Et, plus généralement, il serait quand même enfin temps de faire sauter les cloisons qu’on nous impose et de comprendre que l’affaire Dreyfus n’est pas, organiquement, un épisode de l’histoire de France, c’est un épisode de l’histoire juive, à replacer comme tel aux côtés de l’Antisemitismusstreit et du protocole des sages de Sion.

Rendons à l’histoire juive ce qui appartient à l’histoire juive, on y verra plus clair.

Francis Goumain

 

La plus grande ruse de l’histoire juive…


1 On relèvera au passage une nouvelle occurrence du nombre magique « six » dans un texte juif: eh oui, pour estimer la population israélite en Allemagne à cette époque, pas besoin d’étude démographique, soixante milles ce n’est pas assez, six millions … sans commentaire, donc ce sera six cent mille (comme le nombre de Juifs accompagnant Moïse lors de l’exode au début d’une histoire qui doit durer six mille ans et dont le peuple phare a pour emblème une étoile à six branches et dont les guerres durent six jours).

2 Nous empruntons cette citation du NYT ainsi que le commentaire qui suit à la préface de Rudolf Germar du livre de Carlo Mattogno sur les Einsatzgruppen : de même que nous n’avions jamais entendu parler de l’AntisemitismusStrait, Rudolf Germar semble parfaitement ignorer l’affaire Dreyfus.

3 Le terme Judéo-bolchevik n’est généralement pas apprécié, mais il est parfaitement justifié, au moins autant que le terme de Judéo-chrétien qui, lui, ne semble pas poser de problèmes : pas sûr pourtant que Martin Luther et son « Von den juden und ihren lügen » (des Juifs et de leurs mensonges) soit très en phase avec. Idem pour le Pape Innocent IV et son interdiction du Talmud (parce qu’il contient des blasphèmes contre la Vierge Marie et Jésus-Christ) ….

Site Jeune Nation –

Accueil » Culture » La plus grande ruse de l’histoire juive…

Un groupuscule extrémiste juif s’en prend à un professeur en plein cours car il est « pour une France chrétienne » (video)

L’UEJF décrète un Berufsverbot contre ceux qui sont pro-chrétiens ! L’Union des Etudiants juifs de France est un groupuscule dont l’influence (voir ici ou là) est inversement proportionnelle au nombre d’étudiants représentés.
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Il est spécialisé dans les dépôts de plainte (traités avec zèle par la « justice ») contre les propos politiquement non conformes – même indirects (ici ou là) – ou les critiques d’Israël.
C’est un puissant lobby. Il vient de publier une video où il se montre interrompant un cours de droit des associations à l’Université de Bobigny.
Imaginez que ce fussent des étudiants nationalistes qui aient fait cela contre un professeur de gauche… Et qu’est-ce qui motive ce recours à la force ? Le professeur, maître Elie Hatem, avocat international franco-libanais, a des activités à côté de ses cours. Des activités politiques.
Est-ce interdit ? Non. Evoque-t-il ses opinions en cours ? Non. Ah, mais il y a un problème : il n’est pas dans le même camp que l’UEJF. Royaliste, maurrassien, et, ce qui choque particulièrement l’UEJF (c’est le titre de la video qu’ils mettent eux-même sur facebook) :
il est « pour une France chrétienne et catholique » (à 2’05 dans la video ci-dessous).

Hallucinant. Ces voyous haïssent ouvertement la France enracinée et le christianisme.

Qui va condamner ces propos très clairement christianophobes ?
Combien de temps les Français, et en particulier les Français chrétiens, vont-ils tolérer de tels agissements et un tel culot chez eux ?!

 

Nous n’avons pas la « Subtilité » de Comprendre.

Avons-nous été à la Bonne Ecole pour pouvoir « Comprendre » ? BIEN SUR QUE NON.

Notre Rav préféré, Rav Dynovisz, après s’être félicité que la Famille Rothschild fasse parti d’Israël, fait un « Virement » à 360° après avoir vu les Goyim Français déclarer que l’Ennemi c’est Rothschild.

De fait, notre Rav préféré dit que les Rothschild ne sont plus juifs.

Nous, Goyim, n’avons pas la « Subtilité » de Comprendre.

 

 

Notre autre Rav préféré, le Rav Ron Chaya, dit que Yahvé veut la guerre contre l’Iran, il l’a écrit dans le Talmud, car l’Iran c’est ARYEN et c’est Hitler qui l’a fait. Donc, Yahvé veut qu’Amalek soit tué.

Nous, Goyim, n’avons pas la « Subtilité » de Comprendre.

 

Le Leader de la Ligue de Défense Noire découvre l’Imposture du « Vivre Ensemble » !

Quand la Fiction Mondialiste que l’on a implanté dans le Mental se trouve face à face avec la Réalité, cela fait Mal !

 

Nous conseillons à la L.D.N.A. et à son Représentant, au lieu d’aller toquer n’importe où, d’Ecouter tout simplement le très Aimé Louis Farrakhan :

 

 

Que la L.D.N.A. et son représentant n’oublie pas QUI les montre du Doigt dans cette Société :

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Des membres d’une secte juive arrêtés pour enlèvement d’enfants

L’affaire est passée quasiment inaperçue, quelques jours avant le réveillon de Nouvel An. Quatre membres de la secte juive Lev Tahor au Guatemala, accusés d’avoir enlevé deux enfants à New York, ont été arrêtés aux Etats-Unis.

Selon le procureur fédéral de Manhattan, les quatre suspects sont tous membres de la secte juive Lev Tahor, qui pratique une forme ultra-orthodoxe de judaïsme, où les femmes portent notamment des tuniques noires les recouvrant de la tête aux pieds, comme on peut en voir également chez certains islamistes.

Aron Rosner, 45 ans, installé à Brooklyn, a été arrêté le 23 décembre. Nachman Helbrans, 36 ans, présenté comme le dirigeant de la secte, et Mayer et Jacob Rosner, âgés respectivement de 42 et 20 ans, tous installés au Guatemala – ont été expulsés du Mexique, où ils avaient emmené les enfants, et arrêtés à leur arrivée à New York, selon le communiqué du procureur.

Les quatre hommes auraient organisé l’enlèvement, dans la nuit du 18 décembre, d’une fille de 14 ans et de son frère de 12 ans dans le village de Woodridge, à 150 km au nord de New York, après que leur mère eut décidé d’abandonner la secte et de les emmener avec elle aux Etats-Unis.

La mère était au départ «membre volontaire» de la secte, fondée par son père. Mais depuis que ce dernier avait laissé les rênes de Lev Tahor à son fils, Nachman Helbrans, la secte serait devenue «plus extrême», ce qui aurait poussé la mère à quitter l’organisation en octobre.

C’est pour les récupérer, et vraisemblablement pour les ramener au Guatemala, que les quatre hommes auraient organisé cet enlèvement six semaines plus tard, en passant par le petit aéroport de Scranton, en Pennsylvanie, pour les emmener au Mexique.

Après l’arrestation des quatre suspects, les enfants ont été retrouvés vendredi, avec l’aide des autorités mexicaines, dans la ville de Tenango del Air, dans la région de Mexico, a indiqué le procureur.

Ils devraient maintenant être ramenés aux Etats-Unis et rendus à leur mère, a-t-il ajouté. Les quatre hommes ont été inculpés pour enlèvement et risquent la perpétuité.

Pour approfondir sur cette secte : https://www.medias-presse.info/focus-sur-la-secte-juive-lev-tahor-et-ses-mariages-forces-de-gamines-de-13-ans/103290/

Source : https://www.medias-presse.info/des-membres-dune-secte-juive-arretes-pour-enlevement-denfants/103282/

La CEDH ouvre la voie à l’application de la charia en France.

Le Figaro :

Charia : ce que révèle la décision de la CEDH

Charia : ce que révèle la décision de la CEDH

 

FIGAROVOX/ANALYSE – Grégor Puppinck analyse pour FigaroVox un arrêt de la CEDH rendu le 19 décembre dernier. Celui-ci pourrait, selon le juriste, ouvrir la porte à une application de la charia en marge du droit commun.


Grégor Puppinck est docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ). Il est membre du panel d’experts de l’OSCE sur la liberté de conscience et de religion. Il a récemment publié Les droits de l’homme dénaturé (éd. du Cerf, novembre 2018).


La charia a-t-elle sa place en Europe? Si oui, à quelles conditions? Ce sont les questions que se posent actuellement les instances du Conseil de l’Europe.

Jusqu’au 18 décembre, la Cour européenne des droits de l’homme estimait que la charia est, dans son principe même, incompatible avec les valeurs de la démocratie et des droits de l’homme. Tel n’est plus le cas aujourd’hui: la Cour accepte maintenant son application en Europe à certaines conditions, malheureusement imprécises.

En 2003, la CEDH avait validé la dissolution d’un parti politique islamiste – pourtant vainqueur aux élections – au motif qu’il souhaitait instaurer la charia en Turquie. Les juges de Strasbourg avaient alors conclu, sans ambages, à «l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie» et avec les normes de la Convention européenne des droits de l’homme (arrêt Refah Partisi et autres c. Turquie du 13 février 2003).

Or, dans un arrêt Molla Sali contre Grèce du 19 décembre 2018, la Cour a omis de réitérer cette condamnation de principe de la charia, et en a accepté l’application en marge du droit commun grec.

Cela s’explique d’abord par le fait que l’application de la charia en Grèce n’est pas nouvelle. Héritage de l’Empire Ottoman, elle a continué à s’appliquer aux populations musulmanes passées sous juridiction grecque après la reconquête de la Thrace occidentale. Les Traités de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) réglant après la guerre le sort des «minorités» en Turquie et en Grèce prévoyaient que celles-ci puissent continuer à vivre selon leurs propres usages. Par suite, les juridictions grecques ont estimé que la charia devait s’appliquer obligatoirement à tous les membres de la communauté musulmane de Thrace, en matière de mariage, divorce et de succession.

La Cour européenne a condamné cette application forcée de la charia… mais pas la charia en elle-même.

C’est ce que conteste une femme devant la Cour européenne des droits de l’homme. Celle-ci, en effet, s’est vue privée de l’essentiel de l’héritage de son défunt époux du fait de l’application de la charia à sa succession, alors même que celui-ci avait choisi de lui léguer ses biens en application du droit commun. La justice grecque avait annulé ce testament, jugeant que le couple musulman avait l’obligation de régler la succession selon la charia, la faisant largement échoir aux sœurs du défunt. Il s’agissait donc, pour la Cour européenne, de juger si «la loi musulmane sacrée» peut être appliquée de force à des ressortissants grecs au motif, en particulier, de la «protection des minorités» et du respect des engagements internationaux de la Grèce.

Sans surprise, la Cour européenne a condamné cette application forcée de la charia… mais pas la charia en elle-même. La Grèce avait anticipé cette décision en rendant optionnel le recours à la charia et à la juridiction des mufti, par une loi du 15 janvier 2018.

De façon plus intéressante, et passée inaperçue dans la presse, la Cour européenne a profité de cette affaire pour poser ses conditions à l’application de la charia en Europe.

La Cour estime d’abord qu’un État n’est pas tenu, mais peut s’il le souhaite, «créer un cadre juridique déterminé pour accorder aux communautés religieuses un statut spécial impliquant des privilèges particuliers». En d’autres termes, un État européen peut accorder à sa communauté musulmane la liberté d’être régie par des normes de la charia, sans que cela soit, en soi, contraire à la Convention européenne des droits de l’homme. Deux conditions sont posées quant à un tel statut spécial: le respect de la volonté des intéressés et celui, elliptique, des «intérêts publics importants».

S’agissant du respect de la volonté, la Cour pose comme «pierre angulaire» à son approche, le «droit de libre identification», c’est-à-dire le droit «de choisir de ne pas être traité comme une personne appartenant à une minorité», tant par les membres de la minorité en question que par l’État. La Cour ajoute que le respect par l’État de «l’identité minoritaire d’un groupe spécifique» ne doit pas porter préjudice au «droit des membres de ce groupe de choisir de ne pas appartenir à ce groupe» ou «de ne pas suivre les pratiques et les règles de celui-ci». En un mot, l’État doit respecter les minorités tout en évitant de contribuer à y enfermer leurs membres. Ainsi, lorsque l’État accepte l’application de la charia sur son territoire, celle-ci doit être optionnelle.

La Cour a choisi une approche à la fois libérale et communautariste.

S’agissant du point essentiel du contenu de la charia, la Cour ne porte pas de jugement. Ici encore, elle aborde la question sous l’angle du consentement individuel, estimant que tout individu peut valablement renoncer à certains droits pour des motifs religieux (c’est-à-dire se soumettre à la charia), sauf si «un intérêt public important» s’y oppose.

La Cour a donc choisi une approche à la fois libérale et communautariste, susceptible d’accommoder la coexistence de communautés diverses, dotées de privilèges juridiques au sein d’un même État. Cela fait écho à l’obligation, formulée il y a peu dans l’affaire autrichienne de blasphème, «d’assurer la coexistence pacifique de toutes les religions et de ceux n’appartenant à aucune religion, en garantissant la tolérance mutuelle». Cette approche pose de sérieuses difficultés dans sa mise en œuvre.

Tout d’abord, elle repose sur le postulat du consentement. La Cour suppose que «le choix en question est parfaitement libre, pourvu qu’il soit éclairé». Or, comme l’a parfaitement démontré Muriel Fabre-Magnan, dans son récent essai L’institution de la liberté, le consentement ne suffit pas à garantir la liberté. Ainsi par exemple, ce n’est pas parce qu’une jeune femme musulmane consent à épouser un homme choisi par ses parents que son choix est libre. Plus encore, quand on sait à quel point l’islam peut constituer une société fermée, il y a lieu de s’interroger sur la véritable liberté d’en sortir, d’autant plus que la charia punit de mort l’apostasie. Il y a une grande hypocrisie à estimer que le consentement suffise à garantir la liberté, peut-être aussi une certaine lâcheté.

» LIRE AUSSI – Muriel Fabre-Magnan: «Le consentement, ce n’est pas la liberté!»

Cet arrêt place ensuite les autorités publiques dans la situation défensive de devoir se justifier de refuser aux musulmans revendicatifs la «jouissance» de telle ou telle norme de la charia, dès lors qu’elles en acceptent d’autres. De fait, c’est non seulement la Grèce et le Royaume-Uni qui acceptent déjà la charia en certaines matières, mais aussi tous les pays qui reconnaissent une valeur aux normes alimentaires «halal». Dès lors, on ne voit pas pourquoi refuser l’application d’autres normes, en matière de finance par exemple. La charia est un système juridique qui couvre tous les aspects de la vie.

Plus encore, en acceptant le principe même de l’applicabilité de la charia en Europe, fut-ce de façon limitée, cet arrêt permet aux partis politiques qui en veulent l’application, de prétendre agir «dans le respect des droits de l’homme».

Enfin, s’agissant du contenu de «l’intérêt public important» susceptible d’être opposé à la charia par les États, il reste à définir au cas par cas. Force est de constater qu’il n’a pas de contenu matériel précis ; il fait probablement référence à des valeurs, telles que l’égalité et la liberté individuelle. Mais l’interprétation des «valeurs» est dangereusement mouvante, au gré notamment des évolutions démographiques, culturelles et électorales, d’autant plus que les juges estiment devoir faire évoluer leur interprétation des droits et libertés, en fonction des changements sociaux. Plus encore, c’est au regard de la même valeur de «liberté religieuse» que la Cour européenne permet l’interdiction du port public de la burqa tandis que le Comité des droits de l’homme des Nations unies s’y oppose. En droit comme à la bourse, le propre des valeurs est de fluctuer. Face à elles, en revanche, la charia semble jouir d’une grande stabilité.

La charia est un système juridique qui couvre tous les aspects de la vie.

La Cour européenne ne donne pas d’exemple de tel «intérêt public». D’ailleurs, étonnamment, elle ne critique pas – elle-même – la charia, en ce qu’elle serait contraire aux droits des femmes par exemple, mais se contente de rappeler que plusieurs organes internationaux «se sont dits préoccupés» par son application et par la discrimination ainsi créée notamment au détriment des femmes et des enfants, et l’ont estimée, sous certains aspects, «incompatible avec les engagements internationaux contractés par la Grèce».

Pourquoi tant de prudence? Est-ce pour ne pas froisser davantage la Turquie, dont le Président est un héritier du Parti Refah autrefois interdit, et qui a décidé de réduire significativement sa contribution financière au Conseil de l’Europe? Est-ce pour ne pas froisser la Turquie, l’Azerbaïdjan et l’Albanie qui, bien que membres du Conseil de l’Europe, ont aussi signé la Déclaration du Caire des droits de l’homme en islam (1990), laquelle déclare notamment que l’islam est la religion de naissance de chacun, et que les droits de l’homme sont soumis à la charia?

C’est aussi cette question de l’application de la charia en Europe, y compris dans des dispositions contraires à la Convention européenne, qui inquiète actuellement des membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, et qui fera l’objet de discussions et d’un vote en janvier prochain à Strasbourg. Alors que cette Assemblée a longtemps adopté un discours bienveillant envers l’islam, déclarant encore en 2010 que «l’islam est une religion qui prône la paix» et qu’il ne faudrait pas interdire le port du voile intégral ni la construction de minarets, elle semble être à présent plus critique.

Le projet de résolution de janvier 2019, entre autres choses, se dit préoccupé par les activités «judiciaires» des «conseils de la charia» au Royaume-Uni et des muftis en Grèce, et invite la Turquie, l’Azerbaïdjan et l’Albanie à «envisager leur retrait de la Déclaration du Caire», mais aussi, à agir afin d’établir «clairement la primauté» juridique de la Convention européenne sur cette déclaration islamique.

En droit comme à la bourse, le propre des valeurs est de fluctuer.

L’Europe en est ainsi réduite à devoir défendre la Convention européenne des droits de l’homme face à la concurrence des droits de l’homme islamiques, qui se prétendent, eux-aussi, universels. Et cette défense n’a rien d’évident, car en faisant du consentement – c’est-à-dire de la volonté individuelle – le critère central des droits de l’homme, on ne voit pas ce qui permet aux instances européennes de prétendre que leur système est meilleur que celui du voisin. Car celui-ci peut, lui-aussi, prétendre reposer sur le consentement des personnes ; la Déclaration du Caire a d’ailleurs été ratifiée par un plus grand nombre d’États que la Convention européenne.

En fait, l’opposition entre l’individualisme libéral et la charia n’offre aucune issue satisfaisante, car l’un et l’autre système ont en commun de refuser le fondement même des droits de l’homme, à savoir l’existence d’un droit naturel qui peut être connu par la raison en observant la nature humaine, et qui existe indépendamment de la volonté arbitraire de «Allah» ou des individus. Ce qui risque d’arriver, et apparaît déjà dans cette affaire, c’est l’introduction de la charia, par la volonté individuelle, dans les droits de l’homme: c’est «le droit à la charia».

Seul un retour à une compréhension objective des droits de l’homme, fondée dans le droit naturel, leur permettrait d’échapper à l’individualisme libéral puis à la charia. Les droits de l’homme retrouveraient alors leur universalité. Mais nous ne semblons pas en prendre la voie ; nous préférons celle du communautarisme libéral, alors même que nous refusons de dire ce que nous sommes, en tant qu’Européens. La Cour ne dit mot sur ce que sont ces «intérêts publics importants» pour la société ; ils demeurent pourtant l’ultime refuge de la justice et de notre civilisation européenne.

Ce silence est celui du renoncement à l’identité européenne au profit de l’universalisme ; il ne date pas d’hier. Déjà, durant la rédaction du traité qui a donné naissance au Conseil de l’Europe, en mai 1949, les États fondateurs renoncèrent à mentionner la «civilisation chrétienne» comme fondement du projet européen, et lui préférèrent les notions, aussi vides qu’universelles, de «valeurs spirituelles et morales». Trois années plus tard, les États renoncèrent aussi, sous la pression turque, à la présence d’une croix sur le drapeau européen, alors même que ce choix avait été plébiscité.

Pour définir l’Europe, les instances qui nous gouvernent ont fait le pari des valeurs abstraites et de l’universalisme, celui d’un vivre ensemble aux contours flous ; il n’est pas sûr que cela suffise face à l’islam.

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  •  Il faut d’Urgence sortir  de l’Union Européenne qui est TOUT sauf Européenne.

  • Il faut ABROGER la Cour Européenne des Droits de l’Homme instaurée par le parlement juif dit européen (l’islam est le balais d’Israël).

  • Il faut inscrire la Religion Catholique comme RELIGION D’ ETAT.

  • Il faut ABOLIR les « droits de l’homme » pour LES DROITS DE DIEU.

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