Un ancien député « En Marche » révèle qu’il y a bien un Cabinet Noir d’une vingtaine de personnes NON ELUES qui Seules dirigent la France. Vidéo.

Pour les Doux Rêveurs qui croient encore aux élections démocratiques républicaines et à un « Sauveur » qui serait élu dans les Urnes de la république !

Ce n’est ni un Nationaliste Français d’Ultra Droite Complotiste ni un Catholique Intégriste Complotiste qui font cette Révelation ! C’est un très proche d’Emmanuel Macron, un bon républicain gauchiste et écologiste : François-Michel Lambert.

LE CABINET NOIR DE LA REPUBLIQUE


PROJET POÉISIDON: QUAND L’ETAT PROFOND S’APPRÊTE À DÉTRUIRE L’INDÉPENDANCE NAVALE FRANÇAISE

BILLET de Florestan : 2019

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La haute banque parisienne d’affaires a une réputation, parait-il, mondiale dans le monde de la finance: les banques de la place de Paris abriteraient des « Mozart de la finance » formés aux meilleurs écoles et concours du monde et seraient des virtuoses du… dépeçage des entreprises industrielles et commerciales sous prétexte de grandes opérations de fusions acquisitions dans l’espoir de parvenir à créer des champions mondiaux.

Mais des champions le plus souvent aux pieds d’argiles parce qu’apatrides.

Le pays de Colbert et du mercantilisme a abandonné toute vision planificatrice de moyen et de long terme de son appareil industriel au profit d’un opportunisme affairiste qui confond intérêt financier d’une fusion-acquisition (donc d’une restructuration) et intérêt national.

Pourquoi ?

Parce que lors de son arrivée à l’Elysée, François Mitterrand avait contre lui l’état profond militaro-industriel gaulliste: il a donc fallu construire un autre réseau de pouvoir dans Paris en ouvrant grand les portes du pouvoir à la finance et les portes de la finance au pouvoir…

La gestion des entreprises nationalisées en 1981 sera le laboratoire qui va permettre au grand corps de haut-fonctionnaires des Inspecteurs des finances de prendre, de fait, le pouvoir du coeur même de l’Etat au point de prendre aujourd’hui une indépendance totale en ayant crée une caste sociologiquement très homogène entre la haute-fonction publique et la haute banque parisienne par la pratique du pantouflage, du réseautage et du renvoi permanent d’ascenseur entre le public et le privé: les bijoux de famille de l’Etat et les grands groupes privés qui dépendent de la commande publique de l’Etat sont devenus la chasse gardée ou plutôt le terrain de jeu de ces Messieurs les inspecteurs des finances qui sont, à la fois, contrôleurs et contrôlés, corrupteurs et corrompus: la gestion du conflit d’intérêt est même devenue un art virtuose qui permet de feuilletonner les « affaires » dans les pages de journaux et les images de médias soumis à de puissants oligarques dont la puissance capitalistique dépend de la créativité fiscale effrénée des inspecteurs des finances que cela soit depuis un bureau de Bercy, de l’Elysée d’une banque ou d’un cabinet d’avocat d’affaires (optimisation fiscale).

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Le seul intérêt de l’élection par défaut de M. Emmanuel Macron à la présidence de la république, c’est-à-dire, d’avoir placé au plus haut sommet de l’Etat un inspecteur des finances passé par la banque Rothschild, c’est de rendre symboliquement visible l’Etat profond français.

La république française qui se prétend être un état de droit accompli est néanmoins dotée d’un « état profond » à l’instar de certains autres états qui cachent derrière l’aimable paravent d’un état de droit démocratique, des réalités qui le sont moins.

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Les états sont des monstres froids plus ou moins hypocrites: la Chine, la Russie, la Turquie, l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Turquie ne s’embarassent pas trop des apparences… Dans ces pays peu aimables, l’Etat profond est directement aux commandes quand il n’y a pas, d’ailleurs, plusieurs « états profonds » en concurrence pour le pouvoir (par ex: l’Iran). En Occident, il faut, cependant avoir plus d’égard pour les formes: l’état profond des USA est certainement le plus puissant du monde mais il sait se rendre invisible dans l’espoir d’être invincible puisque l’avenir de la première puissance stratégique mondiale en dépend.

Dans tous les cas, les puissances politiques, financières, techno-industrielles qui contrôlent avec aprêté et parfois avec cruauté un « état profond » assurent la continuité de leur pouvoir en défendant farouchement l’indépendance et la puissance de l’Etat national: c’est particulièrement le cas lorsque l’état profond est un complexe militaro-industriel avec fusion totale des intérêts de l’état profond dans l’intérêt national. Les Etats-unis d’Amérique et la Russie (en y ajoutant le pouvoir gazier) illustrent parfaitement ce cas.

Avec la Chine et l’Allemagne, c’est une industrie d’exportation qui joue ce rôle et on le voit tout particulièrement dans le cas allemand: ce sont les industriels de l’automobile qui fixent, de fait, la politique étrangère de la république fédérale allemande que l’on pourrait qualifier non pas de république bananière mais de république « automobile »

Le cas anglais est intéressant puisque nous y avons peut-être le plus vieil état profond constitué comme tel car on pourrait même faire remonter l’autonomie juridique de la « city » de Londres vis-à-vis de l’état royal à… Guillaume Le Conquérant: on le sait depuis quelques siècles, les intérêts des marchands, banquiers et financiers de la City of London ont presque toujours coïncidé avec l’intérêt de la couronne britannique sauf en cas de crise politique, lorsque le roi Stuart voulait rétablir le catholicisme ou lorsque les ouvriers des Middlands votent pour le Brexit…

Revenons donc au cas français qui, comme d’habitude, sera l’exception qui confirme la règle…

Dans tous les cas, l’état profond, ce pouvoir inavouable, honteux, affairiste voire maffieux qui prospère à l’ombre de l’Etat si ce n’est en son sein, voire à sa tête, trouve à se développer en servant l’intérêt national sinon l’indépendance d’un état nation dont il faut renforcer la puissance.

Sauf en France!

Car les dirigeants de la haute banque parisienne et des grands groupes qui font la cotation du CAC 40 de la bourse de Paris ne croient plus qu’il soit encore possible de développer une souveraineté nationale française: l’universalisme à la française dont le rayonnement était autrefois fondé sur une indépendance stratégique gaulliste et un mercantilisme planificateur techno-scientifique hérité de Colbert, a été jeté à la poubelle de l’Histoire sous prétexte de forger une puissance européenne qui aurait été à l’image de ce que fut la puissance française.

Grave erreur de perspective car les autres nations européennes ne veulent pas d’une Europe à la française: ils ont déjà donné avec… Napoléon!

Que cela soit depuis un conseil d’administration ou depuis un cabinet ministériel, les inspecteurs des finances ne croient plus en la France, sauf pour en brader les actifs industriels et technologiques et vendre notre pays à la découpe dans des opérations  particulièrement avantageuses qui font la réputation et l’attractivité de la place financière de Paris… au détriment des Français.

Avec Macron à sa tête, l’état profond français (en fait, parisien) n’en fait qu’à sa tête. Il n’est plus dirigé, c’est-à-dire, tenu en laisse par le chef de l’Etat qui en France est encore un chef d’Etat souverain qui tient son mandat et sa légitimité directement d’un peuple souverain de citoyens électeurs.

En attendant la prochaine élection présidentielle avec l’espoir d’une reprise en mains d’un Etat enfin mis au service de l’intérêt national, il faut déployer partout où cela est possible des contre-pouvoirs efficaces, notamment au niveau local et régional, contre les errements d’un état profond parisien devenu fou: l’actuelle action régionale normande très volontariste menée par Hervé Morin à la tête de la région Normandie visant à soutenir l’attractivité et le rayonnement des entreprises normandes est un bon exemple…

Compte-tenu de ce que nous venons de dire ci-dessus, l’Etoile de Normandie apporte tout son soutien à la tribune suivante:

https://www.marianne.net/debattons/tribunes/sous-marin-suffren-les-naufrageurs-de-l-industrie-navale-francaise

Projet Poséidon : les naufrageurs de l’industrie navale française

Dix-huit personnalités – politiques, intellectuels, marines et membres de la société civile – dénoncent le projet Poséidon, présenté comme un « Airbus de la construction navale ». Une prise de position qui intervient alors que ce 12 juillet 2019, le nouveau SNA (sous-marin nucléaire d’attaque), le « Suffren » construit par NavalGroup, est présenté à Macron à l’arsenal de Cherbourg.

Le 31 mai dernier, le gouvernement français avait dévoilé son projet – resté confidentiel jusqu’aux élections européennes – de rapprochement entre Naval Group, champion français de la construction navale militaire et héritier des Arsenaux de la Marine nationale, et les chantiers navals italiens Fincantieri. Ce projet suscite de très lourdes interrogations, et c’est probablement pour éviter de les aborder avec la sérénité nécessaire que le gouvernement met actuellement les bouchées doubles, avec l’annonce le 14 juin d’une première signature de principe.

Seules seraient exclues la dissuasion et la propulsion nucléaires.

Affublé d’un joli nom de code, Poséidon, et présenté comme un « Airbus de la construction navale » capable de conquérir des parts de marché à l’international, de « sortir de l’immobilisme de la fragmentation européenne » (sic) et de baisser les coûts grâce à des synergies, ce projet constitue en fait un bradage inquiétant, sans aucune justification, d’un groupe industriel français stratégique.

UN PROJET ET DEUX ABANDONS

Ce projet a une apparence : une joint-venture équilibrée, sans échanges capitalistiques et donc, sans risque de privatisation. Il a une réalité : une structure de droit italien basée à Gênes, chargée de l’élaboration et de la maîtrise d’œuvre des programmes binationaux – telle la refonte à mi-vie, dès 2019, des frégates Horizon –, la maîtrise d’œuvre des achats et des programmes export, et l’essentiel des projets de recherche et développement : future propulsion à l’hydrogène, conception 100 % numérique des navires, études sur l’usine du futur, bassins d’essais, etc. En d’autres termes, le cœur stratégique de l’activité. Seules seraient exclues la dissuasion et la propulsion nucléaires.

Deux transferts méritent d’être soulignés. Les achats, d’abord, car une grande partie de la valeur ajoutée d’un navire de guerre réside dans l’électronique avancée, les systèmes d’armes et l’ingénierie du système intégré de combat, assurés aujourd’hui par Thalès, côté français, et Leonardo en Italie : deux entreprises actuellement en concurrence frontale ! Les technologies, ensuite, comme la pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène, outil potentiellement stratégique demain pour assurer la furtivité absolue de nos sous-marins nucléaires d’attaque.Lire aussi:Comment Macron a lâché l’industrie

Et pourtant, rien ne justifie un tel abandon. Naval Group dispose d’une trésorerie importante et son carnet de commandes est bien rempli, avec 12,5 milliards d’euros fin 2017, soit quatre années de chiffre d’affaires. En outre, les besoins de la Marine nationale sont importants, avec le deuxième domaine maritime mondial à surveiller, d’autant plus importants que les contraintes budgétaires imposées depuis dix ans nécessitent aujourd’hui des efforts importants de maintien en condition opérationnelle et de renouvellement des bâtiments. Dans le domaine des sous-marins, conventionnels comme nucléaires, Naval Group est déjà un leader mondial, signant régulièrement des contrats prestigieux alors que l’industrie navale italienne est plutôt dépendante de l’industrie allemande.

Reste l’argument-clef du gouvernement : développer les exportations. Argument étrange s’agissant d’un marché militaire mondial dont 70 % demeurent inaccessibles aux acteurs européens : ni les États-Unis, ni la Russie, ni la Chine ne nous achèteront des navires de guerre. L’annulation unilatérale en 2015 de la vente des porte-hélicoptères Mistral a achevé de ruiner les timides espoirs d’ouverture vers la Russie. Les autres pays, comme l’Australie, le Pakistan, l’Inde ou le Brésil, exigent généralement que les navires soient construits et assemblés dans leurs propres chantiers navals. Seules exceptions: les Émirats et l’Arabie saoudite.

Cette fuite en avant risque encore de s’accentuer, puisque Naval Group annonce souhaiter étendre son alliance avec Fincantieri dans le domaine des Torpilles. Outre le fait que l’argumentaire « Export » dans les torpilles prête franchement à sourire, cette idée est symptomatique de l’abandon de la priorité donnée aux besoins de la Défense nationale française.

Plus généralement, l’export ne devrait pas devenir, par un renversement absurde, l’alpha et l’oméga d’une industrie dont la fin première est et doit rester de fournir à la France un armement le plus performant possible, en tout cas si possible plus performant que celui des autres pays ! Mais Mme Parly est peut-être restée trop longtemps à Bercy pour s’en souvenir…

UNE SUITE INQUIÉTANTE

Le plus grave est sans doute l’avenir inavoué du projet, présenté comme « une première étape d’ampleur limitée« . Quelle pourrait donc être l’étape suivante, sinon le transfert capitalistique d’une partie des activités de Naval Group à une société étrangère de droit privé ? Le gouvernement ne devrait-il pas consulter la représentation nationale avant d’engager ce qui s’apparente, à terme, à la privatisation déguisée d’une entreprise concourant directement à la protection des intérêts nationaux stratégiques ?

Il y a de quoi se méfier, au vu des précédents : en 2015, Nexter, héritier de GIAT Industries et des arsenaux de l’Armée de terre, avait ainsi été fusionné en catimini avec l’Allemand Krauss-Maffei Wegmann, constructeur du char Leopard 2, concurrent du char Leclerc. Aujourd’hui, l’ensemble est logé, via une holding familiale… aux Pays-Bas !

Cette fuite en avant risque encore de s’accentuer, puisque Naval Group annonce souhaiter étendre son alliance avec Fincantieri dans le domaine des Torpilles. Outre le fait que l’argumentaire « Export » dans les torpilles prête franchement à sourire, cette idée est symptomatique de l’abandon de la priorité donnée aux besoins de la Défense nationale française. Ce domaine est en effet, avec celui de la signature acoustique des navires, l’un des plus secrets et des plus décisifs dans la recherche de la supériorité des systèmes d’armes navals.Lire aussi:Comment ils ont bradé la France

Faut-il pour autant exclure tout rapprochement avec l’Italie ? Probablement pas, mais l’instruction de ce dossier devrait à l’évidence être reprise, en s’assurant de la prise en compte des intérêts de l’ensemble de l’écosystème français de l’industrie navale et de défense, mais aussi de ceux de la Marine nationale et des salariés des chantiers navals concernés, dont les propositions devraient être écoutées. Nous ne pouvons plus tolérer que des motivations de communication politique à court terme génèrent en fin de compte des désastres industriels à répétition.

L’indépendance nationale et la protection de nos industries stratégiques ne sont pas solubles dans les eaux glacées de la finance, ni dans des montages court-termistes pensés par des banquiers d’affaires. Il est plus que temps de le rappeler avec force, et de mettre un coup d’arrêt au projet Poséidon dans sa forme actuelle.

Or les exemples s’accumulent : démantèlement d’Alstom, naufrage d’Alcatel, départ hors de France des centres de décision de Lafarge, de Schneider Electric ou de Technip, sans parler des annonces désastreuses faites dans la foulée des élections européennes : Whirlpool à Amiens, l’aciérie Ascoval à Saint-Saulve, ou l’ex-branche exploration/production gazière de GDF. Ironiquement, nous en sommes réduits à nous réjouir de la décision de la Direction de la concurrence de la Commission européenne d’interdire le projet de cession de la production des TGV d’Alstom à Siemens, un projet soutenu par Emmanuel Macron…

L’indépendance nationale et la protection de nos industries stratégiques ne sont pas solubles dans les eaux glacées de la finance, ni dans des montages court-termistes pensés par des banquiers d’affaires. Il est plus que temps de le rappeler avec force, et de mettre un coup d’arrêt au projet Poséidon dans sa forme actuelle.

Signataires actuels :

Julien Aubert, député (LR)

Marie-Françoise Bechtel, ancienne députée (MRC-PS), Vice- présidente de République Moderne

Olivier Berruyer, journaliste, Les crises.fr

Guillaume Bigot, politologue et essayiste, directeur général du groupe IPAG Business School

François Boulo, avocat, porte-parole Gilets Jaunes de Rouen

Jean Dufourcq, contre-amiral (2S)

Caroline Galacteros, géopoliticienne, directrice de Geopragma

Claude Gaucherand, contre-amiral (2S)

Jean-Charles Hourcade, ancien Directeur de la Stratégie de Thalès / Directeur Général Adjoint du groupe Thomson / Directeur Général de France Brevets

Dominique Jamet, Président d’Unité Nationale Citoyenne (UNC)

Djordje Kuzmanovic, Président de République Souveraine (RS)

Loïk Le Floch Prigent, ancien PDG d’ELF Aquitaine

Jean-Philippe Mallé, ancien député (PS)0 et vice-président d’ « Oser la France »

Michel Onfray, philosophe

Raoul Perget, général

Régis Portalez, polytechnicien, ingénieur en informatique

Jean-Michel Quatrepoint, journaliste

Jacques Sapir, économiste


Commentaire de Florestan:

Le sujet est d’autant plus grave que dans cette histoire d’amour industriel qui risque de finir mal, Emmanuel Macron ne se comporte pas comme un président de la République soucieux sinon sourcilleux dès qu’il s’agit de notre indépendance nationale mais comme un… banquier d’affaires qui se croit habile (ah! le fameux « et en même temps »…) en remettant dans le grand jeu financier d’une fusion acquisition le groupe industriel italien Fincantieri alors que, trois ans plus tôt, il l’avait repoussé sans ménagement du capital des chantiers navals STX de Saint-Nazaire au nom de la défense de l’intérêt national au profit d’un autre groupe industriel, l’armateur italo-suisse MSC dont l’actionnaire principal se trouve être la tante de l’actuel secrétaire général de l’Elysée, un certain Alexis Kolher qui fait l’objet de plusieurs plaintes pour collusion d’intérêts au profit du groupe MSC notamment lorsque ledit Kolher appointait au conseil d’administration du grand port maritime du Havre quitte à imposer contre l’avis général un terminal multi-modal aussi contestable que contesté…

Il est donc probable que le projet « Poésidon » ne provoque aussi le torpillage de la carrière d’un secrétaire général à l’Elysée devenu encombrant…

Pour mémoire:

https://www.meretmarine.com/fr/content/les-liens-entre-alexis-kohler-et-msc-refont-surface

Pour en savoir plus sur l’état « profond » français de fait soumis à son camarade américain, on lira avec utilité le blog de Maxime Chaix hébergé sur le site de Médiapart :

https://blogs.mediapart.fr/danyves/blog/300615/l-etat-profond-francais-par-maxime-chaix

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Normandie. CanalBlog : http://normandie.canalblog.com/archives/2019/07/14/37498512.html


L’Etat profond mène une diplomatie parallèle

Article de Caroline Galactéros* paru dans Front Populaire le 15/09/2020.

Depuis des années, la diplomatie française a été désarmée par l’administration profonde du pays, qui musèle les gouvernants et tient les rênes de notre politique étrangère. Le programme de ces hauts fonctionnaires indéboulonnables est clair : s’aligner sur la diplomatie américaine, faire le jeu de l’Union européenne et enlever à la France tout ce qui lui reste de souveraineté.


Qu’est-ce que l’État profond (deep state en anglais) ? À quoi, à qui sert-il  ? Ne s’agit-il pas du mythe entretenu d’une permanence régalienne transcendant les aléas politiques au profit de la solidité institutionnelle ? Ou plutôt de l’avatar fantasmé d’un complotisme rabougri ? S’il existe bel et bien, est-ce partout dans le monde ou juste en Occident ? Quel est son rapport à la démocratie, à la dictature, à la souveraineté, à la nation, au peuple ?

L’expression est à la fois inquiétante et attirante, nimbée d’une aura mystérieuse d’influences et de nuisances. Dans son acception la plus commune, l’État profond renvoie au territoire secret des initiés du « vrai pouvoir », celui du temps long où une « vision » structurée et portant l’intérêt national supérieur d’une nation est mise en œuvre par-delà l’immédiateté des injonctions médiatiques, les intérêts politiques personnels ou corporatistes et les humeurs instables des peuples. L’État profond serait le sanctuaire immatériel et concret mais surtout résilient de l’essence du politique. Il la préserverait de la démagogie électoraliste et de l’air corrosif du temps ; un saint des saints pour la souveraineté populaire et nationale protégée par une armée des ombres vouée à défaire les maléfices du temps court et la tyrannie de la transparence. L’État profond serait en somme l’envers vertueux de l’État « officiel », porteur incorruptible de son « sens » au profit ultime du peuple et de la démocratie.

L’ÉTAT PROFOND CONTRE L’ÉTAT

C’est beau comme l’Antique…, mais c’est une légende. Ce fut peut-être (un peu) le cas de l’État profond des origines, né en Turquie sous le nom de derin devlet. Ce maillage secret reliant milieux économiques, caste militaire et appareil de renseignement constitua longtemps le bras armé de l’élite militaro-laïque post-ottomane vouée à la protection de l’État kémaliste contre une société turque restée profondément pieuse. Il s’agissait d’empêcher le basculement politique de la jeune démocratie turque dans un islamisme qui aurait hypothéqué sa modernisation. C’était il y a longtemps… Depuis son arrivée au gouvernement en 2003 et plus ouvertement grâce au « coup d’État manqué » de juillet 2016, Recep Tayipp Erdogan s’emploie à détruire ces réseaux laïcs protecteurs et à consolider l’emprise d’un islamisme politique assumé qui fait chanter l’Europe et l’OTAN en toute impunité. On peut donc casser le deep state, même quand il est utile. Mais il faut s’appeler Erdogan.

L’État profond est-il dangereux pour la démocratie ? Oui. Mais la dérive ne prend pas sa source dans l’opposition entre l’« ouvert » et le « fermé », le transparent et l’opaque. Tout État a légitimement besoin de secrets pour persister dans l’être et contrer les attaques de toute nature qu’il subit en permanence. La dérive réside dans la fonction tenue par ces structures profondes, qui n’est pas protectrice mais prédatrice des intérêts nationaux. Aujourd’hui, en France ou aux États-Unis, pour ne prendre que ces exemples, les ramifications de l’État profond agissent non plus pour, mais contre l’État, contre la nation et pire encore, contre le peuple. Elles sont comme des bernard-l’ermite qui pénètrent une coquille inerte, l’investissent et se déplacent à loisir sans se montrer. Elles consolident en sous-main la privatisation progressive des appareils d’État au service d’autres agendas, personnels, corporatistes mais aussi étrangers.

Prendre le contrôle de la politique étrangère et de la défense d’un État, le faire renoncer à définir et défendre sa souveraineté, ses intérêts et ses principes reste un must pour l’État profond. Cette captation se fait évidemment au nom de la raison, de la mesure et du progrès, et, pour détruire toute suspicion, toute critique et plus encore toute enquête sur ces « mafias institutionnelles » aux ramifications internationales, ses relais, notamment médiatiques, évoquent volontiers la théorie du complot. L’État profond n’existe pas. C’est une lubie complotiste. Circulez, il n’y a rien à voir !

Pourtant, l’État profond est tout sauf un mythe. Pour le général américain Westley Clark – ancien commandant de la campagne de l’OTAN contre la Serbie en 1999, soudainement déniaisé en 2001 lorsqu’il découvrit un document du secrétaire d’État à la défense Donald Rumsfeld prévoyant la déstabilisation et la destruction de sept pays en cinq ans (Irak, Syrie, Liban, Libye, Somalie, Soudan et enfin Iran) – c’est un « supramonde » qui agit non pas pour, mais contre l’État officiel, en se servant de ses rouages humains et institutionnels par l’activation de « pions » placés au cœur des gouvernements, des bureaucraties, des institutions, des médias, du monde politique et des affaires, des appareils judiciaire, militaire et de renseignement. Le deep state, ce sont aussi parfois des liens plus inavouables entre milieux politiques ou d’affaires et organisations mafieuses (cf. l’assassinat du président Kennedy). Ces dernières choisissent des politiciens ordinaires ayant des « cadavres dans le placard » ou une ambition dévorante, les mettent sur orbite politique, font leur carrière, comme celle du sénateur John McCain, construite sur l’imposture de son supposé héroïsme au Vietnam, et « tiennent » ces marionnettes qui favoriseront toujours leurs intérêts et leurs « options » pour que jamais on ne découvre leurs turpitudes ou leurs mensonges.

L’ÉTAT PROFOND AMÉRICAIN

Comme en bien d’autres domaines, l’Amérique offre l’archétype de l’État profond. Cela ne date pas d’hier. On se souvient que dans son discours d’adieu de janvier 1961, le président Eisenhower avait déjà mis en garde contre la puissance prédatrice du « complexe militaro-industriel » américain (CMI) et son infiltration dans les rouages de l’État. Le CMI est l’ancêtre du deep state. Mais depuis 2016, c’est le sort politique du président Donald Trump qui incarne magistralement la puissance et l’étendue des réseaux du deep state américain, contre le verdict des urnes ayant porté à la présidence un homme à la fortune faite, donc peu maniable par les faiseurs de rois néoconservateurs qui avaient décidé qu’Hillary Clinton servirait docilement leur agenda belliciste. Que l’on songe à l’ahurissante vindicte dont il fait l’objet depuis sa victoire, aux forces qui se sont conjuguées pour le diaboliser et l’empêcher d’agir, mais aussi pour intimider, décrédibiliser et provoquer le remplacement de tous les hommes qu’il avait choisis, par des boutefeux « neocons » (Bolton, Mattis, Pompeo, etc.) qui ont failli provoquer une guerre avec l’Iran et n’y ont pas renoncé. Sa présidence aura été sapée de bout en bout, depuis un « Russiagate » grand-guignolesque jusqu’au lancement spécieux d’une procédure d’impeachment. Tout cela pour lui faire courber l’échine.

Quels que soient les défauts ou les limites du président Trump, l’État profond joue depuis quatre ans contre la volonté populaire et les intérêts supérieurs de la nation américaine. Triste victoire posthume pour le président Eisenhower que ce successeur dézingué du matin au soir à la face du monde et des ennemis de l’Amérique, accusé d’être stupide, fou et traître à sa patrie. Quant aux grands médias américains, fourvoyés avec jubilation dans cette indécente curée, ils se sont durablement décrédibilisés. In fine, que l’on aime ou pas les États-Unis, c’est la puissance de tête de l’Occident qui en aura pâti.

Il faut dire qu’il avait lourdement péché en voulant se rapprocher de la Russie  ! Pragmatique, il avait compris que dans le nouveau duel USA-Chine, Moscou était une force de bascule qu’il fallait arracher aux griffes chinoises. Il voulait aussi en finir avec l’interventionnisme priapique du Pentagone et « ramener les boys » à la maison. Surtout, outrage impardonnable, dès avant son entrée en fonction, il avait mis en doute la véracité des briefings de renseignement qui lui étaient communiqués pour lui laver le cerveau. Bref, son programme était une provocation pour les néoconservateurs qui ont infiltré depuis vingt-cinq ans les partis démocrate et républicain. Un Président « imprévisible » répétait-on  ; incontrôlable surtout.

Car l’une des caractéristiques de l’État profond est qu’il transcende les clivages partisans. Aux USA, ses figures sont aux commandes quelle que soit la couleur de l’administration. John Bolton, Dick Cheney, Paul Wolfowitz, Donald Rumsfeld, le vieux Zbigniew Brzezinski, le général Mattis et aujourd’hui Mike Pompeo – pour ne prendre que les têtes d’affiche –, en poste ou en backstage, sont à la manœuvre avec un agenda inchangé depuis la guerre froide  : contrer la Russie et son influence renaissante au Moyen-Orient et en Afrique, grignoter ses derniers alliés (Serbie, Monténégro, Biélorussie, Géorgie et naturellement l’Ukraine), soumettre l’Iran et ses affidés, aider Israël et soutenir la Turquie, puissance majeure du flanc sud de l’OTAN contre l’Europe. Une Europe qu’il ne s’agit pas de protéger mais d’affaiblir pour pérenniser l’emprise de l’OTAN comme structure centrale de la sécurité européenne, étendre sa zone géographique d’intervention légitime, vendre toujours plus d’armes aux vassaux européens de l’Alliance, renforcer les divisions entre la vieille et la jeune Europe, mais aussi entre la Contrôle et l’contrôle, pour prendre la place de Moscou comme premier fournisseur de gaz et de pétrole sur le Vieux Continent (cf. North Stream 2). Que l’administration soit républicaine ou démocrate, les objectifs et les moteurs de la puissance américaine ne bougent pas d’un iota  : déstabilisation des grands États laïcs du Moyen-Orient, mise en place d’hommes lige et de régimes aux ordres, salves de sanctions et « terrorisme extraterritorial » au nom de la lutte contre la corruption, dépeçage industriel et technologique des joyaux européens… L’Amérique vit depuis toujours de, pour et par la guerre et sur l’imposture d’une « nation indispensable » à la sécurité du monde. Elle doit donc en permanence déstabiliser pour justifier son intervention, puis reconstruire les champs de ruines méthodiquement entretenus. La paix ne l’intéresse pas. La démocratie non plus, sauf pour sa fonction instrumentale et « narrative ».

L’ÉTAT PROFOND CONTRÔLE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE

Le cas français est lui aussi malheureusement éloquent. Car si Donald Trump a été depuis quatre ans le « prisonnier de la Maison Blanche », Emmanuel Macron est clairement celui de l’Élysée. Je ne veux pas accabler ici ses deux prédécesseurs qui ont enfermé notre diplomatie dans une impasse stratégique gravissime. Notre retour servile dans les structures militaires intégrées de l’OTAN, notre suivisme pavlovien sur les dossiers ukrainien, libyen, syrien, notre « diplomatie économique » qui nous a vendus aux monarchies du Golfe pour un plat de lentilles, tout cela est suicidaire et, à moins d’une rupture franche, presque irrattrapable. Cela n’a fait qu’accélérer la déstabilisation culturelle et sécuritaire de notre pays et son expulsion des affaires du monde.

Quoi qu’il en soit, pas plus que Trump, notre Président actuel ne peut se rapprocher véritablement de Moscou et bousculer enfin les lignes de fracture anachroniques du monde. On ne le laisse(ra) pas faire. Trop d’argent, trop d’intérêts, trop de postes en jeu. Il peut bien aligner les déclarations, les discours, recevoir Vladimir Poutine à Brégançon, partir à Moscou… Tant qu’il n’osera pas couper la tête de l’hydre atlantiste et sortir la France de l’OTAN, toutes ses micro-initiatives tomberont dans le vide. Gone with the wind. La guerre froide n’a jamais cessé. 

Washington ordonne de traiter la Russie contemporaine comme l’URSS d’antan. La France n’a qu’à obéir. 

Notre diplomatie sans allonge ni portée, (des)servie par neuf ministres des Affaires étrangères en dix-huit ans, est menée depuis 2005 par des hommes ne faisant pas autorité dans leur domaine et n’en ayant pas non plus. Elle est menottée par ses servitudes et par un corpus de dogmes et de tabous qui diabolisent comme « rétrograde » et – injure suprême – comme « souverainiste » toute réflexion stratégique ou diplomatique singulière partant de l’évaluation de nos intérêts nationaux propres. Cette faiblesse diplomatique a considérablement affaibli l’exécutif et renforcé l’emprise du deep state sur la décision diplomatico-militaire. L’État profond français, en écho docile à son donneur d’ordres d’outre-Atlantique, a pour « objectif final recherché », selon la terminologie militaire, le maintien de l’inertie de notre politique étrangère et la poursuite de guerres sanglantes et inutiles. Les conflits actuels sont les manifestations les plus éclatantes de cette embolie diplomatique qui nous met, bien plus que l’OTAN à vrai dire, en état de « mort cérébrale » stratégique.

Dans une inversion tragique, c’est le conformisme de pensée qui signe l’influence de l’État profond au cœur de l’appareil d’État français, confortée par la lente infiltration des utopies mondialistes, antinationales et ultralibérales qui ont favorisé une porosité mentale et culturelle au « narratif » atlantiste. Ses « agents » sont parfois corrompus mais le plus souvent convaincus. Leur esprit de renoncement est porté par un climat intellectuel et politique avachi. Notre diplomatie est sclérosée, tétanisée, impotente et surtout fataliste. La conjuration secrète des néoconservateurs pro-américains veille depuis l’intérieur du Quai d’Orsay, du ministère des Armées et de celui des Finances, à ce que la politique étrangère française ne s’autonomise pas. Son agenda clair irrigue des couches de responsables administratifs, diplomatiques, militaires, économiques, culturels et médiatiques et oriente véritablement l’action gouvernementale et administrative, engluant littéralement toute ambition de penser et d’agir autrement. Le pouvoir politique, quant à lui, tout entier dédié à des préoccupations électoralistes, ne veut ni ne sait plus décider. Il écoute les « experts » et pratique fébrilement le principe de précaution et l’ouverture de parapluie.

LES OBJECTIFS DE L’ÉTAT PROFOND

Quel est cet agenda ? C’est tout simple : l’obéissance aux oukases américains. Dans tous les domaines. L’aboulie de la France sur la scène du monde, portée par une vision du monde myope et un entêtement dans des impasses diplomatiques manifestes. C’est l’agenda du Maître, celui d’une sujétion mentale, normative, économique et bien sûr stratégique, celui de l’affaiblissement nécessaire de l’Europe qui ne doit à aucun prix grandir et s’affranchir de sa tutelle de grande handicapée stratégique et rester confite dans un atlantisme paralysant. C’est celui de la fin des États et des peuples européens qui doivent devenir des territoires traversés de flux de populations les plus décérébrées et interchangeables possible, sommées d’oublier leur histoire, de dépenser leur argent, de se laisser dominer gentiment en se croyant ainsi pacifiques et modernes. Vaste programme ! Cet agenda, qui ne date pas d’hier, a présidé à la naissance même de l’Europe communautaire puis à son élargissement précipité et inconditionnel. Les politiques français, mis à part quelques kamikazes marginalisés, sont ses otages stockholmisés.

Pourtant, on a cru voir le bout du tunnel. C’était il y aura bientôt un an, à la conférence des ambassadeurs, le 27 août 2019. Quelques phrases « en clair » du président de la République ont fait croire à une prise de conscience salutaire. Enfin s’annonçait le grand nettoyage des écuries d’Augias, depuis la haute administration jusque dans les couloirs de certains grands groupes nationaux qui abritent des hommes à l’influence « si profonde » qu’ils n’en finissent jamais de mourir et se recasent de cabinets en postes de conseillers « spéciaux » ou « stratégiques » pour poursuivre leur œuvre de sape. Le Président tança une assistance médusée, lui disant qu’« il savait qui ils étaient et qu’il refusait que l’on décide à sa place ». Mais dès le lendemain, il nommait à la Direction des affaires politiques du Quai d’Orsay l’une des figures les plus éminentes du néo-conservatisme français, qui allait faire la paire avec son « collègue » du Département des affaires de sécurité et de désarmement du ministère, et avec tant d’autres. Il avait dû « donner des gages », me dit-on. Ce n’était pas important, cela n’entraverait pas le vent de réforme qui soufflait enfin. Las  ! Le Quai d’Orsay est sous contrôle de l’État profond et le « pouvoir », s’il ne veut pas désobéir et enfin décider, n’est que l’otage consentant d’un système d’hommes – comme on parle de système d’armes – qui tous voient la France comme un dominion et convergent dans une foi qui fait leur(s) affaire(s). Contre l’État et la démocratie. Contre les intérêts de la France et des Français. Ces rouages d’un agenda qui n’est pas celui de l’intérêt national ni général semblent indéboulonnables. On ne les vire jamais, on ne les écarte pas. On n’ose pas. On en a peur. Le jeu des réseaux, des intérêts et des carrières fait le reste. Il faut ruser, ne surtout pas prendre le risque de les démasquer. Alors on les déplace, on les recase dans des instituts de réflexion prestigieux ; on les promeut même, dans une sorte de schizophrénie régalienne. 

L’État renonce de lui-même à son autorité. Il se ligote en croyant contrôler le système dont il est l’otage. 

Il n’a plus de colonne vertébrale, il est métastasé par un rhizome hostile dont les éléments n’ont d’ailleurs pas conscience de travailler pour l’étranger. Ils sont parfois même tenus pour de grands serviteurs de l’État. Pourtant, ce sont des vers dans le fruit, des termites aux allures de vers luisants qui lentement mais sûrement, avec la sérénité des grandes machines sûres de leur impunité collective, dénaturent, grignotent, détruisent la conscience même de notre souveraineté. On les fabrique au cœur même de notre propre haute administration d’État, à Sciences Po, à l’ENA. Là, les derniers professeurs qui se risquent à parler d’intérêt national en cours d’administration européenne voient s’écarquiller des paires d’yeux incrédules et des cerveaux lobotomisés pour lesquels cette notion n’a plus aucun sens, ni pertinence à l’heure d’un fédéralisme européen trop longtemps entravé par des peuples ignorants qui ont eu l’audace de voter contre Maastricht ou Nice ! Le fédéralisme pour notre nation-croupion  : voilà ce qui doit enfin advenir ! La perte du sens de l’État par de nouvelles générations de hauts fonctionnaires essentiellement préoccupés de monter rapidement en grade, qui ne croient plus en leur mission fait le reste. La « Secte », ainsi qu’on la surnomme, est un réseau de correspondants pas tous honorables qui convergent pour faire prendre, empêcher ou faire se poursuivre certaines orientations et décisions. Ils partagent une conviction  : il faut mener la France pour son propre bien sur le chemin du renoncement à elle-même. La France n’est plus rien. Dont acte. Elle ne peut plus penser et encore moins agir seule. Elle est petite, faible, atrophiée sans son ancrage européen. Maastricht, Rome 2, Lisbonne : voilà les protections, les armes véritables de la survie  ! La souveraineté n’est qu’une lubie, un péché d’orgueil !

RETROUVER NOTRE SOUVERAINETÉ

Ainsi, tandis que l’État profond américain assume totalement sa volonté de puissance, l’État profond français y a renoncé et se place servilement sous la coupe de son « grand allié ». Les réseaux d’influence américains en France et en Europe sont puissants et anciens. Ils infiltrent depuis des décennies les bureaucraties permanentes militaires, diplomatiques, du monde du renseignement mais aussi économiques, financières, culturelles. Ils ciblent des individus, grâce au Young Leaders Program, à la French American Fondation, au réseau Open Society de George Soros et à bien d’autres. Ils les attirent par des think tanks, des médias, des programmes de coopération universitaire, scientifique et naturellement militaire. Les cibles de ce soft power sont fidélisées avec des commandes d’articles, des études, des conférences, des voyages, des invitations prestigieuses (et juteuses) à enseigner à l’étranger, ou de coups de pouce à des carrières. Les visages de cette opacité sont bien installés, de bon conseil et ont de l’expérience. Ils « font autorité » depuis si longtemps dans l’art de discourir sur le monde, bénéficient d’une présomption de légitimité et rabâchent avec aplomb de prétendues évidences. Leurs rejetons universitaires, « intellectuels », experts, éditorialistes et commentateurs sont eux aussi « des gens sérieux » ayant pignon sur rue, aux pedigrees impeccables ; de vraies « stars » connues par leurs seuls acronymes… On les aide depuis des lustres à construire des parcours qui sont autant d’occasions d’œuvrer à l’indicible agenda qui les anime. L’État profond français est donc tout sauf refoulé. Quand il se sent menacé ou découvert, il se défoule même sur le terreau d’un recul du régalien et d’une crise de l’autorité que rien ne semble pouvoir arrêter. Il chasse en meute et lance des anathèmes en rafale sur les réseaux sociaux contre les quelques personnalités ou simples individus qui osent rappeler que la France n’est pas morte, que le cadavre bouge encore et qu’il faut juste vouloir réagir.

Mais il est grand temps de dire l’indicible. Ces gens œuvrent à l’abaissement national assumé comme une fatalité. Rien de tragique en somme : juste la sortie de la France de la scène du monde ! Regrettable mais irrattrapable. À admettre et transformer en une chance de se porter vers une autre dimension : la fin des nations, des peuples et des États, le nec plus ultra de la postmodernité politique ! On n’est pas à un paradoxe cynique près chez les fakirs de cette eau-là. Plus c’est gros, plus ça passe.

Que faire ? Contre un virus aussi malin et métastasique, il faut une thérapeutique de choc. Il faut cartographier, identifier, désigner et détruire méthodiquement. Neutraliser la capacité de nuisance d’hommes et de femmes dont l’intime conviction et/ou l’intérêt de carrière ou économique leur commandent de ne surtout pas réfléchir à l’intérêt de la France et des Français. Pratiquer un name and shame cathartique, et sortir manu militari tous ces individus d’un système qu’ils ont obstrué, au point que la France est à la dérive et la proie d’un mépris à travers le monde insupportable à tous ceux qui croient encore en ce que nous pouvons être. Il faut qu’existe la certitude de sanctions personnelles lourdes pour quiconque ne mettrait pas en pratique la nouvelle politique étrangère cohérente et ambitieuse indispensable pour notre pays.

Et aussi, expurger de nos cœurs cet esprit de soumission que nous soufflent ces hérauts maléfiques au nom d’un réalisme dévoyé. Pour cela, l’impulsion doit être donnée par la tête de l’État. Il faut donc un chef de l’État incorruptible qui croit à la grandeur de la France, à sa singularité et à la nécessité impérieuse de son indépendance. Un homme qui cesse de bavarder et agisse. Un homme qui ose enfin désobéir et user de son autorité – en l’espèce de son pouvoir de nomination et de limogeage – pour décapiter la gorgone atlantiste qui depuis des décennies paralyse les membres et la tête de notre structure régalienne, détruit la confiance, l’esprit de responsabilité et finalement l’espoir, chez les élites comme chez le peuple. Cela suppose de réhabiliter trois notions cardinales diabolisées : la souveraineté, la puissance et l’influence, au lieu d’y renoncer au prétexte que cette ambition serait hors de notre portée. Nous en avons tous les atouts. Il suffit de le vouloir et de nous doter du kit de survie nationale : courage, cervelle et cœur. Mieux que le masque ! À fournir d’urgence à nos dirigeants.

Si la France était une femme, sans doute comprendrait-on plus instinctivement que l’on ne peut l’aimer sans la respecter, comme une soumise, une enchaînée, un pot de fleurs, un trophée tristement pendu au mur. La France est un être de lumière, libre, indépendant, moderne car souveraine. La souveraineté c’est la vie, et c’est moderne en diable.

*Caroline Galactéros est Présidente de Geopragma : https://geopragma.fr/letat-profond-mene-une-diplomatie-parallele/


Et pour savoir QUI dirige réellement l’Amérique, c’est en Israël qu’il faut se rendre !

Ariel Sharon dira à Shimon Pérés le 3 Octobre 2001 :

« Je vais vous dire quelque-chose de très clair : Ne soyez pas désolé de la presse pressurant Israël.

Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent. » 

Ariel Sharon, 3 octobre 2001, à Shimon Peres, comme cela a été rapporté sur Kol Yisrael Radio. »

QUI a créé les Goulags en U.R.S.S. ? QUI ? Mais QUI ...

Avec la révélation d’Ariel Sharon vous avez un aperçu sur QUI compose « le Cabinet Noir » en France :

« ENFIN, LE PEUPLE JUIF EST MAÎTRE DE LA FRANCE. NOTRE CONQUÊTE EST DÉSORMAIS UN ÉVÉNEMENT ACCOMPLI » …PAR ISAAC BLÜMCHEN.

« La France est aujourd’hui l’épée et le bouclier d’Israël. »


5 Commentaires

  • Tout cet article pour détruire Trump faire passer Macron comme une victime de Trump ! Final de l’histoire c’est que nous sommes tous les victimes d’un état profond détenus par Israël ! Ce sont eux qui s’en vantent ! L’immigration orchestrée par Soros ! Destructions de notre race blanche de notre religion . Nous sommes réduit à avoir des valeurs gauche et droites ! Soumis aux mensonges et aux poisons de ceux qui le pratiquent avec aisance .

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  • Rappelons l’objectif de l’Etat profond : Accaparer l’ensemble des biens des nations et des peuples, diriger l’humanité d’une main de fer, contrôler et surveiller chaque individu, installer le communisme et le transhumanisme grâce au reset et à la pandémie. Il s’agira du Nouvel Ordre Mondial basé sur le Talmud, la Gnose, Machiavel et la Kabbale en lieu et place du Christianisme. Pour ceux qui marchent et obéissent aux mondialistes, on peut facilement imaginer quelques désenchantements. Le paradis ne sera pas pour eux.

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  • A reblogué ceci sur Politique émois et moiet a ajouté:
    Triste constat de la saisie de l’État français

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  • ‘’’Merci de cette info que j’ignorais! Des personnes pas mauvaises ont  »cru » qu’avec macron, elles pourraient faire  »quelque chose de bien » pour la France. Qu’elles sachent VOIR CE QU’IL EN EST UNE BONNE CHOSE! Pour le moment on en compte deux: François-Michel Lambert et Martine Wonner. Bravo à eux!! Pour le moment, de ceux instruits au talmud, nous comptons trois personnes qui ont su voir ce qu’il en est: Israël Shahak, Vladimir Zelenko, et Véronique Lévy! LE TEMPS DES REVELATIONS EST FAIT POUR APPORTER LA LUMIERE SUR TOUT ET SUR CHACUN!! Belle attestation! LE CABINET NOIR de 20 personnes EST COMPLETE FM: LA FRANCE DE CASSE TEXTE A 570 CONSEILLERS DE CABINETS ET 42 MINISTRES ET SECRETAIRES D’ETAT, rapporté par mr Asselineau en sa dernière vidéo. Salutations à tous!!’’

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  • Nos élus républicains sont tous des criminels ou des cons.
    https://numidia-liberum.blogspot.com/2021/11/covid-arnaque-lettre-du-maire-de.html

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