Vrai et Faux fascisme : « Il naîtra de faux fascismes. Car la démocratie est fourbue. Dans son agonie, elle aura des sueurs et des cauchemars : et ces cauchemars seront des tyrannies brutales, hargneuses, désordonnées. » Maurice Bardèche.

Les faux fascismes et le vrai…

« Il naîtra de faux fascismes. Car la démocratie est fourbue. Dans son agonie, elle aura des sueurs et des cauchemars : et ces cauchemars seront des tyrannies brutales, hargneuses, désordonnées.

Il y aura des fascismes de l’antifascisme. Il y aura des « dictateurs de la gauche ». Et nous verrons s’élever au nom de la défense des républiques, des régimes qui auront pour maxime de refuser la liberté aux « ennemis de la liberté ». Nous le savons. Et c’est pourquoi nous savons aussi que c’est mensonge et vanité de définir le fascisme par des caractères extérieurs.

La suppression de la liberté, les arrestations arbitraires, les camps de concentration, la torture qu’on prétend rejeter sur le fascisme, sont tout aussi bien et tout aussi souvent le propre des régimes dirigés contre le « danger fasciste ».

Tous les caractères extérieurs par lesquels les adversaires du fascisme le définissent, ils se retrouvent ou peuvent se retrouver dans les régimes antifascistes : c’est qu’ils ne définissent pas le fascisme qui, finalement, est une manière de réagir, un tempérament, une manière d’être, incarnée dans un certain type d’hommes.

C’est ce type d’hommes, c’est cette attitude devant la vie qui, au fond, commandent toutes les réactions fascistes et les formes, diverses selon les peuples, que le fascisme a prises et prendra dans l’histoire. Là où ces hommes dirigent, là où leur esprit inspire l’action de pouvoir, il y a un régime fasciste.

Au contraire, lorsqu’ ils sont persécutés ou combattus, quoi qu’on vous dise et quelque bruit que fasse la trique en tournoyant, reconnaissez les signes de la décomposition, de la décadence et le règne de l’or et des pharaons de l’étranger.

Voulez vous reconnaître à coup sûr et instantané le faux fascisme ?

Vous le reconnaîtrez à ces signes : il emprisonne au nom des droits de la personne humaine et il prêche le progrès, mais il respecte les milliards et les banques sont avec lui. Ne cherchez pas plus loin. Vous verrez quelques mois plus tard le faux fascisme faire la chasse au courage, à l’énergie, à la propreté.

Il vous dévoilera ainsi son vrai visage. Il a besoin d’esclaves assez abrutis pour ne pas trop sentir leur collier.  »

Maurice Bardèche – Qu’est-ce que le fascisme ? (Éd. Les Sept couleurs, Paris) – 1961


2 Commentaires

  • Excellente démonstration.
    Il ne faut pas confondre ceux que l’on nomme « néo nazis » de la révolution de Maïdan à Kiev en 2014 avec les  » Nazis » Allemands Nationaux-Socialistes de 1933-45. Ceux de Maïdan bénéficiaient justement du soutien direct du lobby Khazaro-sioniste.
    De même certains apellent « fascistes » les bolchos-Staliniens parce qu’il s’agissait d’un régime communiste centralisé qui avait ravi le pouvoir au trotskisme.
    Actuellement on fait un amalgame entre les « nazis » allemands et les mondialistes de Davis. Mais je crois que l’on fait une profonde erreur. Je crois que jamais Hitler, avec les défauts de son régime, certes démesurément amplifiés par les vainqueurs de la 2ème guerre mondiale, n’aurait accepté une paralysie pareille du monde entier nocive au possible au bien commun imposé par un diktat au projet le plus anti-naturel au possible.

  • Le régime fascisme inventé au 20ème siècle était fondé par la dictature d’un parti nationaliste unique et anticommuniste. A quoi assistons-nous aujourd’hui ? A la mise en place d’un régime totalitaire antinational d’idéologie communiste que l’on pourrait qualifier « d’antifasciste » Cela paraît être le contraire du fascisme mais quelles sont les points communs entre ces deux régimes ? Il y a la manipulation et l’endoctrinement des masses par une propagande abrutissante, la restriction drastique de toutes formes de libertés, la chasse impitoyable des opposants qui se voient muselés et emprisonnés et même liquidés, l’instauration d’une société « apartheid » entre les esclaves soumis et les résistants défenseurs de la dignité humaine. Donc, en résumé et pour conclure, les fascistes d’hier et les antifascistes d’aujourd’hui, ce sont finalement les mêmes !

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