Victoire des « frères d’Italie »

Le parti Fratelli d ́Italia (Frères d ́Italie, FdI) est le grand vainqueur des élections législatives qui ont eu lieu hier en Italie. La chef du FdI, Giorgia Meloni, qui deviendra selon toute vraisemblance la première femme Premier ministre d’Italie, s’est réjouie du triomphe de la droite. Elle a parlé d’une « nuit de fierté » et d’une « nuit de rédemption ». Elle a obtenu près de 26 % des voix. L’alliance de centre-droit avec la Lega & Forza Italia franchit la barre des 40 % et obtient une majorité stable dans les deux chambres du Parlement.

Au cours des dix-huit derniers mois, Meloni et son parti se sont systématiquement opposés au gouvernement de concentration de l’ex-patron de la BCE et disciple du WEF Mario Draghi. On s’est opposé à sa dictature du corona-mensonge, on a critiqué les lockdowns et la pression vaccinale.

Le parti de Meloni est le successeur du Movimento Sociale Italiano (MSI). Ce mouvement s’est longtemps référé de manière positive au fascisme italien avant de devenir l' »Alleanza Nazionale », dont l’ex-chef de parti Gianfranco Fini, devenu ensuite vice-premier ministre, a pris ses distances. Le symbole du parti précédent était la « flamme italienne », également appelée « fiamma tricolore ». Les Frères d’Italie portent toujours ce symbole dans le logo de leur parti.

Elle a également critiqué l’agenda « LGBTQ » et s’est engagée en faveur des valeurs chrétiennes et de la famille traditionnelle. Cela a manifestement suffi à certains médias pour qualifier Meloni de « postfasciste ».

Le parti de Meloni a pu profiter de son rôle d’unique opposition durant la période de gouvernement de l’ex-patron de la BCE Mario Draghi. L’ancien petit parti, qui avait obtenu 4,4 % lors des élections législatives de 2018, est désormais la première force de l’État. Mais la victoire électorale de Meloni n’est pas seulement un glissement de terrain dans les chambres parlementaires, mais aussi au sein de l’éventail des partis de droite. Par rapport aux dernières élections de 2018, les Frères d’Italie ont gagné plus de 20 pour cent.

La Lega de Salvini a en revanche chuté à près de neuf pour cent – en 2019, les sondages la situaient à près de 40 pour cent. Elle devance ainsi de peu « Forza Italia » de Belusconi (environ 8 pour cent), qui a été sanctionnée, tout comme la Lega de Salvini, pour sa participation à l’expérience gouvernementale de Draghi. On peut donc s’attendre à ce que Meloni et Berlusconi se retrouvent au gouvernement – sous des auspices inversés. En 2008-11, lorsque la dirigeante du FdI était ministre de la Jeunesse et des Sports pour un petit parti dissident, Berlusconi était Premier ministre.

Bien que l’alliance ne dispose sur le papier « que » de 41 pour cent de l’électorat, le système électoral lui permet d’obtenir une belle majorité à la Chambre des députés (environ 240 sièges sur 400) et au Sénat (environ 120 sièges sur 206). Cela est rendu possible par le système électoral actuel « Rosatellum bis ». Ironie de l’histoire : ce système a été proposé autrefois par un politicien de centre-gauche. Il espérait ainsi obtenir des majorités de gauche, pensant que la « droite » était de toute façon divisée.

Le Mouvement 5 étoiles, autrefois fondé par le comique Beppe Grillo, a également été sanctionné. Ce groupe populiste de gauche, mais eurosceptique, avait provoqué les nouvelles élections. Il a été divisé par deux, à un peu plus de 16 pour cent. Sans la promesse de continuer à verser les prestations sociales introduites il y a quelques années, il aurait sans doute chuté encore plus.

Les élections italiennes ont en outre valeur de signal pour les autres pays de l’UE.

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