Charles X et la franc-maçonnerie ont volé 450 tonnes d’or à l’Algérie, et engraissent les banques.

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RELIGION CATHOLIQUE TRADITIONNELLE : SEULE RELIGION DES MIRACLES – IL N’Y A AUCUN MIRACLE DANS LES AUTRES CROYANCES : TOUS CEUX QUI ONT VU LA SAINTE VIERGE COMME SAINTE BERNADETTE ONT LEUR CORPS COMPLETEMENT INTACT PLUSIEURS SIECLES APRES LEUR MORT. AU VIIIe S, L’HOSTIE DE LANCIANO SE TRANSFORME EN CHAIR RESTEE INTACTE 12 SIECLES PLUS TARD.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que cet or est ensuite reversé aux banques. La boucle est bouclée. CQFD On comprend donc très bien le fondement de toute cette manigance.

Comme c’est drôle. Ceux mêmes qui s’empressent de répéter comme « une leçon apprise pour les nuls » que ce qui sera l’Algérie, sous contrôle ottoman, écumait la Méditerranée, jusqu’aux côtes italiennes pour en capturer les femmes et agrémenter leurs bordels, et qu’Alger fut construite par des prisonniers européens, souffrent d’amnésie quand il s’agit de regarder le rôle de Charles X (« roi » franc-maçon) dans son intervention qui n’avait pas pour seul intérêt de pacifier la Méditerranée. Les pirates « algériens » dérangeaient « les milliardaires » APATRIDES de l’époque bien entendu. Tous ces accusations contre l’Algérie sont exactes et même des nationalistes algériens le reconnaissent sans peine. Regardons d’un peu plus près. Il est bien évident que ce comportement est celui de la franc-maçonnerie, et non celui de vrais rois comme saint Louis qui deplus parlait couramment l’arabe.

Charles X, roi de France (1757-1836) en quête d’un succès militaire pour améliorer sa «cote» de popularité en France, envoya plus de 450 navires, dont 103 de guerre, et 40 000 hommes avec artillerie en Algérie. Après trois semaines de siège et un bombardement intense, le dey d’Alger capitula le 5 juillet 1830. Le trésor de la Régence, évalué à 450 tonnes d’or, fut acheminé vers la France.

Ce sont les faits crus qui demandent une analyse profonde en premier afin de démonter la structure de cette cabale financière, nerf de guerre, d’une entreprise aussi colossale.

La banque de France fut créée le 18 janvier 1800 par un groupe de représentants de banques privées. En 1803, Napoléon Ier lui conféra le monopole d’émission des billets, c’est-à-dire le privilège exclusif d’émettre les billets de banque.

Depuis Bonaparte, qui donna à la France des institutions qui consacrèrent la victoire de la bourgeoisie, la Banque de France reçut le moyen de gouverner les gouvernements de façon directe et très simple.

Chaque gouvernement dépend des avances de la Banque de France, qui est un club de banques privées. Lorsqu’un gouvernement est pressenti, avant de se présenter devant le Parlement, il doit se présenter devant ce que l’on appelle le gouvernement de la Banque, c’est-à-dire le petit noyau des plus grands banquiers, les régents de la Banque de France parmi lesquels on comptait dans la période qui nous occupe les Rothschild, les Seillière et les Schneider qui étaient et sont encore les maîtres des finances de la France.

Juin 1815, Napoléon est battu à Waterloo. Cette défaite militaire, et capitale, marque secrètement le triomphe d’une coalition de banquiers internationaux dont les Rothschild établis en France et en Angleterre, qui viennent d’émerger sur la scène financière européenne, vont bientôt en prendre la tête.

Car à l’occasion de Waterloo, Nathan de Rothschild, établi à Londres pour le compte de son père Mayer-Anselme, allait réaliser un énorme coup en Bourse par lequel il allait devenir le premier actionnaire de fait de la Banque d’Angleterre.

Nathan créa volontairement une panique sur le marché boursier londonien, en faisant faussement croire à une victoire de Napoléon, ce qui impliquait que l’empereur prendrait Londres auquel cas les titres des dettes émis par le gouvernement anglais d’alors se seraient aussitôt écroulés avec lui. Le cours des obligations anglaises s’effondra sur cette rumeur, c’est alors que Nathan les racheta en sous-main massivement et à vil prix.

Le coup était prodigieux : Nathan de Rothschild venait d’acquérir «droit de propriété» sur une nation, en possédant la dette qu’elle émettait au public pour se financer. Il réalisait ainsi le rêve mammonesque de son vieux père Amschel : dominer les nations par la dette, l’usure et la spéculation ! C’était là le premier «coup» d’une longue série que ses descendants répliqueront sans faillir…

Les Rothschild avaient conquis le pouvoir temporel par le contrôle des finances et de la monnaie.

Dans les faits, le montage financier pour équiper l’expédition en vue de la prise d’Alger fut élaboré par un cartel de banquiers : les Rothschild, les Seillière et les Schneider. Cette opération financière fut garantie par la prise en aval du trésor de la Régence.

Après la chute d’Alger, les commissions furent prélevées, la majeure partie du trésor se volatilisa. Officiellement, une enquête fut ouverte. Mais elle ne déboucha sur rien. Dans cette affaire criminelle, les lobbies jouèrent un rôle très important. Le roi Charles X voulait renflouer les caisses de l’Etat, assouvir l’avidité de la bourgeoisie, avoir les moyens de corrompre ses opposants et manipuler l’opinion publique en faisant de la gestion de la guerre menée contre l’Algérie la principale préoccupation de l’Etat.

Dans la réalité, un plus d’un cinquième de la fortune de la Régence d’Alger fut accaparé par l’Etat français, le reste ira dans les caisses du cartel de banquiers qui ont armé l’expédition des 450 bateaux et des 40 000 soldats. Le pillage fut une source d’une extraordinaire fortune pour ces familles.

Sur le plan international, rien ne pouvait être fait sans l’entente avec l’Angleterre qui contrôlait le détroit de Gibraltar.

Les Anglais ont exigé une alliance contre la barbarie au nom de la suprématie des valeurs occidentales et l’instauration d’un commerce libre.

LES SUPER-LOGES, 8 tomes, 140 € fco de port (laurentglauzy1@gmail.com)

Talleyrand, ministre français des Affaires étrangères entre 1814 et 1815, appuyé par les Rothschild, organisa l’entente entre la France et l’Angleterre.

L’expédition marqua le début de la conquête et de la colonisation française de l’Algérie qui s’étendait sur 132 ans. La conquête coloniale déboucha aussi sur la dépossession massive des droits de propriété des habitants.

Dans un pays comme l’Algérie – où tout est jeune –, tous les mots doivent garder leur vertu. En particulier le mot Histoire ne doit pas signifier n’importe quoi, mais désigner un thème précis en rapport avec la terrible guerre et le grand génocide perpétrés par la France, depuis 1830. Sous peine de voir surgir de nos rangs des obnubilés louant dans notre pays les bienfaits du colonialisme.

Car la pensée révisionniste est en marche en Algérie en épousant partout les formes qui lui permettent de violer les jeunes consciences.

Le seul moyen de lui faire barrage, c’est de documenter d’une manière sérieuse, précise et une fois pour toutes la responsabilité totale de la République française dans le drame de la colonisation en Algérie. Cela n’est possible que dans la mesure où la nation sera elle-même dégagée des équivoques historiques dont un abus de langage voudrait l’envelopper. Ces équivoques ont été prévues justement pour faire glisser le peuple algérien dans l’absurde et le doute.

L’ennemi d’hier est celui d’aujourd’hui. Il est l’ennemi de toujours. Tapi dans l’ombre, il «servira» une oligarchie traîtresse ces dernières années dans le transfert dans le sens opposé d’énormes ressources financières du pays, dans un nouvel épisode de mains basses sur Alger.

K. B./K. Z.

(*) Les mêmes cabbales ont élu un certain Benjamin Stora, comme l’historien incontournable de l’Algérie, alors qu’on possède une stature du nom d’Afroun Mahrez.

Pour ces livres voir : https://www.goodreads.com/author/list/15861532.AFROUN_Mahrez

6 comments

  • Ces 450 tonnes d’or étaient simplement l’ensemble du tribut de ce qui avaient été pillé lors des multiples attaques de navires au cours des siècles.
    Il était donc normal de les récupérer.
    Il est absolument mensonger d’affirmer que la France a perpétré un génocide en Algérie et c’est même scandaleux.
    Qui a mis en valeur les terres marécageuses de la Mitidja au prix de beaucoup de sacrifices et de morts du paludisme?
    Qui a créé des dispensaires?
    Qui a créé des routes et des villes?
    Tout n’a certainement pas été parfait, mais il est insupportable de lire ces calomnies.
    Et puis, ce devrait être la gloire de Pro Fide Catholica de savoir que des œuvres comme Notre Dame de la Mercy avaient été fondées pour récupérer les captifs des bagnes des côtes de l’Oranais, de l’Algérois, de la Kabylie et de la Tunisie. Mais là, vous semble l’ignorer. Il existe des documents anciens bien antérieurs au règne de Charles X qui attestent ces enlèvements et des récupérations sous rançon. Mais là, vous faites l’omerta.
    Ce n’est pas honnête.

  • Complètement d’accord avec Chaux-de Toureyre.

    —-La France est intervenue en Algérie en 1830, alors sous la domination des Ottomans, et a bombarder le port esclavagiste du Bey d’Alger, pour faire cesser les razzias sur les côtes européennes et le trafic d’esclaves dans tous les marchés nord africains (Algérie, Tunisie, Maroc, Libye) , qui durait depuis le 16e siècle. —–

    —-C’est une réalité historique !
    —Nier cela, est une réécriture et une falsification dangereuse et une méconnaissance de l’histoire !

    « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans ; l’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800) «

    —-Le commerce des esclaves existant en Afrique du Nord depuis l’Antiquité se poursuivit à l’époque médiévale. Le contrôle politique d’une partie de la région par l’Empire ottoman au XVIe siècle renforça l’influence des Barbaresques déjà existante depuis le treizième siècle, augmentée par l’afflux de réfugiés morisques expulsés d’Espagne après la Reconquista. La protection ottomane (à Alger, Tunis et Tripoli) ou chérifienne (au Maroc) et le grand nombre d’immigrants augmentèrent rapidement le rendement des expéditions menées par les pirates et corsaires de la côte, qui saisissaient les équipages des navires européens pour les réduire en esclavage ou les rançonner.—

    —-Les corsaires barbaresques ont capturé des milliers de navires chrétiens et ont attaqué à plusieurs reprises la plupart des localités côtières des rives nord de la mer Méditerranée. En conséquence, les résidents ont abandonné leurs anciens villages côtiers en Espagne, France et en Italie et en ont construit d’autres, souvent fortifiés, au sommet des buttes et des collines. Cela jusqu’en Irlande !

    Les raids ont été un tel problème que les côtes sont restées en partie désertes jusqu’au début du XIXe siècle. Certains des capitaines des galères de course, ainsi que les corsaires les plus reconnus, étaient ce qu’on appelait à l’époque des « renégats » : des Européens convertis à l’islam pour échapper à l’esclavage, comme John Ward et Zymen Danseke. Les effets des raids barbaresques ont culminé au début du milieu du XVIIe siècle.

    ——Deux ordres religieux dits « rédempteurs » apparurent en moins d’une génération : l’Ordre de la Très-Sainte Trinité ou Ordre des Trinitaires, fondé en 1194 par Jean de Matha et approuvé par le pape Innocent III quatre ans plus tard, et l’Ordre de Notre-Dame de la Merci ou Ordre des Mercédaires, fondé par Pierre Nolasque en 1218. Ces religieux avaient pour but non seulement de soulager des souffrances, mais aussi et surtout de soustraire les esclaves chrétiens au danger d’une apostasie fatale pour leur âme.—— ;

    —-Ouvrage historique de référence

    « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans ; l’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800) «
    Robert C. Davis. Actes Sud Babel. Septembre 2007

    « La traite des Blancs pratiquée en Méditerranée par ceux que l’on nommait alors les Barbaresques a duré près de trois siècles et a causé plus d’un million de victimes. Qui étaient ces esclaves ? Comment se les procurait-on ? Comment fonctionnaient les marchés d’Alger, de Tunis et de Tripoli, les trois villes formant le noyau dur de la Barbarie ?
    Quelle forme prenait l’asservissement physique et moral de ces hommes et femmes originaires de toute l’Europe ?

    Comment l’Eglise catholique et les Etats européens tentèrent-ils de les racheter ? Les réponses que l’auteur apporte à ces questions et à bien d’autres battent en brèche l’idée élaborée au XIXe siècle et encore dominante d’un esclavage fondé avant tout sur des critères raciaux.

    Sur un sujet négligé ou sous-estimé par de nombreux historiens mais volontiers exploité par le roman populaire, cet ouvrage très sérieusement documenté, fruit de dix années de recherches, a reçu lors de sa première édition en France (Jacqueline Chambon, 2006) le prix Madeleine Laurain-Portemer de l’Académie des sciences morales et politiques. »

    • Merci pour votre réponse. Mais ce que vous écrivez, même les Algériens d’aujourd’hui le disent.Le problème est que l’on balance cette vérité comme une révélation. En revanche, nous oublions, ue Rothshild a financé l’opération de Charles X, dont le Royaume était en chute libre. Et les 450 tonnes d’or récupérées, sont tombées dans les banques et notamment chez les Rothschild. Le pape demandera aussi cette intervention en Méditerranée. En clair, rien de neuf sous le soleil : Dieu c’est très bien, mais quand il y a des intérêts financiers ce n’est pas mal non plus. C’est juste ce détail que je rajoute et rien de plus.
      Concernant les razzias, les Vikings n’en pratiquèrent pas de moindres. Concernant saint François d’Assise, il déplora aussi les razzias de troupes catholiques en terre d’Islam. Oui, dirons-nous : ils se sont défendus. En effet, ils se sont vraiment très bien défendus, à tel point queles femmes etles enfants y passaient. Voyez-vous quand on regarde de plus près, on voit bien que tout n’est pas blanc et noir. N’est-ce pas ? Enfin ne soyons pas hypocrites : il y a un problème de racisme derrière tout cela, et l’on essaie de recouvrir tout cela par des pages d’histoire.
      Autre chose. Vous n’avez pas répondu à ma question sur la franc-maçonnerie dans l’Algérie d’aujourd’hui. Ca m’intéresse. Merci encore.

      • —Pour répondre en deux temps à vos interrogations.

        1—La réalité historique des razzias de captifs et de l’esclavage en général, fut le fait de tous les peuples depuis
        l’ Antiquité, jusqu’à la période contemporaine !
        L’esclavage ancien était fondamentalement différent de l’esclavage moderne en ce qu’il était une condition d’égalité des chances — toutes les ethnies pouvaient être esclaves — et en ce qu’il considérait les esclaves comme une catégorie principalement sociale et non économique.

        –Oui, ce serait hypocrite de ne pas le reconnaître !

        —-Mais une fois ,que l’on a dit cela, on n’explique rien. ! …..

        —-l’Histoire, les chroniques, les témoignages……, ce ne sont pas seulement « Des pages d’histoires pour recouvrir une vérité…. » qui seraient selon vous, des contre-vérités, pour masquer, les maux d’un racisme déguisé « des méchants blancs dominants, mécréants, culpabilisateurs et privilégiés, que nous sommes » selon la rhétorique des élites humanistes mondialistes et satanistes !
        —Non, ce sont des faits historiques dramatiques , des souffrances ,des blessures, des tortures ,des maltraitances physiques et psychologiques vécus dans la chair et dans l’âme de ceux qui l’on subi, arrachés à leur terre, à leurs famille, à leur existence ,quelque soit, leur origine !

        —Mais la nature de l’esclavage n’est pas la même selon les civilisations, les périodes, les époques et les peuples concernés.
        —La Bible contient deux types d’esclavage complètement différents : l’un en tant que serviteur pour payer une dette, et l’autre en tant que propriété .
        Par ailleurs, en raison de ces origines, nous pouvons distinguer entre trois types d’esclaves : – les esclaves domestiques; – les esclaves du travail; – les esclaves prisonniers de guerre. L’esclavage a perduré au XXe siècle, sous diverses formes, comme les camps de travail dans les régimes autoritaires concentrationnaires.

        —–Ouvrage de référence sur le tabou de l’esclavage en terre d’Islam.
        —–Malek Chebel « L’Esclavage en Terre d’Islam » – Fayard, 2007

        « Dans l’esprit de beaucoup, l’esclavage est une affaire de mauvais Blancs, aujourd’hui rongés par les remords et la culpabilité. La traite ? Des négriers patibulaires ou des planteurs de canne à sucre sans foi ni loi et cyniques. Posant sur ces postulats un regard neuf, Malek Chebel fait le voyage au pays des esclaves, tant en Afrique orientale que dans les pays du Sahel, du Maghreb et du Golfe, au Proche-Orient et en Asie. Il en tire un constat terrible :
        —–l’esclavage est en réalité la pratique la mieux partagée de la planète, un phénomène quasi universel.
        Depuis plus de quatorze siècles, l’islam interdit de réduire quiconque en esclavage, croyant ou non-croyant, Blanc ou Noir.
        Pourtant, ce phénomène demeure encore vivace : l’islam couvre-t-il les esclavagistes ? Les encourage-t-il ? Qui s’en soucie dès lors que le tabou occulte ces questions qui dérangent ?
        Pour décrypter les nouvelles formes que prend la servitude dans le monde arabo-musulman, l’auteur reconstitue avec minutie le développement d’une culture esclavagiste qui s’est greffée sur l’islam. »

        2—–Sur la Franc-Maçonnerie en Algérie et au Maghreb.
        Voilà un renvoi vers un extrait d’article de Jeune Afrique.com. complet sur le sujet.

        « Au Maghreb, la franc-maçonnerie sort de son sommeil »

        Taboue et méconnue à Alger et à Tunis, la franc-maçonnerie n’en est pas moins présente en Afrique du Nord depuis des décennies. À Rabat, les « frères » sont plus visibles.
        Frida Dahmani. Publié le 12 avril 2011

        « La révolution est prise en otage par les francs-maçons », murmure Ali d’un air entendu. Ce cadre de banque très sérieux n’est pas le seul, à Tunis, à élaborer un scénario à la Da Vinci Code, le best-seller de Dan Brown. Une déclaration sibylline de Youssef Seddik, philosophe et anthropologue tunisien, a mis le feu aux poudres : il a désigné, sans les nommer, deux ministres, affiliés à l’Association tunisienne des grandes écoles (Atuge), comme étant maçons ; et ce alors que lui-même est souvent invité comme orateur lors de conférences organisées par la loge de Compiègne, en France. Ainsi est née l’une des innombrables théories du complot maçonnique qui circulent à Tunis, dues au fait qu’une révolution sans leaders fait craindre aux Tunisiens la présence, dans l’ombre, d’un deus ex machina, et, tant qu’à faire, pourquoi pas les francs-maçons ?

        Implantée au Maghreb à la suite de la colonisation, la franc-maçonnerie est, en Algérie, essentiellement d’origine française ; au Maroc, elle s’est consolidée avec l’obédience espagnole ; en Tunisie, l’influence de migrants italiens d’origine toscane a joué un rôle fondamental. Si les archives ont permis d’identifier des francs-maçons maghrébins tels que l’émir Abdelkader ou de grands commis de l’État (notamment les Tunisiens Slaheddine Baccouche et Mohamed Salah Mzali), la « Veuve » – autre appellation de la franc-maçonnerie – a mal survécu à la fin de la colonisation en Algérie et en Tunisie, d’autant qu’elle a été interdite par Habib Bourguiba en 1959 alors que beaucoup croyaient que lui-même était un initié. Tout bon « frère » étant muet, il est bien difficile de savoir si, aujourd’hui, les maçons algériens et tunisiens ont rendu leur tablier. Au Maroc, en revanche, ils ont pignon sur rue.

        ALGÉRIE. Dans l’ombre. En 2006, les Algériens scrutaient les activités du Lions Club et du Rotary en y voyant un prosélytisme maçonnique. Des noms de politiciens ont circulé sous le manteau, notamment ceux de Khaled Nezzar et Ali Haroun, membres du Haut Comité de l’État – tout comme feu Mohamed Boudiaf, lui-même initié à la Grande Loge du Maroc lors de son exil. Selon Mohamed Samraoui, ancien officier des services spéciaux algériens, le général défunt Larbi Belkheir, ex-ambassadeur à Rabat, en était aussi. Mais rien ne confirmera jamais ces on-dit.
        Pourtant, les « fils de la lumière » sont de plus en plus nombreux, et ce sont les Algériens de la diaspora qui forment le gros du contingent. Nasser, un « frère » vivant à Marseille, confie : « Il y a des maçons algériens très connus, mais on ne peut révéler leurs noms de leur vivant, nous sommes tenus au secret. Et je tiens à souligner que, même si la franc-maçonnerie n’a rien à voir avec la religion, beaucoup de “frères” sont de bons musulmans. » Il ajoute : « Bien que la franc-maçonnerie soit interdite en Algérie, des tenues sont malgré tout organisées. Et les loges algériennes ont acquis une existence officielle grâce au soutien du Grand Orient de France. »

        Saïd, jeune médecin initié, en dit plus : « Nous sommes censés nous enrichir par la diversité, mais nous devenons un cercle de réflexion élitiste au vu de l’abaissement de la pensée dans la société. Toutefois, la franc-maçonnerie participe au rayonnement de notre pays, nous sommes dans un partage rituel de réflexions philosophiques, symboliques ou économiques, chacun cherche sa voie. Et il n’y a pas de guerre entre le tablier et le croissant. »

        https://www.jeuneafrique.com/192108/societe/au-maghreb-la-franc-ma-onnerie-sort-de-son-sommeil/

      • C’est vraiment très intéressant de vous lire. J’apprécie beaucoup. Un grand merci. Si je peux passer en article je le fais.

      • « Enfin ne soyons pas hypocrites : il y a un problème de racisme derrière tout cela, et l’on essaie de recouvrir tout cela par des pages d’histoire. »
        Quel problème de racisme ? Celui des Algériens contre les Français et les Blancs?

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