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Message au Petit Peuple Juif de France concernant l’Affaire Yann Moix. VIDEO

Stéphane Blet s’adresse au Petit Peuple Juif de France pour leur rappeler que leurs Réels Ennemis ne sont pas ceux les Organisations Juives leur désignent. Yann Moix fait parti des pires râclures que cette terre contient.

 

Nous, Catholiques, savons que le Pape Pie XII a hébergé de très nombreuses familles Juives au Vatican qu’il a sauvé des camps de concentration. A cet effet,  le grand rabbin de Rome, Israël Zolli, constatant tout l’Amour et tout  l’Attachement du Saint Pape Pie XII pour le petit Peuple Juif Italien SE CONVERTIRA AU CATHOLICISME EN 1945 ET PRENDRA LE NOM DE EUGENIO PIO EN HOMMAGE A PIE XII.

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Ce que les juifs ont dit du pape Pie XII

Pie XII

Petit rafraîchissement historique concernant le pape Pie XII :

1) Israël Zolli, grand rabbin de Rome, s’est converti au catholicisme en 1945. Il a pris pour prénom de baptême « Eugenio Pio » en hommage au pape Pie XII pour ses actes héroïques en faveur des juifs.

2) Albert Einstein écrivait, dans le Time Magazine du 23 décembre 1940 : « Lorsque la révolution nazie survint en Allemagne, c’est sur les universités que je comptais pour défendre la liberté, dont j’étais moi-même un amoureux, car je savais qu’elles avaient toujours mis en avant leur attachement à la cause de la vérité ; mais non, les universités furent immédiatement réduites au silence. Alors je me tournai vers les grands éditeurs de journaux, dont les éditoriaux enflammés des jours passés avaient proclamé leur amour de la liberté ; mais eux aussi, en quelques courtes semaines et comme les universités, furent réduits au silence. Dans la campagne entreprise par Hitler pour faire disparaître la vérité, seule l’Eglise catholique se tenait carrément en travers du chemin. Je ne m’étais jamais spécialement intéressé à l’Eglise auparavant, mais maintenant je ressens pour elle grande affection et admiration, parce qu’elle seule a eu le courage et la persévérance de se poser en défenseur de la vérité intellectuelle et de la liberté morale.
Je suis donc bien forcé d’avouer que, maintenant, c’est sans réserve que je fais l’éloge de ce qu’autrefois je dédaignais. »

3) Golda Meïr, en 1958, lors du décès de Pie XII, déclara : « Pendant les dix années de terreur nazie, quand notre peuple subit un terrible martyre, la voix du pape s’est élevée pour condamner les persécuteurs et invoquer la pitié envers leurs victimes. La vie de notre temps a été enrichie par une voix qui disait les grandes vérités morales au-dessus du tumulte des conflits quotidiens. Nous pleurons un grand serviteur de la paix. »

4) Marcus Melchior, grand rabbin du Danemark, a déclaré : « Si le pape avait parlé, Hitler aurait massacré beaucoup plus que six millions de juifs et peut être 10 millions de catholiques. »

5) Isaac Herzog, grand rabbin de Jérusalem, dans une correspondance privée avec Pie XII, écrit : « Le peuple juif se souviendra vivement avec la plus profonde gratitude de l’aide apportée par le Saint-Siège au peuple souffrant durant la persécution nazie. Sa Sainteté a agi pour éradiquer l’antisémitisme dans de nombreux pays. Que D… permette que l’histoire se souvienne que lorsque tout était noir pour notre peuple, Votre Sainteté a allumé pour lui une lumière d’espérance. »

6) Elie Toaff, grand rabbin de Rome, déclara en 1958 : « Les juifs se souviendront toujours de ce que l’Eglise Catholique a fait pour eux sur l’ordre du pape au moment des persécutions raciales. Quand la guerre mondiale faisait rage, Pie XII s’est prononcé souvent pour condamner la fausse théorie des races. De nombreux prêtres ont été emprisonnés et ont sacrifié leur vie pour aider les juifs. »

 

La Contre Révolution : https://lacontrerevolution.wordpress.com/2016/01/12/ce-que-les-juifs-ont-dit-du-pape-pie-xii/

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Comment ces Organisations Juives (CRIF -LICRA and CO) parlent de Notre Saint Pape Pie XII qui a sauvé des centaines de Familles Juives ?

Voilà ce qu’est juste capable d’afficher le CRIF aidé du Talmud qu’il suit à la Règle !

Le Crif.org : http://www.crif.org/fr/tribune/l%E2%80%99antijuda%C3%AFsme-coupable-de-pie-xi-et-de-pie-xii-1937-1965/37393

Publié le 10 Juin 2013

L’antijudaïsme coupable de Pie XI et de Pie XII. 1937-1965

Par André Charguéraud, auteur de « 50 idées reçues sur la Shoah » (Labor et Fides)

« Ils ont courageusement dénoncé le racisme tout en prêchant constamment l’antijudaïsme. »

 

Les « silences » de Pie XII pendant la Shoah ont été dénoncés sans relâche dans de multiples livres et articles. Ils ont fait l’objet d’un film et d’une pièce de théâtre, tous les deux ouverts à la controverse.  On relève bien deux allusions de Pie XII aux exactions nazies, celle de son message de Noël 1942 et l’autre en juin 1943 devant le Sacré Collège. « Ni l’une ni l’autre ne sont des dénonciations solennelles que la conscience universelle reproche au pape de ne pas avoir prononcées contre le IIIème Reich », écrit pertinemment l’historien Bernard Reymond.

Si le pape refuse toute condamnation formelle de l’anéantissement des communautés juives et de l’intelligentsia catholique polonaise par le régime nazi, il est alors impératif qu’il appelle publiquement ses fidèles à « tendre la main à leur prochain ».  Qu’ils se portent par tous les moyens disponibles au secours des victimes quelle que soit leur « race ». Ces messages « de charité chrétienne » auraient être critiqués par Berlin, mais pas fait l’objet de représailles. Le pape n’a pas répondu à cette attente.

On argumente que, comme son prédécesseur, Pie XII a, clairement et à de nombreuses reprises, condamné le racisme. Pour Rome, la doctrine est univoque : « La prétendue question juive, dans son essence, n’est une question ni de race, ni de nation, ni de nationalité terrienne, ni de droit de cité dans l’État. C’est une question de religion »,  souligne Humani Generis Unitas que fit préparer Pie XI avant de mourir en février 1939. L’encyclique ne fut pas publiée. Elle n’en reste pas moins la position réfléchie et constamment réaffirmée par Rome. Pour les nazis la race et le sang, pour les catholiques la religion et la culture. La distinction est claire, absolue et définitive.

Cette dénonciation répétée du racisme est un grand pas dans la bonne direction. Elle aurait dû mobiliser les catholiques pour se porter au secours des Juifs condamnés par les nazis du fait de leur race. Malheureusement l’antisémitisme revêt deux aspects : le racisme et l’antijudaïsme. Le comportement de l’Église catholique est ambivalent. Elle dénonce le racisme et poursuit en même temps, malgré la persécution meurtrière de Juifs, une politique violemment antijudaïque.

Un article paru en novembre 1939 dans le magazine américain Catholic World est un exemple de cette ambivalence. On y lit : « L’antisémitisme est injuste, brutal et en opposition avec les enseignements du Christ. Si des personnes un peu simples d’esprit ont parfois pensé qu’elles devaient venger notre Sauveur du traitement qu’il reçut de son propre peuple, elles se trompent lourdement. Il est vrai que les Juifs furent rejetés par Dieu en tant que nation par laquelle le salut du monde devait venir, parce que les Juifs et leurs enfants portent le sang du Christ. Il est probablement exact que beaucoup des difficultés qui ont confronté le peuple choisi par Dieu sont la punition du Père céleste qui désire les ramener à lui ».

Le 11 janvier 1939 dans le Corriere della sera, le Père Gemelli, recteur de l’Université catholique de Milan, écrit : « Tragique sans doute et douloureuse est la situation de ceux qui ne peuvent pas faire partie, par le sang et par leur religion, de cette magnifique patrie ; tragique situation dans laquelle nous voyons, une fois de plus, comme en beaucoup d’occasions au cours des siècles, se réaliser cette terrible sentence que le peuple déicide a appelée sur lui et pour laquelle il va, errant de par le monde, incapable de trouver la paix d’une patrie pendant que les conséquences de l’horrible crime le poursuivent en tout temps et en tous lieux ».

Les encycliques de Pie XI et de Pie XII rappellent aux fidèles la dénonciation du judaïsme par l’Église catholique. Dix-huit mois après la publication des lois racistes de Nuremberg, quelques lignes dans Mit Brennender Sorge soulignent « l’infidélité du peuple choisi (…) s’égarant sans cesse loin de son Dieu (…) qui devait crucifier le Christ ».

L’encyclique Humani Generis Unitas va dans le même sens et même au-delà. Bien qu’elle soit restée à l’état de projet, elle reflète parfaitement la politique du Vatican. Les Juifs, peut-on y lire, « rendus aveugles par leur vision de domination matérielle et de gains n’ont pas reconnu le Sauveur ». Ses dirigeants « ont eux-mêmes appelé sur leurs têtes la malédiction divine » qui condamne les Juifs « à errer perpétuellement à la surface de la Terre ». Le texte va plus loin en précisant que l’Église « ne doit pas être aveugle devant ce danger spirituel auquel les esprits sont exposés au contact des Juifs et qu’il est nécessaire de rester attentif à protéger les enfants contre une contagion spirituelle ».

De telles déclarations ne vont pas inciter les catholiques sur le terrain à se porter au secours des Juifs et en particulier de leurs enfants. À moins que ce ne soit pour tenter de les convertir au christianisme, seul moyen pour eux de « sauver » leurs âmes perdues. L’encyclique de juin 1943 Mystici Corporis Christi répète une fois de plus que c’est la seule façon d’assurer leur salut et de les rendre fréquentables. S’il est dit dans cette encyclique que Dieu demande aux chrétiens d’aimer tous les peuples quelle que soit leur race, elle précise que tous les hommes quelle que soit leur race ne sont unis au sein de l’Église que s’ils se sont convertis. Si les Juifs ne se sont pas convertis, leur destin échappe à l’Église parce qu’ils ont brisé l’Alliance. Parce que les Juifs ont crucifié le Messie, ils ont créé leur propre destin désastreux d’éternels voyageurs sur terre. Le christianisme a supplanté le judaïsme. Les Juifs ont perdu leur statut de peuple élu.

Le prêtre prêche à chaque office « l’amour du prochain », mais en même temps il exclut les Juifs qui ne sont pas convertis. L’ensemble de ces positions idéologiques est depuis des siècles bien implanté dans chaque paroisse. Elles ont perverti l’ensemble des fidèles jusqu’au fond des campagnes. C’est un antisémitisme primaire destructeur de toute bienveillance envers les Juifs. Il faut attendre Vatican II et Nostra Aetate, publié en 1965, pour que le Vatican exonère le peuple juif de sa responsabilité dans la crucifixion.  Nostra Aetate a provoqué bien trop tardivement un lent changement dans les mentalités.

Certes de nombreux catholiques, individuellement ou au sein d’organisations confessionnelles, ont aidé des Juifs matériellement, allant jusqu’à les cacher avec tous les risques que cela comporte pour eux et leurs proches. Certes des prêtres dans leurs homélies ont appelé leurs fidèles à intervenir.  Mais si Pie XI et Pie XII comme des membres du haut clergé, sans changer la politique tracée par leurs prédécesseurs, s’étaient abstenus de rappeler les « errements » du peuple élu et la conduite négative à suivre vis-à-vis des Juifs, leurs fidèles se seraient portés en plus grand nombre à leur secours.

L’exemple en France des protestants réformés est éloquent. L’examen de la liste des « Justes parmi les Nations » en France, montre que près de 20% d’entre eux sont protestants, alors qu’ils ne représentaient que 1% de la population française.  Le père Pierre Chaillet qui en 1941 et 1942 s’est dépensé pour mobiliser les catholiques en faveur des camps d’internement de Vichy a dénoncé cette « carence de la charité catholique ». Il écrit : « Jusqu’à présent, en dépit de quelques efforts méritoires, mais très dispersés et sans coordination de la part de l’Église catholique, on constate douloureusement que l’œuvre d’assistance matérielle, sociale et morale, dans de nombreux « camps d’hébergement » et auprès des réfugiés isolés des villes, est pour ainsi dire totalement accomplie par les grands comités protestants d’aide aux réfugiés».

On reproche aux deux papes leur silence. Pie XI n’a pas dénoncé les persécutions dont les Juifs ont été les victimes avant la guerre. Pie XII  ne s’est pas élevé publiquement contre les exterminations nazies de la Shoah. Au moins devaient-ils impérativement éviter de répéter dans leurs encycliques les propos antijudaïques d’une doctrine qu’ils n’ont pas amendée en temps utile. Leurs fidèles ainsi démotivés ont pour un trop grand nombre exclu les Juifs de leur devoir de chrétiens. Des milliers de vies auraient pu être sauvées si les papes s’étaient abstenus de répéter ces anathèmes dépassés.

 

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Chacun jugera de quel côté se Trouve LA HAINE et de quel côté se Trouve La Main Tendue à son Prochain dans la Proclamation de la Vérité qui Seule REND LIBRE.

Hommage à Notre Saint Pape PIE XII qui est aux côtés de Notre Seigneur Jésus et de Notre Sainte Mère.

 

Discours sur la vocation de la France prononcé le 13 juillet 1937 dans la chaire de Notre-Dame de Paris par Son Eminence le Cardinal Eugenio Pacelli, futur Pie XII.

Ce Discours est d’une Brûlante Actualité.

 

« Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques, entouré d’une foule immense qui manifestait sa foi enthousiaste et sa tendre dévotion, je célébrais au nom du Souverain Pontife l’inauguration de la basilique érigée en l’honneur de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (note1), une inexprimable émotion m’envahissait le coeur d’une suavité si pénétrante que je ne voyais pas sans un mélancolique regret approcher le moment de m’éloigner de Lisieux où je venais de vivre ces heures inoubliables et vraiment célestes.

Mais voici que le parfum dont mon âme était tout embaumée me suivait, m’accompagnait au cours de mon voyage de retour à travers la luxuriante fécondité des plaines et des collines de France, de la douce terre de France, souriante dans la splendeur de sa parure d’été.

Et ce parfum m’accompagne encore ; il m’accompagnera désormais partout. Mais, à me trouver aujourd’hui en cette capitale de la grande nation, au coeur même de cette patrie, toute chargée des fruits de la terre, toute émaillée des fleurs du ciel, du sein de laquelle a germé, sous le soleil divin, la fleur exquise du Carmel, si simple en son héroïque sainteté, si sainte en sa gracieuse simplicité ; à me trouver ici en présence de toute une élite des fils et des filles de France, devant deux cardinaux qui honorent l’Église et la patrie (note 2), l’un pasteur dont la sagesse et la bonté s’emploient à garder la France fidèle à sa vocation catholique, l’autre, docteur, dont la science illustra naguère ici même cette glorieuse vocation, mon émotion redouble encore et la première parole qui jaillit de mon coeur à mes lèvres est pour vous porter à vous et, en vous, à tous les autres fils et filles de France, le salut, le sourire de la grande «  petite sainte  », flos campi et lilium convallium (Cant. 2, 1), decor Carmeli (Is. 35, 2) (note 3), messagère de la miséricorde et de la tendresse divines pour transmettre à la France, à l’Église, à tout le monde, à ce monde trop souvent vide d’amour, sensuel, pervers, inquiet, des effluves d’amour, de pureté, de candeur et de paix.

Mais ce n’est pas seulement le charme de Lisieux et de sa «  petite fleur  » qui me hante en ce moment, dans la chaire de cette cathédrale, c’est aussi l’impression que fait naître en moi cette cathédrale elle-même.

Comment dire, mes frères, tout ce qu’évoque en mon esprit, en mon âme, comme dans l’âme et dans l’esprit de tout catholique, je dirais même dans toute âme droite et dans tout esprit cultivé, le seul nom de Notre-Dame de Paris ! Car ici c’est l’âme même de la France, l’âme de la fille aînée de l’Église, qui parle à mon âme.

Âme de la France d’aujourd’hui qui vient dire ses aspirations, ses angoisses et sa prière ; âme de la France de jadis dont la voix, remontant des profondeurs d’un passé quatorze fois séculaire, évoquant les Gesta Dei per Francos (note 4), parmi les épreuves aussi bien que parmi les triomphes, sonne aux heures critiques comme un chant de noble fierté et d’imperturbable espérance. Voix de Clovis et de Clotilde, voix de Charlemagne, voix de saint Louis surtout, en cette île où il semble vivre encore et qu’il a parée, en la Sainte Chapelle, de la plus glorieuse et de la plus sainte des couronnes ; voix aussi des grands docteurs de l’Université de Paris, des maîtres dans la foi et dans la sainteté…

Leurs souvenirs, leurs noms inscrits sur vos rues, en même temps qu’ils proclament la vaillance et la vertu de vos aïeux, jalonnent comme une route triomphale l’histoire d’une France qui marche et qui avance en dépit de tout, d’une France qui ne meurt pas ! Oh ! ces voix ! j’entends leur innombrable harmonie résonner dans cette cathédrale, chef-d’oeuvre de votre génie et de votre amoureux labeur qui l’ont dressée comme le monument de cette prière, de cet amour, de cette vigilance, dont je trouve le symbole parlant en cet autel où Dieu descend sous les voiles eucharistiques, en cette voûte qui nous abrite tous ensemble sous le manteau maternel de Marie, en ces tours qui semblent sonder l’horizon serein ou menaçant en gardiennes vigilantes de cette capitale. Prêtons l’oreille à la voix de Notre-Dame de Paris.

Au milieu de la rumeur incessante de cette immense métropole, parmi l’agitation des affaires et des plaisirs, dans l’âpre tourbillon de la lutte pour la vie, témoin apitoyé des désespoirs stériles et des joies décevantes, Notre-Dame de Paris, toujours sereine en sa calme et pacifiante gravité, semble répéter sans relâche à tous ceux qui passent : Orate, fratres, Priez, mes frères ; elle semble, dirais-je volontiers, être elle-même un Orate fratres de pierre, une invitation perpétuelle à la prière.

Nous les connaissons les aspirations, les préoccupations de la France d’aujourd’hui ; la génération présente rêve d’être une génération de défricheurs, de pionniers, pour la restauration d’un monde chancelant et désaxé ; elle se sent au coeur l’entrain, l’esprit d’initiative, le besoin irrésistible d’action, un certain amour de la lutte et du risque, une certaine ambition de conquête et de prosélytisme au service de quelque idéal.

Or si, selon les hommes et les partis, l’idéal est bien divers – et c’est le secret de tant de dissensions douloureuses -, l’ardeur de chacun est la même à poursuivre la réalisation, le triomphe universel de son idéal – et c’est, en grande partie, l’explication de l’âpreté et de l’irréductibilité de ces dissensions.

Mais ces aspirations mêmes que, malgré la grande variété de leurs manifestations, nous retrouvons à chaque génération française depuis les origines, comment les expliquer ? Inutile d’invoquer je ne sais quel fatalisme ou quel déterminisme racial. À la France d’aujourd’hui, qui l’interroge, la France d’autrefois va répondre en donnant à cette hérédité son vrai nom : la vocation.

Car, mes frères, les peuples, comme les individus, ont aussi leur vocation providentielle ; comme les individus, ils sont prospères ou misérables, ils rayonnent ou demeurent obscurément stériles, selon qu’ils sont dociles ou rebelles à leur vocation.

Fouillant de son regard d’aigle le mystère de l’histoire universelle et de ses déconcertantes vicissitudes, le grand évêque de Meaux écrivait : «  Souvenez-vous que ce long enchaînement des causes particulières, qui font et qui défont les empires, dépend des ordres secrets de la Providence. Dieu tient du plus haut des cieux les rênes de tous les royaumes ; il a tous les coeurs en sa main ; tantôt il retient les passions ; tantôt il leur lâche la bride, et par là il remue tout le genre humain… C’est ainsi que Dieu règne sur tous les peuples. Ne parlons plus de hasard ni de fortune ; ou parlons-en seulement comme d’un nom dont nous couvrons notre ignorance  » (Bossuet, Discours sur l’histoire universelle, III, 8).

Le passage de la France dans le monde à travers les siècles est une vivante illustration de cette grande loi de l’histoire de la mystérieuse et pourtant évidente corrélation entre l’accomplissement du devoir naturel et celui de la mission surnaturelle d’un peuple.

Du jour même où le premier héraut de l’Évangile posa le pied sur cette terre des Gaules et où, sur les pas du Romain conquérant, il porta la doctrine de la Croix, de ce jour-là même, la foi au Christ, l’union avec Rome, divinement établie centre de l’Église, deviennent pour le peuple de France la loi même de sa vie. Et toutes les perturbations, toutes les révolutions, n’ont jamais fait que confirmer, d’une manière toujours plus éclatante, l’inéluctable force de cette loi.

L’énergie indomptable à poursuivre l’accomplissement de sa mission a enfanté pour votre patrie des époques mémorables de grandeur, de gloire, en même temps que de large influence sur la grande famille des peuples chrétiens. Et si votre histoire présente aussi ses pages tragiquement douloureuses, c’était aux heures où l’oubli des uns, la négation des autres, obscurcissaient, dans l’esprit de ce peuple, la conscience de sa vocation religieuse et la nécessité de mettre en harmonie la poursuite des fins temporelles et terrestres de la patrie avec les devoirs inhérents à une si noble vocation.

Et, néanmoins, une lumière resplendissante ne cesse de répandre sa clarté sur toute l’histoire de votre peuple ; cette lumière qui, même aux heures les plus obscures, n’a jamais connu de déclin, jamais subi d’éclipse, c’est toute la suite ininterrompue de saints et de héros qui, de la terre de France, sont montés vers le ciel. Par leurs exemples et par leur parole, ils brillent comme des étoiles au firmament, quasi stellae in perpetuas aeternitates (Dan. 12, 3) pour guider la marche de leur peuple, non seulement dans la voie du salut éternel, mais dans son ascension vers une civilisation toujours plus haute et plus délicate.

Saint Remi qui versa l’eau du baptême sur la tête de Clovis ; saint Martin, moine, évêque, apôtre de la Gaule ; saint Césaire d’Arles ; ceux-là et tant d’autres, se profilent avec un relief saisissant sur l’horizon de l’histoire, dans cette période initiale qui, pour troublée qu’elle fût, portait cependant en son sein tout l’avenir de la France. Et, sous leur action, l’Évangile du Christ commence et poursuit, à travers tout le territoire des Gaules, sa marche conquérante, au cours d’une longue et héroïque lutte contre l’esprit d’incrédulité et d’hérésie, contre les défiances et les tracasseries de puissances terrestres, cupides et jalouses. Mais, de ces siècles d’effort courageux et patient, devait sortir enfin la France catholique, cette Gallia sacra, qui va de Louis, le saint roi, à Benoît-Joseph Labre, le saint mendiant ; de Bernard de Clairvaux, à François de Sales, à l’humble Curé d’Ars ; de Geneviève, la bergère de Nanterre, à Bernadette, l’angélique pastourelle de Lourdes ; de Jeanne d’Arc, la vierge guerrière, la sainte de la patrie, à Thérèse de l’Enfant-Jésus, la vierge du cloître, la sainte de la «  petite voie  ».

La vocation de la France, sa mission religieuse ! mes frères, mais cette chaire même ne lui rend-elle pas témoignage ? Cette chaire qui évoque le souvenir des plus illustres maîtres, orateurs, théologiens, moralistes, apôtres, dont la parole, depuis des siècles, franchissant les limites de cette nef, prêche la lumineuse doctrine de vérité, la sainte morale de l’Évangile, l’amour de Dieu pour le monde, les repentirs et les résolutions nécessaires, les luttes à soutenir, les conquêtes à entreprendre, les grandes espérances de salut et de régénération.

À monter, même pour une seule fois et par circonstance, en cette chaire après de tels hommes, on se sent forcément, j’en fais en ce moment l’expérience, bien petit, bien pauvre ; à parler dans cette chaire, qui a retenti de ces grandes voix, je me sens étrangement confus d’entendre aujourd’hui résonner la mienne.

Et malgré cela, quand je pense au passé de la France, à sa mission, à ses devoirs présents, au rôle qu’elle peut, qu’elle doit jouer pour l’avenir, en un mot, à la vocation de la France, comme je voudrais avoir l’éloquence d’un Lacordaire, l’ascétique pureté d’un Ravignan, la profondeur et l’élévation théologique d’un Monsabré, la finesse psychologique d’un Mgr d’Hulst avec son intelligente compréhension de son temps ! Alors, avec toute l’audace d’un homme qui sent la gravité de la situation, avec l’amour sans lequel il n’y a pas de véritable apostolat, avec la claire connaissance des réalités présentes, condition indispensable de toute rénovation, comme je crierais d’ici à tous les fils et filles de France : «  Soyez fidèles à votre traditionnelle vocation ! Jamais heure n’a été plus grave pour vous en imposer les devoirs, jamais heure plus belle pour y répondre. Ne laissez pas passer l’heure, ne laissez pas s’étioler des dons que Dieu a adaptés à la mission qu’il vous confie ; ne les gaspillez pas, ne les profanez pas au service de quelque autre idéal trompeur, inconsistant ou moins noble et moins digne de vous !  »

Mais, pour cela, je vous le répète, écoutez la voix qui vous crie : «  Priez, Orate, fratres !  » Sinon, vous ne feriez qu’oeuvre humaine, et, à l’heure présente, en face des forces adverses, l’oeuvre purement humaine est vouée à la stérilité, c’est-à-dire à la défaite ; ce serait la faillite de votre vocation.

Oui, c’est bien cela que j’entends dans le dialogue de la France du passé avec la France d’aujourd’hui. Et Notre-Dame de Paris, au temps où ses murs montaient de la terre, était vraiment l’expression joyeuse d’une communauté de foi et de sentiments qui, en dépit de tous les différends et de toutes les faiblesses, inséparables de l’humaine fragilité, unissait tous vos pères en un Orate, fratres dont la toute-puissante douceur dominait toutes les divergences accidentelles. À présent, cet Orate, fratres la voix de cette cathédrale ne cesse pas de le répéter ; mais combien de coeurs dans lesquels il ne trouve plus d’écho ! combien de coeurs pour lesquels il ne semble plus être qu’une provocation à renouveler le geste de Lucifer dans l’orgueilleuse ostentation de leur incrédulité ! Cette voûte sous laquelle s’est manifestée en des élans magnifiques l’âme de la France d’autrefois et où, grâce à Dieu, se manifestent encore la foi et l’amour de la France d’aujourd’hui ; cette voûte qui, il y a sept siècles, joignait ses deux bras vers le ciel comme pour y porter les prières, les désirs, les aspirations d’éternité de vos aïeux et les vôtres, pour recevoir et vous transmettre en retour la grâce et les bénédictions de Dieu ; cette voûte sous laquelle en un temps de crise, l’incrédulité, dans son orgueil superbe, a célébré ses éphémères triomphes par la profanation de ce qu’il y a de plus saint devant le ciel  (note 5); cette voûte, mes frères, contemple aujourd’hui un monde qui a peut-être plus besoin de rédemption qu’en aucune autre époque de l’histoire et qui, en même temps, ne s’est jamais cru plus capable de s’en passer.

Aussi, tandis que je considère cet état de choses et la tâche gigantesque qui, de ce chef, incombe à la génération présente, je crois entendre ces pierres vénérables murmurer avec une pressante tendresse l’exhortation à l’amour ; et moi-même, avec le sentiment de la plus fraternelle affection, je vous la redis, à vous qui croyez à la vocation de la France : «  Mes frères, aimez! Amate, fratres !  »

Tout ce monde qui s’agite au dehors, et dont le flot, comme celui d’une mer déchaînée, vient battre incessamment de son écume de discordes et de haine les rives tranquilles de cette cité, de cette île consacrée à la Reine de la paix, Mère du bel amour ; ce monde-là, comment trouvera-t-il jamais le calme, la guérison, le salut, si vous-mêmes, qui, par une grâce toute gratuite, jouissez de la foi, vous ne réchauffez pas la pureté de cette foi personnelle à l’ardeur irrésistible de l’amour, sans lequel il n’est point de conquête dans le domaine de l’esprit et du cœur ? Un amour qui sait comprendre, un amour qui se sacrifie et qui, par son sacrifice, secourt et transfigure ; voilà le grand besoin, voilà le grand devoir d’aujourd’hui. Sages programmes, larges organisations, tout cela est fort bien ; mais, avant tout, le travail essentiel est celui qui doit s’accomplir au fond de vous-mêmes, sur votre esprit, sur votre coeur, sur toute votre conduite. Celui-là seul qui a établi le Christ roi et centre de son coeur, celui-là seul est capable d’entraîner les autres vers la royauté du Christ. La parole la plus éloquente se heurte aux coeurs systématiquement défiants et hostiles. L’amour ouvre les plus obstinément fermés.

Que d’hommes n’ont perdu la foi au Père qui est dans les cieux que parce qu’ils ont perdu d’abord la confiance dans l’amour de leurs frères qui sont sur la terre, même de ceux qui font profession de vie chrétienne ! Le réveil de ces sentiments fraternels et la claire vue de leurs relations avec la doctrine de l’Évangile reconduiront les fils égarés à la maison du Père.

Au malheureux gisant sur la route, le corps blessé, l’âme plus malade encore, on n’aura que de belles paroles à donner et rien qui fasse sentir l’amour fraternel, rien qui manifeste l’intérêt que l’on porte même à ses nécessités temporelles, et l’on s’étonnera de le voir demeurer sourd à toute cette rhétorique ! Qu’est-elle donc, cette foi qui n’éveille au coeur aucun sentiment qui se traduise par des oeuvres ? Qu’en dit saint Jean, l’apôtre et l’évangéliste de l’amour ? «  Celui qui jouit des biens de ce monde et qui, voyant son frère dans le besoin, ne lui ouvre pas tout grand son coeur, à qui fera-t-on croire qu’il porte en lui l’amour de Dieu ?  » (1 Jn 3, 17.)

La France catholique qui a donné à l’Église, à l’humanité tout entière un saint Vincent de Paul et tant d’autres héros de la charité, ne peut pas ne pas entendre ce cri : Amate, fratres ! Et elle sait que les prochaines pages de son histoire, c’est sa réponse à l’appel de l’amour qui les écrira.

À sa fidélité envers sa vocation, en dépit de toutes les difficultés, de toutes les épreuves, de tous les sacrifices, est lié le sort de la France, sa grandeur temporelle aussi bien que son progrès religieux. Quand j’y songe, de quel coeur, mes frères, j’invoque la Providence divine, qui n’a jamais manqué, aux heures critiques, de donner à la France les grands coeurs dont elle avait besoin, avec quelle ardeur je lui demande de susciter aujourd’hui en elle les héros de l’amour, pour triompher des doctrines de haine, pour apaiser les luttes de classes, pour panser les plaies saignantes du monde, pour hâter le jour où Notre-Dame de Paris abritera de nouveau sous son ombre maternelle tout son peuple, pour lui faire oublier comme un songe éphémère les heures sombres où la discorde et les polémiques lui voilaient le soleil de l’amour, pour faire résonner doucement à son oreille, pour graver profondément dans son esprit la parole si paternelle du premier Vicaire de Jésus-Christ : «  Aimez-vous les uns les autres d’une dilection toute fraternelle, dans la simplicité de vos coeurs  » In fraternitatis amore, simplici ex corde invicem diligite ! (1 P.1, 22).

Ce que je connais, mes frères, de ce pays et de ce peuple français, des directions que lui donnent ses chefs religieux et de la docilité du grand nombre des fidèles ; ce que m’apprennent les écrits des maîtres catholiques de la pensée, les rapports des Congrès et Semaines où les problèmes de l’heure présente sont étudiés à la lumière de la foi divine ; ce que je constate aussi de l’idéalisme avec lequel la jeunesse croyante de la France s’intéresse à la question capitale du prolétariat et à sa solution juste et chrétienne, tout cela certes me remplit d’une ferme confiance que cette même jeunesse, grâce à la rectitude de sa bonne volonté, à son esprit de dévouement et de sacrifice, à sa charité fraternelle, si noble en ses intentions, si loyale en ses efforts, cheminera toujours par les voies droites et sûres. Aussi, loin de moi de douter jamais de si saintes dispositions ; mais, à la généreuse ardeur de la jeune France vers la restauration de l’ordre social chrétien, Notre-Dame de Paris, témoin au cours des siècles passés de tant d’expériences, de tant de désillusions, de tant de belles ardeurs tristement fourvoyées, vous adresse, après son exhortation à l’amour : – Amate, fratres ! – son exhortation à la vigilance, exhortation empreinte de bonté maternelle, mais aussi de gravité et de sollicitude : «  Veillez, mes frères ! Vigilate, fratres !  »

Vigilate ! C’est qu’il ne s’agit plus aujourd’hui, comme en d’autres temps, de soutenir la lutte contre des formes déficientes ou altérées de la civilisation religieuse et la plupart gardant encore une âme de vérité et de justice héritée du christianisme ou inconsciemment puisée à son contact ; aujourd’hui, c’est la substance même du christianisme, la substance même de la religion qui est en jeu ; sa restauration ou sa ruine est l’enjeu des luttes implacables qui bouleversent et ébranlent sur ses bases notre confinent et avec lui le reste du monde.

Le temps n’est plus des indulgentes illusions, des jugements édulcorés qui ne voulaient voir dans les audaces de la pensée, dans les errements du sens moral qu’un inoffensif dilettantisme, occasion de joutes d’écoles, de vains amusements de dialecticiens. L’évolution de ces doctrines, de ces principes touche à son terme ; le courant, qui insensiblement a entraîné les générations d’hier, se précipite aujourd’hui et l’aboutissement de toutes ces déviations des esprits, des volontés, des activités humaines, c’est l’état actuel, le désarroi de l’humanité, dont nous sommes les témoins, non pas découragés, certes ! mais épouvantés.

Une grande partie de l’humanité dans l’Europe actuelle est, dans l’ordre religieux, sans patrie, sans foyer. Pour elle, l’Église n’est plus le foyer familial ; Dieu n’est plus le Père ; Jésus-Christ n’est plus qu’un étranger. Tombé des hauteurs de la révélation chrétienne, d’où il pouvait d’un coup d’oeil contempler le monde, l’homme n’en peut plus voir l’ordre dans les contrastes de sa fin temporelle et éternelle ; il ne peut plus entendre et goûter l’harmonie en laquelle viennent se résoudre paisiblement les dissonances. Quel tragique travail de Sisyphe que celui qui consiste à poursuivre la restauration de l’ordre, de la justice, de la félicité terrestre, dans l’oubli ou la négation même des relations essentielles et fondamentales !

Quelle désillusion amère, quelle douloureuse ironie que la lecture des fastes de l’humanité dans laquelle les noms de ceux que, tour à tour, elle a salués comme des précurseurs, des sauveurs, les maîtres de la vie, les artisans du progrès – et qui parfois le furent à certains égards – apparaissent aujourd’hui comme les responsables, inconscients peut-être, des crises dont nous souffrons, les responsables d’un retour, après vingt siècles de christianisme, à un état de choses, à certains égards, plus obscur, plus inhumain que celui qui avait précédé !

Une organisation économique gigantesque a étonné le monde par le fantastique accroissement de la production, et des foules immenses meurent de misère en face de ces producteurs qui souffrent souvent d’une détresse non moins grande, faute de la possibilité d’écouler l’excès monstrueux de leur production. Une savante organisation technique a semblé rendre l’homme définitivement maître des forces de la nature et, dans l’orgueil de sa vie, devant les plus sacrées lois de la nature, l’homme meurt de la fatigue et de la peur de vivre et, lui qui donne à des machines presque l’apparence de la vie, il a peur de transmettre à d’autres sa propre vie, si bien que l’ampleur toujours croissante des cimetières menace d’envahir de tombes tout le sol laissé libre par l’absence des berceaux.

À tous les maux, à toutes les crises, peuvent s’opposer les projets de solution les plus divers, ils ne font que souligner l’impuissance, tout en suscitant de nouveaux antagonismes qui dispersent les efforts. Et ces efforts ont beau s’intensifier jusqu’au sacrifice total de soi-même, pour la réalisation d’un programme pour le salut de la communauté, la disproportion entre le vouloir et le pouvoir humains, entre les plans les plus magnifiques et leur réalisation, entre la fin que l’on poursuit et le succès que l’on obtient, va toujours s’accentuant. Et tant d’essais stériles et malheureux n’aboutissent en fin de compte qu’à exaspérer toujours davantage ceux qui sont las d’expériences vaines et qui réclament impérieusement, farouchement parfois et avec menaces, de vivre et d’être heureux.

Vigilate ! Eh ! oui, il en est tant qui, pareils aux apôtres à Gethsémani, à l’heure même où leur Maître allait être livré, semblent s’endormir dans leur insouciance aveugle, dans la conviction que la menace qui pèse sur le monde ne les regarde pas, qu’ils n’ont aucune part de responsabilité, qu’ils ne courent aucun risque dans la crise où l’univers se débat avec angoisse. Quelle illusion ! Ainsi jadis, sur le mur du palais où Balthasar festoyait, la main mystérieuse écrivait le Mane, Thécel, Pharès (note 6). Encore Balthasar eut-il la prudence et la curiosité d’interroger Daniel, le prophète de Dieu ! Combien aujourd’hui n’ont même pas cette prudente curiosité ! Combien restent sourds et inertes à l’avertissement du Christ à ses apôtres : Vigilate et orate ut non intretis in tentationem ! (note 7).

Vigilate ! Et pourtant l’Église, répétant la parole même du Christ, les avertit. Depuis les derniers règnes surtout, les avertissements se sont faits plus précis ; les encycliques se succèdent ; mais à quoi bon les avertissements, les cris d’alarme, la dénonciation documentée des périls menaçants, si ceux-là mêmes qui, régulièrement et correctement assis au pied de la chaire, en entendent passivement la lecture, s’en retournent chez eux continuer tranquillement leur habituel train de vie sans avoir rien compris ni du danger commun ni de leur devoir en face du danger !

Vigilate ! Ce n’est pas aux seuls insouciants que ce cri s’adresse. Il s’adresse aussi à ces esprits ardents, à ces coeurs généreux et sincères, mais dont le zèle ne s’éclaire pas aux lumières de la prudence et de la sagesse chrétiennes. Dans l’impétueuse fougue de leurs préoccupations sociales, ils risquent de méconnaître les frontières au-delà desquelles la vérité cède à l’erreur, le zèle devient fanatisme et la réforme opportune passe à la révolution. Et quand, pour mettre l’ordre et la lumière dans cette confusion, le Vicaire de Jésus-Christ, quand l’Église, en vertu de sa mission divine, élève la voix sur les grandes questions du jour, sur les problèmes sociaux, faisant la part du vrai et du faux, du licite et de l’illicite, elle n’entend favoriser ni combattre aucun camp ou parti politique, elle n’a rien d’autre en vue que la liberté et la dignité des enfants de Dieu ; de quelque côté qu’elle rencontre l’injustice, elle la dénonce et la condamne ; de quelque côté qu’elle découvre le bien elle le reconnaît et le signale avec joie. Mais il est une chose qu’elle exige de tous ses enfants, c’est que la pureté de leur zèle ne soit pas viciée par des erreurs, admises sans doute de bonne foi et dans la meilleure intention du monde, mais qui n’en sont pas moins dangereuses en fait et qui, en fin de compte, viennent tôt ou tard à être attribuées non seulement à ceux qui les tiennent, mais à l’Église elle-même. Malheur à qui prétendrait faire pactiser la justice avec l’iniquité, concilier les ténèbres avec la lumière ! Quae enim participatio justitiae cum iniquitate ? Aut quae societas luci ad tenebras ? (2 Cor. 6,14.)(note 8).

C’est aux heures de crises, mes frères, que l’on peut juger le coeur et le caractère des hommes, des vaillants et des pusillanimes. C’est à ces heures qu’ils donnent leur mesure et qu’ils font voir s’ils sont à la hauteur de leur vocation, de leur mission.

Nous sommes à une heure de crise. À la vue d’un monde qui tourne le dos à la croix, à la vraie croix du Dieu crucifié et rédempteur, d’un monde qui délaisse les sources d’eau vive pour la fange des citernes contaminées ; à la vue d’adversaires, dont la force et l’orgueilleux défi ne le cèdent en rien au Goliath de la Bible, les pusillanimes peuvent gémir d’avance sur leur inévitable défaite ; mais les vaillants, eux, saluent dans la lutte l’aurore de la victoire ; ils savent très bien leur faiblesse, mais ils savent aussi que le Dieu fort et puissant, Dominus fortis et potens, Dominus potens in praelio (Ps 23, 8 ) (note 9) se fait un jeu de choisir précisément la faiblesse pour confondre la force de ses ennemis. Et le bras de Dieu n’est pas raccourci ! Ecce non est abbreviata manus Domini ut salvare nequeat (Is. 59, 1)(note 10).

Dans un instant, quand, debout à l’autel, j’élèverai vers Dieu la patène avec l’hostie sainte et immaculée pour l’offrir au Père éternel, je lui présenterai en même temps la France catholique avec l’ardente prière que, consciente de sa noble mission et fidèle à sa vocation, unie au Christ dans le sacrifice, elle lui soit unie encore dans son oeuvre d’universelle rédemption.

Et puis, de retour auprès du trône du Père commun pour lui faire part de tout ce que j’aurai vu et éprouvé sur cette terre de France, oh ! comme je voudrais pouvoir faire passer dans son coeur si aimant, pour le faire déborder de joie et de consolation, mon inébranlable espérance que les catholiques de ce pays, de toutes classes et de toutes tendances, ont compris la tâche apostolique que la Providence divine leur confie, qu’ils ont entendu la voix de Notre-Dame de Paris qui leur chante l’Orate, l’Amate, le Vigilate, non comme l’écho d’un «  hier  » évanoui, mais comme l’expression d’un «  aujourd’hui  » croyant, aimant et vigilant, comme le prélude d’un «  demain  » pacifié et béni.

Ô Mère céleste, Notre Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes, de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, à s’abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent fatalement stériles, ou tout au moins bien peu féconds ; aidez-la aussi, unie à tous les gens de bien des autres peuples, à s’établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l’harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière.

«  Mère du bon conseil  », venez au secours des esprits en désarroi devant la gravité des problèmes qui se posent, des volontés déconcertées dans leur impuissance devant la grandeur des périls qui menacent ! «  Miroir de justice  », regardez le monde où des frères, trop souvent oublieux des grands principes et des grands intérêts communs qui les devraient unir, s’attachent jusqu’à l’intransigeance aux opinions secondaires qui les divisent ; regardez les pauvres déshérités de la vie, dont les légitimes désirs s’exaspèrent au feu de l’envie et qui parfois poursuivent des revendications justes, mais par des voies que la justice réprouve ; ramenez-les dans l’ordre et le calme, dans cette tranquillitas ordinis (note 11) qui seule est la vraie paix !

Regina pacis ! Oh ! oui ! En ces jours où l’horizon est tout chargé de nuages qui assombrissent les coeurs les plus trempés et les plus confiants, soyez vraiment au milieu de ce peuple qui est vôtre la «  Reine de la Paix  » ; écrasez de votre pied virginal le démon de la haine et de la discorde ; faites comprendre au monde, où tant d’âmes droites s’évertuent à édifier le temple de la paix, le secret qui seul assurera le succès de leurs efforts : établir au centre de ce temple le trône royal de votre divin Fils et rendre hommage à sa loi sainte, en laquelle la justice et l’amour s’unissent en un chaste baiser, justitia et pax osculatae sunt (Ps 74, 11) (note 12).

Et que par vous la France, fidèle à sa vocation, soutenue dans son action par la puissance de la prière, par la concorde dans la charité, par une ferme et indéfectible vigilance, exalte dans le monde le triomphe et le règne du Christ Prince de la paix, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Amen ! «

Son Eminence le Cardinal Pacelli légat a latere du Pape Pie XI
accueilli à son arrivée à Lisieux en 1937

Pie XII ex Cardinal Pacelli.png

Notes explicatives :

1. Le Cardinal E. Pacelli, Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté lePape Pie XI avait été envoyé par ce dernier comme Légat pour présider aux cérémonies de la dédicace de la Basilique de Lisieux ; c’est au retour de ces solennités que le Cardinal Pacelli prononça ce discours dans la chaire de Notre-Dame de Paris, le 13 juillet 1937.

2. Les deux cardinaux mentionnés ici étaient le Cardinal Jean Verdier, archevêque deParis, et le Cardinal Alfred Baudrillart, recteur de l’Institut Catholique de Paris.

3. Traduction des citations : « fleur des champs » et « lys de la vallée » – expressions tirées du Cantique des Cantiques – puis « splendeur du Carmel« , extraite d’Isaïe.

4. Traduction : « la geste – c’est à dire les oeuvres – de Dieu par les Francs ». « Gesta Dei per Francos » était à l’origine le titre de la chronique écrite par Guibert de Nogent (1055-1125), moine de l’abbaye Saint-Germer de Fly, dans le Beauvaisis, dans laquelle il se fit l’historien de la première croisade, dont il était le contemporain. L’expression a fait florès.

5. Le Cardinal Pacelli évoque ici le culte sacrilège de la « déesse Raison » célébré à Notre-Dame pendant la grande révolution : une fille de peu de vertu avait été choisie pour représenter la « Raison » et juchée sur le maître-autel de la cathédrale!!!

6. Livre du Prohète Daniel, chapitre V.

7. Traduction : « Veillez et priez afin que vous n’entriez point en tentation » (Matth. XXVI,41).

8. Traduction :  » Quoi de commun entre la justice et l’iniquité? ou quelle alliance entre la lumière et les ténèbres? «

9. Traduction : « Le seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans le combat ».

10. Traduction :  » Voici que la main du Seigneur ne s’est point raccourcie pour ne pouvoir sauver ».

11.  Traduction : la tranquillité (qui vient) de l’ordre. L’expression a été forgée par Saint Augustin et reprise très souvent par les Pontifes pour dire que la paix sociale ne peut découler que du respect de l’ordre des choses créé par Dieu.

12. Traduction : Justice et paix se sont embrassées.

Epée du Christ

Le Pape Pie XII et la Deuxième Guerre Mondiale.

Il est Primordial de bien comprendre que cette guerre, comme Toutes les Guerres, a été financée des Deux côtés par des Banquiers.

Napoléon le comprendra trop tard.

Quels que soient les Vainqueurs, quels que soient les Vaincus, LA HAINE est toujours présente et se transmet de Génération en Génération.

N’entendons-nous pas encore de nos jours certains dire : « La France mérite notre Haine » concernant cette 2ème Guerre Mondiale ?

Alain Finkielkraut  » Ce pays (la France) mérite notre haine. 

Je suis né à Paris mais je suis le fils d’immigrants polonais. Mon père a été déporté de France. Ses parents ont été déportés et ont été assassinés à Auschwitz. Mon père est rentré d’Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine : ce qu’il a fait à mes parents fut bien plus violent que ce qu’il a fait aux Africains.

Qu’a donc fait la France à Monsieur Finkielkraut de si Cruel pour qu’il éprouve une telle HAINE contre un pays qui lui permet de Vivre Dignement et Grassement ?

Monsieur Finkielkraut croit-il que ce sont uniquement ses parents qui ont été fait prisonnier dans les camps Allemands ?

 L’entretien de la Haine est la Raison de Vivre de beaucoup de personnes alors que la Vérité sur cette guerre est à Hurler.

François Mitterrand dira à Jean-Pierre Elkabbach pour ceux qui, comme Monsieur Finkielkraut voulaient toujours et encore que la France se Prosterne et se Morfonde en excuses pour le Gouvernement de Vichy :

Je cite François Miterrand :

« Ils attendront longtemps, ils en auront pas (d’excuses). La France n’a pas d’excuse à donner, ni la république. (…) Qu’est-ce-que ça veut dire ! (…..) C’est l’entretien de la HAINE et ce n’est pas LA HAINE qui doit gouverner la France. »

 

 

Jacques Chirac succombera en présentant les excuses de la France et dira de suite après :

Je cite Jacques Chirac : « Que l’on ne m’en demande pas davantage. » Fin de citation.

Le Vatican a toujours eu les meilleurs services de Renseignement du Monde. Le Pape Pie XII n’était pas sans savoir que le Vainqueur de cette ènième guerre ne servirait que les intérêts de LA FINANCE ET RIEN D’AUTRE, quel que soit le Camp qui gagne.

Le Pape Pie XII était conscient d’une chose : Les Perdants, quel que soit le camp qui l’emporte, seraient LES CATHOLIQUES et le Monde Chrétien.

Il faut bien comprendre que cette guerre a été fomentée pour que Seule LA FINANCE Triomphe : C’est le Monde Capitaliste Ultra Libéral que nous avons aujourd’hui.

Ce qui n’est pas beaucoup dit et que le Pape Pie XII savait, c’est qu’Hitler aussi, s’il gagnait la Guerre, avait l’intention de DISSOUDRE LE VATICAN CATHOLIQUE.

 

Car Hitler ne voulait pas de Catholiques dans son Empire.

 

Voici les propos tenus par Hitler contre les Catholiques :

Citation d’ Hitler sur l’islam du 18 août 1942 :
« Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l’influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l’islam triomphe. Cette religion récompense l’héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d’un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme.».

 

Voilà ce que pensait Hitler des Catholiques, du Monde Chrétien :

Le Salon Beige :

« Le coup le plus dur qui ait frappé l’humanité, c’est l’avènement du christianisme. »

« Si le monde antique a été si pur, si léger, si serein, c’est parce qu’il a ignoré ces deux fléaux : la vérole et le christianisme. »

« Le christianisme a retardé de mille ans l’épanouissement du monde germanique. »

« Si le danger n’avait pas existé que le péril rouge submergeât l’Europe, je n’eusse pas contrecarré la révolution en Espagne. Le clergé eût été exterminé. »

« L’Église catholique n’a qu’un seul désir, c’est notre effondrement. »

« la principale activité des curés consiste à saper la politique nationale-socialiste. »

« Attendons la fin de la guerre, et un terme sera mis au Concordat. Je me réserve le plaisir de rappeler moi-même à l’Église les nombreux cas où elle l’a violé. Qu’on songe, par exemple, à la collusion de l’Église avec les meurtriers de Heydrich. Non seulement des prêtres leur ont permis de se cacher dans une église de la banlieue de Prague. Mais ils leur ont permis de se terrer dans le sanctuaire de cette église. »

Nous assistons aujourd’hui « A la Mise en Service » des propos d’Hitler contre le Monde Chrétien par « Le Camp du Bien » comme ils le disent.

 

Comme tout le Monde peut le constater, c’est l’Islam qui est mis en avant afin d’Atomiser le Monde Chrétien, comme le Voulait Hitler.

Encore plus Fort : Ce sont les propos d’Hitler qui sont repris par l’Actuelle Doxa concernant LA NATURE, le Naturalisme et leurs DOGMES.

En voici la Preuve relevée dans le Livre d’Hitler : « Libres Propos sur la Guerre et la Paix ».

Site : Vive le Roy

Ces citations de Hitler révèlent un homme aux préoccupations très modernes : vivre en communion avec la nature, prêcher la tolérance religieuse, faire triompher la « raison » sur un christianisme maudit, « libérer » l’homme des autorités traditionnelles par la révolution. Moderne, l’abandon de l’institution politique pour le mythe de l’élection du meilleur, de l’homme providentiel qui apportera le salut au pays. Moderne, ce subjectivisme irresponsable d’une raison humaine autonome, débarrassée de toute transcendance : « je puis me tromper, mais je suis de bonne foi » ; même si l’erreur coûte quelques millions de vies. Faut-il s’en étonner ? Par essence révolutionnaire, l’idéologie conduit toujours aux mêmes effets : le « Führer » est bien le digne continuateur des grands ancêtres de 1789 dont il revendique l’héritage.

 

 Introduction de Vive le Roy

Citations d’Adolf Hitler tirées des tomes 1 et 2 de Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Le temps présent, FLAMMARION, traduction de François Genou.

  • Tome 1, 1952.
  • Tome 2, 1954.

Rendre un culte à la nature (Gravé sur les Georgia Guidestones)

Vivre en communion avec la nature

Je crois que celui qui contemple l’univers avec des yeux grands ouverts est l’homme le plus naturellement pieux : pas dans le sens où l’entendent les religions, mais dans le sens d’un accord intime avec les choses. (T1 p.6.)Celui qui vit en communion avec la nature entre nécessairement en opposition avec les Églises. Et c’est pourquoi elles vont à leur perte — car la science doit remporter la victoire. (T1 pp.61-62.)

[…] l’on peut envier les Japonais. Ils ont une religion toute simple qui les met en contact avec la nature. Même du christianisme, ils ont réussi à faire une religion moins choquante pour l’esprit. (T1 p.141.)

Il est possible de satisfaire les besoins de la vie intérieure par une communion intime avec la nature, ou par la connaissance du passé. Seule une minorité pourtant peut, au stade actuel du développement des esprits, éprouver le respect qu’inspire l’inconnu et satisfaire de cette façon les besoins métaphysiques de l’âme. L’humanité moyenne a les mêmes besoins, mais ne peut les satisfaire que par des voies élémentaires. Cela est particulièrement vrai pour la femme, de même pour le paysan qui assiste impuissant à la destruction de sa récolte. L’être simpliste a soif de croyance, et il s’y cramponne obscurément de toutes ses forces. (T1 pp.60-61.)

Réincarnation et transmigration des âmes dans la nature

Par quoi voudriez-vous que je remplace l’image que les chrétiens se font de l’au-delà ? Ce qui est naturel à l’homme, c’est le sentiment de l’éternité, et ce sentiment est au fond de chacun. L’âme et l’esprit accomplissent une migration, de même que le corps autour de la nature. Ainsi la vie renaît éternellement de la vie. Quant au pourquoi de tout cela, je n’éprouve pas le besoin de me casser la tête à ce propos. L’âme est insondable. (T1 p.141.)Le monde antique avait le goût de la clarté. La recherche scientifique y était encouragée. Les dieux, pour les Romains, étaient des images familières. Il est assez difficile de savoir s’ils avaient une idée précise de l’au-delà. Pour eux, la vie éternelle s’incarnait dans les êtres vivants, et elle consistait en un perpétuel renouvellement. C’était là des conceptions assez proches de celles qu’on trouve chez les Japonais et les Chinois à l’époque où apparut chez eux la svastika. (T1 p.303.)

L’homme cultivé conserve le sens des mystères de la nature et s’incline devant l’inconnaissable. (T1 p.59.)

Prôner la « loi naturelle » » du plus fort

L’homme a découvert dans la nature la notion merveilleuse de cette toute-puissance dont il adore la loi. Au fond de chaque être, il y a le sentiment de cette toute-puissance, à laquelle nous donnons de le nom de Dieu (à savoir la domination des lois naturelles dans tout l’univers). (T1 p.6.)Comme en tout, la nature est le meilleur des pédagogues, même en ce qui concerne la sélection. On ne saurait imaginer de la part de la nature, une activité plus heureuse que celle qui consiste à déterminer l’ascension des êtres, à la faveur d’une lutte perpétuelle. (T2 p.39.)

Les hommes se dépossèdent les uns des autres, et l’on s’aperçoit en fin de compte que c’est toujours le plus fort qui triomphe. N’est-ce pas là l’ordre le plus raisonnable ?
S’il en était autrement, rien de bien n’eût jamais existé. Si nous ne respections pas les lois naturelles en nous imposant par le droit du plus fort, un jour viendrait où les animaux sauvages nous dévoreraient à nouveau — puis les insectes mangeraient les animaux sauvages, et finalement seuls les microbes subsisteraient sur la terre. (T1 p.40.)

Du fait de la lutte, les élites se renouvellent constamment. La loi de sélection justifie cette lutte incessante en vue de permettre aux meilleurs de survivre.
Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique du déchet humain. (T1 p.51.)

Le droit est une invention humaine. La nature ne connaît ni le notaire ni le géomètre-arpenteur. Dieu ne connaît que la force. (T1 p.69.)

La providence a doué les êtres vivants d’une fécondité sans limite, mais elle n’a pas mis à leur portée, sans que cela nécessite un effort de leur part, la nourriture dont ils ont besoin. Cela est fort bien ainsi, car c’est la lutte pour l’existence qui produit l’accession des meilleurs. (T1 p.132.)

Selon le droit naturel, le premier personnage de la nation devrait être le meilleur. (T1 p.119.)

Placer le meilleur à la tête de l’État, c’est là le problème le plus difficile à résoudre. (T2 p.28.)

En dix ans, nous aurons constitué une élite d’hommes dont nous saurons que nous pouvons compter sur eux à chaque fois qu’il s’agira de maîtriser de nouvelles difficultés.
Nous tirerons de là un nouveau type d’homme, une race de dominateurs, des sortes de vice-rois.
(T1 p.20.)

Établir la tolérance religieuse et la séparation Église/État

Une nouvelle ère de tolérance religieuse

Il est vraisemblable, en ce qui concerne la religion, que nous allons entrer dans une ère de tolérance. Il sera admis que chacun peut faire son salut à sa convenance personnelle. Le monde antique a connu ce climat de tolérance. Personne ne s’y adonnait au prosélytisme. (T1 p.331.)Notre époque verra sans doute la fin de la maladie chrétienne. C’est une affaire de cent ans, deux cents ans peut-être. Mon regret aura été, à l’instar de tel prophète, de n’apercevoir que de loin la terre promise. Nous entrons dans une conception du monde, qui sera une ère ensoleillée, une ère de tolérance. (T1 p.332.)

J’envisage donc l’avenir de la façon suivante. D’abord, à chacun sa croyance personnelle. La superstition ne perdra pas ses droits. Le Parti est à l’abri du danger de concurrencer les religions. Il faut simplement leur interdire de se mêler dorénavant des affaires temporelles. Depuis l’âge le plus tendre, l’éducation sera donnée de telle sorte que chacun sache ce qui importe au maintien de l’État. Pour les hommes de mon entourage, qui comme moi ont échappé à l’emprise du dogme, je n’ai pas à craindre que l’Église leur mette le grappin dessus.
Nous veillerons à ce que les Églises ne puissent plus répandre des enseignements en contradiction avec l’intérêt de l’État. Nous continuerons à affirmer la doctrine nationale-socialiste, et la jeunesse n’entendra plus que la vérité. (T1 p.62.)

Le monde antique avait ses dieux et servait ses dieux. Mais les prêtres interposés entre les dieux et les hommes étaient des serviteurs de l’État, car les dieux protégeaient la Cité. En somme, ils étaient l’émanation d’une puissance que le peuple avait créée. L’idée d’un Dieu unique était impensable pour ce monde-là. Dans ce domaine, les Romains étaient la tolérance même. L’idée d’un dieu universel ne pouvait leur paraître qu’une douce folie — car si trois peuples luttent entre eux en invoquant le même Dieu, cela en fait en tout cas deux qui prient en vain !
Personne ne fut plus tolérants que les Romains. Chacun pouvait prier le Dieu de son choix et dans les temples une place était même réservée au dieu inconnu. Au surplus, chacun priait comme il l’entendait et avait le droit de proclamer ses préférences. (T1 p.77.)

Une Église nationale, à la rigueur !

Je n’intervient pas dans les questions de croyance. Aussi ne puis-je admettre que les gens d’Église se mêlent des affaires temporelles. Il faut que le mensonge organisé s’écroule. L’État doit demeurer le maître absolu. […] Contre une Église qui s’identifie avec l’État, comme c’est le cas en Angleterre, je n’ai rien à dire. Mais il est quand même impossible que l’on puisse éternellement assujettir l’humanité avec des mensonges. (T1 p.140.)L’État eut rarement la possibilité, au cours de l’histoire d’Allemagne, d’agir sur l’évolution interne de l’Église. L’occasion la plus favorable s’est probablement présentée à l’époque du modernisme, dans les années 1907-1909. Il est vrai que ce mouvement, en bien des choses, n’a fait que reprendre certaines façons de penser des catholiques libéraux. Toutefois, à d’autres points de vue, le modernisme apportait des éléments nouveaux. Si à l’époque l’État avait su exploiter ces aspirations, il eût été possible de créer une Église nationale allemande complètement détachée de Rome. Il faut tenir compte également du fait que les modernistes désiraient sincèrement une entente avec l’Église évangélique. Il y avait donc la possibilité de jeter un pont entre les deux confessions chrétiennes. Mais l’État, trop faible, a passé à côté de cette chance. Il n’y avait personne qui eût l’envergure nécessaire pour embrasser le problème et le résoudre. Le jeu de l’Église fut facile. Elle menaça et excommunia. Un prêtre de plus de cinquante ans, qui a défroqué, et qui est mis au ban de l’Église, ce n’est plus rien.
À coups de menaces, les modernistes furent tourmentés jusqu’à ce qu’ils se soumissent. La plupart cédèrent. C’est un fait que les menaces de l’Église ont un caractère tangible. Quand il s’agit d’affaires sérieuses, elle ne se contente pas du spectre de l’Enfer, ou même du Purgatoire. Aussi le mouvement moderniste ne tarda-t-il pas à péricliter. Le coup de grâce lui fut donné par l’obligation imposée désormais à tous les prêtres de prêter serment à l’Église. (T2 p.343.)

Le Duce m’a dit à Venise, en 1934 : « Un jour viendra où le Pape devra quitter l’Italie, car il n’y a pas place pour deux maîtres.  » (T2 pp.238-239.)

Faire triompher la science sur les religions (Gravé sur les Georgia Guidestones : « Ne soyez pas un Cancer sur Terre »)

Le culte de la raison humaine

Quand le national-socialisme aura régné durant assez longtemps, il sera possible de concevoir une forme de vie différente de la nôtre. À la longue, le national-socialisme et la religion ne pourront plus cœxister. (T1 p.7.)Pour lui rendre la mort plus facile, l’Église tend à l’homme l’appât d’un monde meilleur. Nous nous bornons, nous, à lui demander de façonner dignement sa vie. Il lui suffit pour cela de se conformer aux lois naturelles. Inspirons-nous de ces principes, et nous triompherons à la longue de la religion.
Mais il n’est pas question que jamais le national-socialisme se mette à singer une religion par l’établissement d’un culte. Son unique ambition doit être de construire scientifiquement une doctrine qui soit rien de plus qu’un hommage à la raison. (T1 p.39.)

Un mouvement comme le nôtre ne doit pas se laisser entraîner dans des digressions d’ordre métaphysique. Il doit s’en tenir à l’esprit de la science exacte. Le Parti n’a pas à être une contrefaçon de la religion. […]
Celui qui vit en communion avec la nature entre nécessairement en opposition avec les Églises. Et c’est pourquoi elles vont à leur perte — car la science doit remporter la victoire. (T1 pp.61-62.)

L’Église actuelle n’est rien d’autre qu’une association en vue d’exploiter la bêtise humaine. (T2 p.239.)

L’homme, alourdi par un passé de superstition, a peur des choses qu’il ne peut, ou ne peut encore, s’expliquer — c’est-à-dire l’inconnu. Si quelqu’un éprouve des besoins d’ordre métaphysique, je ne puis le satisfaire avec le programme du Parti. Le temps coulera jusqu’au moment où la science pourra répondre à toutes les questions. Il n’est donc pas opportun de se lancer maintenant dans une lutte avec les Églises. Le mieux est de laisser le christianisme mourir de mort naturelle. Une mort lente a quelque chose d’apaisant. Le dogme du christianisme s’effrite devant les progrès de la science. (T1 pp.59-60.)

Par ailleurs, et pour braver la fausse science de l’Église catholique, je ferai construire sur l’autre rive du Danube un observatoire où seront représentées les trois grandes conceptions cosmologiques de l’histoire — celle de Ptolémée, celle de Copernic, celle de Hörbiger. La coupole de l’édifice contiendra un planétarium qui non seulement satisfera la soif de connaître des visiteurs, mais sera utilisable pour les recherches scientifiques. (T2 p.84.)

L’observatoire que je ferai construire à Linz, sur le Postling-Berg, je l’ai devant les yeux. Une façade d’une pureté classique. Je ferai raser le temple païen, et l’observatoire prendra sa place. Ainsi, à l’avenir, chaque dimanche des milliers de promeneurs y feront un pèlerinage. Ils se pénétreront ainsi de la grandeur de notre univers. Le fronton portera cette devise : « les cieux proclament la gloire de l’éternel. » Ce sera notre façon à nous de donner un esprit religieux aux hommes, de leur enseigner l’humilité — mais en dehors des prêtres. (T1 p.312.)

Dans le grand hall de la Bibliothèque de Linz, l’on trouvera les bustes de Kant, de Schopenhauer et de Nietzsche, nos plus grands penseurs[…] Le principal mérite de Kant est d’avoir donné le coup de grâce à la scolastique, héritage du moyen-âge et de la philosophie dogmatique de l’Église. (T2 p.345.)

Si, au terme de mille ou de deux mille ans, la science en arrive à la nécessité de renouveler ses points de vue, cela ne signifiera pas que la science soit mensongère. La science ne peut mentir, car elle s’efforce toujours, selon l’état des connaissances du moment, de déduire ce qui est vrai. Quand elle se trompe, elle se trompe de bonne foi. Le christianisme, lui, ment. Il est en perpétuel conflit avec lui-même. (T1 p.61.)

S’il y a un Dieu, en même temps qu’il donne la vie à l’homme, il donne l’intelligence. En réglant ma vie selon le discernement qui m’est imparti, je puis me tromper, mais je suis de bonne foi. La représentation concrète que la religion impose de l’au-delà ne résiste pas à l’examen. Songez à ceux qui d’en haut regardent ce qui se passe sur la terre : quel martyre pour eux de voir les humains répéter inlassablement les mêmes gestes, inévitablement les mêmes erreurs ! (T1 pp.141-142.)

Genèse du christianisme revisitée par Hitler

Le Christ et la Vierge selon Hitler

Jésus n’était sûrement pas un Juif. Les Juifs, en effet, n’eussent pas livré l’un des leurs à la justice romaine. Ils l’eussent condamné eux-mêmes. Vraisemblablement vivaient en Galilée de nombreux descendants de légionnaires romains, notamment des Gaulois. Jésus devait être l’un des leurs. Il n’est pas exclu en revanche que sa mère fut juive. Jésus lutta contre le matérialisme corrupteur de son époque, et donc contre les Juifs. (T2 p.346.)À l’origine, le christianisme n’était qu’une incarnation du bolchevisme destructeur. Pourtant, le Galiléen, que plus tard on appela le Christ, a voulu tout autre chose. Il faut voir en lui un chef populaire qui a pris position contre la juiverie. La Galilée était une colonie où les Romains avaient vraisemblablement installé des légionnaires gaulois, et il est certain que Jésus n’était pas juif. Les Juifs d’ailleurs le traitaient en fils de putain — ; le fils d’une putain et d’un soldat romain. (T1 p.76.)

Nous n’avons aucune lumière sur le mystère quand nous apprenons que les curés se représentent Dieu sous les traits d’un homme. Les disciples de Mahomet, à ce point de vue, leur sont bien supérieurs, car ils n’éprouvent pas le besoin de se représenter physiquement Allah ! Ce qui fait le danger du christianisme, c’est qu’il donne une représentation humaine de l’au-delà. (T2 p.238.)

Dénaturation du christianisme primitif par saint Paul

La falsification décisive de la doctrine de Jésus fut l’œuvre de Saint-Paul. C’est avec raffinement qu’il s’est adonné à cette œuvre, et pour des fins d’exploitation personnelle. Car le but du Galiléen était de libérer sa patrie de l’oppression juive. Il s’en prit au capitalisme juif, et cela explique que les Juifs l’aient liquidé. Paul de Tarse (il s’appelait Saül avant le chemin de Damas) fut l’un de ceux qui pourchassèrent le plus sauvagement Jésus. Quand il s’aperçut que ses partisans se faisaient égorger pour ses idées, il compris qu’en se servant intelligemment de l’enseignement du Galiléen il serait possible de subvertir cet État romain que les Juifs haïssaient. C’est à cela qu’il convient de rattacher la fameuse « illumination ». Imaginez que les Romains se permettaient de confisquer ce que les Juifs avaient de plus sacré, l’or qu’ils entassaient dans leurs temples ! À cette époque, comme aujourd’hui, l’argent était leur dieu. Saül-Paul découvrit sur la route de Damas qu’il parviendrait à ruiner l’État romain en faisant triompher le principe de l’égalité de tous les hommes devant un seul Dieu — ; et en mettant hors de la prise des lois ses conceptions personnelles dites d’inspiration divine. Si l’on réussissait par-dessus le marché à imposer un homme comme le représentant sur la terre du dieu unique, cet homme disposerait d’un pouvoir sans limite. (T1 p.76-77.)Paul de Tarse, qui fut d’abord l’un des adversaires les plus acharnés des chrétiens, s’avisa tout à coup de la possibilité d’utiliser intelligemment, et à d’autres fins, une idée qui exerçait un tel pouvoir de fascination. Il s’est rendu compte que l’exploitation judicieuse de cette idée lui donnerait un plus grand pouvoir auprès des non-Juifs que la promesse de récompenses matérielles faite à des coreligionnaires. C’est alors que le futur saint Paul dénatura avec un raffinement diabolique, l’idée chrétienne. De cette idée, qui contenait une déclaration de guerre au veau d’or, à l’égoïsme et au matérialisme juifs, il fit le cri de ralliement des esclaves de toute sorte contre l’élite, contre les maîtres, contre les dominateurs. La religion fabriquée par Paul de Tarse, ce qu’on appela dès lors le christianisme, s’identifie avec le communisme. (T2 p.346-347.)

Le Christ était un Aryen, et Saint-Paul s’est servi de sa doctrine pour mobiliser la pègre et organiser ainsi un pré-bolchevisme. Cette intrusion dans le monde marque la fin d’un long règne, celui du clair génie gréco-latin. (T1 pp.140-141.)

Quel besoin avons-nous d’une fable inventée par les Juifs ? En quoi l’histoire de quelques Juifs pouilleux et épileptiques pourrait-elle nous concerner ? (T2 p.257.)

La thèse du Christianisme poison

Le christianisme fléau de l’humanité (Representé dans l’aéroport de Denvers par une fillette dans son Cercueil portant une Bible)

Le coup le plus dur qui ait frappé l’humanité, c’est l’avènement du christianisme. […] Par le christianisme, le mensonge conscient en matière de religion a été introduit dans le monde. […] Dans le monde antique, les relations entre l’homme et les dieux étaient fondées sur un respect instinctif. C’était un monde éclairé par la notion de tolérance. Le christianisme, le premier dans le monde, a exterminé ses adversaires au nom de l’amour. Sa marque est l’intolérance. (T1 p.7-8.)Le christianisme constitue la pire des régressions que put subir l’humanité, et c’est le Juif, grâce à cette invention diabolique, qui l’a rejetée quinze siècles en arrière. […] Les prêtres de l’Antiquité étaient plus proches de la nature, et il cherchaient modestement la signification des choses. En regard de cela, le christianisme promulgue ses dogmes inconsistants et les impose par la force. Une telle religion porte en elle l’intolérance et la persécution. Il n’en est pas de plus sanglante. (T1 p.312.)

Le christianisme pur, celui des catacombes, s’applique à faire passer dans les faits la doctrine chrétienne. Il conduit tout simplement à un anéantissement de l’humanité. Ce n’est que du bolchevisme intégral, sous des oripeaux métaphysiques. (T1 p.143.)

L’événement sensationnel du monde antique, ce fut la mobilisation de la pègre contre l’ordre établi. Cette entreprise du christianisme n’avait pas plus de rapport avec la religion que n’en a le socialisme marxiste avec la solution du problème social. (T1 p.303.)

Le christianisme contre la civilisation

Si le monde antique a été si pur, si léger, si serein, c’est parce qu’il a ignoré ces deux fléaux : la vérole et le christianisme. Le christianisme est une préfiguration du bolchevisme : la mobilisation par le Juif de la masse des esclaves en vue de miner la société. Aussi comprend-on que les éléments sains du monde romain aient été imperméables à cet enseignement. Et Rome se permet de reprocher au bolchevisme d’avoir détruit l’Église chrétienne ! Comme si le christianisme ne s’était pas comporté de la même façon à l’égard des temples païens. (T1 p.75-76.)La période qui s’étend entre le milieu du IIIe et le milieu du XVIIe siècle est sans aucun doute la pire qu’ait connu l’humanité : soif de sang, ignominie, mensonges. (T1 p.243.)

Le christianisme a retardé de mille ans l’épanouissement du monde germanique. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que nous nous sommes rapprochés de l’état de civilisation qui était celui des Romains, au moment où s’implanta chez eux le christianisme. (T1 p.78.)

Sans l’avènement du christianisme, qui sait comment l’histoire de l’Europe se fut développée ? Rome eût conquis toute l’Europe, et la ruée des Huns se fût brisée sur les légions. C’est le christianisme qui a causé la perte de Rome. Ce ne sont ni les Germains ni les Huns.
Ce que le bolchevisme met en scène aujourd’hui sur le plan matérialiste et technique, le christianisme l’avait réalisé sur le plan métaphysique. Quand la couronne voit le trône chanceler, elle requiert le soutien de la masse.
On ferait mieux de parler de Constantin le Traître et de Julien le Fidèle au lieu de Constantin le Grand et de Julien l’Apostat. Ce que les chrétiens ont écrit contre l’empereur Julien, c’est à peu près du même calibre que ce que les Juifs ont écrit contre nous. Les écrits de l’empereur Julien, en revanche, relèvent de la plus haute sagesse. Si l’humanité se donnait la peine d’étudier et de comprendre l’histoire, il en résulterait des conséquences d’une portée incalculable. On chantera un jour des actions de grâce au fascisme et au national-socialisme pour avoir préserver l’Europe d’une répétition du triomphe de la pègre. (T1 p.247.)

Si la philosophie politique des Japonais, qui est l’une des causes essentielles de leurs succès, s’est maintenue, c’est que le peuple japonais a été préservé à temps du virus chrétien. Tout comme dans l’islamisme, il n’y a aucune espèce de terrorisme dans la religion d’État japonaise, mais au contraire une promesse de bonheur. Ce terrorisme dans la religion procède en somme d’un dogme juif, que le christianisme a universalisé, et dont l’effet est de semer le trouble et la confusion dans les esprits. Il est visible que, dans le domaine de la foi, les représentations terroristes n’ont d’autre but que de détourner les hommes de leur optimisme naturel, et de développer en eux l’instinct de la lâcheté. (T2 p.36.)

Les raisons de la nocivité du christianisme

Si le Juif a réussi à détruire l’Empire romain, c’est parce que Saint-Paul a transformé le mouvement local d’opposition aryenne à la juiverie en une religion supra-temporelle, qui postule l’égalité de tous les hommes entre eux et leur obéissance à un seul Dieu. C’est de cela qu’est mort l’empire romain. (T1 pp.77-78.)[…] le christianisme montre l’exemple. Quoi de plus fanatique, de plus exclusif et de plus intolérant que cette religion qui rapporte tout à l’amour du seul Dieu qu’elle révèle ? (T2 p.39.)

Il n’y a que dans le domaine de la musique que je ne trouve pas de satisfactions. Il arrive à la musique ce qui arrive à la beauté dans un monde dominé par la prêtraille — la religion chrétienne est ennemie de la beauté. Le Juif a réussi le même coup sur la musique. Il a créé une nouvelle inversion des valeurs et remplacé la belle musique par des bruits. Il est certain que l’Athénien, lorsqu’il pénétrait dans le Parthénon pour contempler l’image de Jupiter, devait avoir une autre impression que le chrétien qui doit se résigner à contempler le visage grimaçant d’un crucifié. (T1 p.314.)

Le christianisme maladie de l’intelligence

C’est un vrai malheur que la Bible ait été traduite en allemand et qu’elle ait rendu accessibles au peuple toutes ces finasseries talmudiques. Aussi longtemps que la sagesse exprimée par le christianisme, surtout celle contenue dans l’Ancien Testament, a été traduite dans la langue de l’Église, autrement dit le latin, les gens normaux n’ont pas encouru le risque d’avoir l’esprit dérangé par l’étude de la Bible. Mais depuis que ce livre a été vulgarisé, la religiosité d’un grand nombre d’humains s’est trouvée canalisée dans un sens précis, ce qui les a menés, avec le temps, à la folie religieuse — ; les Allemands y étant d’autant plus prédisposés qu’ils ont la manie de creuser ces problèmes. En plus de cela, l’Église catholique a choisi des déments pour en faire des saints, et il n’est donc pas étonnant que le Moyen âge allemand ait donné naissance à une confrérie comme celle des Flagellants. En tant qu’Allemand raisonnable, l’on se prend la tête à deux mains et l’on s’interroge pour essayer de comprendre comment toutes ces fumisteries juives accommodées par les prêtres ont pu tourner la tête à des Allemands et les pousser à adopter des pratiques dont nous sourions quand il s’agit de derviches tourneurs turcs ou de magie noire. Et l’on éprouve parfois un violent sentiment de colère à la pensée que des Allemands aient pu s’enliser dans des doctrines théologiques dénuées de toute profondeur alors qu’il en existe d’autres sur la vaste terre, comme celle de Confucius, de Bouddha et de Mahomet, qui offrent à l’inquiétude religieuse un aliment d’un autre prix. (T2 p.149.)Je conçois que l’on puisse s’enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais le fade paradis des chrétiens ! De votre vivant vous écoutiez la musique de Richard Wagner. Après votre mort ce ne seront plus qu’alléluias, palmes agitées, enfants à l’âge du biberon et vieillards chenus. L’homme des îles rend hommage aux forces de la nature. Mais le christianisme est une invention de cerveaux malades : on ne saurait rien imaginer de plus insensé, ni une façon put inconvenante de tourner en dérision l’idée de la divinité. Un nègre, avec ses tabous, écrase de sa supériorité l’être humain qui croit sérieusement à la transsubstantiation. (T1 p.141.)

Hitler et le clergé catholique

Une haine viscérale

Dès ma quatorzième année, je me sentis libéré des superstitions que les curés enseignaient. À part quelques culs bénis, je puis dire qu’aucun de mes camarades ne croyait plus au miracle de l’eucharistie. La seule différence avec aujourd’hui, c’est qu’à l’époque j’étais persuadé qu’il fallait faire sauter tout cela à la dynamite. (T1 p.314.)Je n’interviens pas dans les questions de croyance. Aussi ne puis-je admettre que les gens d’Église se mêlent des affaires temporelles. Il faut que le mensonge organisé s’écroule. L’État doit demeurer le maître absolu. […] Quand j’étais plus jeune, je pensais qu’il fallait y aller à la dynamite. (T1 p.140.)

Si le danger n’avait pas existé que le péril rouge submergeât l’Europe, je n’eusse pas contrecarré la révolution en Espagne. Le clergé eût été exterminé. Si ces gens-là reprenaient le pouvoir chez nous, l’Europe sombrerait à nouveau dans les ténèbres du moyen-âge. (T1 p.310.)

La calotte ! Le simple fait d’apercevoir un de ces avortons en soutane me met hors de moi. Le cerveau a été donné à l’homme pour penser. Mais s’il a le malheur de s’en servir, un grouillement de punaises noires est à ses trousses. L’esprit est voué à l’autodafé. T1 (p.311,312.)

Je ne me suis jamais préoccupé, dans le Parti, de savoir à quelle confession appartenaient ou n’appartenaient pas les hommes de mon entourage. Mais si je devais mourir aujourd’hui, cela me choquerait de savoir qu’il se trouve un seul cureton dans un rayon de dix kilomètres autour de moi. L’idée qu’un de ces êtres pourrait m’apporter le moindre secours me ferait à elle seule désespérer de la Providence. (T1 p.332.)

Le clergé contre l‘État nazi

L’Église catholique n’a qu’un seul désir, c’est notre effondrement. (T2 p.257.)[…] la principale activité des curés consiste à saper la politique nationale-socialiste. (T2 p.51.)

Attendons la fin de la guerre, et un terme sera mis au Concordat. Je me réserve le plaisir de rappeler moi-même à l’Église les nombreux cas où elle l’a violé. Qu’on songe, par exemple, à la collusion de l’Église avec les meurtriers de Heydrich. Non seulement des prêtres leur ont permis de se cacher dans une église de la banlieue de Prague. Mais ils leur ont permis de se terrer dans le sanctuaire de cette église. (T2 p.189.)

De tout temps, le rôle du clergé a été de miner le pouvoir impérial. Aussi longtemps que nous supportons ces gens-là, nous n’avons pas le droit de nous plaindre. […] je mettrai un terme définitif à cette lutte historique. Même si cela chagrine quelques-uns des nôtres, je saurai faire sentir aux prêtres la puissance de l’État, et au point qu’ils en seront surpris. Pour l’instant, je me borne à les observer — mais s’ils dépassaient les limites que je suis prêt à tolérer, je les liquiderais. C’est un reptile qui relève la tête chaque fois que l’État fait preuve de faiblesse et que nous devons donc écraser. (T2 p.257.)

La « prêtraille » ne perd rien pour attendre (Vatican II)

Le mal qui nous ronge, ce sont nos prêtres des deux confessions. Je ne puis leur donner en ce moment la réponse qu’il convient, mais ils ne perdront rien pour attendre. Tout est consigné dans mon grand livre. Le moment viendra où je réglerai mes comptes avec eux, et je n’irai pas par quatre chemins. Je ne sais ce qu’il faut considérer comme le plus dangereux : si c’est le ministre du culte qui joue la comédie du patriotisme, ou si c’est celui qui s’en prend ouvertement à l’État. Toujours est-il qu’en présence de leurs manœuvres j’ai été amené à prendre ma décision. Ils n’ont qu’à bien se tenir, ils auront de mes nouvelles. Je ne me laisserai pas arrêter par des scrupules d’ordre juridique. Seule la nécessité a force de loi. Avant 10 ans d’ici, tout aura pris une autre allure, je puis le leur promettre. Nous ne pourrons pas éluder longtemps encore le problème religieux. Si l’on pense qu’il soit vraiment indispensable d’établir la vie de la société humaine sur la base du mensonge, eh bien ! J’estime que ces sociétés ne méritent pas d’être préservées. Si l’on croit au contraire que la vérité en constitue le fondement inéluctable, alors la conscience commande d’intervenir au nom de la vérité et d’exterminer le mensonge. (T1 p.294.)Après cette guerre, je prendrai les mesures nécessaires pour rendre extraordinairement difficile le recrutement des prêtres. (T2 p.52.)

Mon discernement me dit qu’un terme doit être apporté au règne du mensonge. Il me dit également que le moment n’est pas opportun. Pour ne pas me rendre complice du mensonge, j’ai tenu la prêtraille à l’écart du Parti. Je ne crains pas la lutte. Elle aura lieu, si vraiment il faut en arriver là. Et je m’y déterminerai aussitôt que cela me paraîtra possible. (T1 p.243.)

Autres jugements Hitler sur les religions

Défiance de Hitler envers les Catholiques

Si la moindre tentative d’émeute devait éclater en ce moment en quelque lieu du Reich que ce soit, j’y répondrais par des mesures immédiates. Voici ce que je ferais : a) Le jour même, tous les chefs de l’opposition, y compris les chefs du parti catholique seraient arrêtés et exécutés […] (T2 p.51.)Dès l’instant qu’il n’est pas possible de se prémunir totalement contre les risques d’attentat, je m’en tiens pour le surplus à cet adage viril qui dit que la chance sourit aux audacieux […]
Ma meilleure garantie, en somme, c’est que les êtres capables de sacrifier à l’avance leur vie par pur idéalisme sont plutôt rares. Je ne vois guère de bourgeois ou même de marxistes capables d’une telle abnégation. Les plus dangereux, ce sont les fanatiques suscités par l’Église ou les patriotes exacerbés d’un pays occupé par nos troupes. (T2 p.92.)

Mépris de Hitler envers les Protestants

[…] Luther a eu le mérite de se dresser contre le Pape et contre l’organisation de l’Église. Ce fut la première des grandes révolutions. Et grâce à sa traduction de la Bible, Luther a remplacé nos dialectes par la langue allemande ! (T1 p.10.)Le monde vit en ce moment l’une des révolutions les plus importantes de l’histoire humaine. Nous assistons aux derniers soubresauts du christianisme. Cela a commencé avec la révolution luthérienne. Le caractère bouleversant de cette rébellion, c’est que jusqu’alors une seule autorité existait, aussi bien sur le plan spirituel que sur le plan temporel, celle du Pape — ; car c’est lui qui déléguait le pouvoir temporel. Le dogme ne peut résister aux assauts sans cesse renouvelés de l’esprit de libre recherche. (T1 p.325.)

Aussi ne regrettera-t-on jamais trop qu’une personnalité comme Luther n’ait trouvé que de pâles épigones pour lui succéder. Sinon il n’eût jamais été possible, en Allemagne, de rétablir l’Église catholique sur une base assez solide pour lui permettre de subsister jusqu’à nos jours. (T2 p.51.)

Il est regrettable que, dans son conflit avec l’Église catholique, l’Église évangélique ne puisse être considérée comme un adversaire d’envergure.

  • Cela s’inscrit même dans les détails d’ordre matériel, et cela m’a frappé lors d’une réception diplomatique. Dans leurs vêtements magnifiques, le Nonce et l’évêque qui l’accompagnait avaient si grande allure qu’on n’eût pu prétendre que l’Église catholique n’était pas représentée dignement. Face à eux, les représentants de l’Église évangélique avaient des faux cols douteux et des redingotes crasseuses. Leur mise détonnait tellement dans ce cadre que je leur fis proposer de mettre des vêtements convenables à leur disposition pour la prochaine réception diplomatique.
  • Ces représentants de l’Église évangélique sont de tels petits bourgeois qu’ils essayèrent de discréditer à mes yeux l’évêque protestant du Reich en me signalant qu’il avait dépensé quatorze cents marks pour l’achat d’une nouvelle chambre à coucher et d’une salle d’attente. J’ai rétorqué à ces messieurs que, s’ils m’avaient réclamé un subside de trente mille marks pour cet évêque (en tant que pape de l’Église évangélique), je l’eusse fait accorder aussitôt par l’État. Mais en s’adressant à moi comme ils l’avaient fait, ils avaient prononcé leur propre condamnation. Des hommes de cette sorte n’ont pas l’envergure qui permettrait à l’Église évangélique de se mesurer efficacement avec l’Église catholique.
  • Le comble, c’est que ces gens-là ne sont même pas honnêtes. C’est ainsi que — ; au moment où la lutte pour la destitution de l’évêque du Reich était engagée — ; le maréchal Gœring put faire enregistrer une communication téléphonique du pasteur Niemoller. Celui-ci, se référant à une conversation avec Hindenburg, se vantait en ces termes : « Nous avons administré une ultime onction au vieux, et nous l’avons si bien roulé dans la farine qu’il est prêt à flanquer définitivement à la porte ce putassier d’évêque !  » Le même jour, Niemoller plaidait sa cause devant moi, dans le style le plus onctueux, et à coups de citations bibliques, pour m’amener à intervenir contre l’évêque du Reich. Là-dessus, j’ai prié Gœring de lire la feuille d’écoute téléphonique. Si vous aviez vu la frousse de Niemoller et des délégués de l’Église évangélique ! Ils se sont littéralement effondrés, au point d’en devenir muets et invisibles. À quelque temps de là, je mis Hindenburg au courant de l’incident. Il fit la croix sur toute cette affaire, se bornant à cette remarque : « En vérité, le plus insignifiant de ces intrigants a l’air de se prendre pour un pape !  » (T2 p.53-54.)

Admiration de Hitler pour l’Islam

La civilisation a été l’un des éléments constitutifs de la puissance de l’Empire romain. Ce fut aussi le cas en Espagne, sous la domination des Arabes. La civilisation atteignit là un degré qu’elle a rarement atteint. Vraiment une époque d’humanisme intégral, où régna le plus pur esprit chevaleresque. L’intrusion du christianisme a amené le triomphe de la barbarie. L’esprit chevaleresque des Castillans est en réalité un héritage des Arabes. Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, la face du monde eût changé. Puisque le monde était déjà voué à l’influence judaïque (et son produit, le christianisme, est une chose si fade ! ) il eût beaucoup mieux valu que le mahométisme triomphât. Cette religion récompense l’héroïsme, elle promet aux guerriers les joies du septième ciel… Animé d’un tel esprit, les Germains eussent conquis le monde. C’est le christianisme qui les en a empêchés. (T2 p.297.)

Hitler le révolutionnaire nationaliste et socialiste

Hitler souscrit à l’idéologie socialiste de la lutte des classes et à l’abolition des différences sociales

On ne peut en effet combler les fossés qui existent entre les riches et les pauvres avec les seules consolations de la religion. Je reconnais, pour ma part, que si on m’offrait le choix entre le dénuement sur terre (avec la contrepartie du bonheur suprême dans l’au-delà), et le paradis sur terre — ; je ne choisirais sûrement pas de chanter les alléluias jusqu’à la consommation des siècles. En vertu de quelle loi, divine ou autre, les riches seuls auraient-ils le droit de gouverner ? (T1 p.325.)On mesurera l’importance de l’évolution qui s’est accomplie en ce qui concerne l’abolition des différences sociales si l’on se souvient qu’autrefois un prince allemand préférait jouer les roitelets dans un quelconque pays balkanique plutôt que d’occuper une situation modeste dans son propre pays, fût-elle celle du balayeur de rues. Si l’on arrivait à éduquer la nation d’une solidarité fanatique entre compatriotes et de chacun d’eux à, l’égard de l’État, le Reich allemand — ; comme ce fut déjà le cas mille ans après l’effondrement de l’Empire romain — serait la plus grande puissance d’Europe. (T2 p.130.)

Commentaire de VLR :
Quel chrétien a-t-il jamais prétendu que l’autorité était légitimée par la richesse ? Si cette conception bien matérialiste de l’autorité a cours dans la société capitaliste, il n’en est pas de même dans la société traditionnelle où l’autorité est fondée sur la transcendance et le service du bien commun. On notera au passage la représentation étonnamment puérile que Hitler se fait d’un Paradis des Chrétiens décidément pas à la hauteur de son matérialisme. (Fin du commentaire)

Abandon de la notion d’autorité au nom de la raison (Révolution dite Française)

L’Église a fait un savant mélange des choses de ce monde et des choses de l’autre monde. Les pauvres croient qu’ils sont destinés de toute éternité à la pauvreté et que les enfants de leurs enfants doivent demeurer dans cet état jusqu’à la consommation des siècles — les riches, eux, n’ayant pas accès au paradis ! En spéculant sur l’infinie bêtise des humains, l’on peut maintenir indéfiniment l’ordre établi. C’est là ce qui importe avant tout aux possédants et qui, aux yeux des bien-pensants, donne toute sa valeur au système catholique. Cramer-Klett [1] m’a avoué un jour qu’il avait abjuré la foi protestante dès l’instant qu’il s’était aperçu que la révolution accomplie par Luther avait ébranlé dans le monde la notion d’autorité. Oui, mais je pense que si l’homme a été doué de raison, c’est pour s’en servir, et je doute qu’à la longue une réalité qui offense la raison puisse conserver des chances de durer. Il n’est jamais possible de s’accrocher longtemps à des notions que contredisent les données de la science. (T2 p.237-238.)

Napoléon traître aux espérances révolutionnaires

Il serait […] inopportun de changer le titre du chef de l’État, ce titre étant lié à la forme même de l’État. En plus de la manifestation de son esprit de famille dans les affaires politiques, ce fut la plus grande erreur de Napoléon, et en même temps une preuve de mauvais goût de sa part, d’avoir renoncé au titre de « Premier Consul » pour se faire appeler « Empereur ». C’est en effet sous le titre de « Premier Consul » que la Révolution — ; celle qui a ébranlé le monde — ; l’a porté au pouvoir par-dessus le Directoire (ce comité d’estaminet), lui, le général républicain. En renonçant à ce titre et en se faisant appeler empereur, il a renié les Jacobins, ses anciens compagnons de lutte, et perdu leur appui. Du même coup, il s’est aliéné, à l’intérieur et à l’étranger, d’innombrables partisans qui voyaient en lui la personnification du renouvellement moral que devait apporter la Révolution française. […] La stupéfaction causée en Europe par ce titre d’empereur est bien caractérisée par ce geste de Beethoven qui déchira une symphonie qu’il venait de dédier à Napoléon. Il en piétina les morceaux, s’écriant : « Ce n’est pas l’homme extraordinaire que je croyais, ce n’est qu’un homme !  » Ce qu’il y a de tragique dans le cas de Napoléon, c’est qu’il n’a pas senti, en adoptant le titre d’empereur, en formant une cour, en instituant un cérémonial, qu’il ne faisait que s’abaisser, se mettant au niveau d’un monde dégénéré. Personnellement, je considérerais comme un cas de pure démence qu’on vînt, par exemple, m’offrir le titre de duc. Ce serait comme si l’on me demandait de reconnaître des liens de parenté avec tous les rabougris qui portent ce titre. (T2 p.26-27.)

Le Reich doit être une république (République Universelle = Nouvel Ordre Mondial)

En ce qui concerne le régime de l’Allemagne, je suis arrivé aux conclusions suivantes :

  1. Le Reich doit être une république, ayant à sa tête un chef élu et doté d’une autorité absolue.
  2. Une représentation populaire doit néanmoins subsister à titre de correctif. Son rôle est de soutenir le chef, mais elle doit pouvoir intervenir en cas de besoin.
  3. Ce n’est pas la représentation populaire mais le Sénat qui doit procéder au choix du chef. Il importe toutefois que les compétences du Sénat soient limitées. Sa composition ne doit pas être permanente. Au surplus, elle doit se rapporter à des fonctions et non à des personnes. Par leur formation, ces sénateurs doivent être imprégnés de l’idée qu’en aucun cas le pouvoir ne peut être délégué à un être débile et que le Führer choisi doit toujours être le meilleur.
  4. L’élection du chef ne doit pas avoir lieu en public, mais à huis-clos. Lors de l’élection d’un pape, le peuple ignore ce qui se passe dans les coulisses. On rapporte un cas où il y eut échange de horions entre les cardinaux. Depuis lors, les cardinaux sont privés de tout contact avec le monde extérieur pour la durée du conclave ! Un principe à respecter pour l’élection du Führer : toute conversation est interdite entre les électeurs pendant la durée des opérations.
  5. Le Parti, l’armée et le corps des fonctionnaires de l’État doivent prêter serment au nouveau chef dans les trois heures qui suivent l’élection.
  6. La séparation la plus rigoureuse entre le législatif et l’exécutif doit être la loi suprême pour le nouveau chef. De même que dans le Parti, la SA et la SS ne sont que l’épée à qui l’on confie l’exécution des décisions prises par les organes compétents, de même les agents d’exécution n’ont pas à s’occuper de politique. Ils doivent se borner exclusivement à assurer l’application des lois dictées par le pouvoir législatif, en faisant appel à l’épée en cas de besoin. Quand bien même un État, fondé sur de tels principes, ne saurait prétendre à l’éternité, il peut durer huit ou neuf siècles. L’organisation millénaire de l’Église le prouve — ; et pourtant cette organisation tout entière repose sur un non-sens. A fortiori cela doit être vrai pour une organisation fondée sur la raison. (T2 p.30-31.)

La logique d’une idée (idéologie) contre la réalité des pays (Création de l’Union Européenne)

Quand je rencontre des chefs des autres peuples germaniques, je suis, du fait de mon origine, particulièrement bien placé pour discuter avec eux. Je puis en effet leur rappeler que ma patrie fut durant cinq siècles un puissant empire, avec une capitale comme Vienne, et que je n’ai pourtant pas hésité à sacrifier ma patrie à l’idée du Reich. (T1 pp.282-283.)J’ai été impitoyable pour tous ceux qui ont donné dans le séparatisme — ne fusse qu’à titre d’avertissement et pour faire entrer dans la tête de chacun qu’en ce domaine nous n’admettons pas la plaisanterie. Mais, d’une façon générale, je puis dire que j’étais plein de modération. (T1 p.263.)

Les peuples soumis ne doivent être « affranchis » que partiellement par la révolution

Ce serait une erreur de prétendre éduquer l’indigène. Tout ce que nous pourrions lui donner, c’est un demi-savoir. Juste ce qu’il faut pour conduire à la révolution ! (T1 p.34.)Je ne veux imposer le national-socialisme à personne. Si on me dit que certains pays veulent rester des démocrates, eh bien tant mieux, il faut à tout prix qu’il restent des démocrates ! Les Français, par exemple, doivent conserver leurs partis. Plus il y aura chez eux de mouvements sociaux révolutionnaires, mieux cela vaudra pour nous. (T1 p.23.)

La Révolution « libère » les masses

Quand la masse, en Angleterre, se rendra compte de sa propre puissance, il est vraisemblable qu’elle fera une révolution sanglante. […] Ce sera l’un des mérites du national-socialisme d’avoir su arrêter sa révolution au moment opportun. C’est très beau de vouloir élever le peuple, mais il faut être réaliste et aller plus loin que les phrases. On ne compte plus les révolutions qui ont échoué, ou qui ont dégénéré faute d’être conduites. […] La révolution ouvre une écluse, et il est souvent impossible de freiner les masses qu’on a déchaînées. Une révolution comporte trois objectifs :

  • Il s’agit d’abord d’abattre les cloisons qui séparent les classes afin de permettre à chacun de s’élever.
  • Il s’agit ensuite d’établir un niveau de vie tel que le plus pauvre se trouve assuré d’une existence décente.
  • Il s’agit enfin de faire en sorte que les bienfaits de la civilisation deviennent un bien commun. (T1 pp.324-325.)

Hitler contre la monarchie

La monarchie ne préserve pas les intérêts de la nation (Révolution de 1789)

Le devoir des Hohenzollern eût été de sacrifier la monarchie des Habsbourg aux aspirations russes dans les Balkans. La domination d’une dynastie cesse d’être justifiée quand ses ambitions cessent d’être ajustées aux intérêts permanents de la nation. Une dynastie est condamnée au déclin lorsqu’elle n’est plus guidée que par le désir de sauvegarder la paix à tout prix et par le désir de se montrer complaisante à l’égard de certaines maisons étrangères. C’est pourquoi je suis reconnaissant à la social-démocratie d’avoir balayé toutes ces royautés. Même en concevant que ce fût indispensable, je ne sais pas si quelqu’un d’entre nous eût pris aussi nettement position contre la maison de Hohenzollern. Contre les Habsbourg, oui ! À mes yeux, c’était une dynastie étrangère. (T1 p.36.)La monarchie est une forme dépassée. Elle n’a de raison d’être que là où le monarque est l’incarnation de la constitution, un symbole, et où le pouvoir effectif est exercé par un premier ministre ou tout autre chef responsable.
Le dernier appui d’un monarque insuffisant, c’est l’armée. Avec la monarchie, il y a donc toujours danger que l’armée puisse mettre en péril les intérêts du pays.
On peut tirer de l’étude de l’histoire cet enseignement que l’ère des princes est terminée. L’histoire du moyen âge se confond en somme avec l’histoire d’une famille. Depuis 200 ans, nous assistons à la décomposition de ce système. Les maisons princières n’ont maintenu que leurs revendications. Elles en trafiquent et en vivent. (T1 p.120.)

Les princes constituent une race unique au monde pour ce qui est de la stupidité. C’est une sélection à l’envers. […] À chaque génération, les maison princières d’Europe dégénèrent un peu plus. […] En fin de compte, tous les princes européens ont une origine commune. Ils remontent tous, d’une façon ou d’une autre, aux Carolingiens. […] J’admire la patience des peuples capables de supporter toutes ces chinoiseries. La coutume de se prosterner devant des princes présentait cet unique avantage qu’ainsi le peuple n’avait jamais l’occasion de contempler ces faces de crétins ! On fait des efforts incessants pour améliorer la qualité du bétail, mais quand il s’agit de l’aristocratie c’est exactement le contraire qui a lieu. […] L’on devrait imposer à toutes les princesses de n’avoir de rapport qu’avec des chauffeurs ou des palefreniers. (T2 p.321.)

La transcendance de la monarchie insulte la raison

Lorsque, à la Noël de l’an 800, Charlemagne s’est agenouillé à Saint-Pierre-de-Rome, le Pape — avant que Charlemagne eût eu le temps de réaliser la signification de ce geste — lui plaça la couronne impériale sur la tête. Charlemagne a livré ainsi ses successeurs à un pouvoir qui, durant des siècles, infligea un véritable martyre à la nation allemande. (T2 p.190.)

Le Roi d’Italie entrave l’action du Duce

Il m’est toujours pénible, lorsque je rencontre le Duce en Italie, de le voir relégué au deuxième rang quand les gens de la Cour sont là. Les manifestations qu’il organise à mon intention sont pour moi empoisonnées du fait que j’y dois subir le contact des arrogants et des fainéants de l’aristocratie. […] Ce ne fut pas pour moi une joie particulière de me trouver continuellement dans la compagnie des laiderons de la Cour — et d’autant moins que je ne pouvais m’empêcher de penser aux difficultés que l’entourage du Roi ne cessa de créer au Duce, depuis le début. Ils se croient malins aujourd’hui en faisant de l’œil à l’Angleterre ! (T2 p.76.)Peut-être le Duce est-il arrivé un an trop tôt avec sa révolution. Il aurait sans doute fallu laisser faire les Rouges d’abord — qui eussent exterminé l’aristocratie. Le Duce serait devenu chef d’État. Ainsi l’abcès aurait été débridé. (T1 p.261.)

Les choses ne s’amélioreront en Italie que lorsque le Duce aura sacrifié la monarchie et pris effectivement la direction d’un État autoritaire. Cette forme de gouvernement peut se perpétuer durant des siècles. (T1 p.303.)

Ce qui entrave terriblement l’œuvre du Duce, c’est le fait que son pouvoir est limité par la couronne. […] Si notre alliance avec l’Italie ne nous satisfait pas en tout, c’est parce que le Roi et la cour ont de trop grandes possibilités d’intervention dans tous les domaines. (T2 pp.224-225.)

Ce qui fait la différence entre l’Italie et l’Allemagne, c’est qu’en Italie le Duce n’est pas le seul maître de l’État, d’où de nombreux points faibles, dans les corps des officiers, par exemple. Dès l’instant qu’un effort est exigé d’eux, ils en appellent au Roi. […] Le Duce ne peut même pas quitter Rome pour une absence prolongée sans qu’aussitôt les intrigants ne se mettent à l’œuvre. (T2 pp.245-246.)

Le roi des Belges contre le Führer

J’ajoute que jusqu’ici nous avons eu beaucoup trop d’égards pour les réactionnaires belges. Ce fut une erreur de ne pas emmener le roi Léopold en captivité et de lui avoir permis de demeurer en Belgique, par courtoisie envers ses intercesseurs italiens. Si le roi des Belges n’est pas une lumière, c’est en revanche un homme très intrigant. Il est au surplus le centre de ralliement des éléments réactionnaires. (T2 p.174.)Si j’ai rencontré une fois dans ma vie un être antipathique, c’est le Belge. Ce Léopold est un fameux coquin, rusé comme un renard. Nous l’avons maintenant sur les bras. À son sujet, nous avons commis une erreur en 1940 une fameuse sottise, que je porte au compte de mes erreurs. J’aurais dû le traiter comme un prisonnier de guerre. Sa sœur, il est vrai, est la princesse héritière d’Italie. (T2 p.262.)

Les moyens de domination des masses (Acté après la Guerre : Tout le Monde dansera)

Déraciner par la musique et la danse

Tout ce que les Russes, les Ukrainiens, les Kirghizes pourraient apprendre à l’école (simplement à lire et à écrire) finirait par se retourner contre nous. Un cerveau éclairé par des notions d’histoire en arrive à concevoir des idées politiques, et cela ne tournerait jamais à notre avantage. Mieux vaut installer un haut-parleur dans chaque village : donner quelques nouvelles à la population, et surtout la distraire. À quoi bon lui donner la possibilité d’acquérir des connaissances en politique, en économie ? Il n’est pas question que la radio se mêle de servir aux peuples soumis des causeries sur leur passé historique. Non, de la musique, et encore de la musique ! La musique gaie provoque l’euphorie au travail. Qu’on fournisse à ces gens-là l’occasion de danser beaucoup, ils nous en seront reconnaissants. (T2 p.65.)

Soumettre jusqu’au sacrifice grâce à la liberté de jouissance

Pour mériter sa place dans l’histoire, notre peuple doit être avant tout un peuple de soldats. Cela implique à la fois des devoirs et des droits : une éducation d’une extrême rigueur, mais la possibilité de jouir sainement de la vie. Si un soldat allemand doit être prêt à donner sa vie sans discussion il doit avoir en revanche la liberté d’aimer sans entraves. La vie est ainsi faite que la guerre et l’amour vont de pair. Quant au petit bourgeois ergoteur et mesquin, qu’il se contente des miettes du festin ! Mais pour tenir le soldat dans l’appétence du combat, qu’on ne vienne pas l’importuner avec le précepte religieux qui recommande l’abstinence de la chair. Un homme à l’esprit sain ne peut que sourire quand un saint Antoine prétend lui ôter la joie la plus grande qui soit et l’inciter à « se mortifier lui-même à coups de cravache » ! (T2 p.74.)Le mauvais côté du mariage, c’est que cela crée des droits. Alors il vaut mieux avoir une maîtresse. Le fardeau s’allège, et tout est placé sur le plan du don. (T1 p.239.)

Savoir parler aux masses

Les hommes de l’opposition nationale se sont épuisés à avoir raison. Quand, durant des dizaines d’années, l’on a prêché dans le désert, il se trouve qu’au moment d’agir l’on ait perdu tout contact avec la réalité. Ces Allemands de la vieille école étaient de belles natures, mais leur rayon, c’était la littérature. Leur audience : vingt mille lecteurs de leur trempe. Aucun d’eux ne savait parler au peuple. D’emblée, je me suis aperçu qu’on ne pouvait aller loin en suivant cette voie. Celui qui veut agir doit prendre appui sur la foi, et la foi ne se trouve que dans le peuple. La grande masse est sans mémoire, elle va de l’avant avec l’ingénuité de l’innocence. Nous avons vu de quoi est capable un peuple qui est dirigé. En lui toutes les possibilités existent, pour le bien comme pour le mal. Le devoir du national-socialisme, tendre inébranlablement à ceci : que ce qu’il y a de meilleur dans le peuple puisse se développer sans cesse. (T1 p.37.)

[1Theodor von Cramer-Klett (1874–1938), industriel allemand converti au catholicisme (note de VLR)

 

 

Vous avez tous bien lu ? Alors voilà une question :

 

N’est-ce pas Hitler qui a gagné la Guerre ?

 

 

Le Pape Pie XII a agit en Catholique avec ce qu’il savait grâce aux services de Renseignement du Vatican.

 

Blog Pie XII et la « Shoah »

[Concerne : Propos recueillis par Elie Maréchal : « L’historien Edouard Husson revient sur l’attitude du pape Pie XII face à la Shoah » (Le Figaro, 15 février 2002, p. 9)].

« Il est inexact que Pie XII ait parlé de « l’extermination des juifs » au sens qu’on donne aujourd’hui à cette expression, c’est-à-dire au sens d' »extermination physique programmée, notamment conduite par le moyen de chambres à gaz ».

Dans le radio-message, souvent mentionné, du 24 décembre 1942, le Pape a parlé de « centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, quelquefois seulement pour des raisons de nationalité [nazionalità] ou de race [stirpe], sont vouées à la mort ou à un dépérissement progressif [progressivo deperimento]« .

Le 2 juin 1943, dans son allocution au Sacré Collège, il dira de ces mêmes personnes qu’elles sont « parfois vouées, même sans faute de leur part, à des contraintes exterminatrices [costrizioni sterminatrici]« .
Pie XII a principalement songé, sans faire de distinction entre ces deux catégories, au sort de civils aussi bien de nationalité polonaise que de race juive (le mot de « race » [stirpe] étant ici employé du point de vue de ces Allemands à qui le pape reproche de persécuter les juifs).

Pour plus de précisions, on se reportera, en ce qui concerne le radio-message, aux Atti e discorsi di Pio XII, vol. IV (1942), ed. S. Paolo, Roma, 1943, p. 327, et, pour l’allocution, au même ouvrage, vol. V (1943), 1944, p. 134.

Contrariées par ces propos, les autorités allemandes n’en ont pas pour autant empêché l’impression, en 1943, du radio-message, ni, en 1944, l’impression elle-même ou les préparatifs d’impression du second texte. (Les Alliés ne sont entrés dans Rome, déclarée par les Allemands « ville ouverte », que le 4 juin 1944).
Dans son radio-message du 24 décembre 1942, le pape se faisait en quelque sorte l’écho de la déclaration solennelle des Alliés (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Union soviétique et neuf autres pays, dont la France de Londres) contre la « bestiale politique de froide extermination » (bestial policy of cold-blooded extermination) menée par les Allemands contre les juifs d’Europe et, en particulier, contre les juifs polonais. Cette déclaration, en date du 17 décembre 1942, n’implique pas du tout que les Alliés croyaient, comme on le fait aujourd’hui, en une prétendue « politique d’extermination » aux proportions industrielles et avec des moyens industriels tels que l’emploi de chambres à gaz. Le texte prouve qu’ils avaient essentiellement à l’esprit la mort provoquée par un travail exténuant, par le froid, par la faim ou par les exécutions massives (Parliamentary Debates, December 17, 1942 : House of Commons, cols. 2982-3 ; House of Lords, cols. 607-608). Huit mois plus tard, dans leur déclaration du 29 août 1943, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne prévenaient solennellement les responsables allemands qu’ils seraient châtiés pour leurs crimes contre « les personnes » (le mot de « juifs » n’apparaissait pas) déportées vers des camps de travail ou de concentration. Les Alliés énonçaient précisément les allégations suivantes : des enfants étaient tués sur place au moment de leur arrestation ; certains étaient séparés de leurs parents pour être envoyés en Allemagne afin d’y être élevés comme des Allemands ; d’autres étaient vendus à des colons allemands ; d’autres, enfin, étaient envoyés avec les femmes et les vieillards dans des camps de concentration (« U.S. and Britain Warn Nazi Killers », The New York Times, August 30, 1943, p. 3). Dans leur projet de déclaration commune, les Américains avaient précisé : « dans des camps de concentration, où ils sont maintenant systématiquement mis à mort dans des chambres à gaz » mais, à l’instigation des Britanniques leur faisant observer « l’insuffisance des preuves » (insufficient evidence) pour en affirmer l’existence, ils avaient décidé de supprimer toute allusion à ces abattoirs chimiques (Foreign Relations of the United States / Diplomatic Papers / 1943, Volume I, p. 416 – 417).
Assurément, Pie XII n’a pas dénoncé l’existence et le fonctionnement de chambres à gaz d’exécution. Il ne l’a fait ni du temps de la présence des troupes allemandes à Rome, ni après le 4 juin 1944. Mais Churchill, De Gaulle, Eisenhower et bien d’autres hauts responsables alliés ont agi de même, y compris dans leurs mémoires, publiés bien des années après la guerre. Quand on a le sens de ses responsabilités politiques et le souci de son nom, on répugne à colporter les calomnies forgées par des officines de propagande.
Disposant en Pologne « d’autant d’espions qu’il y avait de Polonais », Pie XII savait à quoi s’en tenir sur la situation réelle de ses protégés ainsi que sur les rumeurs ou sur les mensonges à base de récits d’atrocités. Il détestait Hitler qu’il appelait, à ce qu’on dit, « le caporal de Bohême » mais il ne se sentait pas obligé pour autant de salir l’adversaire par d’atroces mensonges.
Les deux déclarations de Pie XII, celle du 24 décembre 1942 et celle du 2 juin 1943, tout comme les deux déclarations des Alliés, celle du 17 décembre 1942 et celle du 29 août 1943, donnaient à entendre que l’Allemagne menait une politique cruelle à l’égard des Polonais et des juifs. Si Hitler n’a pas cru devoir opposer un démenti aux allégations contenues dans ces quatre déclarations et si, dans le cas des deux déclarations de Pie XII, il en a même toléré l’impression et la diffusion, c’est qu’il avait saisi le sens que de telles déclarations avaient à l’époque. Et s’il avait, en ces temps-là, réellement mené une politique d’extermination physique des juifs notamment par le moyen de chambres à gaz, il n’aurait pu que s’alarmer de voir que le pape en faisait publiquement la révélation et il n’aurait pas laissé Pie XII dire et répéter, par la voix et par l’écrit, ses propos de 1942 et de 1943.
Pie XII ne s’est nullement tu sur le sort des juifs pendant la guerre. Il a publiquement condamné la politique de Hitler à leur égard. Il l’a fait comme les plus hauts responsables alliés de l’époque et en des termes identiques. A l’exemple de ces responsables, il n’a pas, pour autant, cru à un génocide ou à des chambres à gaz.
Il a bien fait. Les hauts responsables alliés ont, eux aussi, bien fait. Nul n’est obligé de répandre des infamies. »

 

Le Pape Pie XII devant l’Histoire.

Le Pape Pie XII avait compris qu’il n’y avait Aucun camp du Bien dans cette Guerre et que ceux qui allaient être Jetés en Pâture étaient Le petit peuple Juif pendant que  certains Grands Juifs finançaient les deux camps.

 

 Le Courage de La Vérité : L’ Affaire Pie XII.

Notre époque n’est pas Historienne : elle est vindicative.

Notre époque porte sur l’histoire un regard insensible. Elle considère le passé non pas tel qu’il a été, mais tel qu’elle voudrait qu’il fût. Elle sermonne les morts, leur dicte une conduite, ne rechigne pas à l’anachronisme pour les juger au nom de principes qu’elle ne s’applique jamais à elle-même, mais qu’elle leur demande rétroactivement de respecter. Notre époque n’est pas historienne : elle est vindicative. Tenter de comprendre les hommes et leurs raisons, dans le temps, le système de représentations et les circonstances qui furent les leurs, penser la complexité sans la réduire à une rationalité binaire : là n’est ni son fort ni son objet.

Ce qu’elle veut, ce sont des Coupables.

Des coupables, oui. Mais pas n’importe lesquels. Il lui en faut trouver d’exemplaires, par qui elle puisse se livrer tout entière à ce qui caractérise aujourd’hui l’Occident chrétien : la haine de soi. Notre époque hait ce qu’elle est, et voue à la détestation tout ce qui la fonde. Et comme elle tire son existence entière de Rome et de l’Eglise (jusqu’à l’athéisme, posture philosophique impossible en dehors du christianisme), c’est l’Eglise romaine que l’on charge de la culpabilité maximale.

*****


L’affaire Pie XII

Regardons “l’affaire Pie XII”. On critique avec aplomb son prétendu “silence” pendant la Shoah, on le soupçonne de collusion avec le régime nazi, on imagine les postures héroïques qu’il aurait pu adopter pour mettre fin à la persécution. On en vient à oublier l’essentiel : le “silence” de Pie XII n’est pas une réalité historique, mais une fable.

En 1963, la pièce Der Stellvertreter, est montée à Berlin. Elle entend dénoncer “les hésitations et le silence” de la papauté face au nazisme et aux persécutions dont les juifs ont été victimes pendant la guerre. Pie XII nous y présenté comme un couard, plus inquiet de la protection des biens matériels de l’Eglise que du salut des juifs.

La pièce vient à point nommé, nous apprend Ian Pacepa, ancien lieutenant général des services secrets roumains passé à l’Ouest à la fin des années 1970. Conseillé par Alexander Shelepin, patron du KGB, Nikita Kroutchev a entrepris, depuis le début des années 1960, de livrer à l’Eglise catholique, dont il mesure les capacités de résistance et de nuisance, une lutte sans merci à l’intérieur du bloc soviétique.
En Hongrie, les services secrets venaient d’avoir la peau du cardinal Mindszenty, un prélat aussi intransigeant avec les communistes qu’il l’avait été, dès le milieu des années 1930, avec Szálasi et les nazis des Croix fléchées. Même si Mindszenty avait pu se réfugier in extremis à l’ambassade américaine de Budapest (il y restera cloîtré quinze ans !), une victoire avait été remportée.
Maintenant, il fallait jouer plus fort encore. C’est ce que fit le général Ivan Agayants, chef de la désinformation du KGB, en commandant à Rolf Hochhuth2 une pièce jetant le discrédit sur l’action du Vatican pendant la guerre. Pie XII était mort, il ne s’en plaindrait pas.

Ainsi sont nés Le Vicaire et la légende du “silence coupable” de Pie XII.

D’ailleurs, qu’est-ce qu’un dramaturge allemand comme Rolf Hochhuth pouvait en avoir bien à faire de l’attitude du pape pendant la guerre ?
En Allemagne, le catholicisme est une religion minoritaire et, si le scandale existe, c’est celui du protestantisme. Le gros de l’électorat nazi est protestant – et le ralliement tardif du Zentrum catholique et de Franz Von Papen reste un phénomène marginal. Malgré des héros comme Dietrich Bonhöffer ou Martin Niemöller, l’Eglise luthérienne ne se contenta pas de garder le silence face à l’irrésistible ascension d’Adolf Hitler. Elle en épousa la cause et les convictions, se rallia corps et âme au parti nazi et trouva dans son antisémitisme une heureuse réalisation de l’antijudaïsme de Martin Luther. Qu’on se souvienne du Juif Süss, commandé en 1940 par Goebbels (il supervisa le tournage) à Veit Harlan : la référence de la “révolution allemande”, de cet “antisémitisme qui sauvera le Reich”, c’est Luther.

Qui trahit le peuple allemand et protestant du Wurtemberg dans ce film de propagande ? Ce sont les catholiques et leurs alliés juifs.

*****


La vérité crue, c’est qu’il n’y eut certainement pas,
dans l’histoire de la chrétienté,
de pape plus proche des juifs que Pie XII.

 

-Bien comprendre que le Pape Pie XII a vite compris qu’il y avait un projet concernant cette soudaine « Haine des Juifs » et cette « Chasse à l’Homme Juif ». Ce projet sera en 1948 la Création de l’Etat d’Israël en Palestine-

Avant la publication de la pièce de Rolf Hochhuth, on célébrait unanimement l’action de Pie XII en faveur des juifs pendant la guerre.
Certes, comme le rappelait récemment dans Le Monde l’excellent Patrick Kéchichian, Paul Claudel se plaignait fin 1945 auprès de Maritain du caractère “inaudible” de la condamnation du nazisme par Pie XII. Mais Pie XII fut à Claudel aussi inaudible que de Gaulle pendant la guerre. C’est qu’on ne peut pas être partout : écrire Paroles au Maréchal et écouter radio Vatican.
Pendant ce temps, Golda Meir rendait hommage à Pie XII. Les rescapés des camps venaient à Rome le remercier pour ce qu’il avait fait.
La vérité, crue et scandaleuse aujourd’hui, est qu’il n’y eut certainement pas, dans l’histoire de la chrétienté, de pape plus proche des juifs que Pie XII.

Voilà où réside l’héroïcité de ses vertus.

Sûr, à l’époque, Pie XII n’encombra pas les plateaux télés pour se plaindre. Il ne participa ni à “On n’est pas couché”, ni au “Grand Journal” de Canal+. On ne le vit pas se répandre en larmes chez Pascale Clark.
Il se contenta de participer, avant de devenir pape, à la rédaction en 1937 de l’encyclique de son prédécesseur Pie XI : Mit brennender Sorge, condamnation explicite du nazisme.
Il se contenta, une fois élu au siège de Pierre, de consacrer sa première encyclique, Summi pontificatus, à dénoncer le racisme et le culte de l’Etat. Elle fut aussitôt larguée par les avions britanniques sur l’Allemagne à plus de 100 000 exemplaires.

Il demanda aux universités catholiques de délivrer un enseignement contre l’antisémitisme, fidèle à la lettre de Summi pontificatus et à ce que le Souverain Pontife professait déjà en 1938 : «  Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites  ».

Il alerta les Alliés, américains et anglais, sur les persécutions dont les juifs étaient victimes. Mais la libération des camps de la mort n’était pas, pour eux, une priorité de la guerre ni un objectif militaire – un “point de détail”, sans doute.
Pie XII se contenta aussi, dans son message de Noël 1942, d’évoquer « les centaines de milliers de personnes, qui sans aucune faute de leur part, parfois seulement en raison de leur nationalité ou de leur lignage, sont destinées à la mort ou à un dépérissement progressif », avant de faire diffuser ce message, en juin 1943, sur les ondes de Radio Vatican : « Quiconque établit une distinction entre les Juifs et les autres hommes est un infidèle et se trouve en contradiction avec les commandements de Dieu. »
Il n’y a pas, pour un chrétien, d’excommunication plus directe.

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Pie XII fut un pape bavard !

Pie XII parla. C’était un pape bavard. Il parla beaucoup. Mais il agit aussi, levant la discipline de certaines institutions religieuses (afin que des hommes juifs pussent notamment rentrer dans les carmels et y trouver protection), finançant des réseaux et des filières, aidant là où il le pouvait. Les historiens avancent un chiffre de plusieurs dizaines de milliers de juifs, qui auraient bénéficié de la sollicitude du Pontife.

Ce qu’il y a de miraculeux, dans cette affaire, ce fut que Pie XII ne garda pas le silence et ne se refugia pas dans l’inaction. Il aurait pu. Tout l’y incitait. Lorsqu’il avait prêté sa main en 1937 à Pie XI pour écrire l’encyclique Mit brennender Sorge, il en avait éprouvé les lourdes conséquences. Aussitôt l’encyclique parue, les nazis arrêtèrent dans les Länder catholiques du sud de l’Allemagne près de 1 100 religieux et prêtres. Ils dévastèrent les évêchés de Munich, de Fribourg et de Rottenburg, avant de dissoudre les organisations catholiques et de proscrire l’enseignement catholique dans le Reich.

Les plus de 300 prêtres et religieux qui moururent en déportation à Dachau furent la plus grande douleur de Pie XII. S’ils étaient morts, c’était sa faute. Lui, et pas un autre – il en était convaincu – les avait précipités au martyr. Jamais il n’en ferait le deuil. Par une simple parole, il avait livré plus de 300 femmes et hommes à leurs bourreaux. Y a-t-il une chose plus exécrable quand on a voué sa vie à la Vie ?

Il se souvint aussi de la protestation publique, en août 1942, de ses évêques hollandais contre les persécutions. Les nazis répliquèrent par des persécutions plus atroces encore, arrêtant et déportant, en une seule nuit, 40 000 juifs hollandais, dont de nombreux juifs convertis au catholicisme tels Edith Stein. La Hollande détint, dès lors, le plus triste record de la persécution : 85 % de ses juifs disparurent dans les camps de la mort. Toute parole de l’Eglise condamnait plus qu’elle ne protégeait : voilà la vérité5.

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En face de nazis, on ne joue pas !

La “prudence toute diplomatique” dont on accuse Pie XII aujourd’hui n’est pas de la prudence, encore moins de la couardise. C’est la simple prise en compte du réel : en Allemagne et dans une Europe livrées à l’un des pires systèmes totalitaires, il ne suffit pas de signer une pétition depuis son confortable appartement pour faire changer les choses. On essaie uniquement de mener la politique des petits gestes, de sauver ceux que l’on peut sans attenter à la vie d’un plus grand nombre.
Car, face au déferlement de la totalité sur soi, c’est elle seule, cette politique des petits mouvements, qui peut sauver non seulement des hommes, mais aussi la part humaine qui est en nous. Peter Sloterdijk oppose à la grandiloquente politique idéaliste, héritée du romantisme dix-neuviémiste et d’un héroïsme très Sturm und Drang, la politique des “petits gestes”. Dans un système totalitaire, on ne joue pas héroïsme contre héroïsme. On joue comme on peut. Et finalement on ne joue pas. Car ce n’est pas un jeu.

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Pie XII ne fut pas un super-héros.
Il fut simplement un homme digne de ce nom,
ce qui définit le ”saint“

Voilà Pie XII. Désolé, ce n’est pas un super-héros. Vous ne trouverez en lui rien de Flash Gordon ni de Catwoman. Il n’a pas retroussé ses manches pour dévoiler ses biscoteaux antiracistes, comme n’importe lequel d’entre nous qui n’a pas vécu en son temps l’aurait, bien entendu, fait. Il a essayé simplement d’agir en homme parmi les hommes. Et c’est cela, précisément, que l’on appelle la sainteté.

Un saint est, avant tout, un témoin. Non pas celui qui témoigne à charge et qui enfonce l’accusé, mais qui essaie, par ses moyens humains, toujours modestes face aux implacables machineries des Etats et des idéologies, de le sauver.
Ce témoin, Pie XII l’a été pour d’innombrables juifs.

Le principal problème de Pie XII demeure : il a été pape.
Voilà la difficulté. Elle ne lui sera jamais pardonnée par ces gens qui se considèrent être nés de la cuisse d’Œdipe et de Jupiter réunis, plutôt que de la jambe de saint Paul. Les pauvres, pardonnez-leur, ils ne savent pas d’où ils viennent.

En attendant, les catholiques ont de bonnes raisons de vénérer Pie XII. Pour son action, ses paroles et son silence qui appelle chaque être à l’éthique de responsabilité.

Pie XII « juste parmi les nations  » ?
Une fondation new-yorkaise ouvre cette procédure auprès de Yad Vashem :

<< La Fondation Pave the way (PTWF) a annoncé son intention de proposer à Yad Vashem, le mémorial de l’Holocauste à Jérusalem, la remise du titre de « Juste parmi les nations » à Eugenio Pacelli, le pape Pie XII. La fondation, dont le siège est à New York, a obtenu du bureau du Département des Justes parmi les nations de Yad Vashem, les lignes directrices pour proposer une personne pour la reconnaissance, et s’active actuellement dans ce sens.

Le président de l’organisation, Gary Krupp, affirme que la « PTWF a consacré des années à recueillir des documents et des témoignages vidéos originaux sur ce pontificat controversé et pense avoir découvert une documentation suffisante pour commencer à chercher des témoignages écrits authentiques pour donner officiellement le feu vert à cette procédure », rappelle un communiqué de la fondation envoyé à Zenit.

« Dans la plus grande partie des cas de ceux qui ont été reconnus comme ‘Justes parmi les nations’, celui qui reçoit la reconnaissance a agi directement pour sauver des vies individuelles en risquant la sienne en le faisant », a observé Gary Krupp.

« Même si les actions d’Eugenio Pacelli ne rentrent pas dans cette description générale », a-t-il ajouté, « nous pouvons établir que l’intercession directe du pape a sauvé des centaines de milliers de juifs ».

« Evidemment, à cause de la nature de la haute charge qu’il recouvrait, Eugenio Pacelli n’a presque jamais été en contact avec ceux qu’il a sauvé. Une exception connue est le cas de l’intercession en faveur du docteur Guido Mendes, un ami d’enfance juif orthodoxe. Eugenio Pacelli est intervenu personnellement pour envoyer la famille Mendes en Palestine en 1938 ».

Selon Krupp, « on peut aussi affirmer que les actions de Pacelli ont été accomplies sous menace de mort. Lors d’une rencontre avec les cardinaux, convoquée en urgence par le pape Pie XII le 6 septembre 1943, il les informa avoir signé une lettre de démission qui se trouvait sur son bureau et qu’il s’attendait à être enlevé d’un moment à l’autre . Les cardinaux devaient faire leurs valises et se tenir prêts à quitter immédiatement le Vatican pour demander de l’aide à un gouvernement neutre, d’où ils éliraient un nouveau pape. Cette rencontre d’urgence advint un mois avant l’arrestation des juifs de Rome et le pape décida d’intercéder tout de suite pour les sauver ».

« Ce document n’est pas encore disponible, mais nous savons qu’il existe, a déclaré Gary Krupp. Récemment, nous avons obtenu de l’Allemagne l’affidavit du général Karl Wolff, second de Himmler et commandant en Italie, auquel Hitler ordonna de planifier la conquête du Vatican et d’enlever le pape ».

Gary Krupp a affirmé chercher des témoignages de personnes qui, souvent, ne savent même pas que ce fut Eugenio Pacelli qui leur sauva la vie par ses actions. Le transfert de juifs en République dominicaine en est un exemple : « Nous avons le témoignage vidéo de Mgr Giovanni Ferrofino, 97 ans, secrétaire du nonce à Port-au-Prince (Haïti) durant la seconde guerre mondiale, qui agit personnellement avec le nonce aux ordres adressés par Pie XII, pour obtenir deux fois par an des visas pour les juifs qui arrivaient du Portugal en République dominicaine ».

« Cette action sauva plus de 10 000 juifs, qui furent envoyés en Amérique avec l’aide de Mgr Ferrofino à travers Cuba, le Mexique et le Canada ».

« Nous espérons que dans ces circonstances spéciales Yad Vashem agisse pour vérifier les informations que nous enverrons. Le travail consiste maintenant à localiser nombre de ces survivants et leurs familles pour obtenir des déclarations authentiques ».

« La déclaration la plus importante que nous pouvons émettre est qu’avec cette aide de nombreux amis, nous localisions des milliers de documents ».

« Conformément à notre mission, informe la fondation dans son communiqué, Pave the Way a commencé ce projet de recherche privé avec l’espoir de sortir de l’impasse qui dure depuis 46 ans et d’éliminer cet obstacle qui a des conséquences sur un milliard de personnes ».

Saintsymphorien.net

 

Le Pape Pie XII a Protégé et Sauvé des Juifs tout comme le Maréchal Philippe Pétain  sauva plus de 90% de Juifs Français.

Mais cela ne suffira Jamais, sachez-le.

À l’occasion de l’exposition de son cinquantenaire, le Musée de l’Holocauste à Jérusalem a reconnu que nombre de juifs ont trouvé refuge « sous les ailes de l’Église ».

Dans une exposition qui sest tenue à Jérusalem, le Yad Vashem (Musée de l’Holocauste) revient sur le thème des rapports entre le Vatican et la Shoah. Confirmant la conclusion du débat historiographique récent, qui a conduit en 2012 à une nouvelle formulation d’un panneau controversé consacré à Pie XII, le Musée de la Shoah affirme catégoriquement que le Vatican avait connaissance du fait que couvents et monastères ouvrirent leurs portes aux juifs.

L‘exposition en question a marqué les cinquante ans de l’institution, en 1953, du titre « Justes parmi les nations » – distinction honorifique attribuée par Jérusalem à tous ceux qui durant la Shoah ont mis en danger leur vie pour sauver celle de quelques juifs.  L’exposition s’intitulait « Je suis le gardien de mon frère », avec une claire référence biblique (mais le point d’interrogation qui accompagne la question de Caïn a été délibérément supprimé).

L’exposition a été basée sur quelques controverses et histoires emblématiques entourant les près de 25 000 Justes reconnus par le Yad Vashem. Une des sections fut consacrée spécifiquement aux hommes des Églises chrétiennes (toutes confessions confondues) qui ont accompli des actes héroïques.

Intitulée « Sous les ailes de l’Église », cette partie de l’exposition, tout en insistant clairement sur le point de vue de l’historiographie juive, a tenu compte des objections soulevées par les controverses sur le panneau consacré à Pie XII.

On pu lire, dans l’introduction de la version en ligne :

« Le comportement des chrétiens durant l’Holocauste continue de représenter un défi pour le monde chrétien y compris au XXIe siècle. Face à l’extermination des juifs, de nombreux chefs des Églises et prêtres ont gardé le silence, et certains même ont collaboré. Quelques-uns – de toutes les confessions chrétiennes – ont mis en danger leur vie pour sauver des juifs et se sont élevés publiquement contre leur extermination. »

Sur la question du rapport entre préjugés antijuifs et antisémitisme nazi, l’exposition soutient que « même si l’antisémitisme raciste des nazis a été un phénomène différent de l’antijudaïsme chrétien traditionnel, toujours est-il qu’il se fondait sur des préjugés existants ».

Enfin, concernant l’attitude spécifique de l’Église catholique, il était dit :

« L’absence d’une prise de position sans équivoque de la part du Vatican a laissé aux responsables des institutions catholiques la décision d’entreprendre le sauvetage des juifs. Certains supérieurs de couvents et monastères […] ouvrirent leurs portes aux fugitifs juifs et parfois le Vatican en était informé. Dans certains cas, les évêques et autres leader catholiques ont demandé à leur clergé et aux fidèles d’aider les juifs. »

Enfin, il était spécifié que « certains Justes parmi les nations ont manifesté un profond respect pour la foi de leurs protégés ; ils ne se sont pas contenté de leur sauver la vie, mais les ont aidé à suivre leurs préceptes religieux – célébrant leurs fêtes, priant et suivant les règles religieuses juives, pendant qu’ils étaient cachés ».

Dans l’ensemble, malgré la diversité des opinions qui se sont clairement exprimées sur l’action de Pie XII (non-citées expressément dans le cas présent), l’exposition sur les Justes a offert au visiteur du Yad Vashem des éléments nouveaux susceptibles de contribuer à comprendre les termes d’un débat auquel le panneau modifié en 2012, par la force des choses, fait seulement allusion.

Giorgio Bernardelli

Traduction : Elisabeth de Lavigne

Sa Sainteté le Pape Pie XII et le Maréchal Philippe Pétain ont été Désignés POUR ETRE COUPABLES AD VITAM AETERNAM pendant que les Vrais Coupables de Crimes contre l’Humanité ont été placés à des Fonctions Etatiques en Amérique et forment aujourd’hui :

Le Pouvoir Profond.

 

Bon nombre de Nazis ont été récupérés par l’Amérique. Mais là : TOUT VA BIEN, c’est très bien et les Honneurs ne manquent pas.

Site Agora Vox :

Nous connaissions tous l’histoire de Wernher von Braun, cet ingénieur nazi qui était à l’origine de la célèbre fusée V2, et qui après la défaite allemande, avec d’autres scientifiques allemands de premier plan, fut récupéré par les forces américaines. Il participa activement à partir des années 50 au développement du programme spatiale américaine (NASA), et joua un rôle important dans le programme Apollo.

Mais le New York Times nous informe ces derniers jours que, d’après des données d’archives déclassifiées rendues publiques, dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, la CIA et d’autres services secrets américains ont employé plus de mille nazis comme complices, espions et informateurs contre l’URSS avant de leur accorder l’asile.

Pour le célèbre quotidien américain : « A en juger par les archives, plus de mille nazis travaillaient pour les USA mais ils pourraient être bien plus nombreux. Il est difficile de connaître leur nombre exact car certains documents sont toujours classifiés ».

C’est surtout dans les années 1950 que ces anciens nazis ont espionné l’URSS. Pour les boss du FBI Edgar Hoover et de la CIA Allen Dulles, la valeur de ces nouveaux agents dans la confrontation contre l’URSS compensait l’ »erreur morale ». Ils allaient même jusqu’à recruter des criminels de guerre.

On trouve par exemple un ancien conseiller d’Adolf Eichmann, l’officier SS, Otto von Bolschwing. Et lorsque les services israéliens ont retrouvé Eichmann en Amérique du Sud dans les années 1960, Von Bolschwing a demandé la protection des USA qu’il a bien sûr obtenu.

Alexandras Lileikis est un autre personnage peu recommandable qui exécutait les Juifs à la mitrailleuse en Lituanie. Il a été recruté par la CIA en 1952.

Que du beau monde.

Bien sûr, après la guerre on nous a offert un beau spectacle avec le procès de Nuremberg qui devait faire comprendre à l’opinion publique que l’on ne laisserait pas impuni des crimes aussi abjects, qu’il y avait d’un coté le mal, et bien suû de l’autre, le bien. Mais pendant ce temps là dans les coulisses on jouait une autre partition. On récupérait certains de ces monstres pour combattre l’ennemi de toujours, le communisme.

D’ailleurs est-on vraiment surpris pas les révélations du New-York Times lorsqu’on sait que déjà avant guerre, des industriels comme Henry Ford et des hommes politiques comme Joseph Kennedy, avaient des sympathies pour le régime nazi. Il faut savoir qu’à cette époque, une partie de l’Amérique voyait l’Allemagne nazie avant tout comme un rempart face à l’URSS de Staline. Il aura fallu attendre le 7 décembre 1941 et l’attaque de Pearl-Harbor par les japonais, pour que les Etats-Unis soient obligés de s’engager dans le second conflit mondial.

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Cette guerre fut une Machination pour faire rentrer les Nations dans Le Nouvel Ordre Mondial.

Ce sont les Idées et les Actes de ceux que l’on présente comme Vaincus qui Dominent aujourd’hui.

 

Pour « Noyer le Poisson » l’on nous Présente le Pape Pie XII et le Maréchal Philippe Pétain comme étant les Fléaux de l’Humanité.

 

Les Véritables Fléaux de l’Humanité sont ceux qui ont pris le Pouvoir Mondial en 1945, à savoir :

LES HERITIERS DU 3ème REICH.

 

C’est pourquoi, tout comme François Mitterrand, nous présentons notre plus Profond Mépris aux Personnes qui déversent encore leur HAINE contre Sa Sainteté le Pape Pie XII et le Maréchal Philippe Pétain.

 

-Parce-que pour que certains soient Propres et sans tâche, il faut que d’autres soient Salis et couverts de boue-