Archives de Catégorie: Maréchal Pétain

Le Maréchal Pétain mis Fin à la Maçonnerie. De Gaulle la Ressuscita.

Le rétablissement de la Franc-Maçonnerie par de Gaulle

À quelques jours de distance, le Grand-Maître du Grand-Orient, Fred Zeller et celui de la Grande Loge, Richard Dupuy, aient fait quelques confidences à un journal d’un caractère assez particulier et confidentiel : Europe-Parlement, destiné à la « classe politique ».

Un aveu du Grand-Maître du Grand-Orient doit d’abord retenir notre attention :
« C’est le général De Gaulle, dit-il, c’est lui qui nous a rendu force et vigueur ». [de Gaulle] a dit « Je vais redonner la République à la France et il n’y a aucune raison que je ne lui redonne pas aussi les francs-maçons » [Déclaration faite à Alger en 1943 citée dans son livre « Trois points, c’est tout » (1)].
Sous la Ve République le Grand-Orient disposait de 150 affiliés à l’Assemblée nationale et au Sénat, contre 350 sous la IIIe République. Pourquoi cette déperdition ? : parce que l’Ordre maçonnique a été « dissous, persécuté, déporté »…cela leur avait infligé « vingt ans de retard » [selon les propres termes de Fred Zeller].

Ainsi, la dissolution de la Franc-Maçonnerie en 1940, par le gouvernement du Maréchal Pétain, avait porté un coup sévère à la Maçonnerie, ce qui prouve que l’on peut bel et bien briser cet État dans l’État. (2)

(1) Philippe Ploncard d’Assac, La Politique (Abonnement).

(2) Jacques Ploncard d’Assac, Le secret des Francs-Maçons.

Perso.deGaulle

 

FRANCE NATIONALISTE : https://t.co/gOYPMxNMIK

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Lors des Fouilles entreprises dans les LOGES suite à l’Interdiction de la Maçonnerie par le Maréchal Philippe Pétain, voilà ce qui fut découvert dans une Loge de Béziers dont De Gaulle, Adorateur du Pouvoir, ne tiendra AUCUN COMPTE :

Screenshot_2019-07-24 Découverte macabre dans la loge maçonnique de Béziers.png

 

En prenant possession de la loge de Béziers, sous le gouvernement du Maréchal, en 1941, la police découvrit le cadavre d’une fillette âgée d’environ sept ans. Commis par M. le procureur de l’Etat français, M. le docteur Roulaud, médecin légiste, se rendit le 19 décembre 1941, à 16 heures, à la Loge et dressa un rapport.

« Le cadavre examiné, y lit-on, est celui d’une fillette mesurant cent trois centimètres, et par conséquent, âgée d’environ sept ans. »

Le médecin légiste décrit ensuite minutieusement ce cadavre qui pesait deux kilos, dont les parties molles étaient « absolument desséchées, ligneuses et légères ». Les viscères avaient été enlevés. Il ne restait que le « squelette, les muscles des membres, avec des morceaux de peau parcheminée ». Les vaisseaux artériels avaient été « colorés en rouge vif« , et les veines « injectées en bleu« . On avait conservé « la vessie et le rectum béants et parcheminés« .

Deux trous pratiqués dans le vertax permettaient de suspendre ce cadavre au mur, ajoutant à l’horreur du spectacle. On avait, détail horrible, « respecté les paupières qui portaient encore leurs cils longs et blonds » et les lèvres qui bordaient « d’un mince liseré desséché une rangée presque intacte de petites dents jaunies« .

On pourra trouver deux reproductions photographiques du cadavre de la loge de Béziers dans les Documents maçonniques d’août 1942, p. 23.

fm-usage-de-l-horribleToutes les loges n’avaient sans doute pas les moyens de pousser l’usage de l’horrible aussi loin que la loge de Béziers, mais dans tous les cabinets de réflexion, on trouve des crânes, des tibias, des tentures de deuil, des transparents lumineux faisant apparaître un corps d’homme, des silhouettes en matières luminescentes, des squelettes en fer forgé peint, etc…

De toute manière, il s’agit d’inspirer l’horreur.

La découverte du cadavre de la loge de Béziers indigna, à l’époque, un public qui ignorait tout des cérémonies initiatiques dans la Franc-maçonnerie.

« Sans aucune nécessité scientifique, écrivaient les Documents maçonniques, sans aucun droit, contrairement aux lois, la Maçonnerie s’est appropriée le malheureux cadavre d’une petite fille pour le faire figurer dans ses cérémonies macabres afin d’impressionner les Frères. »

Le but était, évidemment, de placer ses adeptes dans un « état spécial d’hypnose intellectuelle et d’énervement physique », nécessaires à la préparation à l’initiation.

Jacques Ploncard d’Assac – Le secret des Francs-maçons (1979) – p. 131 (Source)

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FRANCE : TORTUREE PAR UN PERE FRANC-MACON

 

  • En France, Maude Julien a livré un témoignage troublant dans son livre intitulé « Derrière la grille » qui est sorti en 2014. Son père, un riche entrepreneur et un initié à la franc-maçonnerie, lui a fait subir un conditionnement extrême visant à faire d’elle une « déesse », mais surtout un robot lui obéissant au doigt et à l’oeil. Maude Julien a subi un isolement social total durant quinze ans, elle a été enfermée dans un carcan mental (tout comme sa mère) avec une formation de l’esprit et du corps pour faire d’elle un « être supérieur », une Élue. Les exercices physiques et mentaux extrêmes et traumatiques défiaient l’entendement. Maude Julien a déclaré: « Ce livre est un manuel de désobéissance muette. Je voulais montrer comment l’emprise se met en place. C’est un crime parfait dont la victime est tellement dans la honte qu’elle ne dénonce rien. Aujourd’hui, je suis bien dans ma vie personnelle et professionnelle, mes filles sont grandes. J’ai voulu écrire mon histoire. Pour lui, seul compte son monde mental. Les autres sont des instruments ou des obstacles. Il nous a enfermées dans ce carcan mental, ma mère et moi. L’Ogre vous montre qu’il est l’Amour, avec un grand A. Tout ce qu’il fait est pour ton bien. Il installe une vie chronométrée dont il détient la télécommande. Puis, il instille la peur. Le monde extérieur est le danger. » (« Mon père m’a séquestrée pendant 15 ans: le récit terrifiant de Maude » . Dans une interview lors de l’émission « Salut les terriens » avec Thierry Ardisson, Maude Julien a confié qu’elle avait une amnésie traumatique concernant des cicatrices sur ses cuisses et sur sa poitrine. Elle ignore quelle en est l’origine et les médecins disent qu’il ne s’agit pas d’accidents. »

Source : mk-polis2.eklablog.com

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Le procureur Eric De Montgolfier raconte sa croisade contre la corruption franc-maçonne, ainsi que les pressions du ministre

Les faits de gloire d’Éric de Montgolfier sur la côte sont restés gravés dans les mémoires: à peine installé, il veut donner un coup de balai dans la fourmilière des réseaux francs-maçons niçois, luttant contre la corruption jusqu’au sein de son propre tribunal. «Faire confiance à la justice, c’est nécessairement faire confiance aux magistrats… Pour moi, ce moment a sans doute été le plus difficile de ma carrière», raconte-t-il.

Eric de Montgolfier, pour s’être occupé des réseaux franc-maçons, s’est vu « conseillé » de mettre la pédale douce, par un ministre. Il s’agit d’une preuve évidente de corruption, de loi du silence, de république franc-maçonne, des petites combines entre malfrats. Il en témoignait, de passage chez Ruquier pour son livre Le devoir de déplaire :

Eric de Montgolfier chez ruquier franc-maconnerie

Souvenons-nous de son coup d’éclat :

« A Nice, opération nettoyage à la Grande Loge de France »
titrait le journal télévisé :

eric de montgolfier INA nice

Je me suis rendu compte que Nice n’est pas au sud de la France, mais au nord de la Méditerranée…»

(Source : Nice fête le départ d’Éric de Montgolfier)

« Les magistrats francs-maçons devraient se dévoiler »

Le procureur Eric de Montgolfier dénonce le secret de l’appartenance maçonnique et revient sur le code de déontologie (…).

Eric de Montgolfier, procureur de la République à Nice depuis dix ans, combat depuis longtemps le secret de l’appartenance maçonnique. Pour les juges comme pour l’ensemble des fonctionnaires. (…) Entretien.

Que pensez-vous aujourd’hui des magistrats franc-maçons ?

Mon point de vue s’est renforcé. Ce n’est pas l’appartenance maçonnique qui est gênante, mais son usage. Mais je mets sur le même plan l’appartenance à une Eglise, à une secte ou à une loge maçonnique. Ce qui me pose problème chez un maçon, c’est quand il ne se dévoile pas, car cela ouvre la possibilité à des opérations occultes. Cela vaut pour un magistrat comme pour un tas de gens.

Vous seriez donc favorable à la création d’un registre des franc-maçons ?

Nous avons aujourd’hui des annuaires, électroniques et sur papier. Rien n’empêcherait que l’appartenance maçonnique y figure… On met bien la Légion d’honneur et le mérite.

Moi, je suis catholique. Quand je vais à la messe, ce n’est pas dans les catacombes. J’en informe les autres et cela me protège moi-même.

A Nice, vous savez qui est franc-maçon dans votre tribunal ?

Je le sais parfois, quand ils veulent bien me le dire. Le problème pour nous, magistrats, c’est que toutes nos décisions sont fragiles par la suspicion même qu’elles peuvent soulever, en raison de nos appartenances personnelles.

Révéler sa propre appartenance maçonnique, ce n’est pas une atteinte à la liberté. Je ne comprends pas pourquoi on persiste à dissimuler ce genre de chose. Il ne faut pas fantasmer, nous ne sommes plus en 1940. Quand je vais à la Grande Loge de France, je sais qui est maçon.

Vous êtes contre la maçonnerie ?

Non, pour moi il y a d’un côté la vraie maçonnerie d’initiés, le fait de croire et de respecter les dogmes. Et puis il y a aussi la maçonnerie des dérives, des faux frères…

Vous parlez de « dérives » ; certaines vous ont-elles particulièrement marqué ?

Ici à Nice, je suis bien placé pour savoir qu’il y a des dérives. Regardez l’affaire Mouillot où un magistrat a fini devant le Conseil supérieur de la magistrature. Il faut relire la décision du CSM dans l’affaire Renard.

Mais pour ce genre de dérives, il faut aussi des maçons chez les avocats, non ?

Il y a sûrement plus de maçons chez les avocats que les magistrats, mais eux ne prennent pas de décisions ! Cela concerne tous ceux qui exercent des fonctions d’autorité dans l’Etat et qui prennent des décisions. Ceux-là devraient se dévoiler.

Certains franc-maçons sont-ils d’accord avec vos arguments ?

Oui, y compris certains grands maîtres. Et pour une raison simple : le maintien du secret met leur obédience en danger, à cause des dérives qui ont lieu. En disant qui est maçon, on affaiblira la suspicion dont elles souffrent. Cela n’a rien de scandaleux d’être maçon.

Vous a-t-on déjà proposé de « passer sous le bandeau » ?

Oui, on me l’a suggéré. Mais tant que je serai catholique, cela me semble impossible. Pour reprendre les termes de Jean-Paul II, on ne peut pas appartenir à deux Eglises. Et puis, tant que j’exercerai une fonction d’autorité, ça sera « non ».

Source

Montgolfier: « Satisfait de les avoir tous fait bien chier? »
Karl Zero

L’ex-Proc de Montgolfier est un peu notre La Rochefoucauld, mâtiné de Schopenhauer. Retour sur la carrière de cet homme exemplaire qui, jeune, se faisait une très haute idée de la Justice avant de comprendre que s’il ne donnait pas moult gages au « système », il en s’en verrait exclu…C’était mal le connaître, Eric n’a jamais rien lâché, il a fait le job sans accepter les compromissions et peut avoir aujourd’hui le sentiment du devoir accompli. « Devoir », vous savez, ce vieux mot tombé en désuétude…


Entretien avec Eric de Montgolfier

Emission KTOTV du 06/04/2007

Éric de Montgolfier : la désillusion d’un proc

L’ancien procureur de la République, jeune retraité d’une longue carrière dans la magistrature, dénonce l’arrogance des élites dans son nouveau livre Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons. (Lire)

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Pédo-satanisme et Franc-maçonnerie: l’autel des élites, de Laurent Glauzy

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Le pédo-satanisme est-il la conséquence de pratiques rituelles liées à une élite maçonnique ? Aujourd’hui, Bill Schnoebelen, ancien haut-représentant de l’Église de Satan, affirme que la Franc-maçonnerie pratique le pédo-satanisme comme rite initiatique du 33e degré du Rite écossais ancien et accepté.

Dans Morals and Dogma, en 1871, Albert Pike, un des « pères » de la Franc-maçonnerie, atteste que « la religion devrait être, pour nous tous, initiés de hauts grades, maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne. Oui ! Lucifer est Dieu. » Et, en 1900, le grand mage Aleister Crowley, initié au 33e degré, avoue dans Magick in theory and practice, le sacrifice de cent cinquante enfants par an, entre 1912 et 1928. D’ailleurs, en 1941, la police trouve le cadavre d’une fillette dans une loge, à Béziers. En 1998, des squelettes d’enfants sont découverts sous la maison londonienne de Benjamin Franklin, rédacteur de la Constitution américaine, Franc-maçon et adepte du Hell Fire Club.

Le pédo-satanisme serait donc une pratique partagée par une élite maçonnique transmettant le pouvoir à des politiciens et des financiers ayant les mêmes valeurs occultes. Telle est la certitude du Dr Cecilia Gatto Trocchi, anthropologue, elle ajoute qu’en quelques décennies, la société a évolué d’une logique matérialiste et communiste vers une spiritualité satanique et maçonnique.

L’auteur, Laurent Glauzy, démontre notamment les relations ayant existé entre Buckingham Palace et le pédomane et nécrophile anglais Jimmy Savile. En 1990, Jean-Paul 2 décore cet « ami » des loges, de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand. Est-ce un hasard ? Don Luigi Villa, fils spirituel de Padre Pio et ancien agent de renseignement du Vatican, dénonçait l’influence satanique des « papes » depuis « Vatican II ».

 

« Vatican D’ EUX ».


Conférence de Laurent Glauzy
Le Pédo-Satanisme et la Franc-Maçonnerie

Paris, le 10 Octobre 2015.

CONFÉRENCE DE LAURENT GLAUZY A PARIS
DU 24 OCTOBRE 2015

 

 

23 juillet 1945 : Ouverture de l’infâme procès Pétain.

Allocution du Maréchal Pétain à l’ouverture de son procès scélérat le 23 juillet 1945, tiré du livre « Message d’outre-tombe du Maréchal Pétain : Textes officiels, ignorés ou méconnus, consignes secrètes » (Aux Nouvelles Éditions Latines. Pages 272, 273, 274,275.) rédigé par Philippe Pétain, Monique Paillard, Jean Paillard.

« C’est le peuple français qui, par ses représentants réunis en Assemblée nationale le 10 juillet 1940, m’a confié le pouvoir, c’est à lui que je suis venu rendre des comptes.

La Haute Cour, telle qu’elle est constituée, ne représente pas le peuple français, et c’est à lui seul que s’adresse le Maréchal de France, chef de l’État.

Je ne ferai pas d’autre déclaration. Je ne répondrai à aucune question. Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et n’atteignent que ceux qui les profèrent.

J’ai passé ma vie au service de la France. Aujourd’hui, âgé de près 90 ans, jeté en prison, je veux continuer à la servir, en m’adressant à elle une fois encore. Qu’elle se souvienne ! J’ai mené ses armées à la victoire en 1918. Puis, alors que j’avais mérité le repos, je n’ai cessé de me consacrer à elle.

J’ai répondu à tous ses appels, quels que fussent mon âge et ma fatigue. Le jour le plus tragique de son Histoire, c’est encore vers moi qu’elle s’est tournée.

Je ne demandais rien, je ne désirais rien. On m’a supplié de venir : je suis venu. Je devenais ainsi l’héritier d’une catastrophe dont je n’étais pas l’auteur. Les vrais responsables s’abritaient derrière moi pour écarter la colère du peuple.

Lorsque j’ai demandé l’armistice, d’accord avec nos chefs militaires, j’ai rempli un acte nécessaire et sauveur.

Oui, l’armistice a sauvé la France et contribué à la victoire des Alliés en assurant une Méditerranée libre et l’intégrité de l’Empire.

Le pouvoir m’a été confié et légitimement reconnu par tous les pays du monde, du Saint-Siège à l’U.R.S.S. De ce pouvoir, j’ai usé comme d’un bouclier pour protéger le peuple français. Pour lui, je suis allé jusqu’à sacrifier à mon prestige. Je suis demeuré à la tête d’un pays sous l’occupation.

Voudra-t-on comprendre la difficulté de gouverner dans de telles conditions ? Chaque jour, un poignard sur la gorge, j’ai lutté contre les exigences de l’ennemi. L’Histoire dira tout ce que je vous ai évité, quand mes adversaires ne pensent qu’à me reprocher l’inévitable.

L’occupation m’obligeait à ménager l’ennemi, mais je ne le ménageais que pour vous ménager vous-mêmes, en attendant que le territoire soit libéré.

L’occupation m’obligeait aussi, contre mon gré et contre mon cœur, à tenir des propos, à accomplir certains actes dont j’ai souffert plus que vous, mais devant les exigences de l’ennemi, je n’ai rien abandonné d’essentiel à l’existence de la patrie.

Au contraire, pendant quatre années, par mon action, j’ai maintenu la France, j’ai assuré aux Français la vie et le pain, j’ai assuré à nos prisonniers le soutien de la Nation.

Que ceux qui m’accusent et prétendent me juger s’interrogent du fond de leur conscience pour savoir ce que, sans moi, ils seraient peut-être devenus. *

Pendant que le Général De Gaulle, hors de nos frontières, poursuivait la lutte, j’ai préparé les voies de la libération, en conservant une France douloureuse mais vivante.

A quoi, en effet, eût-il servi de libérer des ruines et des cimetières ?

C’est l’ennemi seul qui, par sa présence sur notre sol envahi, a porté atteinte à nos libertés et s’opposait à notre volonté de relèvement.

J’ai réalisé, pourtant, des institutions nouvelles ; la Constitution que j’avais reçu mandat de présenter était prête, mais je ne pouvais la promulguer.

Malgré d’immenses difficultés, aucun pouvoir n’a, plus que le mien, honoré la famille et, pour empêcher la lutte des classes, cherché à garantir les conditions du travail à l’usine et à la terre.

La France libérée peut changer les mots et les vocables. Elle construit, mais elle ne pourra construire utilement que sur les bases que j’ai jetées.

C’est à de tels exemples que se reconnaît, en dépit des haines partisanes, la continuité de la Patrie. Nul n’a le droit de l’interrompre.

Pour ma part, je n’ai pensé qu’à l’union et à la réconciliation des Français. Je vous l’ai dit encore le jour où les Allemands m’emmenaient prisonnier parce qu’ils me reprochaient de n’avoir cessé de les combattre et de ruiner leurs efforts.

Je sais qu’en ce moment, si certains ont oublié, depuis que je n’exerce plus le pouvoir, ce qu’ils ont dit, écrit ou fait.

Des millions de Français pensent à moi, qui m’ont accordé leur confiance et me gardent leur fidélité.

Ce n’est point à ma personne que vont l’une et l’autre, mais pour eux comme pour bien d’autres, à travers le monde, je représente une tradition qui est celle de la civilisation française et chrétienne, face aux excès de toutes les tyrannies.

En me condamnant, ce sont des millions d’hommes que vous condamnerez dans leur espérance et leur foi. Ainsi, vous aggraverez ou vous prolongerez la discorde de la France, alors qu’elle a besoin de se retrouver et de s’aimer pour reprendre la place qu’elle tenait autrefois parmi les nations.

Mais ma vie m’importe peu. J’ai fait à la France le don de ma personne. C’est à cette minute suprême que mon sacrifice ne doit plus être mis en doute.

Si vous deviez me condamner, que ma condamnation soit la dernière et qu’aucun Français ne soit plus jamais détenu pour avoir obéi aux ordres de son chef légitime.

Mais, je vous le dis à la face du monde, vous condamneriez un innocent en croyant parler au nom de la justice et c’est un innocent qui en porterait le poids, car un Maréchal de France ne demande de grâce à personne.

A votre jugement répondront celui de Dieu et celui de la postérité. Ils suffiront à ma conscience et à ma mémoire.

Je m’en remets à la France ! »

PHILIPPE PÉTAIN, Maréchal de France AD VITAM AETERNAM.

 

6 ans après à 9h26, le vainqueur de Verdun mourait dans sa prison de l’île d’Yeu. Son corps y est enterré et attends toujours son transfert à Verdun.

 

 

Jeune Nation : https://t.co/OIOTTOrF0R

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N’Oubliez JAMAIS : Pour que De Gaulle devienne un « Héros » il fallait que le Maréchal devienne « un Traitre et un Vendu ».

C’est ce qu’il se passa.

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Lorsque nous aurons repris le Pouvoir, le Général CATHOLIQUE Philippe Pétain sera lavé de l’opprobe et des tonnes de Mensonges que les Gaullo-Communistes ont répandus sur lui et nous transporterons sa Dépouille à Verdun où il reposera enfin à sa place, auprés de ses Soldats CATHOLIQUES qu’il a tant Aimé.

Maréchal Philippe Pétain ?

Présent.

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Le 1er Mai du Maréchal Philippe Pétain.

Le 24 avril 1941, le Maréchal Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le Maréchal Philippe Pétain recherche une troisième voie fondée sur le corporatisme, débaptisant « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes[3]. À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient férié, chômé et payé.

La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe.

L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. Cette fête disparaît à la Libération.

La vraie Fête Française, anti-républicaine du Maréchal dura de 1941 à 1944.

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Origines du 1er Mai

Comme un symbole du printemps et des beaux jours, le muguet refleurit dans les rues de France tous les ans, au 1er mai. Une tradition botanique qui se mêle à celle de la manifestation des travailleurs pour la fête du Travail.

Cette coutume tire ses origines à la Renaissance. Le muguet devient à cette époque un porte-bonheur que l’on offre à cette période de l’année depuis le roi Charles IX. C’est lui, en 1561, qui officialise la tradition d’en offrir chaque année aux dames de sa cour. Un rituel royal qui s’étend au peuple dans les années 1900.

Le brin de muguet ne sera associé à la fête du Travail que des années plus tard, comme l’explique l’historienne des révolutions et de la citoyenneté, Mathilde Larrere. « L’imposer comme fleur du 1er mai, c’est bien Pétain ». Elle raconte, dans une série de tweets, qu’après avoir pris sa source dans un mouvement aux États-Unis débuté en 1884, « c’est en 1889, à Paris, que le congrès de naissance de la IIe Internationale ouvrière décide de faire du 1er mai une journée de mobilisation pour l’obtention des 8 heures, principale revendication du moment ».

L’historienne poursuit en expliquant qu’en 1891, la répression sanglante d’un rassemblement ouvrier dans le Nord faisant 9 morts ancre le 1er mai dans une « tradition de lutte des ouvriers européens » et l’églantine écarlate devient une fleur emblématique du mouvement, en mémoire au sang versé.

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Il faut donc attendre le gouvernement de Vichy, pendant l’Occupation de la France par l’Allemagne, pour associer les clochettes blanches du muguet à la fête du travail.

C’est à ce moment que le 1er mai devient « la Fête du travail et de la concorde sociale » et le maréchal Pétain impose alors le muguet pour remplacer l’églantine « trop prolétarienne, trop rouge, trop révolutionnaire », résume l’historienne Mathilde Larrere dans un tweet accompagné d’une affiche de l’époque où le brin de muguet est déposé par une main masculine sur le « M » de mai.

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1er Mai (3)

 

Ce que les Gauchistes taisent c’est que le Maréchal Philippe Pétain a gardé cette fête car son Origine Première remonte à l’Accouchement !

Ce n’est pas « pour rien » que le Maréchal a pris les 3 mots : « Travail – Famille – Patrie », le Mot TRAVAIL figurant en Premier !

Eh Oui ! « Le Travail » vient de bien plus loin que ce qu’ils nous disent !

Il vient de l’Accouchement des femmes appelé Travail (Ne dit-on pas : le Travail vient de commencer lors de l’accouchement ?)  mais comme cette tradition est Chrétienne elle passe sous silence pour les jacobins qui n’ont de cesse de Tuer nos Racines .

A qui offrez-vous le Muguet en premier sinon à votre Mère, Epouse, Soeur, Fille ?

Pourquoi le Muguet comme Fleur :

Les Clochettes du Muguet sont les Cloches des Eglises qui carillonent à la Volée pour annoncer tous les évènements religieux.

Le Maréchal Pétain nous laisse les 3 mots qui sont primordiaux pour toute société de Dieu :

  • Le Travail synonyme d’ACCOUCHEMENT et de METIERS
  • Par l’Accouchement se forme LA FAMILLE qui peut vivre grâce au METIER
  • Et c’est la Famille, forte du Métier du Père, qui forme la PATRIE.

Et nous savons grâce au travail méticuleux d’Adrien Abauzit que le Maréchal Pétain avait bien écrit le nom de DIEU en premier.

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DIEU – TRAVAIL – FAMILLE – PATRIE

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Bonne et Heureuse Fête du 1er Mai du Maréchal Philippe Pétain à Tous.

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Le Pape Pie XII et la Deuxième Guerre Mondiale.

Il est Primordial de bien comprendre que cette guerre, comme Toutes les Guerres, a été financée des Deux côtés par des Banquiers.

Napoléon le comprendra trop tard.

Quels que soient les Vainqueurs, quels que soient les Vaincus, LA HAINE est toujours présente et se transmet de Génération en Génération.

N’entendons-nous pas encore de nos jours certains dire : « La France mérite notre Haine » concernant cette 2ème Guerre Mondiale ?

Alain Finkielkraut  » Ce pays (la France) mérite notre haine. 

Je suis né à Paris mais je suis le fils d’immigrants polonais. Mon père a été déporté de France. Ses parents ont été déportés et ont été assassinés à Auschwitz. Mon père est rentré d’Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine : ce qu’il a fait à mes parents fut bien plus violent que ce qu’il a fait aux Africains.

Qu’a donc fait la France à Monsieur Finkielkraut de si Cruel pour qu’il éprouve une telle HAINE contre un pays qui lui permet de Vivre Dignement et Grassement ?

Monsieur Finkielkraut croit-il que ce sont uniquement ses parents qui ont été fait prisonnier dans les camps Allemands ?

 L’entretien de la Haine est la Raison de Vivre de beaucoup de personnes alors que la Vérité sur cette guerre est à Hurler.

François Mitterrand dira à Jean-Pierre Elkabbach pour ceux qui, comme Monsieur Finkielkraut voulaient toujours et encore que la France se Prosterne et se Morfonde en excuses pour le Gouvernement de Vichy :

Je cite François Miterrand :

« Ils attendront longtemps, ils en auront pas (d’excuses). La France n’a pas d’excuse à donner, ni la république. (…) Qu’est-ce-que ça veut dire ! (…..) C’est l’entretien de la HAINE et ce n’est pas LA HAINE qui doit gouverner la France. »

 

 

Jacques Chirac succombera en présentant les excuses de la France et dira de suite après :

Je cite Jacques Chirac : « Que l’on ne m’en demande pas davantage. » Fin de citation.

Le Vatican a toujours eu les meilleurs services de Renseignement du Monde. Le Pape Pie XII n’était pas sans savoir que le Vainqueur de cette ènième guerre ne servirait que les intérêts de LA FINANCE ET RIEN D’AUTRE, quel que soit le Camp qui gagne.

Le Pape Pie XII était conscient d’une chose : Les Perdants, quel que soit le camp qui l’emporte, seraient LES CATHOLIQUES et le Monde Chrétien.

Il faut bien comprendre que cette guerre a été fomentée pour que Seule LA FINANCE Triomphe : C’est le Monde Capitaliste Ultra Libéral que nous avons aujourd’hui.

Ce qui n’est pas beaucoup dit et que le Pape Pie XII savait, c’est qu’Hitler aussi, s’il gagnait la Guerre, avait l’intention de DISSOUDRE LE VATICAN CATHOLIQUE.

 

Car Hitler ne voulait pas de Catholiques dans son Empire.

 

Voici les propos tenus par Hitler contre les Catholiques :

Citation d’ Hitler sur l’islam du 18 août 1942 :
« Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l’influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l’islam triomphe. Cette religion récompense l’héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d’un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme.».

 

Voilà ce que pensait Hitler des Catholiques, du Monde Chrétien :

Le Salon Beige :

« Le coup le plus dur qui ait frappé l’humanité, c’est l’avènement du christianisme. »

« Si le monde antique a été si pur, si léger, si serein, c’est parce qu’il a ignoré ces deux fléaux : la vérole et le christianisme. »

« Le christianisme a retardé de mille ans l’épanouissement du monde germanique. »

« Si le danger n’avait pas existé que le péril rouge submergeât l’Europe, je n’eusse pas contrecarré la révolution en Espagne. Le clergé eût été exterminé. »

« L’Église catholique n’a qu’un seul désir, c’est notre effondrement. »

« la principale activité des curés consiste à saper la politique nationale-socialiste. »

« Attendons la fin de la guerre, et un terme sera mis au Concordat. Je me réserve le plaisir de rappeler moi-même à l’Église les nombreux cas où elle l’a violé. Qu’on songe, par exemple, à la collusion de l’Église avec les meurtriers de Heydrich. Non seulement des prêtres leur ont permis de se cacher dans une église de la banlieue de Prague. Mais ils leur ont permis de se terrer dans le sanctuaire de cette église. »

Nous assistons aujourd’hui « A la Mise en Service » des propos d’Hitler contre le Monde Chrétien par « Le Camp du Bien » comme ils le disent.

 

Comme tout le Monde peut le constater, c’est l’Islam qui est mis en avant afin d’Atomiser le Monde Chrétien, comme le Voulait Hitler.

Encore plus Fort : Ce sont les propos d’Hitler qui sont repris par l’Actuelle Doxa concernant LA NATURE, le Naturalisme et leurs DOGMES.

En voici la Preuve relevée dans le Livre d’Hitler : « Libres Propos sur la Guerre et la Paix ».

Site : Vive le Roy

Ces citations de Hitler révèlent un homme aux préoccupations très modernes : vivre en communion avec la nature, prêcher la tolérance religieuse, faire triompher la « raison » sur un christianisme maudit, « libérer » l’homme des autorités traditionnelles par la révolution. Moderne, l’abandon de l’institution politique pour le mythe de l’élection du meilleur, de l’homme providentiel qui apportera le salut au pays. Moderne, ce subjectivisme irresponsable d’une raison humaine autonome, débarrassée de toute transcendance : « je puis me tromper, mais je suis de bonne foi » ; même si l’erreur coûte quelques millions de vies. Faut-il s’en étonner ? Par essence révolutionnaire, l’idéologie conduit toujours aux mêmes effets : le « Führer » est bien le digne continuateur des grands ancêtres de 1789 dont il revendique l’héritage.

 

 Introduction de Vive le Roy

Citations d’Adolf Hitler tirées des tomes 1 et 2 de Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Le temps présent, FLAMMARION, traduction de François Genou.

  • Tome 1, 1952.
  • Tome 2, 1954.

Rendre un culte à la nature (Gravé sur les Georgia Guidestones)

Vivre en communion avec la nature

Je crois que celui qui contemple l’univers avec des yeux grands ouverts est l’homme le plus naturellement pieux : pas dans le sens où l’entendent les religions, mais dans le sens d’un accord intime avec les choses. (T1 p.6.)Celui qui vit en communion avec la nature entre nécessairement en opposition avec les Églises. Et c’est pourquoi elles vont à leur perte — car la science doit remporter la victoire. (T1 pp.61-62.)

[…] l’on peut envier les Japonais. Ils ont une religion toute simple qui les met en contact avec la nature. Même du christianisme, ils ont réussi à faire une religion moins choquante pour l’esprit. (T1 p.141.)

Il est possible de satisfaire les besoins de la vie intérieure par une communion intime avec la nature, ou par la connaissance du passé. Seule une minorité pourtant peut, au stade actuel du développement des esprits, éprouver le respect qu’inspire l’inconnu et satisfaire de cette façon les besoins métaphysiques de l’âme. L’humanité moyenne a les mêmes besoins, mais ne peut les satisfaire que par des voies élémentaires. Cela est particulièrement vrai pour la femme, de même pour le paysan qui assiste impuissant à la destruction de sa récolte. L’être simpliste a soif de croyance, et il s’y cramponne obscurément de toutes ses forces. (T1 pp.60-61.)

Réincarnation et transmigration des âmes dans la nature

Par quoi voudriez-vous que je remplace l’image que les chrétiens se font de l’au-delà ? Ce qui est naturel à l’homme, c’est le sentiment de l’éternité, et ce sentiment est au fond de chacun. L’âme et l’esprit accomplissent une migration, de même que le corps autour de la nature. Ainsi la vie renaît éternellement de la vie. Quant au pourquoi de tout cela, je n’éprouve pas le besoin de me casser la tête à ce propos. L’âme est insondable. (T1 p.141.)Le monde antique avait le goût de la clarté. La recherche scientifique y était encouragée. Les dieux, pour les Romains, étaient des images familières. Il est assez difficile de savoir s’ils avaient une idée précise de l’au-delà. Pour eux, la vie éternelle s’incarnait dans les êtres vivants, et elle consistait en un perpétuel renouvellement. C’était là des conceptions assez proches de celles qu’on trouve chez les Japonais et les Chinois à l’époque où apparut chez eux la svastika. (T1 p.303.)

L’homme cultivé conserve le sens des mystères de la nature et s’incline devant l’inconnaissable. (T1 p.59.)

Prôner la « loi naturelle » » du plus fort

L’homme a découvert dans la nature la notion merveilleuse de cette toute-puissance dont il adore la loi. Au fond de chaque être, il y a le sentiment de cette toute-puissance, à laquelle nous donnons de le nom de Dieu (à savoir la domination des lois naturelles dans tout l’univers). (T1 p.6.)Comme en tout, la nature est le meilleur des pédagogues, même en ce qui concerne la sélection. On ne saurait imaginer de la part de la nature, une activité plus heureuse que celle qui consiste à déterminer l’ascension des êtres, à la faveur d’une lutte perpétuelle. (T2 p.39.)

Les hommes se dépossèdent les uns des autres, et l’on s’aperçoit en fin de compte que c’est toujours le plus fort qui triomphe. N’est-ce pas là l’ordre le plus raisonnable ?
S’il en était autrement, rien de bien n’eût jamais existé. Si nous ne respections pas les lois naturelles en nous imposant par le droit du plus fort, un jour viendrait où les animaux sauvages nous dévoreraient à nouveau — puis les insectes mangeraient les animaux sauvages, et finalement seuls les microbes subsisteraient sur la terre. (T1 p.40.)

Du fait de la lutte, les élites se renouvellent constamment. La loi de sélection justifie cette lutte incessante en vue de permettre aux meilleurs de survivre.
Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique du déchet humain. (T1 p.51.)

Le droit est une invention humaine. La nature ne connaît ni le notaire ni le géomètre-arpenteur. Dieu ne connaît que la force. (T1 p.69.)

La providence a doué les êtres vivants d’une fécondité sans limite, mais elle n’a pas mis à leur portée, sans que cela nécessite un effort de leur part, la nourriture dont ils ont besoin. Cela est fort bien ainsi, car c’est la lutte pour l’existence qui produit l’accession des meilleurs. (T1 p.132.)

Selon le droit naturel, le premier personnage de la nation devrait être le meilleur. (T1 p.119.)

Placer le meilleur à la tête de l’État, c’est là le problème le plus difficile à résoudre. (T2 p.28.)

En dix ans, nous aurons constitué une élite d’hommes dont nous saurons que nous pouvons compter sur eux à chaque fois qu’il s’agira de maîtriser de nouvelles difficultés.
Nous tirerons de là un nouveau type d’homme, une race de dominateurs, des sortes de vice-rois.
(T1 p.20.)

Établir la tolérance religieuse et la séparation Église/État

Une nouvelle ère de tolérance religieuse

Il est vraisemblable, en ce qui concerne la religion, que nous allons entrer dans une ère de tolérance. Il sera admis que chacun peut faire son salut à sa convenance personnelle. Le monde antique a connu ce climat de tolérance. Personne ne s’y adonnait au prosélytisme. (T1 p.331.)Notre époque verra sans doute la fin de la maladie chrétienne. C’est une affaire de cent ans, deux cents ans peut-être. Mon regret aura été, à l’instar de tel prophète, de n’apercevoir que de loin la terre promise. Nous entrons dans une conception du monde, qui sera une ère ensoleillée, une ère de tolérance. (T1 p.332.)

J’envisage donc l’avenir de la façon suivante. D’abord, à chacun sa croyance personnelle. La superstition ne perdra pas ses droits. Le Parti est à l’abri du danger de concurrencer les religions. Il faut simplement leur interdire de se mêler dorénavant des affaires temporelles. Depuis l’âge le plus tendre, l’éducation sera donnée de telle sorte que chacun sache ce qui importe au maintien de l’État. Pour les hommes de mon entourage, qui comme moi ont échappé à l’emprise du dogme, je n’ai pas à craindre que l’Église leur mette le grappin dessus.
Nous veillerons à ce que les Églises ne puissent plus répandre des enseignements en contradiction avec l’intérêt de l’État. Nous continuerons à affirmer la doctrine nationale-socialiste, et la jeunesse n’entendra plus que la vérité. (T1 p.62.)

Le monde antique avait ses dieux et servait ses dieux. Mais les prêtres interposés entre les dieux et les hommes étaient des serviteurs de l’État, car les dieux protégeaient la Cité. En somme, ils étaient l’émanation d’une puissance que le peuple avait créée. L’idée d’un Dieu unique était impensable pour ce monde-là. Dans ce domaine, les Romains étaient la tolérance même. L’idée d’un dieu universel ne pouvait leur paraître qu’une douce folie — car si trois peuples luttent entre eux en invoquant le même Dieu, cela en fait en tout cas deux qui prient en vain !
Personne ne fut plus tolérants que les Romains. Chacun pouvait prier le Dieu de son choix et dans les temples une place était même réservée au dieu inconnu. Au surplus, chacun priait comme il l’entendait et avait le droit de proclamer ses préférences. (T1 p.77.)

Une Église nationale, à la rigueur !

Je n’intervient pas dans les questions de croyance. Aussi ne puis-je admettre que les gens d’Église se mêlent des affaires temporelles. Il faut que le mensonge organisé s’écroule. L’État doit demeurer le maître absolu. […] Contre une Église qui s’identifie avec l’État, comme c’est le cas en Angleterre, je n’ai rien à dire. Mais il est quand même impossible que l’on puisse éternellement assujettir l’humanité avec des mensonges. (T1 p.140.)L’État eut rarement la possibilité, au cours de l’histoire d’Allemagne, d’agir sur l’évolution interne de l’Église. L’occasion la plus favorable s’est probablement présentée à l’époque du modernisme, dans les années 1907-1909. Il est vrai que ce mouvement, en bien des choses, n’a fait que reprendre certaines façons de penser des catholiques libéraux. Toutefois, à d’autres points de vue, le modernisme apportait des éléments nouveaux. Si à l’époque l’État avait su exploiter ces aspirations, il eût été possible de créer une Église nationale allemande complètement détachée de Rome. Il faut tenir compte également du fait que les modernistes désiraient sincèrement une entente avec l’Église évangélique. Il y avait donc la possibilité de jeter un pont entre les deux confessions chrétiennes. Mais l’État, trop faible, a passé à côté de cette chance. Il n’y avait personne qui eût l’envergure nécessaire pour embrasser le problème et le résoudre. Le jeu de l’Église fut facile. Elle menaça et excommunia. Un prêtre de plus de cinquante ans, qui a défroqué, et qui est mis au ban de l’Église, ce n’est plus rien.
À coups de menaces, les modernistes furent tourmentés jusqu’à ce qu’ils se soumissent. La plupart cédèrent. C’est un fait que les menaces de l’Église ont un caractère tangible. Quand il s’agit d’affaires sérieuses, elle ne se contente pas du spectre de l’Enfer, ou même du Purgatoire. Aussi le mouvement moderniste ne tarda-t-il pas à péricliter. Le coup de grâce lui fut donné par l’obligation imposée désormais à tous les prêtres de prêter serment à l’Église. (T2 p.343.)

Le Duce m’a dit à Venise, en 1934 : « Un jour viendra où le Pape devra quitter l’Italie, car il n’y a pas place pour deux maîtres.  » (T2 pp.238-239.)

Faire triompher la science sur les religions (Gravé sur les Georgia Guidestones : « Ne soyez pas un Cancer sur Terre »)

Le culte de la raison humaine

Quand le national-socialisme aura régné durant assez longtemps, il sera possible de concevoir une forme de vie différente de la nôtre. À la longue, le national-socialisme et la religion ne pourront plus cœxister. (T1 p.7.)Pour lui rendre la mort plus facile, l’Église tend à l’homme l’appât d’un monde meilleur. Nous nous bornons, nous, à lui demander de façonner dignement sa vie. Il lui suffit pour cela de se conformer aux lois naturelles. Inspirons-nous de ces principes, et nous triompherons à la longue de la religion.
Mais il n’est pas question que jamais le national-socialisme se mette à singer une religion par l’établissement d’un culte. Son unique ambition doit être de construire scientifiquement une doctrine qui soit rien de plus qu’un hommage à la raison. (T1 p.39.)

Un mouvement comme le nôtre ne doit pas se laisser entraîner dans des digressions d’ordre métaphysique. Il doit s’en tenir à l’esprit de la science exacte. Le Parti n’a pas à être une contrefaçon de la religion. […]
Celui qui vit en communion avec la nature entre nécessairement en opposition avec les Églises. Et c’est pourquoi elles vont à leur perte — car la science doit remporter la victoire. (T1 pp.61-62.)

L’Église actuelle n’est rien d’autre qu’une association en vue d’exploiter la bêtise humaine. (T2 p.239.)

L’homme, alourdi par un passé de superstition, a peur des choses qu’il ne peut, ou ne peut encore, s’expliquer — c’est-à-dire l’inconnu. Si quelqu’un éprouve des besoins d’ordre métaphysique, je ne puis le satisfaire avec le programme du Parti. Le temps coulera jusqu’au moment où la science pourra répondre à toutes les questions. Il n’est donc pas opportun de se lancer maintenant dans une lutte avec les Églises. Le mieux est de laisser le christianisme mourir de mort naturelle. Une mort lente a quelque chose d’apaisant. Le dogme du christianisme s’effrite devant les progrès de la science. (T1 pp.59-60.)

Par ailleurs, et pour braver la fausse science de l’Église catholique, je ferai construire sur l’autre rive du Danube un observatoire où seront représentées les trois grandes conceptions cosmologiques de l’histoire — celle de Ptolémée, celle de Copernic, celle de Hörbiger. La coupole de l’édifice contiendra un planétarium qui non seulement satisfera la soif de connaître des visiteurs, mais sera utilisable pour les recherches scientifiques. (T2 p.84.)

L’observatoire que je ferai construire à Linz, sur le Postling-Berg, je l’ai devant les yeux. Une façade d’une pureté classique. Je ferai raser le temple païen, et l’observatoire prendra sa place. Ainsi, à l’avenir, chaque dimanche des milliers de promeneurs y feront un pèlerinage. Ils se pénétreront ainsi de la grandeur de notre univers. Le fronton portera cette devise : « les cieux proclament la gloire de l’éternel. » Ce sera notre façon à nous de donner un esprit religieux aux hommes, de leur enseigner l’humilité — mais en dehors des prêtres. (T1 p.312.)

Dans le grand hall de la Bibliothèque de Linz, l’on trouvera les bustes de Kant, de Schopenhauer et de Nietzsche, nos plus grands penseurs[…] Le principal mérite de Kant est d’avoir donné le coup de grâce à la scolastique, héritage du moyen-âge et de la philosophie dogmatique de l’Église. (T2 p.345.)

Si, au terme de mille ou de deux mille ans, la science en arrive à la nécessité de renouveler ses points de vue, cela ne signifiera pas que la science soit mensongère. La science ne peut mentir, car elle s’efforce toujours, selon l’état des connaissances du moment, de déduire ce qui est vrai. Quand elle se trompe, elle se trompe de bonne foi. Le christianisme, lui, ment. Il est en perpétuel conflit avec lui-même. (T1 p.61.)

S’il y a un Dieu, en même temps qu’il donne la vie à l’homme, il donne l’intelligence. En réglant ma vie selon le discernement qui m’est imparti, je puis me tromper, mais je suis de bonne foi. La représentation concrète que la religion impose de l’au-delà ne résiste pas à l’examen. Songez à ceux qui d’en haut regardent ce qui se passe sur la terre : quel martyre pour eux de voir les humains répéter inlassablement les mêmes gestes, inévitablement les mêmes erreurs ! (T1 pp.141-142.)

Genèse du christianisme revisitée par Hitler

Le Christ et la Vierge selon Hitler

Jésus n’était sûrement pas un Juif. Les Juifs, en effet, n’eussent pas livré l’un des leurs à la justice romaine. Ils l’eussent condamné eux-mêmes. Vraisemblablement vivaient en Galilée de nombreux descendants de légionnaires romains, notamment des Gaulois. Jésus devait être l’un des leurs. Il n’est pas exclu en revanche que sa mère fut juive. Jésus lutta contre le matérialisme corrupteur de son époque, et donc contre les Juifs. (T2 p.346.)À l’origine, le christianisme n’était qu’une incarnation du bolchevisme destructeur. Pourtant, le Galiléen, que plus tard on appela le Christ, a voulu tout autre chose. Il faut voir en lui un chef populaire qui a pris position contre la juiverie. La Galilée était une colonie où les Romains avaient vraisemblablement installé des légionnaires gaulois, et il est certain que Jésus n’était pas juif. Les Juifs d’ailleurs le traitaient en fils de putain — ; le fils d’une putain et d’un soldat romain. (T1 p.76.)

Nous n’avons aucune lumière sur le mystère quand nous apprenons que les curés se représentent Dieu sous les traits d’un homme. Les disciples de Mahomet, à ce point de vue, leur sont bien supérieurs, car ils n’éprouvent pas le besoin de se représenter physiquement Allah ! Ce qui fait le danger du christianisme, c’est qu’il donne une représentation humaine de l’au-delà. (T2 p.238.)

Dénaturation du christianisme primitif par saint Paul

La falsification décisive de la doctrine de Jésus fut l’œuvre de Saint-Paul. C’est avec raffinement qu’il s’est adonné à cette œuvre, et pour des fins d’exploitation personnelle. Car le but du Galiléen était de libérer sa patrie de l’oppression juive. Il s’en prit au capitalisme juif, et cela explique que les Juifs l’aient liquidé. Paul de Tarse (il s’appelait Saül avant le chemin de Damas) fut l’un de ceux qui pourchassèrent le plus sauvagement Jésus. Quand il s’aperçut que ses partisans se faisaient égorger pour ses idées, il compris qu’en se servant intelligemment de l’enseignement du Galiléen il serait possible de subvertir cet État romain que les Juifs haïssaient. C’est à cela qu’il convient de rattacher la fameuse « illumination ». Imaginez que les Romains se permettaient de confisquer ce que les Juifs avaient de plus sacré, l’or qu’ils entassaient dans leurs temples ! À cette époque, comme aujourd’hui, l’argent était leur dieu. Saül-Paul découvrit sur la route de Damas qu’il parviendrait à ruiner l’État romain en faisant triompher le principe de l’égalité de tous les hommes devant un seul Dieu — ; et en mettant hors de la prise des lois ses conceptions personnelles dites d’inspiration divine. Si l’on réussissait par-dessus le marché à imposer un homme comme le représentant sur la terre du dieu unique, cet homme disposerait d’un pouvoir sans limite. (T1 p.76-77.)Paul de Tarse, qui fut d’abord l’un des adversaires les plus acharnés des chrétiens, s’avisa tout à coup de la possibilité d’utiliser intelligemment, et à d’autres fins, une idée qui exerçait un tel pouvoir de fascination. Il s’est rendu compte que l’exploitation judicieuse de cette idée lui donnerait un plus grand pouvoir auprès des non-Juifs que la promesse de récompenses matérielles faite à des coreligionnaires. C’est alors que le futur saint Paul dénatura avec un raffinement diabolique, l’idée chrétienne. De cette idée, qui contenait une déclaration de guerre au veau d’or, à l’égoïsme et au matérialisme juifs, il fit le cri de ralliement des esclaves de toute sorte contre l’élite, contre les maîtres, contre les dominateurs. La religion fabriquée par Paul de Tarse, ce qu’on appela dès lors le christianisme, s’identifie avec le communisme. (T2 p.346-347.)

Le Christ était un Aryen, et Saint-Paul s’est servi de sa doctrine pour mobiliser la pègre et organiser ainsi un pré-bolchevisme. Cette intrusion dans le monde marque la fin d’un long règne, celui du clair génie gréco-latin. (T1 pp.140-141.)

Quel besoin avons-nous d’une fable inventée par les Juifs ? En quoi l’histoire de quelques Juifs pouilleux et épileptiques pourrait-elle nous concerner ? (T2 p.257.)

La thèse du Christianisme poison

Le christianisme fléau de l’humanité (Representé dans l’aéroport de Denvers par une fillette dans son Cercueil portant une Bible)

Le coup le plus dur qui ait frappé l’humanité, c’est l’avènement du christianisme. […] Par le christianisme, le mensonge conscient en matière de religion a été introduit dans le monde. […] Dans le monde antique, les relations entre l’homme et les dieux étaient fondées sur un respect instinctif. C’était un monde éclairé par la notion de tolérance. Le christianisme, le premier dans le monde, a exterminé ses adversaires au nom de l’amour. Sa marque est l’intolérance. (T1 p.7-8.)Le christianisme constitue la pire des régressions que put subir l’humanité, et c’est le Juif, grâce à cette invention diabolique, qui l’a rejetée quinze siècles en arrière. […] Les prêtres de l’Antiquité étaient plus proches de la nature, et il cherchaient modestement la signification des choses. En regard de cela, le christianisme promulgue ses dogmes inconsistants et les impose par la force. Une telle religion porte en elle l’intolérance et la persécution. Il n’en est pas de plus sanglante. (T1 p.312.)

Le christianisme pur, celui des catacombes, s’applique à faire passer dans les faits la doctrine chrétienne. Il conduit tout simplement à un anéantissement de l’humanité. Ce n’est que du bolchevisme intégral, sous des oripeaux métaphysiques. (T1 p.143.)

L’événement sensationnel du monde antique, ce fut la mobilisation de la pègre contre l’ordre établi. Cette entreprise du christianisme n’avait pas plus de rapport avec la religion que n’en a le socialisme marxiste avec la solution du problème social. (T1 p.303.)

Le christianisme contre la civilisation

Si le monde antique a été si pur, si léger, si serein, c’est parce qu’il a ignoré ces deux fléaux : la vérole et le christianisme. Le christianisme est une préfiguration du bolchevisme : la mobilisation par le Juif de la masse des esclaves en vue de miner la société. Aussi comprend-on que les éléments sains du monde romain aient été imperméables à cet enseignement. Et Rome se permet de reprocher au bolchevisme d’avoir détruit l’Église chrétienne ! Comme si le christianisme ne s’était pas comporté de la même façon à l’égard des temples païens. (T1 p.75-76.)La période qui s’étend entre le milieu du IIIe et le milieu du XVIIe siècle est sans aucun doute la pire qu’ait connu l’humanité : soif de sang, ignominie, mensonges. (T1 p.243.)

Le christianisme a retardé de mille ans l’épanouissement du monde germanique. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que nous nous sommes rapprochés de l’état de civilisation qui était celui des Romains, au moment où s’implanta chez eux le christianisme. (T1 p.78.)

Sans l’avènement du christianisme, qui sait comment l’histoire de l’Europe se fut développée ? Rome eût conquis toute l’Europe, et la ruée des Huns se fût brisée sur les légions. C’est le christianisme qui a causé la perte de Rome. Ce ne sont ni les Germains ni les Huns.
Ce que le bolchevisme met en scène aujourd’hui sur le plan matérialiste et technique, le christianisme l’avait réalisé sur le plan métaphysique. Quand la couronne voit le trône chanceler, elle requiert le soutien de la masse.
On ferait mieux de parler de Constantin le Traître et de Julien le Fidèle au lieu de Constantin le Grand et de Julien l’Apostat. Ce que les chrétiens ont écrit contre l’empereur Julien, c’est à peu près du même calibre que ce que les Juifs ont écrit contre nous. Les écrits de l’empereur Julien, en revanche, relèvent de la plus haute sagesse. Si l’humanité se donnait la peine d’étudier et de comprendre l’histoire, il en résulterait des conséquences d’une portée incalculable. On chantera un jour des actions de grâce au fascisme et au national-socialisme pour avoir préserver l’Europe d’une répétition du triomphe de la pègre. (T1 p.247.)

Si la philosophie politique des Japonais, qui est l’une des causes essentielles de leurs succès, s’est maintenue, c’est que le peuple japonais a été préservé à temps du virus chrétien. Tout comme dans l’islamisme, il n’y a aucune espèce de terrorisme dans la religion d’État japonaise, mais au contraire une promesse de bonheur. Ce terrorisme dans la religion procède en somme d’un dogme juif, que le christianisme a universalisé, et dont l’effet est de semer le trouble et la confusion dans les esprits. Il est visible que, dans le domaine de la foi, les représentations terroristes n’ont d’autre but que de détourner les hommes de leur optimisme naturel, et de développer en eux l’instinct de la lâcheté. (T2 p.36.)

Les raisons de la nocivité du christianisme

Si le Juif a réussi à détruire l’Empire romain, c’est parce que Saint-Paul a transformé le mouvement local d’opposition aryenne à la juiverie en une religion supra-temporelle, qui postule l’égalité de tous les hommes entre eux et leur obéissance à un seul Dieu. C’est de cela qu’est mort l’empire romain. (T1 pp.77-78.)[…] le christianisme montre l’exemple. Quoi de plus fanatique, de plus exclusif et de plus intolérant que cette religion qui rapporte tout à l’amour du seul Dieu qu’elle révèle ? (T2 p.39.)

Il n’y a que dans le domaine de la musique que je ne trouve pas de satisfactions. Il arrive à la musique ce qui arrive à la beauté dans un monde dominé par la prêtraille — la religion chrétienne est ennemie de la beauté. Le Juif a réussi le même coup sur la musique. Il a créé une nouvelle inversion des valeurs et remplacé la belle musique par des bruits. Il est certain que l’Athénien, lorsqu’il pénétrait dans le Parthénon pour contempler l’image de Jupiter, devait avoir une autre impression que le chrétien qui doit se résigner à contempler le visage grimaçant d’un crucifié. (T1 p.314.)

Le christianisme maladie de l’intelligence

C’est un vrai malheur que la Bible ait été traduite en allemand et qu’elle ait rendu accessibles au peuple toutes ces finasseries talmudiques. Aussi longtemps que la sagesse exprimée par le christianisme, surtout celle contenue dans l’Ancien Testament, a été traduite dans la langue de l’Église, autrement dit le latin, les gens normaux n’ont pas encouru le risque d’avoir l’esprit dérangé par l’étude de la Bible. Mais depuis que ce livre a été vulgarisé, la religiosité d’un grand nombre d’humains s’est trouvée canalisée dans un sens précis, ce qui les a menés, avec le temps, à la folie religieuse — ; les Allemands y étant d’autant plus prédisposés qu’ils ont la manie de creuser ces problèmes. En plus de cela, l’Église catholique a choisi des déments pour en faire des saints, et il n’est donc pas étonnant que le Moyen âge allemand ait donné naissance à une confrérie comme celle des Flagellants. En tant qu’Allemand raisonnable, l’on se prend la tête à deux mains et l’on s’interroge pour essayer de comprendre comment toutes ces fumisteries juives accommodées par les prêtres ont pu tourner la tête à des Allemands et les pousser à adopter des pratiques dont nous sourions quand il s’agit de derviches tourneurs turcs ou de magie noire. Et l’on éprouve parfois un violent sentiment de colère à la pensée que des Allemands aient pu s’enliser dans des doctrines théologiques dénuées de toute profondeur alors qu’il en existe d’autres sur la vaste terre, comme celle de Confucius, de Bouddha et de Mahomet, qui offrent à l’inquiétude religieuse un aliment d’un autre prix. (T2 p.149.)Je conçois que l’on puisse s’enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais le fade paradis des chrétiens ! De votre vivant vous écoutiez la musique de Richard Wagner. Après votre mort ce ne seront plus qu’alléluias, palmes agitées, enfants à l’âge du biberon et vieillards chenus. L’homme des îles rend hommage aux forces de la nature. Mais le christianisme est une invention de cerveaux malades : on ne saurait rien imaginer de plus insensé, ni une façon put inconvenante de tourner en dérision l’idée de la divinité. Un nègre, avec ses tabous, écrase de sa supériorité l’être humain qui croit sérieusement à la transsubstantiation. (T1 p.141.)

Hitler et le clergé catholique

Une haine viscérale

Dès ma quatorzième année, je me sentis libéré des superstitions que les curés enseignaient. À part quelques culs bénis, je puis dire qu’aucun de mes camarades ne croyait plus au miracle de l’eucharistie. La seule différence avec aujourd’hui, c’est qu’à l’époque j’étais persuadé qu’il fallait faire sauter tout cela à la dynamite. (T1 p.314.)Je n’interviens pas dans les questions de croyance. Aussi ne puis-je admettre que les gens d’Église se mêlent des affaires temporelles. Il faut que le mensonge organisé s’écroule. L’État doit demeurer le maître absolu. […] Quand j’étais plus jeune, je pensais qu’il fallait y aller à la dynamite. (T1 p.140.)

Si le danger n’avait pas existé que le péril rouge submergeât l’Europe, je n’eusse pas contrecarré la révolution en Espagne. Le clergé eût été exterminé. Si ces gens-là reprenaient le pouvoir chez nous, l’Europe sombrerait à nouveau dans les ténèbres du moyen-âge. (T1 p.310.)

La calotte ! Le simple fait d’apercevoir un de ces avortons en soutane me met hors de moi. Le cerveau a été donné à l’homme pour penser. Mais s’il a le malheur de s’en servir, un grouillement de punaises noires est à ses trousses. L’esprit est voué à l’autodafé. T1 (p.311,312.)

Je ne me suis jamais préoccupé, dans le Parti, de savoir à quelle confession appartenaient ou n’appartenaient pas les hommes de mon entourage. Mais si je devais mourir aujourd’hui, cela me choquerait de savoir qu’il se trouve un seul cureton dans un rayon de dix kilomètres autour de moi. L’idée qu’un de ces êtres pourrait m’apporter le moindre secours me ferait à elle seule désespérer de la Providence. (T1 p.332.)

Le clergé contre l‘État nazi

L’Église catholique n’a qu’un seul désir, c’est notre effondrement. (T2 p.257.)[…] la principale activité des curés consiste à saper la politique nationale-socialiste. (T2 p.51.)

Attendons la fin de la guerre, et un terme sera mis au Concordat. Je me réserve le plaisir de rappeler moi-même à l’Église les nombreux cas où elle l’a violé. Qu’on songe, par exemple, à la collusion de l’Église avec les meurtriers de Heydrich. Non seulement des prêtres leur ont permis de se cacher dans une église de la banlieue de Prague. Mais ils leur ont permis de se terrer dans le sanctuaire de cette église. (T2 p.189.)

De tout temps, le rôle du clergé a été de miner le pouvoir impérial. Aussi longtemps que nous supportons ces gens-là, nous n’avons pas le droit de nous plaindre. […] je mettrai un terme définitif à cette lutte historique. Même si cela chagrine quelques-uns des nôtres, je saurai faire sentir aux prêtres la puissance de l’État, et au point qu’ils en seront surpris. Pour l’instant, je me borne à les observer — mais s’ils dépassaient les limites que je suis prêt à tolérer, je les liquiderais. C’est un reptile qui relève la tête chaque fois que l’État fait preuve de faiblesse et que nous devons donc écraser. (T2 p.257.)

La « prêtraille » ne perd rien pour attendre (Vatican II)

Le mal qui nous ronge, ce sont nos prêtres des deux confessions. Je ne puis leur donner en ce moment la réponse qu’il convient, mais ils ne perdront rien pour attendre. Tout est consigné dans mon grand livre. Le moment viendra où je réglerai mes comptes avec eux, et je n’irai pas par quatre chemins. Je ne sais ce qu’il faut considérer comme le plus dangereux : si c’est le ministre du culte qui joue la comédie du patriotisme, ou si c’est celui qui s’en prend ouvertement à l’État. Toujours est-il qu’en présence de leurs manœuvres j’ai été amené à prendre ma décision. Ils n’ont qu’à bien se tenir, ils auront de mes nouvelles. Je ne me laisserai pas arrêter par des scrupules d’ordre juridique. Seule la nécessité a force de loi. Avant 10 ans d’ici, tout aura pris une autre allure, je puis le leur promettre. Nous ne pourrons pas éluder longtemps encore le problème religieux. Si l’on pense qu’il soit vraiment indispensable d’établir la vie de la société humaine sur la base du mensonge, eh bien ! J’estime que ces sociétés ne méritent pas d’être préservées. Si l’on croit au contraire que la vérité en constitue le fondement inéluctable, alors la conscience commande d’intervenir au nom de la vérité et d’exterminer le mensonge. (T1 p.294.)Après cette guerre, je prendrai les mesures nécessaires pour rendre extraordinairement difficile le recrutement des prêtres. (T2 p.52.)

Mon discernement me dit qu’un terme doit être apporté au règne du mensonge. Il me dit également que le moment n’est pas opportun. Pour ne pas me rendre complice du mensonge, j’ai tenu la prêtraille à l’écart du Parti. Je ne crains pas la lutte. Elle aura lieu, si vraiment il faut en arriver là. Et je m’y déterminerai aussitôt que cela me paraîtra possible. (T1 p.243.)

Autres jugements Hitler sur les religions

Défiance de Hitler envers les Catholiques

Si la moindre tentative d’émeute devait éclater en ce moment en quelque lieu du Reich que ce soit, j’y répondrais par des mesures immédiates. Voici ce que je ferais : a) Le jour même, tous les chefs de l’opposition, y compris les chefs du parti catholique seraient arrêtés et exécutés […] (T2 p.51.)Dès l’instant qu’il n’est pas possible de se prémunir totalement contre les risques d’attentat, je m’en tiens pour le surplus à cet adage viril qui dit que la chance sourit aux audacieux […]
Ma meilleure garantie, en somme, c’est que les êtres capables de sacrifier à l’avance leur vie par pur idéalisme sont plutôt rares. Je ne vois guère de bourgeois ou même de marxistes capables d’une telle abnégation. Les plus dangereux, ce sont les fanatiques suscités par l’Église ou les patriotes exacerbés d’un pays occupé par nos troupes. (T2 p.92.)

Mépris de Hitler envers les Protestants

[…] Luther a eu le mérite de se dresser contre le Pape et contre l’organisation de l’Église. Ce fut la première des grandes révolutions. Et grâce à sa traduction de la Bible, Luther a remplacé nos dialectes par la langue allemande ! (T1 p.10.)Le monde vit en ce moment l’une des révolutions les plus importantes de l’histoire humaine. Nous assistons aux derniers soubresauts du christianisme. Cela a commencé avec la révolution luthérienne. Le caractère bouleversant de cette rébellion, c’est que jusqu’alors une seule autorité existait, aussi bien sur le plan spirituel que sur le plan temporel, celle du Pape — ; car c’est lui qui déléguait le pouvoir temporel. Le dogme ne peut résister aux assauts sans cesse renouvelés de l’esprit de libre recherche. (T1 p.325.)

Aussi ne regrettera-t-on jamais trop qu’une personnalité comme Luther n’ait trouvé que de pâles épigones pour lui succéder. Sinon il n’eût jamais été possible, en Allemagne, de rétablir l’Église catholique sur une base assez solide pour lui permettre de subsister jusqu’à nos jours. (T2 p.51.)

Il est regrettable que, dans son conflit avec l’Église catholique, l’Église évangélique ne puisse être considérée comme un adversaire d’envergure.

  • Cela s’inscrit même dans les détails d’ordre matériel, et cela m’a frappé lors d’une réception diplomatique. Dans leurs vêtements magnifiques, le Nonce et l’évêque qui l’accompagnait avaient si grande allure qu’on n’eût pu prétendre que l’Église catholique n’était pas représentée dignement. Face à eux, les représentants de l’Église évangélique avaient des faux cols douteux et des redingotes crasseuses. Leur mise détonnait tellement dans ce cadre que je leur fis proposer de mettre des vêtements convenables à leur disposition pour la prochaine réception diplomatique.
  • Ces représentants de l’Église évangélique sont de tels petits bourgeois qu’ils essayèrent de discréditer à mes yeux l’évêque protestant du Reich en me signalant qu’il avait dépensé quatorze cents marks pour l’achat d’une nouvelle chambre à coucher et d’une salle d’attente. J’ai rétorqué à ces messieurs que, s’ils m’avaient réclamé un subside de trente mille marks pour cet évêque (en tant que pape de l’Église évangélique), je l’eusse fait accorder aussitôt par l’État. Mais en s’adressant à moi comme ils l’avaient fait, ils avaient prononcé leur propre condamnation. Des hommes de cette sorte n’ont pas l’envergure qui permettrait à l’Église évangélique de se mesurer efficacement avec l’Église catholique.
  • Le comble, c’est que ces gens-là ne sont même pas honnêtes. C’est ainsi que — ; au moment où la lutte pour la destitution de l’évêque du Reich était engagée — ; le maréchal Gœring put faire enregistrer une communication téléphonique du pasteur Niemoller. Celui-ci, se référant à une conversation avec Hindenburg, se vantait en ces termes : « Nous avons administré une ultime onction au vieux, et nous l’avons si bien roulé dans la farine qu’il est prêt à flanquer définitivement à la porte ce putassier d’évêque !  » Le même jour, Niemoller plaidait sa cause devant moi, dans le style le plus onctueux, et à coups de citations bibliques, pour m’amener à intervenir contre l’évêque du Reich. Là-dessus, j’ai prié Gœring de lire la feuille d’écoute téléphonique. Si vous aviez vu la frousse de Niemoller et des délégués de l’Église évangélique ! Ils se sont littéralement effondrés, au point d’en devenir muets et invisibles. À quelque temps de là, je mis Hindenburg au courant de l’incident. Il fit la croix sur toute cette affaire, se bornant à cette remarque : « En vérité, le plus insignifiant de ces intrigants a l’air de se prendre pour un pape !  » (T2 p.53-54.)

Admiration de Hitler pour l’Islam

La civilisation a été l’un des éléments constitutifs de la puissance de l’Empire romain. Ce fut aussi le cas en Espagne, sous la domination des Arabes. La civilisation atteignit là un degré qu’elle a rarement atteint. Vraiment une époque d’humanisme intégral, où régna le plus pur esprit chevaleresque. L’intrusion du christianisme a amené le triomphe de la barbarie. L’esprit chevaleresque des Castillans est en réalité un héritage des Arabes. Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, la face du monde eût changé. Puisque le monde était déjà voué à l’influence judaïque (et son produit, le christianisme, est une chose si fade ! ) il eût beaucoup mieux valu que le mahométisme triomphât. Cette religion récompense l’héroïsme, elle promet aux guerriers les joies du septième ciel… Animé d’un tel esprit, les Germains eussent conquis le monde. C’est le christianisme qui les en a empêchés. (T2 p.297.)

Hitler le révolutionnaire nationaliste et socialiste

Hitler souscrit à l’idéologie socialiste de la lutte des classes et à l’abolition des différences sociales

On ne peut en effet combler les fossés qui existent entre les riches et les pauvres avec les seules consolations de la religion. Je reconnais, pour ma part, que si on m’offrait le choix entre le dénuement sur terre (avec la contrepartie du bonheur suprême dans l’au-delà), et le paradis sur terre — ; je ne choisirais sûrement pas de chanter les alléluias jusqu’à la consommation des siècles. En vertu de quelle loi, divine ou autre, les riches seuls auraient-ils le droit de gouverner ? (T1 p.325.)On mesurera l’importance de l’évolution qui s’est accomplie en ce qui concerne l’abolition des différences sociales si l’on se souvient qu’autrefois un prince allemand préférait jouer les roitelets dans un quelconque pays balkanique plutôt que d’occuper une situation modeste dans son propre pays, fût-elle celle du balayeur de rues. Si l’on arrivait à éduquer la nation d’une solidarité fanatique entre compatriotes et de chacun d’eux à, l’égard de l’État, le Reich allemand — ; comme ce fut déjà le cas mille ans après l’effondrement de l’Empire romain — serait la plus grande puissance d’Europe. (T2 p.130.)

Commentaire de VLR :
Quel chrétien a-t-il jamais prétendu que l’autorité était légitimée par la richesse ? Si cette conception bien matérialiste de l’autorité a cours dans la société capitaliste, il n’en est pas de même dans la société traditionnelle où l’autorité est fondée sur la transcendance et le service du bien commun. On notera au passage la représentation étonnamment puérile que Hitler se fait d’un Paradis des Chrétiens décidément pas à la hauteur de son matérialisme. (Fin du commentaire)

Abandon de la notion d’autorité au nom de la raison (Révolution dite Française)

L’Église a fait un savant mélange des choses de ce monde et des choses de l’autre monde. Les pauvres croient qu’ils sont destinés de toute éternité à la pauvreté et que les enfants de leurs enfants doivent demeurer dans cet état jusqu’à la consommation des siècles — les riches, eux, n’ayant pas accès au paradis ! En spéculant sur l’infinie bêtise des humains, l’on peut maintenir indéfiniment l’ordre établi. C’est là ce qui importe avant tout aux possédants et qui, aux yeux des bien-pensants, donne toute sa valeur au système catholique. Cramer-Klett [1] m’a avoué un jour qu’il avait abjuré la foi protestante dès l’instant qu’il s’était aperçu que la révolution accomplie par Luther avait ébranlé dans le monde la notion d’autorité. Oui, mais je pense que si l’homme a été doué de raison, c’est pour s’en servir, et je doute qu’à la longue une réalité qui offense la raison puisse conserver des chances de durer. Il n’est jamais possible de s’accrocher longtemps à des notions que contredisent les données de la science. (T2 p.237-238.)

Napoléon traître aux espérances révolutionnaires

Il serait […] inopportun de changer le titre du chef de l’État, ce titre étant lié à la forme même de l’État. En plus de la manifestation de son esprit de famille dans les affaires politiques, ce fut la plus grande erreur de Napoléon, et en même temps une preuve de mauvais goût de sa part, d’avoir renoncé au titre de « Premier Consul » pour se faire appeler « Empereur ». C’est en effet sous le titre de « Premier Consul » que la Révolution — ; celle qui a ébranlé le monde — ; l’a porté au pouvoir par-dessus le Directoire (ce comité d’estaminet), lui, le général républicain. En renonçant à ce titre et en se faisant appeler empereur, il a renié les Jacobins, ses anciens compagnons de lutte, et perdu leur appui. Du même coup, il s’est aliéné, à l’intérieur et à l’étranger, d’innombrables partisans qui voyaient en lui la personnification du renouvellement moral que devait apporter la Révolution française. […] La stupéfaction causée en Europe par ce titre d’empereur est bien caractérisée par ce geste de Beethoven qui déchira une symphonie qu’il venait de dédier à Napoléon. Il en piétina les morceaux, s’écriant : « Ce n’est pas l’homme extraordinaire que je croyais, ce n’est qu’un homme !  » Ce qu’il y a de tragique dans le cas de Napoléon, c’est qu’il n’a pas senti, en adoptant le titre d’empereur, en formant une cour, en instituant un cérémonial, qu’il ne faisait que s’abaisser, se mettant au niveau d’un monde dégénéré. Personnellement, je considérerais comme un cas de pure démence qu’on vînt, par exemple, m’offrir le titre de duc. Ce serait comme si l’on me demandait de reconnaître des liens de parenté avec tous les rabougris qui portent ce titre. (T2 p.26-27.)

Le Reich doit être une république (République Universelle = Nouvel Ordre Mondial)

En ce qui concerne le régime de l’Allemagne, je suis arrivé aux conclusions suivantes :

  1. Le Reich doit être une république, ayant à sa tête un chef élu et doté d’une autorité absolue.
  2. Une représentation populaire doit néanmoins subsister à titre de correctif. Son rôle est de soutenir le chef, mais elle doit pouvoir intervenir en cas de besoin.
  3. Ce n’est pas la représentation populaire mais le Sénat qui doit procéder au choix du chef. Il importe toutefois que les compétences du Sénat soient limitées. Sa composition ne doit pas être permanente. Au surplus, elle doit se rapporter à des fonctions et non à des personnes. Par leur formation, ces sénateurs doivent être imprégnés de l’idée qu’en aucun cas le pouvoir ne peut être délégué à un être débile et que le Führer choisi doit toujours être le meilleur.
  4. L’élection du chef ne doit pas avoir lieu en public, mais à huis-clos. Lors de l’élection d’un pape, le peuple ignore ce qui se passe dans les coulisses. On rapporte un cas où il y eut échange de horions entre les cardinaux. Depuis lors, les cardinaux sont privés de tout contact avec le monde extérieur pour la durée du conclave ! Un principe à respecter pour l’élection du Führer : toute conversation est interdite entre les électeurs pendant la durée des opérations.
  5. Le Parti, l’armée et le corps des fonctionnaires de l’État doivent prêter serment au nouveau chef dans les trois heures qui suivent l’élection.
  6. La séparation la plus rigoureuse entre le législatif et l’exécutif doit être la loi suprême pour le nouveau chef. De même que dans le Parti, la SA et la SS ne sont que l’épée à qui l’on confie l’exécution des décisions prises par les organes compétents, de même les agents d’exécution n’ont pas à s’occuper de politique. Ils doivent se borner exclusivement à assurer l’application des lois dictées par le pouvoir législatif, en faisant appel à l’épée en cas de besoin. Quand bien même un État, fondé sur de tels principes, ne saurait prétendre à l’éternité, il peut durer huit ou neuf siècles. L’organisation millénaire de l’Église le prouve — ; et pourtant cette organisation tout entière repose sur un non-sens. A fortiori cela doit être vrai pour une organisation fondée sur la raison. (T2 p.30-31.)

La logique d’une idée (idéologie) contre la réalité des pays (Création de l’Union Européenne)

Quand je rencontre des chefs des autres peuples germaniques, je suis, du fait de mon origine, particulièrement bien placé pour discuter avec eux. Je puis en effet leur rappeler que ma patrie fut durant cinq siècles un puissant empire, avec une capitale comme Vienne, et que je n’ai pourtant pas hésité à sacrifier ma patrie à l’idée du Reich. (T1 pp.282-283.)J’ai été impitoyable pour tous ceux qui ont donné dans le séparatisme — ne fusse qu’à titre d’avertissement et pour faire entrer dans la tête de chacun qu’en ce domaine nous n’admettons pas la plaisanterie. Mais, d’une façon générale, je puis dire que j’étais plein de modération. (T1 p.263.)

Les peuples soumis ne doivent être « affranchis » que partiellement par la révolution

Ce serait une erreur de prétendre éduquer l’indigène. Tout ce que nous pourrions lui donner, c’est un demi-savoir. Juste ce qu’il faut pour conduire à la révolution ! (T1 p.34.)Je ne veux imposer le national-socialisme à personne. Si on me dit que certains pays veulent rester des démocrates, eh bien tant mieux, il faut à tout prix qu’il restent des démocrates ! Les Français, par exemple, doivent conserver leurs partis. Plus il y aura chez eux de mouvements sociaux révolutionnaires, mieux cela vaudra pour nous. (T1 p.23.)

La Révolution « libère » les masses

Quand la masse, en Angleterre, se rendra compte de sa propre puissance, il est vraisemblable qu’elle fera une révolution sanglante. […] Ce sera l’un des mérites du national-socialisme d’avoir su arrêter sa révolution au moment opportun. C’est très beau de vouloir élever le peuple, mais il faut être réaliste et aller plus loin que les phrases. On ne compte plus les révolutions qui ont échoué, ou qui ont dégénéré faute d’être conduites. […] La révolution ouvre une écluse, et il est souvent impossible de freiner les masses qu’on a déchaînées. Une révolution comporte trois objectifs :

  • Il s’agit d’abord d’abattre les cloisons qui séparent les classes afin de permettre à chacun de s’élever.
  • Il s’agit ensuite d’établir un niveau de vie tel que le plus pauvre se trouve assuré d’une existence décente.
  • Il s’agit enfin de faire en sorte que les bienfaits de la civilisation deviennent un bien commun. (T1 pp.324-325.)

Hitler contre la monarchie

La monarchie ne préserve pas les intérêts de la nation (Révolution de 1789)

Le devoir des Hohenzollern eût été de sacrifier la monarchie des Habsbourg aux aspirations russes dans les Balkans. La domination d’une dynastie cesse d’être justifiée quand ses ambitions cessent d’être ajustées aux intérêts permanents de la nation. Une dynastie est condamnée au déclin lorsqu’elle n’est plus guidée que par le désir de sauvegarder la paix à tout prix et par le désir de se montrer complaisante à l’égard de certaines maisons étrangères. C’est pourquoi je suis reconnaissant à la social-démocratie d’avoir balayé toutes ces royautés. Même en concevant que ce fût indispensable, je ne sais pas si quelqu’un d’entre nous eût pris aussi nettement position contre la maison de Hohenzollern. Contre les Habsbourg, oui ! À mes yeux, c’était une dynastie étrangère. (T1 p.36.)La monarchie est une forme dépassée. Elle n’a de raison d’être que là où le monarque est l’incarnation de la constitution, un symbole, et où le pouvoir effectif est exercé par un premier ministre ou tout autre chef responsable.
Le dernier appui d’un monarque insuffisant, c’est l’armée. Avec la monarchie, il y a donc toujours danger que l’armée puisse mettre en péril les intérêts du pays.
On peut tirer de l’étude de l’histoire cet enseignement que l’ère des princes est terminée. L’histoire du moyen âge se confond en somme avec l’histoire d’une famille. Depuis 200 ans, nous assistons à la décomposition de ce système. Les maisons princières n’ont maintenu que leurs revendications. Elles en trafiquent et en vivent. (T1 p.120.)

Les princes constituent une race unique au monde pour ce qui est de la stupidité. C’est une sélection à l’envers. […] À chaque génération, les maison princières d’Europe dégénèrent un peu plus. […] En fin de compte, tous les princes européens ont une origine commune. Ils remontent tous, d’une façon ou d’une autre, aux Carolingiens. […] J’admire la patience des peuples capables de supporter toutes ces chinoiseries. La coutume de se prosterner devant des princes présentait cet unique avantage qu’ainsi le peuple n’avait jamais l’occasion de contempler ces faces de crétins ! On fait des efforts incessants pour améliorer la qualité du bétail, mais quand il s’agit de l’aristocratie c’est exactement le contraire qui a lieu. […] L’on devrait imposer à toutes les princesses de n’avoir de rapport qu’avec des chauffeurs ou des palefreniers. (T2 p.321.)

La transcendance de la monarchie insulte la raison

Lorsque, à la Noël de l’an 800, Charlemagne s’est agenouillé à Saint-Pierre-de-Rome, le Pape — avant que Charlemagne eût eu le temps de réaliser la signification de ce geste — lui plaça la couronne impériale sur la tête. Charlemagne a livré ainsi ses successeurs à un pouvoir qui, durant des siècles, infligea un véritable martyre à la nation allemande. (T2 p.190.)

Le Roi d’Italie entrave l’action du Duce

Il m’est toujours pénible, lorsque je rencontre le Duce en Italie, de le voir relégué au deuxième rang quand les gens de la Cour sont là. Les manifestations qu’il organise à mon intention sont pour moi empoisonnées du fait que j’y dois subir le contact des arrogants et des fainéants de l’aristocratie. […] Ce ne fut pas pour moi une joie particulière de me trouver continuellement dans la compagnie des laiderons de la Cour — et d’autant moins que je ne pouvais m’empêcher de penser aux difficultés que l’entourage du Roi ne cessa de créer au Duce, depuis le début. Ils se croient malins aujourd’hui en faisant de l’œil à l’Angleterre ! (T2 p.76.)Peut-être le Duce est-il arrivé un an trop tôt avec sa révolution. Il aurait sans doute fallu laisser faire les Rouges d’abord — qui eussent exterminé l’aristocratie. Le Duce serait devenu chef d’État. Ainsi l’abcès aurait été débridé. (T1 p.261.)

Les choses ne s’amélioreront en Italie que lorsque le Duce aura sacrifié la monarchie et pris effectivement la direction d’un État autoritaire. Cette forme de gouvernement peut se perpétuer durant des siècles. (T1 p.303.)

Ce qui entrave terriblement l’œuvre du Duce, c’est le fait que son pouvoir est limité par la couronne. […] Si notre alliance avec l’Italie ne nous satisfait pas en tout, c’est parce que le Roi et la cour ont de trop grandes possibilités d’intervention dans tous les domaines. (T2 pp.224-225.)

Ce qui fait la différence entre l’Italie et l’Allemagne, c’est qu’en Italie le Duce n’est pas le seul maître de l’État, d’où de nombreux points faibles, dans les corps des officiers, par exemple. Dès l’instant qu’un effort est exigé d’eux, ils en appellent au Roi. […] Le Duce ne peut même pas quitter Rome pour une absence prolongée sans qu’aussitôt les intrigants ne se mettent à l’œuvre. (T2 pp.245-246.)

Le roi des Belges contre le Führer

J’ajoute que jusqu’ici nous avons eu beaucoup trop d’égards pour les réactionnaires belges. Ce fut une erreur de ne pas emmener le roi Léopold en captivité et de lui avoir permis de demeurer en Belgique, par courtoisie envers ses intercesseurs italiens. Si le roi des Belges n’est pas une lumière, c’est en revanche un homme très intrigant. Il est au surplus le centre de ralliement des éléments réactionnaires. (T2 p.174.)Si j’ai rencontré une fois dans ma vie un être antipathique, c’est le Belge. Ce Léopold est un fameux coquin, rusé comme un renard. Nous l’avons maintenant sur les bras. À son sujet, nous avons commis une erreur en 1940 une fameuse sottise, que je porte au compte de mes erreurs. J’aurais dû le traiter comme un prisonnier de guerre. Sa sœur, il est vrai, est la princesse héritière d’Italie. (T2 p.262.)

Les moyens de domination des masses (Acté après la Guerre : Tout le Monde dansera)

Déraciner par la musique et la danse

Tout ce que les Russes, les Ukrainiens, les Kirghizes pourraient apprendre à l’école (simplement à lire et à écrire) finirait par se retourner contre nous. Un cerveau éclairé par des notions d’histoire en arrive à concevoir des idées politiques, et cela ne tournerait jamais à notre avantage. Mieux vaut installer un haut-parleur dans chaque village : donner quelques nouvelles à la population, et surtout la distraire. À quoi bon lui donner la possibilité d’acquérir des connaissances en politique, en économie ? Il n’est pas question que la radio se mêle de servir aux peuples soumis des causeries sur leur passé historique. Non, de la musique, et encore de la musique ! La musique gaie provoque l’euphorie au travail. Qu’on fournisse à ces gens-là l’occasion de danser beaucoup, ils nous en seront reconnaissants. (T2 p.65.)

Soumettre jusqu’au sacrifice grâce à la liberté de jouissance

Pour mériter sa place dans l’histoire, notre peuple doit être avant tout un peuple de soldats. Cela implique à la fois des devoirs et des droits : une éducation d’une extrême rigueur, mais la possibilité de jouir sainement de la vie. Si un soldat allemand doit être prêt à donner sa vie sans discussion il doit avoir en revanche la liberté d’aimer sans entraves. La vie est ainsi faite que la guerre et l’amour vont de pair. Quant au petit bourgeois ergoteur et mesquin, qu’il se contente des miettes du festin ! Mais pour tenir le soldat dans l’appétence du combat, qu’on ne vienne pas l’importuner avec le précepte religieux qui recommande l’abstinence de la chair. Un homme à l’esprit sain ne peut que sourire quand un saint Antoine prétend lui ôter la joie la plus grande qui soit et l’inciter à « se mortifier lui-même à coups de cravache » ! (T2 p.74.)Le mauvais côté du mariage, c’est que cela crée des droits. Alors il vaut mieux avoir une maîtresse. Le fardeau s’allège, et tout est placé sur le plan du don. (T1 p.239.)

Savoir parler aux masses

Les hommes de l’opposition nationale se sont épuisés à avoir raison. Quand, durant des dizaines d’années, l’on a prêché dans le désert, il se trouve qu’au moment d’agir l’on ait perdu tout contact avec la réalité. Ces Allemands de la vieille école étaient de belles natures, mais leur rayon, c’était la littérature. Leur audience : vingt mille lecteurs de leur trempe. Aucun d’eux ne savait parler au peuple. D’emblée, je me suis aperçu qu’on ne pouvait aller loin en suivant cette voie. Celui qui veut agir doit prendre appui sur la foi, et la foi ne se trouve que dans le peuple. La grande masse est sans mémoire, elle va de l’avant avec l’ingénuité de l’innocence. Nous avons vu de quoi est capable un peuple qui est dirigé. En lui toutes les possibilités existent, pour le bien comme pour le mal. Le devoir du national-socialisme, tendre inébranlablement à ceci : que ce qu’il y a de meilleur dans le peuple puisse se développer sans cesse. (T1 p.37.)

[1Theodor von Cramer-Klett (1874–1938), industriel allemand converti au catholicisme (note de VLR)

 

 

Vous avez tous bien lu ? Alors voilà une question :

 

N’est-ce pas Hitler qui a gagné la Guerre ?

 

 

Le Pape Pie XII a agit en Catholique avec ce qu’il savait grâce aux services de Renseignement du Vatican.

 

Blog Pie XII et la « Shoah »

[Concerne : Propos recueillis par Elie Maréchal : « L’historien Edouard Husson revient sur l’attitude du pape Pie XII face à la Shoah » (Le Figaro, 15 février 2002, p. 9)].

« Il est inexact que Pie XII ait parlé de « l’extermination des juifs » au sens qu’on donne aujourd’hui à cette expression, c’est-à-dire au sens d' »extermination physique programmée, notamment conduite par le moyen de chambres à gaz ».

Dans le radio-message, souvent mentionné, du 24 décembre 1942, le Pape a parlé de « centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, quelquefois seulement pour des raisons de nationalité [nazionalità] ou de race [stirpe], sont vouées à la mort ou à un dépérissement progressif [progressivo deperimento]« .

Le 2 juin 1943, dans son allocution au Sacré Collège, il dira de ces mêmes personnes qu’elles sont « parfois vouées, même sans faute de leur part, à des contraintes exterminatrices [costrizioni sterminatrici]« .
Pie XII a principalement songé, sans faire de distinction entre ces deux catégories, au sort de civils aussi bien de nationalité polonaise que de race juive (le mot de « race » [stirpe] étant ici employé du point de vue de ces Allemands à qui le pape reproche de persécuter les juifs).

Pour plus de précisions, on se reportera, en ce qui concerne le radio-message, aux Atti e discorsi di Pio XII, vol. IV (1942), ed. S. Paolo, Roma, 1943, p. 327, et, pour l’allocution, au même ouvrage, vol. V (1943), 1944, p. 134.

Contrariées par ces propos, les autorités allemandes n’en ont pas pour autant empêché l’impression, en 1943, du radio-message, ni, en 1944, l’impression elle-même ou les préparatifs d’impression du second texte. (Les Alliés ne sont entrés dans Rome, déclarée par les Allemands « ville ouverte », que le 4 juin 1944).
Dans son radio-message du 24 décembre 1942, le pape se faisait en quelque sorte l’écho de la déclaration solennelle des Alliés (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Union soviétique et neuf autres pays, dont la France de Londres) contre la « bestiale politique de froide extermination » (bestial policy of cold-blooded extermination) menée par les Allemands contre les juifs d’Europe et, en particulier, contre les juifs polonais. Cette déclaration, en date du 17 décembre 1942, n’implique pas du tout que les Alliés croyaient, comme on le fait aujourd’hui, en une prétendue « politique d’extermination » aux proportions industrielles et avec des moyens industriels tels que l’emploi de chambres à gaz. Le texte prouve qu’ils avaient essentiellement à l’esprit la mort provoquée par un travail exténuant, par le froid, par la faim ou par les exécutions massives (Parliamentary Debates, December 17, 1942 : House of Commons, cols. 2982-3 ; House of Lords, cols. 607-608). Huit mois plus tard, dans leur déclaration du 29 août 1943, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne prévenaient solennellement les responsables allemands qu’ils seraient châtiés pour leurs crimes contre « les personnes » (le mot de « juifs » n’apparaissait pas) déportées vers des camps de travail ou de concentration. Les Alliés énonçaient précisément les allégations suivantes : des enfants étaient tués sur place au moment de leur arrestation ; certains étaient séparés de leurs parents pour être envoyés en Allemagne afin d’y être élevés comme des Allemands ; d’autres étaient vendus à des colons allemands ; d’autres, enfin, étaient envoyés avec les femmes et les vieillards dans des camps de concentration (« U.S. and Britain Warn Nazi Killers », The New York Times, August 30, 1943, p. 3). Dans leur projet de déclaration commune, les Américains avaient précisé : « dans des camps de concentration, où ils sont maintenant systématiquement mis à mort dans des chambres à gaz » mais, à l’instigation des Britanniques leur faisant observer « l’insuffisance des preuves » (insufficient evidence) pour en affirmer l’existence, ils avaient décidé de supprimer toute allusion à ces abattoirs chimiques (Foreign Relations of the United States / Diplomatic Papers / 1943, Volume I, p. 416 – 417).
Assurément, Pie XII n’a pas dénoncé l’existence et le fonctionnement de chambres à gaz d’exécution. Il ne l’a fait ni du temps de la présence des troupes allemandes à Rome, ni après le 4 juin 1944. Mais Churchill, De Gaulle, Eisenhower et bien d’autres hauts responsables alliés ont agi de même, y compris dans leurs mémoires, publiés bien des années après la guerre. Quand on a le sens de ses responsabilités politiques et le souci de son nom, on répugne à colporter les calomnies forgées par des officines de propagande.
Disposant en Pologne « d’autant d’espions qu’il y avait de Polonais », Pie XII savait à quoi s’en tenir sur la situation réelle de ses protégés ainsi que sur les rumeurs ou sur les mensonges à base de récits d’atrocités. Il détestait Hitler qu’il appelait, à ce qu’on dit, « le caporal de Bohême » mais il ne se sentait pas obligé pour autant de salir l’adversaire par d’atroces mensonges.
Les deux déclarations de Pie XII, celle du 24 décembre 1942 et celle du 2 juin 1943, tout comme les deux déclarations des Alliés, celle du 17 décembre 1942 et celle du 29 août 1943, donnaient à entendre que l’Allemagne menait une politique cruelle à l’égard des Polonais et des juifs. Si Hitler n’a pas cru devoir opposer un démenti aux allégations contenues dans ces quatre déclarations et si, dans le cas des deux déclarations de Pie XII, il en a même toléré l’impression et la diffusion, c’est qu’il avait saisi le sens que de telles déclarations avaient à l’époque. Et s’il avait, en ces temps-là, réellement mené une politique d’extermination physique des juifs notamment par le moyen de chambres à gaz, il n’aurait pu que s’alarmer de voir que le pape en faisait publiquement la révélation et il n’aurait pas laissé Pie XII dire et répéter, par la voix et par l’écrit, ses propos de 1942 et de 1943.
Pie XII ne s’est nullement tu sur le sort des juifs pendant la guerre. Il a publiquement condamné la politique de Hitler à leur égard. Il l’a fait comme les plus hauts responsables alliés de l’époque et en des termes identiques. A l’exemple de ces responsables, il n’a pas, pour autant, cru à un génocide ou à des chambres à gaz.
Il a bien fait. Les hauts responsables alliés ont, eux aussi, bien fait. Nul n’est obligé de répandre des infamies. »

 

Le Pape Pie XII devant l’Histoire.

Le Pape Pie XII avait compris qu’il n’y avait Aucun camp du Bien dans cette Guerre et que ceux qui allaient être Jetés en Pâture étaient Le petit peuple Juif pendant que  certains Grands Juifs finançaient les deux camps.

 

 Le Courage de La Vérité : L’ Affaire Pie XII.

Notre époque n’est pas Historienne : elle est vindicative.

Notre époque porte sur l’histoire un regard insensible. Elle considère le passé non pas tel qu’il a été, mais tel qu’elle voudrait qu’il fût. Elle sermonne les morts, leur dicte une conduite, ne rechigne pas à l’anachronisme pour les juger au nom de principes qu’elle ne s’applique jamais à elle-même, mais qu’elle leur demande rétroactivement de respecter. Notre époque n’est pas historienne : elle est vindicative. Tenter de comprendre les hommes et leurs raisons, dans le temps, le système de représentations et les circonstances qui furent les leurs, penser la complexité sans la réduire à une rationalité binaire : là n’est ni son fort ni son objet.

Ce qu’elle veut, ce sont des Coupables.

Des coupables, oui. Mais pas n’importe lesquels. Il lui en faut trouver d’exemplaires, par qui elle puisse se livrer tout entière à ce qui caractérise aujourd’hui l’Occident chrétien : la haine de soi. Notre époque hait ce qu’elle est, et voue à la détestation tout ce qui la fonde. Et comme elle tire son existence entière de Rome et de l’Eglise (jusqu’à l’athéisme, posture philosophique impossible en dehors du christianisme), c’est l’Eglise romaine que l’on charge de la culpabilité maximale.

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L’affaire Pie XII

Regardons “l’affaire Pie XII”. On critique avec aplomb son prétendu “silence” pendant la Shoah, on le soupçonne de collusion avec le régime nazi, on imagine les postures héroïques qu’il aurait pu adopter pour mettre fin à la persécution. On en vient à oublier l’essentiel : le “silence” de Pie XII n’est pas une réalité historique, mais une fable.

En 1963, la pièce Der Stellvertreter, est montée à Berlin. Elle entend dénoncer “les hésitations et le silence” de la papauté face au nazisme et aux persécutions dont les juifs ont été victimes pendant la guerre. Pie XII nous y présenté comme un couard, plus inquiet de la protection des biens matériels de l’Eglise que du salut des juifs.

La pièce vient à point nommé, nous apprend Ian Pacepa, ancien lieutenant général des services secrets roumains passé à l’Ouest à la fin des années 1970. Conseillé par Alexander Shelepin, patron du KGB, Nikita Kroutchev a entrepris, depuis le début des années 1960, de livrer à l’Eglise catholique, dont il mesure les capacités de résistance et de nuisance, une lutte sans merci à l’intérieur du bloc soviétique.
En Hongrie, les services secrets venaient d’avoir la peau du cardinal Mindszenty, un prélat aussi intransigeant avec les communistes qu’il l’avait été, dès le milieu des années 1930, avec Szálasi et les nazis des Croix fléchées. Même si Mindszenty avait pu se réfugier in extremis à l’ambassade américaine de Budapest (il y restera cloîtré quinze ans !), une victoire avait été remportée.
Maintenant, il fallait jouer plus fort encore. C’est ce que fit le général Ivan Agayants, chef de la désinformation du KGB, en commandant à Rolf Hochhuth2 une pièce jetant le discrédit sur l’action du Vatican pendant la guerre. Pie XII était mort, il ne s’en plaindrait pas.

Ainsi sont nés Le Vicaire et la légende du “silence coupable” de Pie XII.

D’ailleurs, qu’est-ce qu’un dramaturge allemand comme Rolf Hochhuth pouvait en avoir bien à faire de l’attitude du pape pendant la guerre ?
En Allemagne, le catholicisme est une religion minoritaire et, si le scandale existe, c’est celui du protestantisme. Le gros de l’électorat nazi est protestant – et le ralliement tardif du Zentrum catholique et de Franz Von Papen reste un phénomène marginal. Malgré des héros comme Dietrich Bonhöffer ou Martin Niemöller, l’Eglise luthérienne ne se contenta pas de garder le silence face à l’irrésistible ascension d’Adolf Hitler. Elle en épousa la cause et les convictions, se rallia corps et âme au parti nazi et trouva dans son antisémitisme une heureuse réalisation de l’antijudaïsme de Martin Luther. Qu’on se souvienne du Juif Süss, commandé en 1940 par Goebbels (il supervisa le tournage) à Veit Harlan : la référence de la “révolution allemande”, de cet “antisémitisme qui sauvera le Reich”, c’est Luther.

Qui trahit le peuple allemand et protestant du Wurtemberg dans ce film de propagande ? Ce sont les catholiques et leurs alliés juifs.

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La vérité crue, c’est qu’il n’y eut certainement pas,
dans l’histoire de la chrétienté,
de pape plus proche des juifs que Pie XII.

 

-Bien comprendre que le Pape Pie XII a vite compris qu’il y avait un projet concernant cette soudaine « Haine des Juifs » et cette « Chasse à l’Homme Juif ». Ce projet sera en 1948 la Création de l’Etat d’Israël en Palestine-

Avant la publication de la pièce de Rolf Hochhuth, on célébrait unanimement l’action de Pie XII en faveur des juifs pendant la guerre.
Certes, comme le rappelait récemment dans Le Monde l’excellent Patrick Kéchichian, Paul Claudel se plaignait fin 1945 auprès de Maritain du caractère “inaudible” de la condamnation du nazisme par Pie XII. Mais Pie XII fut à Claudel aussi inaudible que de Gaulle pendant la guerre. C’est qu’on ne peut pas être partout : écrire Paroles au Maréchal et écouter radio Vatican.
Pendant ce temps, Golda Meir rendait hommage à Pie XII. Les rescapés des camps venaient à Rome le remercier pour ce qu’il avait fait.
La vérité, crue et scandaleuse aujourd’hui, est qu’il n’y eut certainement pas, dans l’histoire de la chrétienté, de pape plus proche des juifs que Pie XII.

Voilà où réside l’héroïcité de ses vertus.

Sûr, à l’époque, Pie XII n’encombra pas les plateaux télés pour se plaindre. Il ne participa ni à “On n’est pas couché”, ni au “Grand Journal” de Canal+. On ne le vit pas se répandre en larmes chez Pascale Clark.
Il se contenta de participer, avant de devenir pape, à la rédaction en 1937 de l’encyclique de son prédécesseur Pie XI : Mit brennender Sorge, condamnation explicite du nazisme.
Il se contenta, une fois élu au siège de Pierre, de consacrer sa première encyclique, Summi pontificatus, à dénoncer le racisme et le culte de l’Etat. Elle fut aussitôt larguée par les avions britanniques sur l’Allemagne à plus de 100 000 exemplaires.

Il demanda aux universités catholiques de délivrer un enseignement contre l’antisémitisme, fidèle à la lettre de Summi pontificatus et à ce que le Souverain Pontife professait déjà en 1938 : «  Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites  ».

Il alerta les Alliés, américains et anglais, sur les persécutions dont les juifs étaient victimes. Mais la libération des camps de la mort n’était pas, pour eux, une priorité de la guerre ni un objectif militaire – un “point de détail”, sans doute.
Pie XII se contenta aussi, dans son message de Noël 1942, d’évoquer « les centaines de milliers de personnes, qui sans aucune faute de leur part, parfois seulement en raison de leur nationalité ou de leur lignage, sont destinées à la mort ou à un dépérissement progressif », avant de faire diffuser ce message, en juin 1943, sur les ondes de Radio Vatican : « Quiconque établit une distinction entre les Juifs et les autres hommes est un infidèle et se trouve en contradiction avec les commandements de Dieu. »
Il n’y a pas, pour un chrétien, d’excommunication plus directe.

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Pie XII fut un pape bavard !

Pie XII parla. C’était un pape bavard. Il parla beaucoup. Mais il agit aussi, levant la discipline de certaines institutions religieuses (afin que des hommes juifs pussent notamment rentrer dans les carmels et y trouver protection), finançant des réseaux et des filières, aidant là où il le pouvait. Les historiens avancent un chiffre de plusieurs dizaines de milliers de juifs, qui auraient bénéficié de la sollicitude du Pontife.

Ce qu’il y a de miraculeux, dans cette affaire, ce fut que Pie XII ne garda pas le silence et ne se refugia pas dans l’inaction. Il aurait pu. Tout l’y incitait. Lorsqu’il avait prêté sa main en 1937 à Pie XI pour écrire l’encyclique Mit brennender Sorge, il en avait éprouvé les lourdes conséquences. Aussitôt l’encyclique parue, les nazis arrêtèrent dans les Länder catholiques du sud de l’Allemagne près de 1 100 religieux et prêtres. Ils dévastèrent les évêchés de Munich, de Fribourg et de Rottenburg, avant de dissoudre les organisations catholiques et de proscrire l’enseignement catholique dans le Reich.

Les plus de 300 prêtres et religieux qui moururent en déportation à Dachau furent la plus grande douleur de Pie XII. S’ils étaient morts, c’était sa faute. Lui, et pas un autre – il en était convaincu – les avait précipités au martyr. Jamais il n’en ferait le deuil. Par une simple parole, il avait livré plus de 300 femmes et hommes à leurs bourreaux. Y a-t-il une chose plus exécrable quand on a voué sa vie à la Vie ?

Il se souvint aussi de la protestation publique, en août 1942, de ses évêques hollandais contre les persécutions. Les nazis répliquèrent par des persécutions plus atroces encore, arrêtant et déportant, en une seule nuit, 40 000 juifs hollandais, dont de nombreux juifs convertis au catholicisme tels Edith Stein. La Hollande détint, dès lors, le plus triste record de la persécution : 85 % de ses juifs disparurent dans les camps de la mort. Toute parole de l’Eglise condamnait plus qu’elle ne protégeait : voilà la vérité5.

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En face de nazis, on ne joue pas !

La “prudence toute diplomatique” dont on accuse Pie XII aujourd’hui n’est pas de la prudence, encore moins de la couardise. C’est la simple prise en compte du réel : en Allemagne et dans une Europe livrées à l’un des pires systèmes totalitaires, il ne suffit pas de signer une pétition depuis son confortable appartement pour faire changer les choses. On essaie uniquement de mener la politique des petits gestes, de sauver ceux que l’on peut sans attenter à la vie d’un plus grand nombre.
Car, face au déferlement de la totalité sur soi, c’est elle seule, cette politique des petits mouvements, qui peut sauver non seulement des hommes, mais aussi la part humaine qui est en nous. Peter Sloterdijk oppose à la grandiloquente politique idéaliste, héritée du romantisme dix-neuviémiste et d’un héroïsme très Sturm und Drang, la politique des “petits gestes”. Dans un système totalitaire, on ne joue pas héroïsme contre héroïsme. On joue comme on peut. Et finalement on ne joue pas. Car ce n’est pas un jeu.

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Pie XII ne fut pas un super-héros.
Il fut simplement un homme digne de ce nom,
ce qui définit le ”saint“

Voilà Pie XII. Désolé, ce n’est pas un super-héros. Vous ne trouverez en lui rien de Flash Gordon ni de Catwoman. Il n’a pas retroussé ses manches pour dévoiler ses biscoteaux antiracistes, comme n’importe lequel d’entre nous qui n’a pas vécu en son temps l’aurait, bien entendu, fait. Il a essayé simplement d’agir en homme parmi les hommes. Et c’est cela, précisément, que l’on appelle la sainteté.

Un saint est, avant tout, un témoin. Non pas celui qui témoigne à charge et qui enfonce l’accusé, mais qui essaie, par ses moyens humains, toujours modestes face aux implacables machineries des Etats et des idéologies, de le sauver.
Ce témoin, Pie XII l’a été pour d’innombrables juifs.

Le principal problème de Pie XII demeure : il a été pape.
Voilà la difficulté. Elle ne lui sera jamais pardonnée par ces gens qui se considèrent être nés de la cuisse d’Œdipe et de Jupiter réunis, plutôt que de la jambe de saint Paul. Les pauvres, pardonnez-leur, ils ne savent pas d’où ils viennent.

En attendant, les catholiques ont de bonnes raisons de vénérer Pie XII. Pour son action, ses paroles et son silence qui appelle chaque être à l’éthique de responsabilité.

Pie XII « juste parmi les nations  » ?
Une fondation new-yorkaise ouvre cette procédure auprès de Yad Vashem :

<< La Fondation Pave the way (PTWF) a annoncé son intention de proposer à Yad Vashem, le mémorial de l’Holocauste à Jérusalem, la remise du titre de « Juste parmi les nations » à Eugenio Pacelli, le pape Pie XII. La fondation, dont le siège est à New York, a obtenu du bureau du Département des Justes parmi les nations de Yad Vashem, les lignes directrices pour proposer une personne pour la reconnaissance, et s’active actuellement dans ce sens.

Le président de l’organisation, Gary Krupp, affirme que la « PTWF a consacré des années à recueillir des documents et des témoignages vidéos originaux sur ce pontificat controversé et pense avoir découvert une documentation suffisante pour commencer à chercher des témoignages écrits authentiques pour donner officiellement le feu vert à cette procédure », rappelle un communiqué de la fondation envoyé à Zenit.

« Dans la plus grande partie des cas de ceux qui ont été reconnus comme ‘Justes parmi les nations’, celui qui reçoit la reconnaissance a agi directement pour sauver des vies individuelles en risquant la sienne en le faisant », a observé Gary Krupp.

« Même si les actions d’Eugenio Pacelli ne rentrent pas dans cette description générale », a-t-il ajouté, « nous pouvons établir que l’intercession directe du pape a sauvé des centaines de milliers de juifs ».

« Evidemment, à cause de la nature de la haute charge qu’il recouvrait, Eugenio Pacelli n’a presque jamais été en contact avec ceux qu’il a sauvé. Une exception connue est le cas de l’intercession en faveur du docteur Guido Mendes, un ami d’enfance juif orthodoxe. Eugenio Pacelli est intervenu personnellement pour envoyer la famille Mendes en Palestine en 1938 ».

Selon Krupp, « on peut aussi affirmer que les actions de Pacelli ont été accomplies sous menace de mort. Lors d’une rencontre avec les cardinaux, convoquée en urgence par le pape Pie XII le 6 septembre 1943, il les informa avoir signé une lettre de démission qui se trouvait sur son bureau et qu’il s’attendait à être enlevé d’un moment à l’autre . Les cardinaux devaient faire leurs valises et se tenir prêts à quitter immédiatement le Vatican pour demander de l’aide à un gouvernement neutre, d’où ils éliraient un nouveau pape. Cette rencontre d’urgence advint un mois avant l’arrestation des juifs de Rome et le pape décida d’intercéder tout de suite pour les sauver ».

« Ce document n’est pas encore disponible, mais nous savons qu’il existe, a déclaré Gary Krupp. Récemment, nous avons obtenu de l’Allemagne l’affidavit du général Karl Wolff, second de Himmler et commandant en Italie, auquel Hitler ordonna de planifier la conquête du Vatican et d’enlever le pape ».

Gary Krupp a affirmé chercher des témoignages de personnes qui, souvent, ne savent même pas que ce fut Eugenio Pacelli qui leur sauva la vie par ses actions. Le transfert de juifs en République dominicaine en est un exemple : « Nous avons le témoignage vidéo de Mgr Giovanni Ferrofino, 97 ans, secrétaire du nonce à Port-au-Prince (Haïti) durant la seconde guerre mondiale, qui agit personnellement avec le nonce aux ordres adressés par Pie XII, pour obtenir deux fois par an des visas pour les juifs qui arrivaient du Portugal en République dominicaine ».

« Cette action sauva plus de 10 000 juifs, qui furent envoyés en Amérique avec l’aide de Mgr Ferrofino à travers Cuba, le Mexique et le Canada ».

« Nous espérons que dans ces circonstances spéciales Yad Vashem agisse pour vérifier les informations que nous enverrons. Le travail consiste maintenant à localiser nombre de ces survivants et leurs familles pour obtenir des déclarations authentiques ».

« La déclaration la plus importante que nous pouvons émettre est qu’avec cette aide de nombreux amis, nous localisions des milliers de documents ».

« Conformément à notre mission, informe la fondation dans son communiqué, Pave the Way a commencé ce projet de recherche privé avec l’espoir de sortir de l’impasse qui dure depuis 46 ans et d’éliminer cet obstacle qui a des conséquences sur un milliard de personnes ».

Saintsymphorien.net

 

Le Pape Pie XII a Protégé et Sauvé des Juifs tout comme le Maréchal Philippe Pétain  sauva plus de 90% de Juifs Français.

Mais cela ne suffira Jamais, sachez-le.

À l’occasion de l’exposition de son cinquantenaire, le Musée de l’Holocauste à Jérusalem a reconnu que nombre de juifs ont trouvé refuge « sous les ailes de l’Église ».

Dans une exposition qui sest tenue à Jérusalem, le Yad Vashem (Musée de l’Holocauste) revient sur le thème des rapports entre le Vatican et la Shoah. Confirmant la conclusion du débat historiographique récent, qui a conduit en 2012 à une nouvelle formulation d’un panneau controversé consacré à Pie XII, le Musée de la Shoah affirme catégoriquement que le Vatican avait connaissance du fait que couvents et monastères ouvrirent leurs portes aux juifs.

L‘exposition en question a marqué les cinquante ans de l’institution, en 1953, du titre « Justes parmi les nations » – distinction honorifique attribuée par Jérusalem à tous ceux qui durant la Shoah ont mis en danger leur vie pour sauver celle de quelques juifs.  L’exposition s’intitulait « Je suis le gardien de mon frère », avec une claire référence biblique (mais le point d’interrogation qui accompagne la question de Caïn a été délibérément supprimé).

L’exposition a été basée sur quelques controverses et histoires emblématiques entourant les près de 25 000 Justes reconnus par le Yad Vashem. Une des sections fut consacrée spécifiquement aux hommes des Églises chrétiennes (toutes confessions confondues) qui ont accompli des actes héroïques.

Intitulée « Sous les ailes de l’Église », cette partie de l’exposition, tout en insistant clairement sur le point de vue de l’historiographie juive, a tenu compte des objections soulevées par les controverses sur le panneau consacré à Pie XII.

On pu lire, dans l’introduction de la version en ligne :

« Le comportement des chrétiens durant l’Holocauste continue de représenter un défi pour le monde chrétien y compris au XXIe siècle. Face à l’extermination des juifs, de nombreux chefs des Églises et prêtres ont gardé le silence, et certains même ont collaboré. Quelques-uns – de toutes les confessions chrétiennes – ont mis en danger leur vie pour sauver des juifs et se sont élevés publiquement contre leur extermination. »

Sur la question du rapport entre préjugés antijuifs et antisémitisme nazi, l’exposition soutient que « même si l’antisémitisme raciste des nazis a été un phénomène différent de l’antijudaïsme chrétien traditionnel, toujours est-il qu’il se fondait sur des préjugés existants ».

Enfin, concernant l’attitude spécifique de l’Église catholique, il était dit :

« L’absence d’une prise de position sans équivoque de la part du Vatican a laissé aux responsables des institutions catholiques la décision d’entreprendre le sauvetage des juifs. Certains supérieurs de couvents et monastères […] ouvrirent leurs portes aux fugitifs juifs et parfois le Vatican en était informé. Dans certains cas, les évêques et autres leader catholiques ont demandé à leur clergé et aux fidèles d’aider les juifs. »

Enfin, il était spécifié que « certains Justes parmi les nations ont manifesté un profond respect pour la foi de leurs protégés ; ils ne se sont pas contenté de leur sauver la vie, mais les ont aidé à suivre leurs préceptes religieux – célébrant leurs fêtes, priant et suivant les règles religieuses juives, pendant qu’ils étaient cachés ».

Dans l’ensemble, malgré la diversité des opinions qui se sont clairement exprimées sur l’action de Pie XII (non-citées expressément dans le cas présent), l’exposition sur les Justes a offert au visiteur du Yad Vashem des éléments nouveaux susceptibles de contribuer à comprendre les termes d’un débat auquel le panneau modifié en 2012, par la force des choses, fait seulement allusion.

Giorgio Bernardelli

Traduction : Elisabeth de Lavigne

Sa Sainteté le Pape Pie XII et le Maréchal Philippe Pétain ont été Désignés POUR ETRE COUPABLES AD VITAM AETERNAM pendant que les Vrais Coupables de Crimes contre l’Humanité ont été placés à des Fonctions Etatiques en Amérique et forment aujourd’hui :

Le Pouvoir Profond.

 

Bon nombre de Nazis ont été récupérés par l’Amérique. Mais là : TOUT VA BIEN, c’est très bien et les Honneurs ne manquent pas.

Site Agora Vox :

Nous connaissions tous l’histoire de Wernher von Braun, cet ingénieur nazi qui était à l’origine de la célèbre fusée V2, et qui après la défaite allemande, avec d’autres scientifiques allemands de premier plan, fut récupéré par les forces américaines. Il participa activement à partir des années 50 au développement du programme spatiale américaine (NASA), et joua un rôle important dans le programme Apollo.

Mais le New York Times nous informe ces derniers jours que, d’après des données d’archives déclassifiées rendues publiques, dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, la CIA et d’autres services secrets américains ont employé plus de mille nazis comme complices, espions et informateurs contre l’URSS avant de leur accorder l’asile.

Pour le célèbre quotidien américain : « A en juger par les archives, plus de mille nazis travaillaient pour les USA mais ils pourraient être bien plus nombreux. Il est difficile de connaître leur nombre exact car certains documents sont toujours classifiés ».

C’est surtout dans les années 1950 que ces anciens nazis ont espionné l’URSS. Pour les boss du FBI Edgar Hoover et de la CIA Allen Dulles, la valeur de ces nouveaux agents dans la confrontation contre l’URSS compensait l’ »erreur morale ». Ils allaient même jusqu’à recruter des criminels de guerre.

On trouve par exemple un ancien conseiller d’Adolf Eichmann, l’officier SS, Otto von Bolschwing. Et lorsque les services israéliens ont retrouvé Eichmann en Amérique du Sud dans les années 1960, Von Bolschwing a demandé la protection des USA qu’il a bien sûr obtenu.

Alexandras Lileikis est un autre personnage peu recommandable qui exécutait les Juifs à la mitrailleuse en Lituanie. Il a été recruté par la CIA en 1952.

Que du beau monde.

Bien sûr, après la guerre on nous a offert un beau spectacle avec le procès de Nuremberg qui devait faire comprendre à l’opinion publique que l’on ne laisserait pas impuni des crimes aussi abjects, qu’il y avait d’un coté le mal, et bien suû de l’autre, le bien. Mais pendant ce temps là dans les coulisses on jouait une autre partition. On récupérait certains de ces monstres pour combattre l’ennemi de toujours, le communisme.

D’ailleurs est-on vraiment surpris pas les révélations du New-York Times lorsqu’on sait que déjà avant guerre, des industriels comme Henry Ford et des hommes politiques comme Joseph Kennedy, avaient des sympathies pour le régime nazi. Il faut savoir qu’à cette époque, une partie de l’Amérique voyait l’Allemagne nazie avant tout comme un rempart face à l’URSS de Staline. Il aura fallu attendre le 7 décembre 1941 et l’attaque de Pearl-Harbor par les japonais, pour que les Etats-Unis soient obligés de s’engager dans le second conflit mondial.

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Cette guerre fut une Machination pour faire rentrer les Nations dans Le Nouvel Ordre Mondial.

Ce sont les Idées et les Actes de ceux que l’on présente comme Vaincus qui Dominent aujourd’hui.

 

Pour « Noyer le Poisson » l’on nous Présente le Pape Pie XII et le Maréchal Philippe Pétain comme étant les Fléaux de l’Humanité.

 

Les Véritables Fléaux de l’Humanité sont ceux qui ont pris le Pouvoir Mondial en 1945, à savoir :

LES HERITIERS DU 3ème REICH.

 

C’est pourquoi, tout comme François Mitterrand, nous présentons notre plus Profond Mépris aux Personnes qui déversent encore leur HAINE contre Sa Sainteté le Pape Pie XII et le Maréchal Philippe Pétain.

 

-Parce-que pour que certains soient Propres et sans tâche, il faut que d’autres soient Salis et couverts de boue-

 

1er décembre 1944 : massacre des tirailleurs sénégalais par l’armée française gaulliste

« Prisonniers noirs je dis bien prisonniers français, est-ce donc vrai que la France n’est plus la France? […] Sang ô sang noir de mes frères, […] vous êtes la souffrance qui enroue ma voix » (Léopold Sédar Senghor) 

Au pouvoir à Paris depuis août 1944, le Gouvernement Provisoire de la République Française, le G.P.R.F., est dirigé par Charles de Gaulle. A ce titre, il est reconnu par les puissances Alliées (Royaume-Uni, Etats-Unis, U.R.S.S) en octobre 1944. Dès lors, la remise en question des troupes africaines dans le scénario politique de la Libération devient son obsession.

L’historien Canadien, M. Echenberg précise que « pour de Gaulle et les gaullistes, la participation africaine aux opérations militaires de la Libération constituait une source d’embarras. Si les sujets de l’empire étaient aussi sans contredit des enfants de la France, il semblait exagéré de leur attribuer un rôle actif dans la libération de la mère patrie. »

Fin novembre 1944, des prisonniers de guerre africains rescapés des mobilisations et des combats de 1939-1940 (campagne de France) et 1942-1944 (campagne d’Afrique et débarquement en Provence) sont rapatriés en AOF. Les 1280 premiers « tirailleurs sénégalais » originaires des territoires d’AOF sont internés au camp de Thiaroye, ville du Sénégal située dans la banlieue de Dakar, au sud de la presqu’île du Cap-Vert, entre Pikine et Rufisque.

L’objectif est de les démobiliser dans le contexte général du « blanchiment » de la nouvelle armée française commandée par le général de Gaulle. Ces prisonniers –soldats des troupes coloniales- étaient détenus en France dans des frontstalags, camps de prisonniers de l’Armée allemande qui regroupait essentiellement les soldats des troupes coloniales par peur de maladies tropicales ou d’atteinte à la « pureté du sang aryen ». Les dirigeants de l’Allemagne nazie ne voulant en aucun cas de la présence d’« hommes de couleur » sur le sol allemand.

La victoire pratiquement acquise, ces « coloniaux » n’avaient désormais plus, pour le gouvernement gaulliste, de raison d’exister. L’ère du « blanchiment » primait sur toute autre considération…

Ces soldats africains qui avaient largement contribué aux opérations de libération de l’île d’Elbe, puis au débarquement de Provence (15 août 1944) et à la libération de Toulon (23 août 1944) puis de la vallée du Rhône, qui combattaient dans le nord-est de la France à l’automne, furent en quelques jours remplacés par des jeunes Français… qui n’avaient jamais combattu. L’argument officiel fut le risque du froid hivernal, mais il n’était que de pure forme.

Selon M. Echenberg les motifs politiques de de Gaulle sont les suivants : « associée au succès des Alliés qui avaient libéré la France de la honte et de l’humiliation, la jeunesse française pourrait humer, ne serait-ce que de loin, le parfum de la victoire. » L’épreuve du « blanchiment » fut très rude pour les soldats africains, qui étaient au nombre d’environ 20 000 : « relevés de leurs positions sur les lignes de front et sans aucune forme de procès, on leur retira leurs armes et jusqu’aux uniformes qu’ils portaient et on les renvoya dans le sud, où ils passeraient la saison froide en attente des navires qui les ramèneraient en Afrique. »

Les tirailleurs africains libérés devaient toucher leur solde avant leur démobilisation : celle-ci se composait des arriérés de solde depuis leur mobilisation, leur prime de démobilisation et leurs économies de la période du frontstalag. La nouvelle administration mise en place par De Gaulle après la chute du régime de Vichy, refusa de leur verser cet argent à l’embarquement et leur promit de régulariser la situation en Afrique.

A leur arrivée en AOF, cette administration procéda, le 28 novembre 1944, à des conversions arbitraires de francs métropolitains en francs CFA des montants de démobilisation. Un groupe de tirailleurs, qui devaient regagner Bamako et le Soudan français, refusèrent de prendre la route. Le 30 novembre 1944 Le général Dagnan vint à leur rencontre au camp de Thiaroye. Pris à partie, l’affaire vira – selon la hiérarchie militaire- à l’émeute… ce qui décida le général Dagnan, en accord avec son supérieur, le général de Boisboissel, commandant des troupes à Dakar, de recourir à la force, le 1er décembre 1944.

Ce jour là, les tirailleurs sans défense furent rassemblés sur l’esplanade du camp de Thiaroye. En face d’eux, cernant l’enceinte, sous les ordres du lieutenant-colonel Le Berre, 1100 tirailleurs du service d’ordre, acheminés depuis Saint-Louis, 120 soldats et officiers français. Les unités engagées dans l’opération étaient le 1er R.T.S, le 7ème R.T.S, le 6ème R.A.C. et la gendarmerie, le tout appuyé par trois automitrailleuses, deux half-tracks (autochenilles blindées) et un char américain. A 9h30, le feu fut commandé… et ce fut l’hécatombe.

Le bilan officiel (minimisé selon de nombreuses sources) dressé au lendemain des événements fit état de 70 morts (24 morts le jour de l’assaut et 46 blessés qui décédèrent finalement à l’hôpital). Par ailleurs, 34 tirailleurs considérés comme « meneurs », furent condamnés en mars 1945 par un tribunal militaire  à des peines de un à dix ans de prison. Ils seront graciés en 1947 mais jamais réhabilités depuis.

Sur le massacre des tirailleurs sénégalais par l’armée française gaulliste, à  Thiaroye -un des événements les plus sanglants de l’histoire de l’Afrique de l’ouest dans les années 1940-1960- l’Histoire officielle retiendra que ces soldats tombés sous les balles françaises, ne sont pas « morts pour la France ».

14 ans plus tard, alors que le général de Gaulle s’apprêtait à visiter Dakar au cours de son voyage de propagande en vue du referendum constitutionnel du 28 septembre 1958, le Comité de Défense des Libertés Démocratiques, sous la conduite du Parti Africain de l’Indépendance, organisa le 17 août 1958 un pèlerinage à Thiaroye, pour « honorer la mémoire des soldats noirs massacrés en 1944 par le général de Gaulle ». Au retour, les « pèlerins » se heurtèrent aux forces de l’ordre. L’échauffourée dura plusieurs heures et fit de nombreux blessés.

En août 2004, la journée du 23 août fut déclarée Journée du tirailleur sénégalais  par le Sénégal, qui invita les autres États d’Afrique d’où étaient originaires les tirailleurs. Le massacre de Thiaroye y est désormais commémoré.

Le choix de la date du «  23 août  » n’est pas anodin. Il correspond, en effet, au 23 août 1944, qui marque la libération de la ville de Toulon par le 6èmeRégiment de Tirailleurs Sénégalais et symbolise aux yeux de l’ex Président de la République Abdoulaye Wade (1er avril 2000 au 2 avril 2012), « la participation de l’Afrique à la libération de la France et à la lutte des forces alliées contre le nazisme  ».

« Répression d’une mutinerie » : Ce fut la thèse officielle de l’État français de 1944 à 2014, année où ce massacre fut officiellement reconnu par la France. On a également invoqué « la peur de la classe dirigeante française de voir les tirailleurs sénégalais porter, plus tard, des revendications politiques plus massives pour l’indépendance, en s’alliant avec la population locale ». Cela n’a pas empêché le Sénégal d’accéder à son indépendance, le 4 avril 1960.

… Ne faudrait-il pas voir également dans ce massacre le contrecoup de la défaite anglo-gaulliste à Dakar, le 23 septembre 1940, face à l’armée coloniale française loyale au régime de Vichy ? C’est envisageable. De Gaulle avait la réputation d’être un homme orgueilleux, cinglant et rancunier. Il le démontra de nouveau, 17 ans plus tard, en retournant les armes françaises contre les Français d’Algérie… ceux-là mêmes qui l’avaient ramené au Pouvoir en 1958 mais à qui il refusait de pardonner leur trop grande fidélité au Maréchal. « Tous Pétainistes ! » clamait-il.

José Castano

4 Octobre 1941 : Promulgation de la Charte du Travail par le Maréchal De France.

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Nous, MARÉCHAL DE FRANCE

CHEF DE L’ÉTAT FRANÇAIS

Le Conseil des Ministres entendu,

DECRETONS :


TITRE PREMIER :
PRINCIPES GÉNÉRAUX

ARTICLE PREMIER. – Les activités professionnelles sont réparties entre un nombre déterminé, de familles industrielles ou commerciales.
Ces familles, et les professions qui les composent, sont organisées dans les conditions générales fixées par la présente loi en vue de gérer en commun les intérêts professionnels de leurs membres de toutes catégories et d’apporter leur concours à l’économie nationale, selon les directions des Pouvoirs publics.

ARTICLE 2. Dans le cadre de cette organisation, toutes les personnes participant à une activité professionnelle jouissent de droits et assument des devoirs, des obligations et des responsabilités.Elles sont soumises aux lois et règlements professionnels généraux, ainsi qu’aux décisions corporatives.

Elles participent obligatoirement aux dépenses (le fonctionnement des groupements dont elles relèvent.

Elles ont le devoir de pratiquer loyalement, à l’égard des autres membres de la.profession, la collaboration et la solidarité qui sont les principes essentiels sur-lesquels repose l’organisation corporative.

En contrepartie, elles bénéficient du statut et des institutions professionnelles, participentà l’activité de l’organisme auquel elles adhèrent directement, et sont représentées dans les Assemblées nationales constitutionnelles.

Elles possèdent la propriété d’une qualification professionnelle correspondant à leur aptitude, qui donne aux salariés, en échange du travail correspondant, le droit au salaire et avantages attachés à cette qualification, conformément aux règlements de la profession.

Les employeurs jouissent dans leur entreprise de l’autorité qui correspond aux responsabilités sociales, techniques et financières qu’ils assument.

La fonction patronale impose le devoir de gérer l’entreprise pour le bien commun de tous ses membres.

ARTICLE 3. – Dans le cadre de la législation en vigueur, les professions organisées s’efforcent d’assurer à leurs membres la sécurité du travail et contribuent à leur mieux-être et à celui des personnes à leur charge, par la création et la gestion d’institutions sociales de toute nature.

ARTICLE 4. – L’organisation professionnelle appelée à connaître de tous les aspects sociaux économiques de l’activité professionnelle. Toutefois, en raison des circonstances et sauf exception prévues à l’article 39, les questions d’ordre économique resteront, jusqu’à ce qu’il en soit autrement décidé, dans les attributions des Comités provisoires d’organisation créés en application de la loi du 16 août 1940.

ARTICLE 5. – Le lock-out et la grève sont et restent interdits.

 

TITRE II : CLASSIFICATION DES INDUSTRIES, COMMERCES ET PROFESSIONS

ARTICLE 6. – L’organisation prévue par la présente loi est à la fois sociale et professionnelle ; les activités auxquelles elle s’applique font, en conséquence, l’objet d’une double classification.

-Pour les questions d’ordre social, les établissements industriels et commerciaux sont répartis entre un nombre déte rminé de familles professionnelles.

Une organisation distincte est réalisée pour chacune de ces familles et, éventuellement, dans le cadre de la famille par industrie ou par profession.

Pour les questions d’ordre professionnel, chaque profession est rattachée à l’une des familles professionnelles choisie en raison. de sa compétence particulière à l’égard de la profession considérée, à charge par cette famille de constituer les organismes qualifiés pour traiter les problèmes des professions qui lui sont rattachées.

ARTICLE 7. – Sont exclus du champ d’activité de la présente loi

– les fonctionnaires définis par l’article 2 de la loi du 14 septembre 1941 portant statut général des fonctionnaires civils de l’État et des Établissements publics de l’État ;

– les membres des ordres et le Personnel des professions régis par des statuts, chartes ou mesures législatives particulières, sous réserve que ces textes auront été, publiés postérieurement au 15 juillet 1940.

Un règlement d’administration publique déterminera dans quelles conditions celles des dispositions de la présente loi qui ne sont pas incompatibles avec la loi du 14 septembre 1941, relative an droit d’association du personnel non fonctionnaire des services publics exploités en régie devront être appliquées à ce personnel.

Les agents des services publics industriels autres que ceux visés par la loi précitée du 14 septembre 1941 sont soumis aux dispositions de la présente loi . Toutefois, un régime particulier pourra être établi pour certains d’entre eux par des lois spéciales.

ARTICLE 8. – Seront approuvés par décrets les tableaux fixant :

– la nomenclature des familles professionnelles

– la répartition des industries et commerces entre familles professionnelles

le rattachement des professions aux familles professionnelles

– la correspondance entre les familles profes- sionnelles et les Comités provisoires d’organisation institués en application de la loi- du 16 août 1940.


TITRE III

CHAPITRE PREMIER : LES SYNDICATS

ARTICLE 9. – Les membres des Professions sont.groupés en syndicats professionnels.

Dans une même circonscription, pour une même profession, industrie ou famille professionnelle, et une même catégorie de membres, il sera formé un syndicat professionnel unique.

Les conditions dans lesquelles seront formés les nouveaux syndicats uniques en partant des, orga- nismes existant seront fixées par décret.

ARTICLE 10. Les syndicats professionnels sont constitués par catégories distinctes de membres.

Sont considérés comme pouvant former une caté- gorie distincte:

1° les employeurs ;

2° les ouvriers ;

3° les employés ;

4° les agents de maîtrise ;

5° les ingénieurs, cadres administratifs et commerciaux.

Les catégories similaires peuvent être fusionnées notamment lorsque les effectifs de l’une d’elles sont insuffisants pour constituer un organisme distinct.

Est considéré comme appartenant à la catégorie des employeurs le personnel de direction ayant reçu délégation de la signature sociale d’un patron ou d’une société.

Parmi les membres des sociétés coopératives, le Président et le Directeur général sont considérés comme appartenant à la catégorie des employeurs ; les autres membres entrent dans la catégorie ressortissant à leur fonction professionnelle.

ARTICLE 11. – Constitués pour rassembler directement les membres des professions au premier degré, les syndicats professionnels ont un caractère local.

Leur circonscription territoriale, qui reste néan- moins variable suivant les régions et les professions, sera déterminée dans, chaque cas par les Commissions prévues à l’article 77, étant entendu :

– qu’un syndicat englobera en principe le personnel de plusieurs entreprises ;

– qu’il n’y aura pas nécessairement similitude entre les circonscriptions des syndicats des différentes catégories.

ARTICLE 12. Toutes les personnes, quels que soient leur âge et leur nationalité, exerçant. uneactivité professionnelle, sont inscrites d’office au syndicat professionnel de leur catégorie, de leur circonscription et de leur profession, sous la responsabilité de ce syndicat, à moins qu’elles -ne justifient de leur inscription dans l’un des organismes prévus au chapitre III du titre IV

Tout membre d’un syndicat peu; être exclu par décision du Comité social régional de la profession on du groupe de professions après avis du bureau du syndicat, soit pour violation grave ou répétée de la législation du travail ou des règlements corporatifs, soit pour activité contraire à l’intérêt général du pays, soit pour des motifs d’ordre publie.

Il pourra être fait appel des décisions du Comité social régional devant le Comité social national qui statue en dernier ressort.

Les personnes exclues d’un syndicat ne participent plus à l’activité de cet organisme mais restent soumises, aux obligations et devoirs corporatifs.

INTÉGRATION DE L’ARTISANAT DANS L’ORGANISATION SYNDICALE

ARTICLE 13. – Les artisans constituent, en principe, une section spéciale des syndicats professionnels.

Pour établir une correspondance entre les Chambres de métiers et les organisations syndicales, les artisans sont répartis au sein des Chambres de
métiers, en sections professionnelle à ; ces sections correspondent aux professions ou groupe à de professions ayant donné lieu à la formation de syndicats professionnels.

Une représentation, répondants à leur importance dans la profession on le groupe de professions, est assurée, aux artisans dans les Conseils syndicaux et organismes corporatifs des différents échelons.

ATTRIBUTIONS. ADMINISTRATION ET FONCTIONNEMENT DES SYNDICATS

ARTICLE 14. – Les attributions des syndicats professionnels sont :

– l’encadrementet la représentation de leurs ressortissants ;

– la transmission ou l’exécution des décisions corporatives ;

– l’étude des questions professionnelles en vue de la présentation de suggestions, corporatives

– la recherche éventuelle des solutions à appliquer aux problèmes intéressant leurs propres membres dans leur circonscription territoriale.

Elles excluent strictement toute activité politique ou confessionnelle.

ARTICLE 15. – Les syndicats professionnels peuvent, sans autorisation, acquérir à titre onéreux, posséder et administrer les locaux et biens mobiliers destinés à leur fonctionnement administratif et à la réunion de leurs membres.

Ils disposent des fonds provenant des cotisations de leurs membres dans la limite nécessaire à leur fonctionnement et gèrent ces fonds.

Ils peuvent ester en justice.

ARTICLE 16. – Le syndicat professionnel est dirigé par un Conseil d’administration dont la composition et le mode de désignation seront fixés par décrets.

Le Conseil d’administration élit son bureau composé, en principe, de quatre membres.

Ne peuvent être membres des Conseils d’administration que les personnes de nationalité française d’origine, âgées de 25 ans au moins, n’ayant encouru. aucune condamnation pour crime on délit infamant, justifiant de tous leurs droits civils et exerçant la profession depuis cinq années au moins dont deux ans dans la circonscription du syndicat.

Une même personne ne peut exercer plus de deux mandats successifs, sauf dérogation accordée dans des conditions qui seront fixées par les décrets prévus à l’alinéa premier du. présent article.

Le renouvellement des Conseils et Bureaux s’opère toujours par fraction.

ARTICLE 17. – Les statuts et le règlement des syndicats professionnels doivent être approuvés par le Comité social national de la profession ou du groupe de professions, à moins qu’ils ne soient conformes à un modèle-type qui sera établi par décret en Conseil d’Etat.

Le Conseil d’administration délibère à la majorité des membres présents. Les votes ont lieu au scrutin secret.

ARTICLE 18. – Les dépenses de fonctionnement des organismes professionnels sont couvertes par une contribution du Comité social correspondant et par une cotisation des membres participants.

 

CHAPITRE II : LES UNIONS ET LES FÉDÉRATIONS

ARTICLE 19. – Il est institué, par profession ou groupe de professions, et par catégorie distincte, des Unions et des Fédérations professionnelles.

Les Unions rassemblent, sur le plan régional, des représentants des Conseils des syndicats professionnels.

Les Fédérations rassemblent, sur le plan national, des représentants, des Unions régionales. Certains sièges peuvent être réservés à des personnes ayant une action sociale sur le plan national, et ayant ou dirigeant des entreprises dans plusieurs régions. Les titulaires de ces sièges seront désignés par arrêté du Secrétaire d’État au Travail, sur proposition du Comité social national de la profession.

Pour une même famille professionnelle ou une même profession, et pour une même catégorie de membres, il ne peut être formé, quune, seule Union par région et une seule Fédération.

Les Unions et Fédérations élisent leurs Conseils d’administration qui désignent à leur tour leurs bureaux.

Un décret fixera les conditions de désignation des membres des Unions et Fédérations, la composition -de ces organismes et celle de leur Conseil d’administration et bureau.

Les membres des Unions et Fédérations doivent répondre aux conditions fixées à l’article 16.

ARTICLE 20. – Les Unions et les Fédérations assurent la coordination de l’organisation syndicale, leur activité s’exerce sous l’égide et selon les directives des Comités sociaux fonctionnant à leur échelon.

Elles ont la capacité définie à l’article 15 pour les syndicats.

ARTICLE 21. – Le statut et le règlement intérieur des Unions professionnelles doivent être approuvée par le Comité social national compétent.

Pour les Fédérations, ces documents sont approuvés par le Secrétaire d’État au Travail, après avis du ou des Secrétaires d’État dont relève la famille ou la profession intéressée.

ARTICLE 22. – Les dispositions prévues à l’ar. ticle 18 pour les syndicats sont applicables aux Unions et Fédérations professionnelles.

 

TITRE IV : LES COMITÉS SOCIAUX ET LES CORPORATIONS

CHAPITRE PREMIER : LES COMITÉS SOCIAUX D’ENTREPRISES

ARTICLE 23. La -collaboration entre employeurs et salariés est obligatoirement organisée dans les établissements dont l’effectif est au moins égal à cent ouvriers ou employés, au sein de « Comités sociaux d’établissements » qui rassemblent le chef d’entreprise et des représentants de toutes les catégories du personnel.

ARTICLE 24. – Les Comités sociaux d’établissement réalisent au premier degré la collaboration sociale et professionnelle entre la direction et le personnel.

Leurs attributions excluent toute immixtion dans la conduite et la gestion de l’entreprise et dans les questions débordant le cadre de cette entreprise ; sous ces réserves, elles s’exercent dans la sens le plus large, notamment en vue de :

– aider la direction à résoudre les questions relatives au travail et à la vie du personnel dans l’établissement ;

– provoquer un échange d’informations mutuel sur toutes les questions intéressant la vie sociale du personnel et des familles ;

– réaliser les mesures d’entraide sociale dans le cadre d’activité du Comité social local correspondant.

Leur mode de fonctionnement est laissé à leur propre initiative.

Ils sont placés sous l’autorité corporative et le contrôle du Comité social local de la profession.

ARTICLE 25. – Pour les entreprises comportant des établissements multiples de faible effectif, il pou-rra être constitué des Comités sociaux d’entreprise ises réunissant le personnel de ces établissements existant dans une même région.

ARTICLE 26. – Les premiers Comités sociaux d’établissements seront constitués par les représentants des différentes catégories de personnel de l’établissement, en accord avec le chef de l’établissement.

Le Comité social local donne son agrément à ]à composition du Comité social d’établissement. ; il arbitre les litiges qui peuvent naitre à l’occasion de sa constitution.

CHAPITRE II : LES COMITES SOCIAUX PAR FAMILLE PROFESSIONNELLE OU PROFESSION

ARTICLE 27. – Il est créé dans chaque famille professionnelle ou profession et à chacun des échelons local, régional et national, un organisme corporatif à compétence sociale et professionnelle qui prend respectivement le litre -de Comité social local, régional et national.

ARTICLE 28. – Le Comité social local comprend douze membres au moins et vingt-quatre-au plus, pris dans les bureaux des syndicats professionnels existants, pour la famille ou la profession, dans la circonscription.

Les membres sont répartis formés par en trois Groupes égaux :

– la catégorie « employeurs » ;

– les catégories « ouvriers » et « employés », dans une roportion correspondant à la prédominance industrielle on commerciale de la famille ou de la profession considérée les autres catégories.

Le Comité social désigne trois présidents constituant son bureau, choisis chacun dans l’un des groupes définis ci-dessus et présidant à tour de rôle par période de huit mois.

ARTICLE 29. – Les Comités sociaux régionaux et nationaux sont formés, comme les Comités locaux, sur le mode tripartite, leur bureau est constitué et fonctionne dans les mêmes conditions que celles qui sont prévues pour les Comités locaux.

Les membres des Comités sociaux régionaux sont désignés par catégorie, par les Comités sociaux locaux. Les membres des Comités sociaux nationaux sont désignés par catégorie, par les Comités sociaux régionaux. Un certain nombre d’entre eux sont obligatoirement choisis parmi les membres des bureaux des organismes professionnels de l’échelon correspondant.

Les effectifs des Comités régionaux et nationaux et les conditions de désignation des membres des Comités sociaux aux différents échelons local, régional et national seront fixés par décrets contresignés par le Secrétaire d’État au Travail.

ARTICLE 30. – Le Comité social se constitue en commissions mixtes, d’importance et de composition variables, pour traiter les différentes catégories de questions qui entrent dans ses attributions.

Il peut s’adjoindre pour leur confier, sous sa responsabilité, un rôle d’étude ou d’action, des Commissions mixtes prises hors de son sein.

Les membres de ces commissions sont choisis dans les conseils des syndicats, unions ou fédéra. tions ou, en dehors de ces organismes, parmi les personnes qualifiées par leur activité on leur compétence sociale.

Le Comité social peut être, à tout moment, convoqué par le Président en exercice ou sur la demande de l’un des autres présidents.

Chaque Comité social établit son statut et son règlement intérieur ; ces documents doivent être approuvés par le Comité institué à l’échelon supérieur.

Les statuts et règlements des Comités nationaux sont approuvés par arrêtés du Secrétaire d’État au Travail, après avis du Secrétaire d’État dont relève la profession ou la famille professionnelle.

Les Comités sociaux siègent à la Maison commune créée par l’article 50.

ATTRIBUTIONS DES COMITÉS SOCIAUX

ARTICLE 31. – Les attributions des Comités sociaux sont d’ordre professionnel et social ; elle, excluent toute activité, politique ou confessionnelle.

Dans l’ordre professionnel, elles comportent notamment :

– les questions de salaire et de conventions collectives ;

– les questions de formation professionnelle apprentissage, perfectionnement, reclassement, écoles de cadres, etc. ;

– l’élaboration des règlements relatifs à l’embauchage et au licenciement

– l’étude et l’application de& mesures relatives à l’hygiène et à la sécurité du travail.

Les questions d’appointements, de salaires autres intéressant particulièrement une catégorie, pourront être discutées paritairement entre les représentants de cette catégorie et celle des employeurs.

ARTICLE 32. – En outre, pour chacune des professions qui lui est organiquement rattachée dans les conditions prévues à l’article 6, le Comité social étudie, met au point ou applique les dispositions relatives à la pratique et à la propriété du métier, à la qualification professionnelle et à la promotion ouvrière.

Les Commissions chargées de traiter les questions qui font l’objet du présent article comprennent, le cas échéant, des artisans.

ARTICLE 33. – Dans l’ordre social et familial, les Comités sociaux étudient et réalisent toutes les Mesures propres à mettre en œuvre les devoirs des corporations à l’égard de leurs membres, telles que .

– la sécurité de l’emploi par la lutte systématique contre le chômage et les mesures de prévoyance en faveur des chômeurs ;

– la généralisation et la gestion d’assurances et de retraites;

– l’entr’aide et l’assistance

– l’aide familiale, sous les formes morale, matérielle et intellectuelle ;

– l’amélioration des conditions d’existence : habitations, jardins, sports, loisirs et distractions, arts culture générale, etc.

ARTICLE 34. – Pour assurer le contrôle de l’application des lois et règlements professionnels, et de leurs décisions de toute nature, les Comités sociaux font appel à des commissaires corporatifs assermentés.

Ces commissaires sont habilités à contrôler les conditions- du travail dans taus les établissements relevant du Comité social.

Ils recueillent les doléances et suggestions des différentes catégories de membres.

Ils signalent directement aux intéressés, afin qu’il y soit remédié sur-le-champ, toutes les infractions qu’ils constatent. Ils, rendent compte à leur Comité de toutes leurs activités et attirent son attention sur les cas qu’ils n’ont pu résoudre.

Le contrôle ainsi assuré au titre des organismes corporatifs est indépendant de celui qui demeure exercé par les services des secrétariats d’État compétents et, notamment, par l’Inspection du Travail.

POUVOIRS ET PRÉROGATIVES DES COMITÉS SOCIAUX

ARTICLE 35. – Le Comité Social représente légalement, dans sa circonscription, la profession ou la famille professionnelle pour laquelle il a été constitué, -devant les Pouvoirs publics, les Juridictions et les organismes de toute nature, publics ou privés.

Ses décisions ont un caractère réglementaire et sont obligatoires, sauf opposition du Comité social de l’échelon. supérieur ou des Pouvoirs publics.

II jouit de la personnalité civile.

Ha le droit d’ester en justice et d’acquérir sans autorisation tous biens et immeubles et faire tous les actes, créer et gérer tous les organismes et institutions nécessaire à son activité.

Les institutions sociales de toute nature, créées par des particuliers ou des collectivités dans l’intérêt du personnel d’une. entreprise ou d’une profession, ou des familles de ce personnel, sont obligatoirement gérées. par le Comité social, d’entreprise local ou régional, désigné par le Comité social national de la profession considérée.

ATTRIBUTIONS RELATIVES DES COMITÉS AUX DIFFÉRENTS ÉCHELONS

ARTICLE 36. – Le Comité national assume la haute direction sociale de la Famille professionnelle ou de la Profession.

Il favorise les initiatives régionales et locales.

Il coordonne et régularise l’activité des Comités régionaux.

Il centralise les éléments d’étude et d’information, les exploite et assure leur diffusion.

Il élabore, adapte ou entérine les clauses générales des conventions collectives, les tableaux des qualifications professionnelles et les règles de cette qualification, ainsi que celles de la promotion ouvrière, les coefficients applicables aux qualifications pour la détermination des salaires et enfin les règles générales d’embauchage et de licenciement.

Il arrête ou approuve les règlements professionnels généraux, notamment ceux touchant à l’hy giène et à la, sécurité du travail.

Il conduit et oriente l’action sociale de la famille ou de la profession et gère les institutions et, caisses auxquelles il estime devoir donner un- caractère national.

Le Comité régional assure le même rôle dans le cadre des directions et instructions du Comité national.

Il coordonne l’activité des Comités locaux, centralise les renseigne ments qui leur sont demandés et leur diffuse la documentation qu’il reçoit.

Il adapte en tant que de besoin au cadre régional les règlements, conventions et décisions de toute nature.

Il gère les institutions et caisses ayant un caractère régional.

Le Comité local applique, dans sa circonscription, les règlements, conventions et décisions de toute nature, en leur apportant les adaptations nécessaires.

Il gère les institutions et oeuvres qui fonctionnent localement.

Il coordonne et contrôle l’activité des Comités d’établissements.

Rassure et contrôle l’orientation sociale des établissements dans lesquels A n’a pas été constitué de Comité social.

LIAISON DES COMITES SOCIAUX AVEC LES POUVOIRS PUBLICS

ARTICLE 37. – Les Pouvoirs publics sont représentés, dans chaque Comité social national, par un Commissaire du Gouvernement désigné par arrêté du secrétaire d’Etat au Travail et après avis du secrétaire État dont relève la profession ou la famille professionnelle intéressée.

D’autre part, les, membres des bureaux des Comités sociaux sont accrédités, pour assurer les relations officielles nécessaires à l’activité de leur organisme auprès des représentants des’ pouvoirs publics dans leur circonscription.

CHAPITRE III : ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES MIXTES ET CORPORATIONS

ARTICLE 38. – Dans les Professions qui ont déjà réalisé ou qui se proposent d’instituer des organisations professionnelles de caractère mixte, ces organisations seront maintenues ou créées sous ré- serve de l’agrément des pouvoirs publics. Leurs membres ne peuvent faire partie des syndicats professionnels ou groupements syndicaux.

Après la publication de la présente loi ne pourront être créés que les organismes résultant de l’accord de la moitié des membres de chaque catégorie de la profession ou d’une décision des syndicats intéressée.

Les groupements mixtes sont assimilés aux Comités sociaux et en tiennent lieu dans les entreprises où ils réunissent la moitié des effectifs. Sur le plan local ou régional, ils tiennent lieu de Comité social ou forment une annexe de ce Comité social, suivant qu’ils rassemblent la moitié ou moins de la moitié des effectifs des différentes catégories des membres des professions.

Dans le cas où un groupement mixte tient lieu de Comité social, une annexe de ce Comité peut être formée par les syndicats ou unions dans les conditions générales fixées par la présente loi.

ARTICLE 39. – Les professions qui se proposent, -par accord de la moitié des membres de chaque catégorie ou par suite d’une décision des Syndicats intéressés, de réaliser une organisation habilitée à connaître à la fois des questions économiques et sociales pourront recevoir les pouvoirs et prérogatives nécessaires à leur fonctionnement corporatif.

Chacune de ces professions établira une charte corporative particulière qui sera soumise à l’agrément des Pouvoirs publics.

Ces chartes devront prévoir, dans l’ordre social et professionnel, des dispositions au moins équivalentes à celles qui constituent les attributions prévues aux articles 31 à 33 pour les Comités sociaux.

Il pourra être organisé dans les mêmes conditions des Unions de corporations ou des organismes intercorporatifs.

ARTICLE 40. – Les décisions d’agrément des organismes prévues aux articles 38 et 39 feront l’objet de décrets contresignés par le Vice-Président du Conseil et les Secrétaires d’Êtat intéressés, pris -sur -avis d’une Commission ainsi composée :

un représentant du Vice-Président du Conseil;

un représentant du Ministre d’État chargé de la coordination des institutions nouvelles ;

– un représentant du Secrétaire d’État à l’Économie nation-ale et aux Finances ;

– un représentant du Secrétaire d’État à l’Intérieur ;

– un représentant du Secrétaire d’Etat au Travail ;

– un représentant du ou des Secrétaires d’État dont relèvent les activités intéressées.

Les conditions de fonctionnement de la Commission seront fixées par arrêté du Vice-Président du Conseil.

 

CHAPITRE IV : L’ORGANISATION INTERPROFESSIONNELLE

ARTICLE 41. – Les questions interprofessionnelles, sont exclusivement traitées par les bureaux des Comités sociaux de famille professionnelle existant à un même échelon, soit au cours des réunions occasionnelles de la totalité ou d’une partie de ces bureaux, soit d’une manière régulière par la réu- nion de ces bureaux constitués en Comité social interprofessionnel.

Il est formé un Comité social interprofessionnel dans chaque région, réunissant les bureaux des Comités sociaux régionaux ; il siège au chef-lieu de la région, soit dans la Maison commune de l’une des familles professionnelles, soit dans la maison des’ corporations.

Les Comités sociaux interprofessionnels, -locaux seront créés progressivement par arrêtés du Secrétaire d’État au Travail,’ pris sur proposition des Comités interprofessionnels régionaux, après avis du ou d Secrétaires d’État dont relève la famille ou la profession intéressée.

ARTICLE 42. – Le Comité social interprofessionnel est dirigé par un bureau élu formé comme il est prévu à l’article 28. Il jouit de la personnalité civile.

ARTICLE 43. – Les Comités sociaux interprofessionnels réalisent la liaison entre les Comités de famille professionnelle et sont compétents dans la limite générale des attributions des Comités sociaux, pour les questions communes aux différentes familles.

Ils peuvent être consultés par les pouvoirs publics sur les questions générales professionnelles ou sociales et notamment la détermination du coût de la vie et les problèmes d’utilisation de la main-d’oeuvre

Des attributions particulières pourront être confiées là certaine Comités sociaux interprofessionnels, par arrêtés du Secrétaire d’État au Travail pris après avis des Secrétaires d’État intéressés.

 

CHAPITRE V : DISPOSITIONS COMMUNES AUX ORGANISMES A CARACTÈRE CORPORATIF

DISPOSITIONS D’ORDRE FINANCIER

ARTICLE 44. – Dans chaque famille professionnelle ou profession les dépenses. nécessitées par le fonctionnement administratif des différents organismes sont Couvertes par une contribution professionnelle imposée aux membres de toute catégorie,

Les ressources ainsi obtenues sont réparties entre les Comités sociaux de chaque échelon, à charge par ces Comités de reverser aux organismes qui leur sont rattachés les fonds ou compléments de fonds nécessaires à leur fonctionnement.

La répartition d’ensemble des recettes et des dépenses corporatives, qui permet de fixer le montant des contributions et de partager les ressources entre les différents organismes, est assurée par le Comité social nation-al qui soumet son budget général annuel à l’approbation du Secrétaire d’État à l’Économie nationale et aux Finances et du Secrétaire d’État au Travail.,

La perception des contributions est assurée sous la responsabilité de l’employeur qui doit, en ce qui concerne la part des salariés, effectuer directement les retenues sur les salaires et traitements.

ARTICLE 45. – Les cotisations destinées à la participation aux dépenses de fonctionnement et aux institutions, œuvres et caisses diverses, sont indépendantes de la contribution professionnelle.

Elles sont perçues par les organismes intéressés.

Pour la gestion de leurs différentes caisses, les Comités sociaux se constituent en Conseils d’administration fonctionnant conformément à des statuts spéciaux approuvés par le Secrétaire d’État au Travail.

LE PATRIMOINE CORPORATIF COMMUN

ARTICLE 46. – Chaque famille professionnelle constitue un patrimoine corporatif commun exclusivement destiné à concourir à l’amélioration des conditions d’existence des membres de la profession.

Ce patrimoine, qui est la propriété de l’ensemble des membres de la profession, est géré par les Comités sociaux des trois échelons local, régional et national, entre lesquels il est réparti par le Comité national.

ARTICLE 47. – Le patrimoine corporatif est constitué initialement par les apports résultant des dévolutions de biens prévues aux articles 72 à 75.

Il est ensuite normalement alimenté par un prélèvement sur les bénéfices des entreprises de la profession, et par des dons et legs.La définition des bénéfices, la fixation du prélèvement et les modalités de son recouvrement, qui sera effectué comme en matière d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, seront déterminées par décret.

ARTICLE 48. – La gestion. du patrimoine commun est assurée dans les conditions fixées par un règlement particulier qu’établit le Comité social national. Le règlement est approuvé par le Secrétaire d’État à l’Economie nationale et aux Finances, le Secrétaire d’État au, Travail et le ou les Secrétaires d’État dont relève la famille ou la profession intéressée.

Ce règlement fixe notamment les limites, inférieure et supérieure, entre lesquelles le montant du patrimoine doit être maintenu.

Le patrimoine ne peut, en aucun cas, être utilisé pour couvrir des dépenses de fonctionnement administratif.

Il ne peut, d’autre part, servir à couvrir en totalité les charges des institutions sociales on autres dont les ressources doivent toujours comporter, au moins pour une partie, le produit des cotisations des adhérents.

LE CONTRÔLE FINANCIER

ARTICLE 49. – Sans préjudice des mesures de contrôle réglementaires effectuées par les différents services ministériels, les organismes corporatifs assurent eux-mêmes le contrôle des comptabilités dès organismes professionnels.

Ils disposent, à cet effet, d’un service commun composé de Commissaires comptables assermentés, dont la mise sur pied et les conditions de fonctionnement seront fixées par décret.

LA MAISON COMMUNE

ARTICLE 50. – Afin de faciliter le fonctionnement des Comités sociaux, et d’affirmer la solidarité corporative, il est créé une Maison commune par famille professionnelle.

La Maison commune est, dans chaque circonscription, le siège du Comité social.

ARTICLE 51. – Le Comité social est, suivant le cas, locataire ou propriétaire de la Maison commune. La propriété de la Maison peut résulter soit d’une acquisition, soit d’un don ou legs, soit d’une dévolution par les Pouvoirs Publics.

L’acquisition d’une Maison commune par un Comité social, que ce soit à titre onéreux, par don ou legs ou par dévolution, n’entraîne ni droit de mutation, ni frais d’aucune sorte.

ARTICLE 52. – La Maison commune est ouverte à tous les membres des professions rattachées. Elle ne peut être utilisée qu’aux seules fins corporatives et il est interdit d’y exercer toute activité politique ou commerciale.Sa gestion est assurée par Une partite particulière, composée Commission tride membres pris parmi les Plus anciens dans le Comité social ou les Comités sociaux intéressés.

ARTICLE 53. – Différentes; familles professionnelles peuvent Utiliser pour installer leur Maison commune des locaux situés dans un Même immeuble. Les Comités sociaux interprofessionnels peuvent utiliser une Maison com une particulière qui devient la Maison des corporations.

CHAPITRE VI : LES ATTRIBUTIONS CORPORATIVES GÉNÉRALES

LES SALAIRES

ARTICLE 54. -Tous les membres des professions n’appartenant pas à la catégorie des employeurs reçoivent, en contrepartie du travail qu’ils fournissent, une rémunération différente suivant le lieu de leur emploi, leur qualification professionnelle et les conditions spéciales dans lesquelles ils exercent leur activité.

Le salaire est, en conséquence, déterminé d’après les principes généraux ci-après :

1° – Un salaire minimum vital est perçu par tous les salariés exerçant leur activité normale. il correspond à la rémunération de celui qui n’a ni charges de famille ni qualification professionnelle. Il varie suivant les lieux d’emploi et le coût local de la vie ;

2° – La rémunération professionnelle est un complément au salaire minimum vital. Elle correspond à la qualification professionnelle du bénéficiaire et est différente suivant les professions et le lieu d’emploi ;

3° – Des suppléments peuve nt s’ajouter éven- tuellement au salaire tel qu’il est obtenu par l’addition des deux éléments ci-dessus pour tenir compte des aptitudes personnelles de l’intéressé, de son rendement, notamment quand il sagit du .travail exécuté « aux pièces », et des conditions particulières dans lesquelles le travail est exécuté ;

4° – Au salaire ainsi défini s’ajoutent les allocations ou suppléments de salaires – pour charges familiales résultant soit de la législation générale sur la famille, soit des dispositions particulières p ises par profession.

Le supplément familial de salaire accordé par les professions peut se traduire par des avantages en nature.

ARTICLE 55. – Le salaire minimum vital, fixé par le Gouvernement, est arrêté par région, département ou localité, sur propositions d’un Comité supérieur des salaires fonctionnant au Secrétariat d’État au Travail.

Les conditions d’institution et de fonctionnement de ce Comité seront fixées par décret.

ARTICLE 56. – Le. supplément de salaire cor. respondant à la rémunération professionnelle est fixé sous la forme d’un coefficient applicable au salaire minimum vital.

Le barème des bases des coefficients applicables aux différentes qualifications professionnelles est arrêté, pour chaque profession, par le Comité social national de la profession.

Le barème peut être adapté par les Comités sociaux des différents échelons, sous le contrôle du Comité social national.

ARTICLE 57. – Des accords pourront intervenir entre les Secrétariats d’État intéressés et les professions organisées en vue de la délégation à ces dernières d’attributions d’ordre social telles qu’assurances, retraites, allocations de chômage, etc… ressortissant actuellement aux Pouvoirs Publics.

ARTICLE 58. – Les familles professionnelles peuvent réaliser entre elles des ententes et constituer des organismes de compensation pour assurer l’équilibre des charges qu’elles feront appelées à supporter pour l’application des mesures qui précédent. Ces ententes seront soumises à l’agrément des Pouvoirs Publics.

L’État participera éventuellement aux charges ci-dessus visées en vue d’aider au fonctionnement initial des nouvelles institutions ou à l’occasion d’événements exceptionnels.

LA FORMATION PROFESSIONNELLE

ARTICLE 59. – Les questions de formation professionnelle : apprentissage, perfectionnement, reclassement et promotion ouvrière sont essentiellement d’ordre corporatif.

Une loi fixera le rôle respectif des organismes professionnels et des Pouvoirs Publics dans cette matière, ainsi que les conditions dans lesquelles sera
assurée la coordination entre ces organismes et les Secrétariats d’Etat compétents.

 

TITRE V : LA JURIDICTION DU TRAVAIL

PRINCIPES GÉNÉRAUX

ARTICLE 60. – Tous les organismes professionnels aux différents échelons doivent S’efforcer de préve

gir nir et de concilier les différends qui peuvent surgi à l’occasion de l’application de la législation et de la réglementation sociale des professions.

ARTICLE 61. – Dans le cas, où malgré l’intervention des organismes professionnels, les différends n’ont pu être évités, ni conciliés, ils sont :

– Portés devant les Conseils de Prud’hommes ou, à leur défaut, devant les justices de paix, s’il S’agit de différends individuels’;

– soumis à l’arbitrage ou portés devant les tribunaux du travail, s’il s’agit de différends collectifs en outre, être saisis des infractions à la réglementation qui sera établie en application de la présente loi.

L’ARBITRAGE

ARTICLE 62. – Lorsque les différends du travail sont soumis à l’arbitrage, le Comité social régional saisi du différend désigne, dans un délai de quarante-huit heures, à partir du moment où il a été saisi, trois arbitres choisis sur une liste établie annuellement par le Comité social national de chaque branche d’activité. Si le Comité social régional n’a pas désigné les arbitres, le tribunal du travail, saisi à la requête, soit du, Commissaire du Gouvernement soit de la partie la plus diligente, procède lui-même à la désignation. En cas de conflit sur le plan national, les arbitres doivent être désignés dans les mêmes conditions par le Comité social national.

LES TRIBUNAUX DU TRAVAIL

ARTICLE 63. – Il est institué dans le ressort de chaque Cour d’Appel un Tribunal régional du Travail composé :

de deux magistrats, dont l’un exerce les fonctions de président, désignés par ordonnance du premier Président ; et de trois membres du Comité social régional compétent désignés comme il est prévu à l’article 28.

Les recours contre les décisions des tribunaux régionaux du travail sont portés devant le Tribunal national du Travail qui statue en dernier ressort.

Le Tribunal national du Travail est composé de trois magistrats dont l’un exerce les fonctions de Président, désigné par le Garde des Sceaux, Ministre Secrétaire d’État à la Justice et de quatre membres du Comité social national compétent désignés par les Secrétaires d’État au Travail et a la Production industrielle.

Des fonctionnaires du corps de l’Inspection du Travail désignés par le Secrétaire d’État au Travail exerceront les fonctions de Commissaire du 1

Gouvernement auprès du Tribunal national et des tribunaux régionaux.

ARTICLE 64. – Un règlement d’administration publique, établi par le Secrétaire d’État au Tra il et par le Garde des Sceaux, d’Etat à la Jusice, déterminera

Ministre Secrétaire les conditions d’application des diverses dispositions du présent Titre.

 

TITRE VI

CHAPITRE PREMIER : DISPOSITIONS COMMUNES

ARTICLE 65. – Dans l’intérêt de la profession, les membres des organismes professionnels institués par la présente loi, appartenant à une catégorie de salariés, bénéficient de toutes les facilités nécessaires à l’exercice& leur mandat.

Des garanties de stabilité d’emploi sont prévues en leur faveur dans les règlements et statuts particuliers des professions.

ARTICLE 66. – Lorsqu’un des organismes professionnels prévus par la présente loi s’avère incapable de remplir la mission qui lui est impartie, ou refuse, soit de prendre uné décision, soit d’appliquer un règlement, compromettant 1 ainsi l’intérêt de ses ressortissants on celui de l’Etat; il est procédé par arrêté du Secrétaire d’État au Travail, sur avis des Secrétaires d’État compétents, à la suspension de l’organisme intéressé et à la désignation d’une délégation provisoire de gestion qui recueille tous ses pouvoirs.

ARTICLE 67. – Les groupements professionnels formés en violation des dispositions qui précèdent et ceux dont l’activité serait contraire à l’intérêt national ou étrangère -à l’objet qui leur est assigné seront dissous par décret.

La dévolution des biens de ces groupements sera réglée conformément aux dispositions des articles 72 à 75. Les dirigeants et les membres des groupements dissous seront passibles d’une amende de 500 à 10.000 francs et d’un emprisonnement de six mois à cinq ans ou de l’une de ces deux peines seulement.

ARTICLE 68. – Les infractions aux règlements et décisions qui sont relevées par les organismes corporatifs ou leurs représentants assermentés, donnent lieu, soit à des sanctions corporatives, soit à des poursuites devant le Tribunal du Travail.

Les sanctions corporatives comportent :

– les amendes au profit du patrimoine corporatif ;

– l’exclu-sien des organismes professionnels

– l’exclusion temporaire de la profession

Elles sont prononcées par le, bureau de l’organisme compétent, dans les limites fixées par les barèmes établis par les Comités nationaux-.

Les poursuites devant le Tribunal du Travail sont intentées à la demande des organismes professionnels compétents.

CHAPITRE II : DISPOSITIONS, TRANSITOIRES

ARTICLE 69 – L’application ‘de la présente loi sera entreprise dès l’achèvement des travaux des Commissions prévus à l’article 77 et sera poursuivie progressivement, au fur et à mesure de la publication des textes législatifs et réglementaires complémentaires.

Dans le cadre général des lois, décrets et règlements relatifs -à l’organisation professionnelle, les familles professionnelles, professions ou groupes de professions, établiront les règlements particuliers qui définiront leur propre organisation.

ARTICLE 70. – Les premières désignations des membres des, Conseils d’administration des organismes; professionnels seront faites par arrêtés du Ministre d’État chargé de la coordination des institutions nouvelles, du Secrétaire d’État au Travail et du ou des Secrétaires d’État dont relèvent les professions considérées, compte tenu des propositions des Commissions prévues à l’article 77 ci-après.

ARTICLE 71. – Pendant un dé-lai de deux ans à partir de la publication de la pré sente loi, les biens affectés à l’usage exclusif d’institutions sociales,’ visés au dernier alinéa de l’article 35, et qui n’auront pas fait l’objet d’une dévolution dans les conditions fixées au présent chapitre ne pourront être changés d’affectation, sauf dérogation accordée par arrêté du Secrétaire d’État au Travail pris sur avis du ou des Secrétaires d’État compétents.

ARTICLE 72. – La Constitution des syndicats, comités et groupements prévus dans la nouvelle organisation professionnelle entraînera la dissolution des anciens syndicats et groupements syndicaux et professionnels de toute nature.

Les dévolutions de biens consécutive& à ces dissolutions seront prononcées au profit des nouveaux organismes syndicaux et des Comités sociaux, en fonction de leurs attributions respectives, en conservant dans toute la mesure du possible ces biens aux mêmes professions, dans les mêmes entreprises, localités ou, régions.

Les syndicats et les groupements de syndicats existant à la date de la publication dé la présente loi continueront leur activité jusqu’à ce qu’il soit statué par décret sur leur dissolution ou leur intégration dans la nouvelle organisation professionnelle. Toutefois, pendant cette période, leur .Capacité civils sera limitée aux actes de simple administration.

ARTICLE 73. – Il sera, procédé par les soins de l’administration de l’Enregistrement, des Domaines et du Timbre à un inventaire des biens des syndicats et groupements de syndicats visés à l’article précédent, à la date de publication de la présente loi.

A cet effet, dans la huitaine qui suivra cette date, le préfet notifiera à ladite administration la liste de ces organismes ayant leur siège dans le département.

ARTICLE 74. – Les dévolutions de biens prévues au présent chapitre seront prononcées par décrets contresignés par le Secrétaire d’État au Travail et le ou les autres Secrétaires d’État intéressés, pris sur proposition d’un Comité central institué à la vice-présidence du Conseil.

Ce Comité aura qualité pour proposer, le cas échéant, la liquidation des biens qui ne peuvent être attribués directement.

Sa compétence s’étendra aux biens des syndicats on groupements syndicaux communistes dissous par le décret du 26 septembre 1939 et qui n’auraient pas encore fait l’objet d’une attribution définitive.

Il recueillera les avis des Comités sociaux nationaux des familles professionnelles et professions intéressées.

ARTICLE 75. – Toutes les opérations prévues par les deux articles précédents auront lien sans droit de mutation et sans frais d’aucune sorte.

Un, règlement d’administration publique déterminera les conditions d application des quatre artiéles précédents.

ARTICLE 76. _ Les lois spéciales ayant pour objet, aux termes de l’article 7, d’établir un régime particulier pour les agents des services publics industriels autres que ceux visés par la loi du 14 septembre 1941, devront intervenir avant le 1er mars 1942.

Jusqu’à cette date, les dispositions des articles 69à 75 ne seront pas applicables en ce qui concerne lesdits agents.

ARTICLE 77. – Il sera institué, pour chaque famille professionnelle, une Commission provisoire d’organisation chargée d’étudier et de proposer :

– les limites des circonscriptions à attribuer dans chaque cas, aux organismes syndicaux et corporatifs, locaux et régionaux

– les conditions de regroupement, au sein des nouveaux organismes, des éléments appartenant aux syndicats, unions, fédérations, appelés à fusionner en application de la présente loi

– la composition nominative des Conseils d’administration des organismes corporatifs à mettre sur pied.

Des arrêtés du Ministre d’État chargé de la coordination des institutions nouvelles et du Secrétaire d’État au Travail, pris après avis du on des Secrétaires d’État intéressés, fixeront la composition des Commissions provisoires d’organisation et les conditions de leur fonctionnement.

ARTICLE 78. – Une liaison sera établie entre les Comités provisoires d’organisation créés en appli- cation de la loi du 16 août 1940 et les Comités sociaux institués par la présente loi, afin de réaliser l’harmonie et l’adaptation réciproque des mesures sociales et économiques.

Cette liaison sera assurée, -d’une part, par des délégués des Comités d’organisation économique qui siègeront dans les Comités sociaux régionaux et nationaux, avec voix consultative, d’autre part, par un représentant des Comités, sociaux nationaux’ siégeant dans les Comités d’organisation- intéressés

ARTICLE 79. – Les conditions, dans lesquelles la présente loi ou certaines de ses dispositions pourront éventuellement être rendues applicables à l’Algérie, aux Colonies on aux territoires placés sous mandat français, seront fixées par décrets.

ARTICLE 80. – Sont abrogées toutes dispositions contraires au présent décret qui sera publié au journal Officiel et exécuté comme loi de l’État.

 

Fait à Vichy, le 4 octobre 1941.

PAR LE MARÉCHAL DE FRANCE,

CHEF DE L’ÉTAT FRANÇAIS PHILIPPE PÉTAIN.

L’Amiral de la Flotte, VicePrésident du Conseil, Ministre de la Défense nationale, Ministre, Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères et à la Marine. Amiral DARLAN.

Le ministre d’État, HENRI MOYSSET.

Le Ministre d’État, LUCIEN ROMIER

Le Général d’Armée, Ministre, Secrétaire d’Etat à la Guerre, Général HUNTZIGER

Le Ministre, Secrétaire d’Etat à l’Intérieur, PIERRE PUCHEU

Le Garde des Sceaux, ministre Secrétaire d’Etat à la Justice, JOSEPH BARTHELEMY

Le Ministre, Secrétaire d’État à l’Agriculture, PIERRE CAZIOT.

Le Ministre, Secrétaire d’Etat à I’Ëconomie natiolinale et aux Finances, Yves BOUTHILLIER.

Le Secrétaire d’Etat au Ravitaillement, PAUL CHAGRIN.

Le Secrétaire d’Etat à la Famille et à la Santé, SERGE HUARD

Le Secrétaire d’Etat aux Colonies, Amiral PLATON.

Le Secrétaire d’État à la Production industrielle, FRANCOIS LEHIDEUX.

Le Secrétaire d’État au Travail, RENÉ BELIN

Le Secrétaire d’État à l’Éducation Nationale et à la Jeunesse, JÉRÔME CARCOPINO.

Le Secrétaire d’État à l’Aviation, Général BERGERM

Le Secrétaire d’Etat aux Communications, JEAN BERTHELOT

Le Secrétaire d’Etat à la Vice-Présidence du Conseil, BENOIST-MECHIN

 

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