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LE VOL ET LE MEURTRE à très grande échelle.

Complément dans «Hitler contre Juda», du Dr Claude Nancy (médecin et éthologue belge), pp. 77-78 :
« Mais revenons quelque peu en arrière. A la suite d’une profonde infiltration maçonnique dans tous les rouages gouvernementaux, les premiers troubles débutèrent en Espagne le 11 mai 1931.
De nombreuses églises furent incendiées et quelques assassinats furent perpétrés dans les grandes villes.
Pour calmer la population le roi Alphonse XIII abdiqua, la république fut proclamée et le pouvoir passa dans les mains d’un juif séfarade nommé Alcala Zamora.
Bien que Juif et franc-maçon, ce dernier assistait tous les dimanches à la messe pour donner le change (note : Comme actuellement le juif Poutine en Russie qui se fait bénir par les popes orthodoxes), mais en sous-main il favorisait partout un début d’infiltration communiste.

Deux ans plus tard le nouveau président de la république, un franc-maçon nommé Largo Caballéro, conclut un pacte avec l’ambassadeur soviétique Rosenberg afin d’activer la venue en Espagne de conseillers soviétiques.
Staline envoya donc rapidement sur place ses meilleurs agitateurs, tous Juifs naturellement, tous déguisés en ressortissants russes.
On retrouva sur place Iliya Ehrenburg, Primakoff, Goreff, Rose Skoblewski, Aralink Tupolyew, Vladimir Bischitzki, Béla Kuhn, J. Artadel, Antonov Ovejenko, Marcel Moïse Rosenberg, Leo Jacobson,Keikin, Grunzberg, Frielander, J. Maratvilles, Stillerman, Samuel Fratkin, Schapiro, Lourie Fusch, Adler, Zibrowski, Merkas et Wall, ces deux derniers s’occupant de la recherche et de l’achat d’armes pour les futurs « républicains espagnols ».

Ces armes transitaient naturellement par la France, qui était dans les mains du gang juif de Léon Blum.
Certains historiens français de gauche prétendent encore, que le 4 juin 1936, lorsque Blum présenta son nouveau ministère au président Lebrun, il n’était composé, outre Blum que de deux ministres juifs et par conséquent ni enjuivé, ni tendancieux.
C’est exact, mais ce qu’ils omettent, c’est la présence de 29 Juifs comme chefs et attachés de cabinets, ainsi qu’une multitude de francs-maçons à tous les postes clefs. » Etc.

Testament de Saint Rémi

« Qu’en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée ».   Saint Rémi.

« La plus grande merveille de Saint Rémi fut sans doute la conversion de Clovis et des Francs“ (Mgr Paul Guérin, Les Petits Bollandistes, – Vie des Saints, tome XI, p. 588).

Elle sauva l’Église de l’arianisme et, en baptisant et en sacrant la Race Royale des Francs, comme l’aînée de toutes les maisons souveraines, elle assurait à l’épouse du Christ une protection utile à sa pérennité.

Grégoire de Tours portait sur lui ce jugement: “Saint Rémi était un évêque d’une science remarquable et qui s’était tout d’abord imprégné de l’étude de la rhétorique, mais il était aussi tellement distingué par sa sainteté qu’il égalait Silvestre par ses miracles. Il existe de nos jours un livre de sa vie qui raconte qu’il a ressuscité un mort ».

« Ce fut ce pieux évêque qui catéchisa Clovis, le persuadant qu’il devait croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et abandonner des idoles qui ne pouvaient être utiles ni à lui, ni aux autres ».

(Georges Bordonove, Les Rois qui ont fait la France, Clovis, J’ai lu, Edition illustrée, Paris 2001, p. 99-100).

 

 Le Testament authentique [1]

  

« Que le présent testament que j’ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les rois de France par moi consacrés au Seigneur à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit. Qu’en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée…

Mais par égard seulement pour cette race royale qu’avec tous mes frères et coévêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j’ai choisie délibérément pour régner jusqu’à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l’honneur de la Sainte Église et la défense des humbles.Par égard pour cette race que j’ai baptisée, que j’ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j’ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j’ai ointe de l’onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit; j’ai ordonné ce qui suit :

 

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I° MALÉDICTIONS

« Si un jour cette race royale que j’ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile; envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims. Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules. Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l’indulgence! Place à la menace!

S’il est rebelle à tout, qu’il soit séparé du corps de l’Église, par la formule inspirée aux évêques par l’Esprit-Saint: parce qu’il a persécuté l’indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu’il ne s’est point souvenu de la miséricorde; parce qu’il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n’a point voulu de la bénédiction, elle s’éloignera. Et tout ce que l’Église à l’habitude de chanter de Judas le traitre et des mauvais évêques, que toutes les églises le chantent de ce roi infidèle. Parce que le Seigneur a dit: « Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à Moi que vous l’avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait ».

Qu’à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté: Que ses jour soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté!

Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu’ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable : que leurs jours soient abrégés et qu’un autre occupe leur siège.

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II° BÉNÉDICTIONS

« Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Église de Dieu.

Qu’aux bénédictions de l’Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s’ajoute la plénitude des bénédictions divines!

Que de cette race sortent des rois et des empereurs (Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc…) qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l’avenir suivant la volonté du Seigneur pour l’extension de la Sainte Église, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s’asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il. »

    

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_______

     

Ce testament signé du grand évêque le fut également par six autres évêques et d’autre Prêtres. Trois de ces évêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, évêque d’Arras, Saint Médard, évêque de Noyon, Saint Loup, évêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante:

« X…, évêque.

Celui que mon Père Rémi a maudit, je le maudis, celui qu’il a béni, je le bénis.

et j’ai signé. »

Et Baronius, le savant Cardinal, après onze siècles d’expérience, de constater:

« Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n’ai jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n’a jamais été réduit à servir d’autre Peuples.

C’est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): Si mes Fils abandonnent ma loi ; s’ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements ; s’ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet ; mais je n’éloignerai jamais de ce peuple ma miséricorde. »

   


[1] DESSAILLY, Abbé – Authenticité du grand testament de Saint Remi (1878)

 

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1er décembre 1944 : massacre des tirailleurs sénégalais par l’armée française gaulliste

« Prisonniers noirs je dis bien prisonniers français, est-ce donc vrai que la France n’est plus la France? […] Sang ô sang noir de mes frères, […] vous êtes la souffrance qui enroue ma voix » (Léopold Sédar Senghor) 

Au pouvoir à Paris depuis août 1944, le Gouvernement Provisoire de la République Française, le G.P.R.F., est dirigé par Charles de Gaulle. A ce titre, il est reconnu par les puissances Alliées (Royaume-Uni, Etats-Unis, U.R.S.S) en octobre 1944. Dès lors, la remise en question des troupes africaines dans le scénario politique de la Libération devient son obsession.

L’historien Canadien, M. Echenberg précise que « pour de Gaulle et les gaullistes, la participation africaine aux opérations militaires de la Libération constituait une source d’embarras. Si les sujets de l’empire étaient aussi sans contredit des enfants de la France, il semblait exagéré de leur attribuer un rôle actif dans la libération de la mère patrie. »

Fin novembre 1944, des prisonniers de guerre africains rescapés des mobilisations et des combats de 1939-1940 (campagne de France) et 1942-1944 (campagne d’Afrique et débarquement en Provence) sont rapatriés en AOF. Les 1280 premiers « tirailleurs sénégalais » originaires des territoires d’AOF sont internés au camp de Thiaroye, ville du Sénégal située dans la banlieue de Dakar, au sud de la presqu’île du Cap-Vert, entre Pikine et Rufisque.

L’objectif est de les démobiliser dans le contexte général du « blanchiment » de la nouvelle armée française commandée par le général de Gaulle. Ces prisonniers –soldats des troupes coloniales- étaient détenus en France dans des frontstalags, camps de prisonniers de l’Armée allemande qui regroupait essentiellement les soldats des troupes coloniales par peur de maladies tropicales ou d’atteinte à la « pureté du sang aryen ». Les dirigeants de l’Allemagne nazie ne voulant en aucun cas de la présence d’« hommes de couleur » sur le sol allemand.

La victoire pratiquement acquise, ces « coloniaux » n’avaient désormais plus, pour le gouvernement gaulliste, de raison d’exister. L’ère du « blanchiment » primait sur toute autre considération…

Ces soldats africains qui avaient largement contribué aux opérations de libération de l’île d’Elbe, puis au débarquement de Provence (15 août 1944) et à la libération de Toulon (23 août 1944) puis de la vallée du Rhône, qui combattaient dans le nord-est de la France à l’automne, furent en quelques jours remplacés par des jeunes Français… qui n’avaient jamais combattu. L’argument officiel fut le risque du froid hivernal, mais il n’était que de pure forme.

Selon M. Echenberg les motifs politiques de de Gaulle sont les suivants : « associée au succès des Alliés qui avaient libéré la France de la honte et de l’humiliation, la jeunesse française pourrait humer, ne serait-ce que de loin, le parfum de la victoire. » L’épreuve du « blanchiment » fut très rude pour les soldats africains, qui étaient au nombre d’environ 20 000 : « relevés de leurs positions sur les lignes de front et sans aucune forme de procès, on leur retira leurs armes et jusqu’aux uniformes qu’ils portaient et on les renvoya dans le sud, où ils passeraient la saison froide en attente des navires qui les ramèneraient en Afrique. »

Les tirailleurs africains libérés devaient toucher leur solde avant leur démobilisation : celle-ci se composait des arriérés de solde depuis leur mobilisation, leur prime de démobilisation et leurs économies de la période du frontstalag. La nouvelle administration mise en place par De Gaulle après la chute du régime de Vichy, refusa de leur verser cet argent à l’embarquement et leur promit de régulariser la situation en Afrique.

A leur arrivée en AOF, cette administration procéda, le 28 novembre 1944, à des conversions arbitraires de francs métropolitains en francs CFA des montants de démobilisation. Un groupe de tirailleurs, qui devaient regagner Bamako et le Soudan français, refusèrent de prendre la route. Le 30 novembre 1944 Le général Dagnan vint à leur rencontre au camp de Thiaroye. Pris à partie, l’affaire vira – selon la hiérarchie militaire- à l’émeute… ce qui décida le général Dagnan, en accord avec son supérieur, le général de Boisboissel, commandant des troupes à Dakar, de recourir à la force, le 1er décembre 1944.

Ce jour là, les tirailleurs sans défense furent rassemblés sur l’esplanade du camp de Thiaroye. En face d’eux, cernant l’enceinte, sous les ordres du lieutenant-colonel Le Berre, 1100 tirailleurs du service d’ordre, acheminés depuis Saint-Louis, 120 soldats et officiers français. Les unités engagées dans l’opération étaient le 1er R.T.S, le 7ème R.T.S, le 6ème R.A.C. et la gendarmerie, le tout appuyé par trois automitrailleuses, deux half-tracks (autochenilles blindées) et un char américain. A 9h30, le feu fut commandé… et ce fut l’hécatombe.

Le bilan officiel (minimisé selon de nombreuses sources) dressé au lendemain des événements fit état de 70 morts (24 morts le jour de l’assaut et 46 blessés qui décédèrent finalement à l’hôpital). Par ailleurs, 34 tirailleurs considérés comme « meneurs », furent condamnés en mars 1945 par un tribunal militaire  à des peines de un à dix ans de prison. Ils seront graciés en 1947 mais jamais réhabilités depuis.

Sur le massacre des tirailleurs sénégalais par l’armée française gaulliste, à  Thiaroye -un des événements les plus sanglants de l’histoire de l’Afrique de l’ouest dans les années 1940-1960- l’Histoire officielle retiendra que ces soldats tombés sous les balles françaises, ne sont pas « morts pour la France ».

14 ans plus tard, alors que le général de Gaulle s’apprêtait à visiter Dakar au cours de son voyage de propagande en vue du referendum constitutionnel du 28 septembre 1958, le Comité de Défense des Libertés Démocratiques, sous la conduite du Parti Africain de l’Indépendance, organisa le 17 août 1958 un pèlerinage à Thiaroye, pour « honorer la mémoire des soldats noirs massacrés en 1944 par le général de Gaulle ». Au retour, les « pèlerins » se heurtèrent aux forces de l’ordre. L’échauffourée dura plusieurs heures et fit de nombreux blessés.

En août 2004, la journée du 23 août fut déclarée Journée du tirailleur sénégalais  par le Sénégal, qui invita les autres États d’Afrique d’où étaient originaires les tirailleurs. Le massacre de Thiaroye y est désormais commémoré.

Le choix de la date du «  23 août  » n’est pas anodin. Il correspond, en effet, au 23 août 1944, qui marque la libération de la ville de Toulon par le 6èmeRégiment de Tirailleurs Sénégalais et symbolise aux yeux de l’ex Président de la République Abdoulaye Wade (1er avril 2000 au 2 avril 2012), « la participation de l’Afrique à la libération de la France et à la lutte des forces alliées contre le nazisme  ».

« Répression d’une mutinerie » : Ce fut la thèse officielle de l’État français de 1944 à 2014, année où ce massacre fut officiellement reconnu par la France. On a également invoqué « la peur de la classe dirigeante française de voir les tirailleurs sénégalais porter, plus tard, des revendications politiques plus massives pour l’indépendance, en s’alliant avec la population locale ». Cela n’a pas empêché le Sénégal d’accéder à son indépendance, le 4 avril 1960.

… Ne faudrait-il pas voir également dans ce massacre le contrecoup de la défaite anglo-gaulliste à Dakar, le 23 septembre 1940, face à l’armée coloniale française loyale au régime de Vichy ? C’est envisageable. De Gaulle avait la réputation d’être un homme orgueilleux, cinglant et rancunier. Il le démontra de nouveau, 17 ans plus tard, en retournant les armes françaises contre les Français d’Algérie… ceux-là mêmes qui l’avaient ramené au Pouvoir en 1958 mais à qui il refusait de pardonner leur trop grande fidélité au Maréchal. « Tous Pétainistes ! » clamait-il.

José Castano

Histoire : les crimes de l’épuration

Ci-dessous un article de notre ami José Castano. Pour ceux qui souhaitent approfondir, on peut lire L’épuration sauvage de Philippe Bourdrel et Les crimes masqués du résistancialisme de l’abbé Desgranges. Rappelons que l’« épuration » gaullo-communiste a fait environ 100 000 morts (chiffre donné par le ministre de l’Intérieur Adrien Tixier en novembre 44). Soit beaucoup plus que l’occupation allemande. « Il y a deux histoires, l’une que l’on enseigne et qui ment, l’autre que l’on tait parce qu’elle recèle l’inavouable. » Honoré de Balzac        Si l’on en croit l’historien Henri Amouroux, les Français étaient majoritairement pétainistes jusqu’au débarquement en Normandie le 6 juin 1944. Mais l’histoire d’après-guerre, écrite et enjolivée par les gaullistes et les communistes, a scindé le pays, de façon assez caricaturale, en deux camps : les résistants et les « collabos », ce qui permettait de minimiser les crimes commis à la libération : une période appelée « l’épuration » et qui, hélas, justifie bien son nom !

Qu’on le veuille ou non, la France de 1940 à 1944 a été pétainiste et passive à 90 ou 95%. Il y a bien eu une poignée, une faible proportion de la population, pour fournir les « résistants de la première heure ». Le 22 juin 1941 l’armée allemande attaqua l’URSS scellant ainsi la rupture du pacte germano-soviétique. C’est seulement à partir de ce moment là que les communistes basculèrent dans la résistance. En mars 1942, l’instauration du STO poussa plus massivement des jeunes vers les maquis mais la résistance restera cependant marginale jusqu’au débarquement allié du 6 juin 1944. Dans les clichés de cette époque trouble, on a retenu des résistants -gaullistes, communistes, socialistes- et une droite « maréchaliste » voire collaborationniste, ce qui relève des « mensonges de l’Histoire ». La droite d’avant-guerre était, dans son immense majorité fortement antiallemande. Deux partis, exclusivement, se déclaraient fascistes : le  « Faisceau » de Georges Valois –arrêté pour « faits de résistance » à l’Hôtel Dardières, aux Ardillats par la Gestapo, le 18 mai 1944, il mourra du typhus, en déportation, à Bergen-Belsen, en février 1945- et le « Francisme » de Marcel Bucard. Seul le premier avait des accointances avec l’Italie fasciste. Le chantre de la collaboration fut Pierre Laval, ancien député socialiste. Les partis les plus collaborationnistes furent le « Parti Populaire Français » créé et dirigé par Jacques Doriot, ancien député-maire communiste de Saint-Denis qui mourra sous l’uniforme allemand et le « Rassemblement National Populaire » du député socialiste Marcel Déat, éphémère ministre de l’aviation en 1936. La droite nationaliste, souvent favorable au maréchal Pétain, va s’impliquer massivement dans la résistance. Son premier martyr connu fut l’officier de la « Royale », Honoré d’Estienne d’Orves, fusillé au Mont-Valérien, le 29 août 1941. L’amiral Darlan était sur le point d’obtenir sa grâce quand, le 21 août, le Communiste Pierre Georges, futur « colonel Fabien » -qui ne sera qu’un pseudonyme que les communistes s’empresseront de sacraliser- tira dans le dos d’un officier allemand, l’aspirant Moser, au métro « Barbès ». L’histoire officielle n’a pas retenu ce détail, ni le fait que l’aspirant Moser attendait le métro sans arme, quand Pierre Georges lui a (héroïquement) tiré dans le dos. En représailles, cent otages sont exécutés dont Honoré d’Estienne d’Orves.

Hélas trop souvent, tels les ouvriers de la dernière heure, certains résistants tardifs se montreront les pires épurateurs (parfois pour faire oublier un passé de « collabo » ou une fortune bâtie en faisant du marché noir.) C’est une époque où l’armée française, qui veut se persuader qu’elle a gagné la guerre, reconstitue ses effectifs en régularisant des FFI et des FTP communistes. Heureusement, avant d’en faire des militaires d’active, on envoie ces cadres au rabais tester leur niveau de connaissance à l’école des officiers de Cherchell, en Algérie. L’ancien député Marcel Bouyer, lieutenant FFI, ex-agent de liaison dans la poche de Royan, racontait en riant : « Cherchell, c’était impayable ! Des gens y rentraient avec des galons de colonels et en ressortaient… sergents. ». Il est vrai que l’inflation aux galons était monnaie courante à l’époque : Jacques Delmas (Chaban dans la résistance), futur maire de Bordeaux, aspirant en 1939, sera… général en 1944, à 27 ans. Malgré des états de service honorables, on n’avait plus vu ça depuis Bonaparte ! Mais, en ces temps troublés, tout est permis, il suffit d’oser ! On a même vu, chez les FTP,  des « colonels à 6 galons » (un colonel en porte 5) dont un qui avait échoué à son peloton de… caporal en 1939. De Gaulle, décorant à Bordeaux une rangée d’une douzaine de « colonels » FFI ou FTP trouve, en bout de file, un simple capitaine auquel il déclare en souriant : « Vous ne savez pas coudre ? »

Tout ceci pourrait prêter à sourire, mais la France de la libération, c’est aussi celle des crimes de l’épuration qui demeureront une honte et entachera à jamais notre Histoire… A la libération, en métropole, commencera une kyrielle de procès, plus ou moins bâclés, plus ou moins expéditifs, mais avec une apparence de légalité. Intransigeance d’une justice partisane et injuste : le 27 janvier 1945, la cour de justice de Lyon  rend  son verdict : Charles Maurras, 76 ans, l’un des écrivains  les plus influents de son temps, est condamné à la réclusion perpétuelle et à la dégradation nationale pour « intelligence avec l’ennemi ». Si quelqu’un n’avait jamais eu d’« intelligence » avec l’Allemagne, c’était bien Maurras. Lutter contre le germanisme avait été l’un des buts de sa vie. Mais nous étions en 1945 et le seul fait d’être proche de Pétain valait d’être taxé aussitôt du crime de collaboration… donc de traître.    Durant la même période s’ouvre le procès de Robert Brasillach, directeur du journal « Je suis partout ». Condamné à mort, il a bénéficié d’un soutien massif des intellectuels -gaullistes et communistes, entre autres- qui ont signé une pétition pour demander sa grâce à De Gaulle. Le « premier résistant de France » refusa son recours en grâce et Brasillach fut fusillé le 6 février 1945 au fort de Montrouge. De Gaulle justifiera sa décision, plus tard, par « son indignation  d’avoir vu Brasillach  posant  en uniforme allemand sur la couverture d’un magazine … ». Oui mais voilà, Robert Brasillach n’a jamais porté l’uniforme allemand. De Gaulle l’a simplement confondu avec Jacques Doriot. Un « détail » peu glorieux qui entache la « belle histoire »   du gaullisme…

Le 15 août 1945, en plein été, la cour rend son verdict au procès Pétain : la peine de mort. Ce vieux maréchal, qui, en juin 1940 avait « fait don de sa personne à la France pour atténuer ses malheurs » paie pour la lâcheté de tout un peuple. En effet, arrêtons de faire croire que ce vieillard aurait fait, avec la complicité de Pierre Laval, une sorte de coup de force pour s’emparer du pouvoir. Rappelons les faits : les parlementaires français ont accordé les pleins pouvoirs à Pétain par 569 voix pour et 80 contre, soit, en gros, 85% des suffrages exprimés. Ce vote eut lieu le 10 juillet 1940. Comment ose-t-on écrire que la France et ses représentants légaux ne pardonnaient pas au maréchal d’avoir demandé les conditions d’un armistice le…18 juin ? Ils ont eu le temps de la réflexion et ont donc voté en leur âme et conscience. Dans un entretien à Valeurs actuelles en date du 13 décembre 1993, l’historien, Henri Amouroux, déclarait : « Le gaullisme a imposé l’idée qu’il ne fallait pas signer cet armistice et que Vichy était illégitime. C’est fabuleux ! Mais, ce n’est pas sérieux ! ».

L’épuration a été sanglante dans presque toute la France. Citons, par exemple, les « purges » et règlements de compte effectués, en toute impunité, par les FTP du Limousin. Des comportements monstrueux qui finiront par irriter puis indigner Georges Guingouin, commandant le « régiment de marche du Limousin » (FTP), bien qu’il s’agisse de ses propres troupes. Guingouin, maire de Limoges à la libération, sera exclu du PCF après un long procès « stalinien » ; il avait osé écorner le mythe d’une France combattante pure, incarnée par les communistes !

L’épuration, c’est aussi cet exploitant agricole en Charente, Paul de M…., qui a vu son père et son frère fusillés sous ses yeux parce qu’ils étaient aristocrates, catholiques et châtelains. L’enquête prouvera qu’ils aidaient la résistance non-communiste.    Robert Aron, historien de la période de l’épuration, note : « C’est un véritable armorial, un annuaire des châteaux ou un bottin mondain de province que l’on pourrait constituer avec les victimes. D’autant que beaucoup d’entre elles ont eu le tort inexpiable, tout en étant antiallemandes, de faire confiance à Pétain, ou bien d’être, dans la résistance, d’un camp différent de celui de leur assassin… ».

C’est aussi, cette jeune fille, catholique et cheftaine des guides de France, qu’on viendra chercher le jour de son mariage pour la fusiller devant ses proches au motif que sa famille -mais pas elle !- aurait été « collabo »… C’est cet amiral en retraite, proche du maréchal Pétain, que les épurateurs vont écarteler entre deux camions en le brûlant à la lampe à souder… C’est le comte Christian de Lorgeril, parent de d’Estienne d’Orves, mais à qui on reproche son château et ses idées monarchistes. Il est arrêté le 22 août 1944 : « Complètement nu, le malheureux dut s’asseoir sur une baïonnette. Puis il eut les espaces métacarpiens sectionnés, les pieds et les mains broyés. Les bourreaux lui transpercèrent le thorax et le dos avec une baïonnette rougie au feu. Le martyr fut ensuite plongé dans une baignoire pleine d’essence à laquelle les sadiques mirent le feu. Leur victime s’étant évanouie, ils le ranimèrent pour répandre ensuite sur ses plaies du pétrole enflammé. Le malheureux vivait encore. Il devait mourir, 55 jours plus tard, dans les souffrances d’un damné… ».

Ce récit, d’un sadisme écœurant, est paru dans le quotidien « L’Aube » en novembre 1950. Nous étions revenus aux pires heures de la Révolution de 1789 ! Parmi la faune de barbares « résistants » de l’époque, figurait un certain Henrot, responsable, entre autres, du massacre de la famille de Buffières et du pillage de leurs propriétés de Dolomieu et Milliassière, près de Grenoble. Le rapport d’enquête établit que : « Le 16 août 1944 au matin, une équipe d’une dizaine d’hommes fut désignée et placée sous la responsabilité d’Henrot, pour se rendre au château de Dolomieu afin de ramener au maquis le comte et la comtesse signalés comme collaborateurs… Lourdement armés, ils enfoncèrent la porte et abattirent philibert venu à leur rencontre les bras levés. Il fut abattu d’une rafale de mitraillette… Son épouse, qui protégeait leur petit garçon Michel, resta au premier étage… Marcelle et son fils Michel furent emmenés au camp du Châtelard… Arrivée au camp, Marcelle fut soumise aux pires tortures… une nuit d’orgies, devant son fils… Marcelle fut exécutée par ordre ainsi que son fils, sans qu’il soit question de la mise en jugement ou d’une décision de condamnation… ».

Ce rapport d’enquête stipule que l’enfant de 5 ans reçut une balle dans la tête, allongé sur le corps de sa mère. Philibert de Buffières avait un frère en camp de concentration. Il y mourra. Son fils Bernard était sous-officier dans l’armée de Lattre. Quelques jours plus tard, le 22 août, toujours sous les ordres du « lieutenant » Henrot, la bande investit le domaine de Milliassière : « Elisabeth de Buffières nota dans son livre de messe, une phrase prémonitoire : « Aimer c’est se donner jusqu’au sacrifice. 22/08/1944 ». Les FTP pillent et saccagent le château. Puis, vers 22h30 ils repartent vers d’autres forfaits : « Elisabeth ne réapparaissait pas… Etendue sur son lit, elle avait reçu trois balles de revolver dont une dans la tempe, après avoir été violée… »   Le « lieutenant » Henrot, lui, ne rendra jamais de compte à la justice : tué d’une balle en pleine tête (sans doute tirée par un de ses hommes), le 3 septembre, place des Terreaux, à Lyon, durant la libération de la ville. Le nom de ce « grand résistant » figure quelque part, sur un monument aux morts « pour la France ».

Il existe un autre volet de l’épuration qu’on a trop tendance à minimiser : celui des femmes tondues. Pour les « épurateurs », le fait de coucher avec l’occupant était sanctionné, à minima, par la tonte des cheveux. Ces femmes tondues étaient accusées de « collaboration horizontale », un acte qui n’est pas incriminé dans le code pénal et qui n’a donc rien d’illégal. Certaines ont été lynchées, violées, torturées ou tuées. Le compte de ces victimes est difficile à établir. On parle de 20 ou 30 000, peut-être plus ? Au nom de l’épuration, on a martyrisé et tondu des femmes amoureuses (celles, par exemple, qui refusèrent de quitter leur concubin ou leur mari allemand, lors des évacuations de civils des bases de sous-marins de Saint-Nazaire, Lorient et Dunkerque), puis celles qui, après tout, n’ont fait que leur métier (entraîneuses, prostituées…). On se souvient de la tirade de la comédienne Arletty à qui on reprochait un amant allemand et qui répondit de sa voix gouailleuse et nasillarde : « Et alors ? Mon cœur est français mais mon cul est international ! ». Après-guerre, des femmes tondues, battues, violées ont tenté des actions en justice contre leurs bourreaux mais leur action a été disqualifiée, elles n’étaient pas considérées comme des victimes.

Le chiffre officiel  de l’épuration, communiqué par Adrien Tixier, alors ministre de l’intérieur,  au « colonel Passy » (le capitaine Dewavrin) est de 105 000 victimes. Ce chiffre émanait des rapports des préfets. Il n’a jamais trouvé de démentis sérieusement étayés.

On a toujours tendance, pour minorer voire légitimer les crimes de l’épuration, à les mettre en parallèle avec ceux de la Milice, de sinistre mémoire. Mais les exactions barbares de la Milice, dans les derniers mois de la guerre, représentent entre 2 000 et 5 000 victimes. [Ce point mériterait selon nous d’être nuancé : des exactions attribuées à la Milice ont été le fait de personnes d’autres structures, qu’on lui amalgame à tort. Les Miliciens qui s’étaient rendus coupables de certains crimes – viol, par exemple – étaient exclus de la Milice et emprisonnés par elle-même. NDCI] C’est odieux et énorme (sur une courte période et avec des effectifs armés d’environ 10 à 15 000 hommes à peine) mais cela représente de 2 à 5% maximum des crimes commis par les FTP et/ou d’autres  (vrais ou faux) résistants…

Durant la seconde guerre mondiale, sur le sol de France, les « purges » de la libération et les bombardements anglo-américains firent, officiellement, 3 à 4 fois plus de victimes civiles que celles attribuées aux nazis. « C’est la mémoire qui fait toute la profondeur de l’homme » soutenait Peguy. Dans le but de promouvoir une vérité historique par trop malmenée, Eric de Verdelhan –avec la sagacité qu’on lui connaît- a réussi la prouesse de transmettre dans son livre « Les massacres oubliés », cette mémoire si maltraitée de nos jours. Jusqu’ici, l’Histoire n’a été qu’un recueil de mensonges, d’ironies, de bouffonneries, un amoncellement de massacres et de cris de douleur. C’est ce qui est lassant chez elle : cette trame toujours semblable sous l’infini variété des motifs, cette lutte constante pour un chimérique pouvoir, ces victoires perdues, ces espoirs trahis, ces décadences, ces chutes, ces reniements, ces efforts vers un avenir qui se dérobe sans fin et qui ne relâche rien de ses exigences sanguinaires, donne une image de l’homme dont on ne saura jamais si elle exprime sa grandeur ou au contraire sa misère.

Albert Camus soutenait que « seule la vérité peut affronter l’injustice. La vérité ou bien l’amour ». Un homme qui écrit a charge d’âme, tout livre est un plaidoyer. Eric de Verdelhan, nous livre, ici, une étude réaliste à base de faits et de vérités vraies à l’histoire morale du XXème siècle. José Castano -o-o-o-o-o-o-o-o-o- « Il y a une jeune école historique qui veut mener une sorte de guerre privée et qualifiée d’héroïque contre le gouvernement de Vichy. Il me paraît absurde de renverser les choses au point de dire que non seulement le gouvernement a été complice mais qu’il a pris l’initiative d’une entreprise de répression des juifs. Je me demande parfois si, contrairement à l’idée commune, la part de sacrifice dans la politique et la conduite du maréchal Pétain n’ont pas eu des effets plus certains et positifs sur le salut des juifs que sur le destin de la France ». (Annie Kriegel, journaliste-historienne Juive, ex-militante communiste – Entretien à Valeurs actuelles, 25 mars 1991).

Source : Retrouvez cet article et l’info alternative sur : http://www.contre-info.com

Négationnisme ou Seconde mort des martyrs de Mamilla: « Dieu Seul sait leurs noms »

Négationnisme ou Seconde mort des martyrs de Mamilla: « Dieu Seul sait leurs noms »

Un témoin oculaire, Strategius de Saint-Sabas, a écrit à ce propos : « Les Juifs rachetaient les Chrétiens des mains des soldats perses à prix fort et les égorgeaient ensuite avec une grande liesse à Mamilla débordant de sang ».

Aujourd’hui Mamilla a été quasiment effacé de la page du temps. À la place, on trouve un monstrueux “village” accueillant les très grosse fortunes, contigu au luxueux hôtel Hilton. Un peu plus loin, s’étendent le vieux cimetière de Mamilla où repose la noblesse arabe, et le réservoir d’eau de Mamilla que Ponce Pilate avait fait aménager. Au cours des travaux de génie civil, les ouvriers sont tombés sur une caverne funéraire abritant des centaines de crânes et d’os. Cette caverne était ornée d’une croix et d’une inscription : « Dieu seul sait leurs noms »

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L’histoire se répète dit-on. Aussi l’actualité se trouve-t-elle parfois vieille de plusieurs siècles. Il est à ce titre des constantes, ou des invariants, dont le retour périodique scande l’intarissable défilé des siècles. Nul n’ignore que les Égorgeurs de l’État islamique s’en sont pris, outre la communauté yézidie [1], aux chrétiens, assyro-chaldéens catholiques et nestoriens. Ceux-ci n’ont pas cette fois été totalement exterminés, il n’en ont pas moins été chassés de leur village, au mieux réduits à un état de dhimmitude [condition de tributaire au regard de la loi coranique marquant un statut social d’infériorité], les jeunes filles mariées de force et parfois vendues comme du bétail. Des faits qui se situent dans le prolongement d’autres phases de rupture immensément trop nombreuses pour être énumérées ici… à l’exception des trois événements qui marquent l’intitulé de ce texte.

Nous devons au Jerusalem Post [2] d’avoir fait remonter à la surface dans un article iconoclaste le massacre emblématique, il y a quatorze siècles à Jérusalem, treize siècles avant le génocide planifié des chrétiens d’Anatolie et de Thrace pendant la Première Guerre Mondiale, de soixante mille chrétiens palestiniens dans le Réservoir de Mamilla, à l’est des murs de la Vieille Ville de Jérusalem. Rendons au passage hommage au grand quotidien israélien pour la version relativement peu édulcorée qu’il nous présente d’un épisode particulièrement sordide des relations judéo-chrétiennes… et pour lequel aucune autorité religieuse en l’occurrence rabbinique ou laïque n’a jamais daigner présenter le moindre regret !

Traduisons mot à mot : « Cette année-là près de trois siècles de prospérité assurée par l’Empire byzantin sont brisés lors de la conquête du Levant par l’empereur sassanide [persan] Khosro II Parviz [le Victorieux]. Les Juifs locaux, de concert avec leurs coreligionnaires de Mésopotamie [Babylone], se sont alliés aux envahisseurs zoroastriens pour défaire la domination chrétienne. Assoiffés de vengeance après plusieurs générations de persécutions, les Juifs détruisent des centaines d’églises et de monastères ». Des « persécutions » qui, notons-le, ne sont pas précisément documentées !

… « James Parkes décrit le massacre qui suivit dans son livre [3] « Une histoire de la Palestine à partir de l’an 135 à aujourd’hui » : « En 614 [les Perses] prennent Jérusalem après seulement vingt jours de siège. Il ne fait aucun doute que les Perses ont reçu une aide substantielle de la part des Juifs de Galilée. Un chroniqueur mentionne le chiffre de 20 000 soldats juifs, un autre 26 000. Quoique les chiffres réels soient impossibles à établir, il n’y a aucune raison de douter du fait que les Juifs aient assisté les Perses avec tous les hommes disponibles et que ce soutien ait été considérable. Une fois Jérusalem tombée aux mains des Perses, un terrible massacre de chrétiens eut lieu ; les Juifs sont accusés d’avoir pris la tête de ce massacre. Il ne serait pas surprenant que cette accusation soit vraie, même si les histoires fantaisistes de vengeance juive rapportées par les chroniqueurs chrétiens sont certainement exagérées [4]… ».

Cependant, si l’on en croit le « Que sais-je » [n°2008/1982] consacré au Zoroastrisme, l’auteur précise que l’armée perse de 614 comprenait 26 000 mercenaires juifs… et que ceux-ci étaient animés du désir de « reconquérir Jérusalem » et de se venger des chrétiens responsables à leurs yeux de la destruction du Temple d’Hérode en 70 par les Romains. Destruction dont la seule cause est en vérité fut la réponse que donna Titus à la révolte des takfiristes de l’époque, les Zélotes !

Carnage

Poursuivons notre lecture du Jerusalem Post… « Mais combien de prisonniers de guerre chrétiens ont-ils été assassinés à Mamilla ? Un nombre précis n’est bien entendu pas possible à fixer de nos jours, cependant l’archéologue israélien Ronny Reich arrête le décompte à 60 000, avant que l’armée perse n’arrête le carnage [5]. Un témoin oculaire, Strategius de Saint-Sabas, a écrit à ce propos : « Les Juifs rachetaient les chrétiens des mains des soldats perses à prix fort et les égorgeaient ensuite avec une grande liesse à Mamilla débordant de sang ». La domination perse sur la Terre d’Israël aura duré quatorze ans. En 628, les Byzantins revinrent brièvement dans un pays en ruines, pour affronter la redoutable armée d’Omar ben Khattab, compagnon du Prophète. Or l’on ne peut [finalement] lire la Sulha al-Qods – le traité ayant scellé la capitulation [6] de Jérusalem en 638 – sans avoir en mémoire le massacre de Mamilla une génération plus tôt. Acte dans lequel le Patriarche Sofronius demandait au vainqueur de protéger les habitants de Jérusalem contre la férocité de juifs [from the ferocity of the Jews] » [jpost.com31oct14].

Le chiffre de 60 ou 65 000 individus, hommes, femmes et enfants, mis à mort avec « délectation » [Strategius de Saint-Sabas] est effarant au regard de la population de l’époque et démontre, il faut l’admettre, une claire volonté d’anéantissement – de génocide dirait-on aujourd’hui – obéissant à la lettre à l’injonction du Deutéronome… « Tous les peuples que le Seigneur ton Dieu te livre, tu les dévoreras, tu les regarderas sans pitié » [7/16]. Pourtant avec le recul du temps, nous nous garderons bien, au contraire de beaucoup d’autres, de dresser ici un quelconque gibet de la responsabilité collective [7].

Laissons in fine Israël Adam Shamir nous décrire Jérusalem à l’époque du grand carnage… « En 614, la Palestine faisait partie de l’Empire byzantin, lequel avait succédé à l’Empire romain. C’était une terre prospère à prédominance chrétienne où l’agriculture était développée, les eaux canalisées, les terrasses soigneusement entretenues. Les pèlerins affluaient vers les Lieux saints et les édifices construits par Constantin, le Saint-Sépulcre et l’Ascension au mont des Oliviers, figuraient parmi les merveilles du monde. Huit monastères égayaient les étendues sauvages de Judée. On y gardait des manuscrits précieux et l’on y priait. Les Pères de l’Église, Saint Jérôme de Bethléem et Origène de Césarée, vivaient encore dans les mémoires. Vivait aussi une communauté juive, fort riche, qui s’était installée principalement à Tibériade et sur les rives du Lac. Ses docteurs venaient juste d’achever leur version du Talmud qui codifiait leur foi, le judaïsme rabbinique. Pour autant, chaque fois qu’ils avaient besoin de directives, ils s’en remettaient à la communauté juive dominante de la Babylone perse ».

« En 614, les Juifs de Palestine se sont alliés à leurs coreligionnaires babyloniens pour prêter main forte aux Perses dans leur conquête de la Terre sainte. Or, à l’occasion de la victoire perse, les Juifs ont perpétré un holocauste massif des Gentils de Palestine. Ils ont incendié les églises et les monastères, tué les moines et les prêtres, et brûlé les Livres. La charmante basilique des Poissons et des Pains de Tabgha, l’Ascension sur le Mont des Oliviers, Saint Étienne, en face de la Porte de Damas, et Hagia Sion sur la colline du même nom, ne sont que quelques exemples parmi les plus notables de l’éradication des édifices religieux. De fait, très peu d’églises ont survécu à l’attaque. Laure de Saint Sabas, site extraordinaire niché dans la vallée sans fond du Wadi an-Nar, n’a dû son salut qu’à sa situation reculée et aux rochers escarpés qui l’environnent. L’église de la Nativité a survécu par miracle : lorsque les Juifs ont ordonné sa destruction, les Perses ont regimbé car ils avaient cru voir dans la mosaïque représentant les rois mages au-dessus du linteau le portrait de quelque roi perse… » [ISavr01]. En évoquant ces destructions, pensons de façon totalement non exhaustive aux saccages des édifices religieux et aux trafics d’œuvres d’art qui ont accompagné l’invasion de Chypre par les Turcs en 1974 ou au Kosovo après la guerre de l’Otan en 1999…

La seconde mort des martyrs de Mamilla

Aujourd’hui Mamilla a été quasiment effacé de la page du temps. À la place, on trouve un monstrueux “village” accueillant les très grosse fortunes, contigu au luxueux hôtel Hilton. Un peu plus loin, s’étendent le vieux cimetière de Mamilla où repose la noblesse arabe, et le réservoir d’eau de Mamilla que Ponce Pilate avait fait aménager. Au cours des travaux de génie civil, les ouvriers sont tombés sur une caverne funéraire abritant des centaines de crânes et d’os. Cette caverne était ornée d’une croix et d’une inscription : « Dieu seul sait leurs noms » [8] [Ibid]. Mais le pire était à venir. À présent le cimetière Mamilla – classé depuis 1927 abritant de très anciennes tombes soufies, de mamelouks et de Croisés – sera enseveli sous le béton d’un « Musée de la Tolérance » promu par le Centre Simon Wiesenthal [CSW]. Organisation qui de « chasseurs de nazis se reconvertit, faute de proie, en machine de propagande coloniale israélienne » [Ibid]. Établissement auquel l’Unesco a donné son feu vert au prix de la destruction d’un site de haute mémoire après avoir statué en 1996 « qu’il n’existait aucun projet risquant de désacraliser le site » [frontline.in21oct14] ! Il est vrai qu’en 1964, une section du cimetière a déjà été rasée et transformée en parc à voitures agrémenté de latrines publiques [9].

C’est donc non sans une certaine ironie que seront rappelés ici les propos tenus par la Directrice générale de l’Unesco, la Bulgare Irina Bokova, à l’occasion du saccage au Mali des tombes saintes de Tombouctou par les takfiristes d’Ansar al-Din… « L’attaque sur Tombouctou est une attaque contre notre Humanité ; elle est aussi… une attaque contre la tolérance ! » [frontline.in21févr14]. Plus récemment, le 28 octobre 2014, Irina Bokova condamnait à nouveau la destruction du mausolée de l’Imam Dur datant du XIe siècle et situé le gouvernorat de Salah-el-Din [Saladin]… « Au cours des derniers mois, nous avons assisté à des attaques similaires visant des bâtiments historiques, notamment des mosquées, des églises et des sanctuaires… Le nettoyage culturel à l’œuvre en Irak doit s’arrêter. La persécution des minorités ethniques et religieuses, qui s’accompagne de la destruction systématique de certaines des représentations les plus emblématiques du riche patrimoine irakien, relèvent d’une idéologie de la haine et de l’exclusion » [unesco.org28oct14]. Oubliant toute fois de dénoncer au passage ou de stigmatiser l’apatride marché international de l’art lequel motive souvent des destructions crapuleuses maquillées en « acte de foi ». Notons également que la remarquable position de la Directrice de l’Unesco le serait plus encore si elle n’était pas uniquement focalisée sur le seul État islamique et si elle osait rappeler à leurs devoirs patrimoniaux les descendants des perpétrateurs du massacre de masse de Mamilla.

Anatolie 1914

Nous reviendrons ultérieurement sur les grands massacres du début du XXe siècle en retenant la date symbolique de 1914, date charnière qui marque il y a cent ans le commencement de la Grande Guerre et le début du génocide des chrétiens de l’Empire ottoman par les Jeunes Turcs dönmeh, ceux-ci ayant pris le pouvoir à Constantinople en 1913. En ce qui concerne les Assyriens [Chrétiens syriaques], le nombre des victimes varient évidemment selon les auteurs. Certains avancent le chiffre de 270 000 morts mais des recherches plus récentes ont révisé cette estimation à la hausse en évoquant de 500 000 à 750 000 morts entre 1914 et 1920, soit environ 70 % de la population assyrienne de l’époque. Rappelons que la Grande Guerre ne prendra fin en Orient qu’en juillet 1923 avec le Traité de Lausanne conséquence de la défaite grecque du 13 septembre1921. Kemal Pacha [Atatürk], poursuivra cependant jusqu’à sa mort [10 nov.1938] sa politique de purification ethno-confessionnelle. À telle enseigne qu’en 1937, il scellera son règne de sang par un ultime massacre dont les Kurdes alevis de Dersim feront les frais… dix mille morts au bas mot. Reste que pour nos contemporains Kémal demeura encore longtemps le prototype inoxydable du héros.

Si l’on en croit W. Rendel que cite la très consensuelle Encyclopédie en ligne [wiki/Génocide_assyrien], l’action des Jeunes Turcs dans le Pont et l’Asie Mineure pendant et après la Grande Guerre, entre 1916 et 1923 se traduisirent par la déportation de quelque 500 000 Grecs dont un nombre infime survécu [G.W. Rendel, « Mémoire Du Bureau des Affaires Étrangères sur les Massacres et les Persécutions commises par les Turcs sur les Minorités depuis l’Armistice » 20 mars 1922]. Edward Hale Bierstadt indiquait à la même époque que « selon un témoignage officiel, les Turcs aurait massacré de sang-froid 1 500 000 Arméniens et 500 000 Grecs, femmes et enfants compris » [Bierstadt, Edward Hale « The great betrayal ; a survey of the near East problem » 1924]. Depuis la bataille des chiffres n’a jamais cessé, mais les évaluations les plus récentes confirment celles qui furent produites au moment des faits [10]. Au demeurant l’État turc héritier de la dictature kémaliste, ne cessera jamais de nier la planification de ces exterminations massives et par suite la réalité du génocide des chrétiens de l’empire ottoman… Un Empire à l’agonie tombé aux mains de révolutionnaires aussi impitoyables que ceux qui sévissaient alors en Russie. Des Révolutions sœurs par les liens d’étroite consanguinité qui d’ailleurs les unissaient.

Au moment où s’écrivent ces lignes la barbarie ravagent plus que jamais les Églises et les monastères du Levant, particulièrement ceux de Mossoul et du nord de l’Irak, tout comme a brûlé l’église de Deir ez-Zor en Syrie… là où vinrent s’échouer les débris du peuple arménien après son épouvantable voyage au bout de la nuit génocidaire.

Léon Camus 2 novembre 2014
http://www.geopolintel.fr/article880.html

NDE Merci Véronique.

Marion Sigaut répond à un mélenchoniste, partisan de la Révolution

Suite à la perquisition effectuée chez Jean-Luc Mélenchon, un contributeur répondant au pseudonyme de Disjecta a publié le 22 octobre 2018  sur Agoravox le message suivant :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/colere-de-melenchon-l-education-208823

Mise en cause dans l’article, je me permets d’y répondre mais la longueur de mon texte m’interdit de l’insérer dans les commentaires d’Agoravox. Le voici.

Monsieur,

Dans le long article que vous a inspiré la perquisition faite au siège de la FI et au domicile de Jean-Luc Mélenchon vous citez mon nom, et un moteur de recherche m’amène vers vous.

Votre ignorance des choses de l’Histoire en général, et de la Révolution en particulier m’amène à tenter de vous communiquer quelques données qui devraient, en principe, vous être utiles. Personne n’a rien à gagner à l’ignorance, n’est-ce pas ?

L’Histoire, c’est compliqué, mais c’est néanmoins précis, et c’est comme pour l’information, il faut citer ses sources. Voici quelques-unes des miennes.

La trahison de Louis XVI que vous invoquez pour justifier son exécution n’a jamais existé. Jamais au grand jamais le roi n’a trahi ni son serment ni sa parole, jamais il n’a fait appel à l’étranger et l’intégralité de son procès est un montage destiné à justifier son élimination. Si vous voulez savoir précisément ce qui s’est passé je vous recommande quelques ouvrages particulièrement fouillés et truffés de sources incontestables :

Enquête sur le procès du roi Louis XVI, par Paul et Pierrette Girauld de Coursac,1982.

Philippe-Egalité, par Hubert Lamarle, 2008.

Les Girondins et les massacres de septembre, par Adolphe Granier de Cassagnac, 1860.

Contrairement à ce que vous affirmez, le peuple français n’était pas révolutionnaire. La Convention a été élue par 10% du corps électoral qui excluait les femmes, c’est-à-dire par 5 % de la population active (les chômeurs ne votaient pas). Ces 10 % ne peuvent être considérés comme « le peuple ».

Concernant les « privilèges iniques de la monarchie » qui auraient menacé le corps des miséreux, permettez-moi de rectifier : les privilèges, sous l’ancien régime, comptaient ce qu’on appellerait aujourd’hui les « droits acquis ». Tout ce qui faisait l’équivalent de la protection sociale sous l’Ancien régime, le droit à la retraite, l’assurance chômage, assurance maladie, veuvage, handicap etc. (la liste est longue) a été considéré comme « privilège » et a été interdit lors de la glorieuse nuit du 4 août 1789. Ça c’est pour la misère des villes.

Pour celle des campagnes (90 % de la population), la cause de la misère n’était pas les privilèges, mais la libre-circulation des subsistances, c’est-à-dire l’économie de marché imposée petit à petit par le glorieux mouvement des Lumières et finalement acceptée par le roi. Sous l’ancien système, les prix étaient « taxés » c’est-à-dire que leur taux était fixé par la négociation en vue du bien commun, et sous la protection du roi.

Partout en France, la Révolution a été précédée de gigantesques manifestations de foules hurlant « taxation ! taxation ! ». Là était la revendication du peuple. On la lui refusera jusqu’au bout.

Le roi avait résisté tant qu’il pouvait à cette marche inexorable du capitalisme, mais l’endettement catastrophique où se trouvait le Trésor l’avait convaincu d’écouter les sirènes libérales et de libéraliser le marché du grain. Catastrophe épouvantable pour le peuple, mais victoire éclatante pour les révolutionnaires qui se sont empressés de constitutionnaliser l’économie de marché dès les premières semaines de la Révolution.

Seul le roi aurait pu faire machine arrière : on l’en a empêché en en faisant une potiche juste bon à entériner les décisions calamiteuses des bourgeois enfin arrivés à leurs fins.

Pour comprendre la montée inexorable du capitalisme, jusqu’à la victoire de 1789, je vous conseille l’énorme « Le Pain, le peuple et le roi, la bataille du libéralisme sous Louis XV » de Steven Kaplan, 1986. Une mine d’or.

Ce ne sont hélas pas les « privilégiés de la noblesse et du haut-clergé » qui ont fini sur l’échafaud, mais les petites gens. Lisez l’excellent Louis-Marie Prudhomme, contemporain des événements, qui a commencé par applaudir à la Révolution avant d’en dénoncer les horreurs : « Histoire générale et impartiale des erreurs, des fautes et des crimes commis pendant la Révolution française », paru en 1797.

Contrairement à ce qu’on dit, la Terreur ne fut pas la politique exclusive de la République montagnarde, mais le sentiment qui prévalut dès les six mois qui précédèrent la prise de la Bastille, jusqu’à la mort de Robespierre, d’un bout à l’autre du royaume, puis de la République.  Vous en aurez un tableau saisissant en lisant l’énorme livre d’Hyppolite Taine dont je vous recommande particulièrement le tome 2/5, intitulé L’Anarchie. Vous verrez ce que fit sur le peuple français l’effondrement de l’autorité royale et la victoire de l’économie de marché promue par les loges maçonniques victorieuses.

Il me semble très difficile de connaître le chiffre exact des victimes de l’horreur révolutionnaire : on peut en tout cas reconnaître que ce fut un bain de sang et d’épouvante.

Pour ce qui me concerne et pour en venir à ce qui vous fait parler de moi dans votre article,  je précise que j’ai finalement fait le choix de ne plus parler de génocide en parlant de la Vendée, mais de populicide, puisque c’est le terme employé par Gracchus Babeuf, dont je vous recommande vivement la lecture de l’excellent « Du Système de dépopulation, ou  la vie et les crimes de Carrier », paru en l’an III de la République, c’est-à-dire en 1795 si je ne m’abuse.

Vous trouverez mention de ce choix en écoutant les conférences suivantes :

http://marionsigaut.com/2016/02/11/le-populicide-vendeen-conference-au-nom-du-peuple-par-marion-sigaut/

http://re-histoire-pourtous.com/roi-dette-revolution/

http://re-histoire-pourtous.com/france-fille-ainee-de-leglise-grandeur-decadence/

https://www.youtube.com/watch?v=puw3meXAN5w

Il y en a d’autres qui n’ont pas encore été mis en ligne, ça viendra peut-être.

Enfin je me permets de vous signaler que, passionnée depuis toujours par l’histoire de la Commune de Paris, je ne me suis jamais permis et ne me permettrai pas d’en parler, simplement parce que je n’ai pas la compétence à ce sujet, ce qui me semble une raison suffisante.

Si vous voulez savoir qui a jeté à la rue des millions d’ouvriers du jour au lendemain, lisez enfin le décidément excellentissime Steven Kaplan, auteur de « La fin des corporations » paru en 2001, qui montre bien que c’est la Révolution qui prolétarisa un monde ouvrier protégé et prospère, pour le plonger dans la barbarie économique.

Sous l’Ancien régime, l’outil de travail appartenait à l’ouvrier. A partir du 4 août il appartient au capitaliste. Merci qui ?

Je pense que quand vous aurez lu ces quelques ouvrages, vous comprendrez, comme je l’ai fait moi-même, que la Révolution française  a été faite par les capitalistes, que le peuple français, qu’il soit l’ouvrier des villes ou le paysan de la campagne, était globalement hostile à la disparition de ses privilèges au profit de l’argent-roi, et que les mesures autoritaires prises par les Montagnards pour tenter d’enrayer la vie chère n’ont fait qu’aggraver la situation : une fois disparue la police des grains –qu’aucun révolutionnaire n’a demandé à rétablir puisque c’était la police du roi- plus personne ne répondait à la demande insistante, récurrente, obsédante du peuple : la taxation des denrées.

J’imagine bien sûr que vous n’allez pas avoir le temps de lire ces différents ouvrages en un clin d’œil, j’ai mis des années à les découvrir et à les assimiler. J’ai fait quantité de vidéos dans lesquelles je les cite. Elles sont sur mon site et/ou sur celui d’Egalité et Réconciliation, disponibles en un clic.

Vous avez le droit, bien sûr, de considérer que j’ai tort et que j’aurais dû continuer de croire à la série de mensonges que la République nous distille depuis deux siècles. J’ai fait le choix de rechercher la vérité, quoi qu’elle m’en ait coûté.

Je vous souhaite de faire le même chemin.

Marion Sigaut

A quoi sert Michel Drac ?

Inutile menteur, l’air de rien…Michel Drac (Drach) explique qu’il n’est pas juif, mais que sa grand mère juive a échappé à la rafle du Veld’hiv…
Il se trouve qu’une circulaire de l’administration de Vichy, datée du 13 juillet 1942, fait clairement apparaître la vérité de cet événement.
En effet, seuls les Juifs étrangers ( réclamés par l’Allemagne pour actes de terrorisme) de quatre pays européens étaient concernés et même parmi ceux-ci étaient exclues les femmes enceintes, sur le point d’accoucher, allaitantes ou mariés à des non-juifs…
Pas mal de monde au final!
On observe donc une fois de plus la grande disparité entre la violence et le mensonge des (((uns))) et l’humanité des autres…et on ne remerciera pas Michel Drac pour ses bobards.

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