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Assassinat de Louis XVI : 226 ans qu’il nous manque UN PERE.

La Conspiration des Loges maçonniques contre le Royaume de France ont abouti par LA MISE A MORT du Père de la Patrie, et par le MASSACRE DE LA FAMILLE ROYALE DU ROYAUME DE FRANCE : Notre Roi Louis XVI, Notre Reine Marie-Antoinette et notre Dauphin Louis XVII.

226 ans d’IMPOSTURE REPUBLICAINE au Sein du ROYAUME DE FRANCE.

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Texte du site : « La France Pittoresque ».

Né à Versailles le 23 août 1754, il était le second fils de Louis, dauphin de France, et de Marie-Josèphe de Saxe. Il reçut en naissant le titre de duc de Berry. Son âme franche et sans déguisement s’ouvrit de bonne heure à tous les sentiments vertueux, et son esprit droit et sérieux à toutes les connaissances utiles. Mais la fermeté et une juste confiance en lui-même manquèrent à son caractère, et ce défaut rendit inutile ou funeste tout ce qu’il avait reçu ou acquis pour sa gloire et pour le bonheur de ses peuples. Son éducation fut celle des rois dont les instituteurs oubliaient trop souvent que la même doctrine qui leur enseigne à modérer leur pouvoir, leur commande surtout de le maintenir. En 1765 il perdit son père, qui laissait tant de regrets, et bientôt après sa mère qui ne put survivre à son époux. La douleur du jeune prince fut extrême : il refusa longtemps de sortir ; et lorsqu’en traversant les appartements il entendit Louis XVI (1774-1792) dire pour la première fois : « Place à Monsieur le dauphin », des pleurs inondèrent son visage et il s’évanouit.

Le premier événement de sa vie fut son mariage avec la fille de l’immortelle Marie-Thérèse, Marie-Antoinette d’Autriche, qui devait partager son trône et ses malheurs. Les fêtes données à l’occasion de ce mariage (16 mai 1770), mal ordonnées par la police, coûtèrent la vie à un grand nombre de spectateurs ; triste présage du sort qui attendait ces époux infortunés. Bientôt la mort de Louis XV (10 mai 1774) lui imposa un fardeau qu’il n’accepta qu’en tremblant. La faveur publique s’attache d’ordinaire aux jeunes rois : Louis XVI, âgé de vingt ans, la méritait à bien d’autres titres, et il en reçut à son avènement au trône les témoignages les moins équivoques.

Son premier soin avait été d’appeler au ministère M. de Machault, digne de cet honneur et capable de diriger la jeunesse du monarque dans les circonstances difficiles où se trouvait l’État. Une intrigue de cour l’écarta et mit à sa place le comte de Maurepas, courtisan profond dans l’art de l’intrigue, superficiel dans tout le reste, et dont le grand âge n’avait pu guérir l’incurable frivolité. Trop vieux pour un roi de vingt ans, et qui avait besoin d’être enhardi, il intimida sa jeunesse sans guider son inexpérience.

Louis XVI avait de la bonté dans le coeur, mais quelque rudesse dans les manières ; et ses premiers mouvements contre tout ce qui s’écartait de l’ordre, se ressentaient de la franchise de son caractère et de l’austérité de ses vertus. M. de Maurepas qui se jouait des choses les plus sérieuses et voyait tout avec indifférence, adoucit beaucoup trop cette disposition qui ressemble quelquefois à de la force de caractère, et peut du moins en dissimuler l’excessive débonnaireté. Dès lors Louis XVI n’agit que sous l’inspiration de ses ministres ; il appela successivement ceux que lui désignaient d’une part Maurepas, et de l’autre, une prétendue opinion publique, que l’intrigue et les intérêts personnels font parler à leur gré, et qui malheureusement est la seule que les rois soient condamnés à entendre.

Ce furent : Turgot, partisan fanatique de cette politique matérialiste, qui ne voit dans le gouvernement des peuples que de l’argent, du commerce, du blé et des impôts, fier de se croire le chef d’une secte dont il n’était que l’instrument ; Malesherbes, ami de Turgot, qui avait à la fois des vertus antiques et des opinions nouvelles ; Saint-Germain, élevé dans les minuties de la tactique allemande qui détruisit le plus ferme rempart de la royauté, la maison du roi, dont la bravoure et l’incorruptible fidélité ne pouvaient racheter aux yeux des faiseurs militaires ce qui lui manquait en précision dans les manoeuvres et en rigidité dans la discipline ; Necker enfin, banquier protestant et Genevois, et à ce double titre, imbu de cette politique rétrécie qui veut régler un royaume sur le système dune petite démocratie et les finances d’un grand État comme les registres d’une maison de banque ; qui s’irrite contre toute distinction autre que celle de la fortune, et ne voit dans le dépositaire du pouvoir monarchique que le président d’une assemblée délibérante, ou le chef d’une association commerciale, révocable au gré des actionnaires.

Aucun de ces hommes ne comprenait la monarchie française, et il eût suffi de l’un d’eux pour la renverser. Louis XVI, naturellement porté à l’économie, commença son règne par des retranchements sur ses dépenses ; réductions qui honorent la modération d’un souverain quand elles ne coûtent à la royauté aucun sacrifice sur ses droits et sa dignité. Il remit au peuple le droit de joyeux avènement ; il établit pour Paris le mont de piété et la caisse d’escompte ; il fit cesser les craintes d’une banqueroute en assurant le payement des rentes sur l’hôtel de ville ; il abolit les corvées, qu’il convertit en impôt pécuniaire, et il abolit aussi dans la Franche-Comté un reste de servitude territoriale, dont n’avaient peut-être jamais entendu parier ceux qui firent de cet affranchissement un texte aux plus emphatiques éloges ; il supprima la torture, ou question judiciaire avant la condamnation à mort, sévérité à peu près tombée en désuétude, mais dont la menace importunait les conspirateurs.

Louis XVI rendit plus tard aux protestants la plénitude des droits civils (1787), en imprimant à leurs mariages un caractère légal : bienfait immense, n’eût-il été qu’un acte de justice, et trop mal reconnu. Enfin, il essaya des administrations provinciales, formées par Necker dans des vues et sur un plan assez peu monarchiques. Cette nouveauté était d’une extrême conséquence : avec l’esprit qui régnait alors, c’était faire un changement de front sous le feu de l’ennemi.

Louis XVI, en montant sur le trône, avait rappelé les compagnies de magistrature, remplacées sous son prédécesseur par des juges sans dignité et sans influence politique. La cour, qui depuis longtemps croyait gouverner toute seule, quand elle ne faisait qu’administrer, oubliait que la France n’avait jamais été et même ne pouvait dans les temps difficiles être régie que par l’autorité de la justice, qui rendait la royauté présente aux peuples dans toute sa force et sa majesté. Renfermés, sous les rois forts et les règnes tranquilles, dans les fonctions modestes de la justice distributive, ces grands corps en sortaient par nécessité sous les règnes faibles et dans les temps orageux, pour exercer à la place du roi un pouvoir qui, échappé de ses mains, serait tombé dans celles d’un ministre ou d’un favori.

Sous les rois forts comme sous les rois faibles, instruments des uns ou appui des autres, ils avaient fait la royauté dépendante des lois et indépendante des sujets, et rendu la législation imposante, l’obéissance honorable : puissants à servir le pouvoir, ou à le suppléer, incapables de l’usurper eux-mêmes, et opposant à toute autre usurpation un obstacle insurmontable : tels avaient été jusqu’à ces derniers temps les parlements de France, heureux tempérament d’aristocratie et de démocratie, confondus dans une magistrature véritablement royale et qui, seule en Europe, avait donné à la haute police, à la police des révolutions, ces formes augustes et solennelles qui dans l’exercice de l’autorité ne laissaient voir que la justice, et dans l’emploi de la force qu’un jugement.

Le premier événement politique du règne de Louis XVI fut la guerre d’Amérique, guerre que repoussait le coeur droit du monarque. Mais on fit parler l’opinion publique, surtout celle de la capitale, avide de nouveautés et d’émotions ; et la guerre fut décidée. Ce fut une grande faute : il eût fallu laisser l’Angleterre s’épuiser sans soumettre les colonies, ou les épuiser pour les soumettre. Dès lors, il s’élevait entre les deux peuples une haine irréconciliable, que les Anglais tournèrent contre nous, et dont l’équivoque amitié des Américains ne pouvait empêcher ou compenser les effets. Nous fûmes heureux dans cette guerre comme auxiliaires : l’Amérique fut affranchie du joug des Anglais ; mais notre marine et celle de l’Espagne, notre alliée, essuyèrent de grandes pertes.

Le vent de liberté et d’égalité démocratique se communiqua à nos jeunes guerriers ; et nous la répandîmes dans toute l’Europe, qui ne fut pas assez alarmée d’une révolte contre le pouvoir légitime, soutenue à force ouverte par un pouvoir légitime, qui avait eu l’imprudence de dire dans une de ses déclarations : « Les Américains sont devenus libres du jour où ils ont déclaré leur indépendance. » Cependant cette guerre releva, aux yeux de l’Europe, l’honneur de notre pavillon : nous combattîmes souvent avec avantage ; et quand nous succombâmes, ce fut toujours avec gloire. Malgré de nombreux échecs, nos forces navales étaient sur un pied respectable à la paix de 1783 ; et peu d’années après, en 1789, elles étaient tout à fait rétablies, et l’on pouvait les comparer à leur état le plus florissant sous Louis XIV.

Après la guerre d’Amérique, la France fut près d’en entreprendre une autre du même genre, en soutenant les patriotes hollandais contre la Prusse et contre leur souverain. Louis XVI avait eu en 1781 son premier fils, et cet événement avait été célébré dans tout le royaume avec beaucoup de joie et de solennité. A Paris, la ville donna un banquet auquel le roi assista avec sa famille. Tous les voeux des Parisiens furent comblés, et l’ivresse de la joie publique fut excessive. C’était le 21 janvier 1782 : onze ans plus tard et le même jour, Louis fut conduit à l’échafaud dans la même ville !

La guerre d’Amérique avait épuisé nos finances, que Necker soutenait à force d’emprunts : il fallait rétablir l’équilibre depuis longtemps dérangé entre les recettes et les dépenses. Les notables furent appelés par Calonne, nouveau ministre des finances, pas plus homme d’Etat que Necker, mais plus homme de cour. Une assemblée de notables se trouvait dans notre histoire plutôt que dans notre constitution ; et ce qui pouvait arriver de plus heureux pour la France, quand elle cherchait des remèdes hors de ses lois, c’était qu’ils fussent inutiles.

Les notables proposèrent quelques projets salutaires, mais ils hasardèrent des opinions dangereuses ; et telle était la disposition des esprits, que les opinions furent plus remarquées que les projets. Les notables délibérèrent sans pouvoir conclure, ce qui est toujours dangereux de la part d’une assemblée publique ; et il n’en resta qu’une dispute sur les finances entre Necker et Calonne, à la fin inintelligible pour le public, et peut-être pour eux-mêmes. Le cardinal de Brienne, bel esprit sans vues et sans fermeté, pris au dépourvu pour être ministre, proposa l’impôt du timbre.

Le parlement refusa l’enregistrement, et se déclara incompétent pour ajouter à des impôts, déjà trop onéreux, un impôt nouveau et inusité. C’était demander les états généraux. Ces grandes convocations avaient toujours paru un dernier remède à des maux désespérés, moins par le soulagement que les peuples en obtenaient que par celui qu’ils en espéraient ; car les peuples souffrent bien plus des maux qu’ils craignent que de ceux qu’ils éprouvent. Ainsi, de même que la nature veille à la conservation de son ouvrage, la France, qui avait déjà tant de moyens de force, s’était ménagé dans ses états généraux, comme l’Église dans ses conciles, un moyen de perpétuité.

Ces grandes assemblées légales, mais heureusement rares et jamais périodiques, visitaient de loin en loin les fondements de la société pour arrêter et réparer l’influence destructive du temps et des hommes, et empêcher les fautes de l’administration de devenir des plaies à la constitution. Tel était l’objet de ces convocations solennelles, mal représentées par des historiens qui leur ont demandé compte du bien qu’elles n’étaient pas destinées à faire, et n’ont pas assez considéré les maux qu’elles étaient appelées à prévenir. Avec la succession masculine, elles ont peut-être été la principale cause de la stabilité de la France et de la permanence de ses lois.

En un mot, les états généraux étaient le corps de réserve destiné à venir au secours de la société dans les extrêmes dangers et les besoins extraordinaires, comme la captivité d’un roi, les disputes sur la succession au trône, ou même sa vacance ; et l’histoire en fournit des exemples ; ainsi tout était prévu dans cette constitution si méconnue, et même ce qu’on ne peut pas prévoir. Mais le parlement de Paris avait demandé les états généraux et non l’assemblée nationale, et moins encore l’assemblée constituante. Dès le premier pas, ses intentions et celles de la nation furent trompées. Les notables furent appelés une seconde fois pour déterminer le forme de cette grande convocation ; et le ministre invita tous les écrivains à donner leur avis.

C’était là une bien dangereuse ineptie. Tout à cet égard était réglé depuis longtemps par la sagesse de nos pères qui, ne s’embarrassant pas dans des minuties de nombre total ou respectif, ou de costumes et d’étiquettes, dessinant à grands traits ces majestueuses assemblées, n’y avaient jamais vu que trois ordres, comptant chacun pour une voix, quel que fût le nombre de ses membres, et délibérant à part dans la plénitude de leur liberté et de leur égalité constitutionnelles. Si l’on s’en fût tenu à cette antique et sage simplicité, il est permis de croire, vu la disposition des esprits et le progrès des connaissances en administration, que les états généraux auraient fait un grand bien, ou n’auraient produit aucun mal.

Le parlement de Paris, les princes du sang, dans leur prophétique mémoire au roi, insistèrent pour qu’on suivît les formes usitées aux derniers états généraux de 1614. Mais l’engouement des nouveautés, la vanité de Necker revenu au ministère, l’ignorance des beaux esprits, les intrigues des factieux, en ordonnèrent autrement. Le tiers état fut nommé en nombre double de chacun des deux autres ordres ; mesure inutile, si l’on devait délibérer par ordre, mortelle, si l’on délibérait par tête.

Cette question fondamentale, objet de toutes les espérances des factieux, de toutes les craintes des gens de bien, et sur laquelle reposaient les plus grands intérêts de la monarchie, fut la première agitée dans cette assemblée des états généraux, qui se réunit à Versailles le 5 mai 1789. L’autorité la plus respectable, celle des voeux exprimés par la généralité des cahiers, derniers soupirs de l’esprit public en France, ne fut pas même écoutée par ces hommes qui se vantaient de ne rien faire que pour les intérêts et par la volonté de la nation. Le tiers état, loin d’être touché du sacrifice que firent les deux premiers ordres en offrant de concourir aux charges publiques, les somma audacieusement de se réunir à lui, et sur leur refus il se déclara constitué en assemblée nationale.

Ce fut en vain que la noblesse et le clergé réclamèrent et protestèrent contre des actes aussi contraires aux bases de l’ancienne monarchie, et que le roi, après avoir ordonné la délibération par ordre, fit suspendre les séances et fermer les portes de l’assemblée du tiers. On donna pour prétexte à cette mesure la nécessité de préparer la salle pour la tenue d’une séance royale qui devait avoir lieu le 22 juin, et qui fut renvoyée au 23. Les députés de cet ordre se réunirent dans la salle du Jeu de Paume, et ils y prêtèrent entre eux le serment de ne pas se séparer avant d’avoir achevé la constitution et la régénération publiques.

Quatre jours plus tard, le roi convoqua tous les ordres pour une séance royale à laquelle il se rendit. Après les avoir conjurés de mettre fin à leurs divisions, et de s’entendre pour accepter ses bienfaits, il leur déclara que, s’ils ne voulaient pas concourir à ses projets, il ferait seul le bien de ses peuples et se considérerait seul comme leur représentant. Il leur fit ensuite lire une déclaration par laquelle il faisait aux circonstances des concessions et des sacrifices, tels que dans tout autre temps les voeux des plus ardents révolutionnaires en eussent été comblés.

Par cette déclaration royale, aucun impôt ni emprunt ne devait être établi sans le consentement des états généraux ; le compte des revenus et des dépenses de l’Etat devait être publié chaque année ; la dette publique était garantie ; les contributions étaient réparties également entre les trois ordres ; la taille, les corvées et les droits de franc fief et de mainmorte abolis, la liberté de la presse reconnue, la milice, la gabelle et les aides réformées ou adoucies ; enfin le roi donnait sa promesse de ne rien changer à de telles dispositions sans le consentement des trois ordres.

Le monarque termina en ordonnant à tous les députés de se séparer et de se rendre le lendemain dans leurs chambres respectives, ce qui ne fut exécuté que par la noblesse et le clergé. Le tiers continua de délibérer malgré l’injonction positive de sortir de la salle de ses séances que le roi lui fit réitérer par M. de Brézé. Plusieurs orateurs s’y livrèrent aux déclamations les plus violentes contre l’autorité royale, et ils rejetèrent avec dédain toutes les concessions du monarque.

Pendant ce temps, la majorité des deux premiers ordres décidait qu’elle resterait soumise à ses mandats, aux lois de la monarchie et à la volonté du roi ; mais les membres de chaque minorité se rendaient successivement dans la salle du tiers. Alarmé de ces défections, et craignant une sédition générale, Louis XVI invita et pressa même la majorité des deux premiers ordres de se réunir au troisième. Lorsque le duc de Luxembourg lui fit, au nom de la chambre de la noblesse, des objections contre la réunion, ce prince répondit : « Toutes mes réflexions sont faites ; dites à la noblesse que je la prie de se réunir : si ce n’est pas assez de ma prière, je le lui ordonne. Quant à moi. je suis décidé à tous les sacrifices. A Dieu ne plaise qu’un seul homme périsse jamais pour ma querelle ! »

Un sentiment aussi louable en apparence fut la règle de sa conduite pendant toute sa vie, et il fut aussi la cause de ses malheurs. Ainsi, les trois ordres se réunirent, ou plutôt ils furent confondus, et ils quittèrent le nom d’états généraux pour prendre celui d’assemblée nationale et constituante. Dès ce moment, l’antique monarchie française fut détruite, la révolution consommée, et tout ce qu’elle devait enfanter n’en fut que la conséquence inévitable. L’assemblée fut divisée et subdivisée en partis qui ne suivirent point du tout la distinction des ordres. Des nobles se réunirent à la majorité du tiers ; beaucoup de membres du tiers se réunirent à la majorité de la noblesse ; le clergé, qui tenait aux uns et aux autres, se partagea entre eux. Quelques membres, pris dans tous les ordres, essayèrent de rester au milieu, appelant modération et conviction, ce que d’autres nommaient faiblesse et irrésolution. Les divisions s’envenimèrent et devinrent des haines, les opinions combattues devinrent des passions, les erreurs impatientes du succès enfantèrent des crimes.

Le temps était venu où la France devait, pour l’instruction de l’Europe, expier un siècle de doctrines impies et séditieuses, tolérées ou même secrètement encouragées par la frivolité des cours et la corruption des grandes cités. Le malheureux roi n’avait pas entièrement échappé à leur influence ; trompé par ses propres vertus, il n’avait vu dans les déclamations des philosophes qu’un tendre intérêt pour la cause des peuples et que l’horreur de l’oppression ; et sa belle âme s’était ouverte à de chimériques espérances.

Peut-être aussi que, secrètement irrité de quelques résistances de la part des deux premiers ordres, ou des corps de magistrature, il n’en avait pas assez apprécié le motif et l’effet ; il n’avait pas vu que cette opposition aux volontés ministérielles était le plus solide rempart de l’autorité royale, et qu’elle ne peut s’appuyer sur des institutions ou des hommes qui plient au moindre choc. Peu de jours après la réunion des trois ordres, il parut cependant avoir adopté un système d’énergie et de fermeté qui, s’il eût été soutenu, pouvait encore sauver la monarchie. Necker fut renvoyé, et le ministère, entièrement renouvelé, annonça la résolution de faire respecter l’autorité royale. Le maréchal de Broglie, qui eut la direction de la guerre, fit marcher des troupes vers la capitale, et 36 000 hommes dévoués et bien disciplinés pouvaient encore y réprimer la sédition ; mais les mouvements de ces troupes ne se firent point avec assez de rapidité ; le baron de Besenval, qui commandait un corps de Suisses, abandonna son poste, et en se retirant livra aux révoltés les dépôts des Invalides et de l’École militaire.

En un moment toute la populace de Paris fut armée, et, conduite par les soldats des gardes-françaises, elle s’empara des arsenaux, incendia les barrières, s’empara de la Bastille (14 juillet), et massacra quelques sujets fidèles. A ces nouvelles, Louis XVI, saisi d’épouvante et cédant aux plaintes et aux menaces de l’assemblée, ordonna au maréchal de Broglie de dissoudre une armée réunie pour défendre le trône, et qui ne servit ainsi que de prétexte pour le renverser. Le maréchal, frémissant alors des périls qu’il entrevoyait pour le monarque, lui proposa de le conduire à Metz au milieu des troupes fidèles.

Le départ fut arrêté pour le lendemain ; mais environné de conseillers perfides, et ne pouvant jamais suivre avec fermeté une résolution importante, Louis y renonça pendant la nuit ; et le lendemain il se rendit à l’assemblée à pied, sans suite. Là, au milieu de la salle, debout et la tête découverte, il conjura les députés de l’aider à rétablir l’ordre. « Je sais qu’on cherche à élever contre moi des préventions ; je sais qu’on a osé publier que vos personnes n’étaient pas en sûreté. Ces récits ne sont-ils pas démentis par mon caractère connu ? Eh bien ! c’est moi qui me fie à vous. »

Cette confiance et cet abandon firent taire un instant les factieux. Entraînés par l’enthousiasme général, tous voulurent servir de gardes au monarque, et ils le reconduisirent eux-mêmes dans son palais au milieu d’applaudissements. Dans la même journée ce prince rappela Necker au ministère, et ne voulant point laisser de prétexte aux plaintes et aux méfiances, il engagea des princes de sa famille qui avaient montré le plus de zèle pour la défense du trône, à sortir du royaume afin de se mettre à l’abri des fureurs populaires.

D’autres sujets, aussi distingués par leur courage que par leur fidélité, furent obligés de les suivre ; enfin, le monarque décidé à tous les sacrifices, comme il l’avait dit, et voulant avant tout rétablir le calme dans la capitale, s’y rendit le 17 juillet. Les séditieux qui l’attendaient à la barrière empêchèrent ses gardes de le suivre ; et le nouveau maire, Bailly, lui adressa ce singulier compliment : « Votre aïeul Henri IV avait conquis son peuple ; aujourd’hui le peuple a conquis son roi. »

Louis XVI traversa lentement les flots silencieux de ce peuple fier de sa conquête et encore dans l’ivresse du succès de sa rébellion. Arrivé à l’hôtel de ville, il y reçut la cocarde nationale et fut accueilli par des applaudissements unanimes lorsqu’il parut à la fenêtre avec cette cocarde à son chapeau. Il revint le même jour à Versailles et crut son repos assuré au moins pour quelque temps ; mais les factieux que rien ne pouvait apaiser ni détourner de leurs projets, parvinrent bientôt à soulever encore la populace de la capitale par les absurdes calomnies qu’ils répandirent sur un repas des gardes du corps donné au régiment de Flandre. Un attroupement immense partit de Paris pour se rendre à Versailles : dans la nuit du 5 au 6 octobre 1789 le palais du roi fut envahi, et la reine fut près d’être égorgée dans son lit.

Le résultat de cette audacieuse révolte, qui éclata sous les yeux de l’assemblée restée impassible, fut qu’on entraîna ce jour-là même à Paris Louis XVI et sa famille. Il y fut conduit au milieu d’une populace ivre de sang et de vin ; il était précédé par les têtes de deux de ses gardes fidèles égorgés sous ses yeux, et, ce qui est plus déplorable, escorté par une troupe disciplinée qui protégeait de sa présence et de ses armes cet horrible cortège. L’assemblée avait voulu, pour éprouver moins de retard dans ses plans de destruction, se mettre sous la protection de la capitale sans se séparer du monarque.

Les forfaits de cette nuit fatale qui, pour lui et son auguste épouse, devait être la dernière, l’arrachèrent donc de Versailles ; et sa longue détention commença aux Tuileries, pour ne finir que dans la tour du Temple. Si son défaut de liberté personnelle avait eu besoin d’être constaté, il l’aurait été par l’obstacle que mit la garde nationale, le 18 avril 1791, à son départ pour Saint-Cloud ; obstacle dont il vint le lendemain se plaindre, mais inutilement, à l’assemblée nationale.

Les projets des factieux se développaient rapidement dans cette assemblée sans frein et sans contrepoids, qui avait au dedans des tribunes pour applaudir, et au dehors des bras pour exécuter. Les parlements, le clergé, la noblesse, l’armée, les finances, les propriétés publiques et particulières, tout fut détruit ou envahi par l’assemblée nationale, et toujours au nom du roi, réduit à joindre aux décrets une sanction, tardive quelquefois, mais toujours obtenue de son horreur pour le désordre et la violence à force de massacres et d’insurrections.

Le malheureux prince accordait tout, espérant sauver quelque chose, et sacrifiait l’État par compassion pour les particuliers menacés ou poursuivis sur tous les points de la France. Dès lors, il prit ou renvoya ses ministres sous le bon plaisir de l’assemblée, et ces ministres, choisis presque tous parmi ses ennemis, étaient forcés d’admirer la bonté de son coeur, la justesse de ses vues, l’étendue de ses connaissances. La religion toute seule l’aurait sauvé, si, renfermé dans l’asile inviolable de sa conscience, assuré qu’il était d’être soutenu par un peuple encore chrétien, il eût refusé sa sanction aux décrets spoliateurs de l’Église et à la constitution civile du clergé. Mais deux ministres d’État, et même ecclésiastiques, lui cachèrent les lettres du souverain pontife, qui condamnaient toutes ces innovations.

Enfin, éclairé trop tard sur les projets des factieux, et enhardi par ses plus fidèles serviteurs, il prit le parti de fuir sa capitale et de chercher un asile sur la frontière d’où il pût traiter avec son peuple. Ce fut à Montmédy où M. de Bouillé avait réuni un petit nombre de troupes considérées encore comme fidèles, que le monarque voulut s’établir. Avant son départ il laissa à l’assemblée une déclaration qui renfermait des plaintes trop fondées et les motifs de son éloignement (21 juin 1791).

Mais trahi par ses précautions mêmes, surveillé par les factieux, poursuivi par la fatalité qui s’attachait à toutes ses démarches, il fut reconnu à Varennes, arrêté et ramené à Paris au milieu de tous les outrages et de toutes les violences. Toutefois, cet événement qui semblait devoir être le terme de sa malheureuse existence, intimida ses persécuteurs, et même lui en gagna quelques-uns. Effrayés de leurs propres succès et tremblant d’être ensevelis sous les débris de l’édifice dont ils avaient sapé les fondements, ils se hâtèrent de clore une assemblée discréditée et que menaçait l’indignation publique.

Cette orgueilleuse Constituante, devenue honteuse et presque ridicule, disparut sans bruit, ne laissant après elle que des ruines, et la plus vaste de toutes, sa constitution. L’assemblée législative qui lui succéda (1er octobre 1791), ne trouva debout rien de nos antiques institutions qu’elle pût détruire. La royauté avait été renversée par la Constituante. Le 20 juin 1792 lui vit prodiguer des outrages qui surpassent tout ce que l’histoire raconte des fureurs des peuples et des malheurs des rois. Dans cette journée commencée avec les plus horribles desseins, Louis XVI, la reine et Madame Elisabeth, montrèrent le seul courage qui convint à leur position, et imposèrent aux factieux par la sérénité de leur âme et la dignité de leur douleur.

Vingt mille hommes armés de piques avaient pénétré dans le château des Tulleries. Les canonniers avaient traîné une de leurs pièces jusque dans le haut du grand escalier, et la tinrent pointée sur les appartements avec la mèche allumée, tandis que d’autres rompaient à coups de pique et de hache tout ce qui s’opposait à leur passage. Bientôt ils ne furent séparés de la famille royale éplorée et sans secours que par une dernière porte : Louis ouvre lui-même cette porte ; seul, sans armes, il se présente aux brigands, et dans une aussi terrible circonstance, conservant toute sa dignité et tout le calme de la vertu, il leur dit : « Je crois n’avoir rien à craindre de la part des Français. »

Tant de fermeté étonna ces furieux, et ils hésitèrent un moment devant la majesté royale ; excités par leurs chefs ils s’approchent du monarque, et n’osant pas encore attenter à sa personne, ils l’insultent de leurs paroles et de leurs gestes. L’un lui tend insolemment une bouteille, en lui disant de boire à la santé de la nation ; l’autre, armé d’un pistolet et d’un sabre nu crie à ses oreilles : « A bas le veto ! »

Enfin, un troisième place sur sa tête sacrée un bonnet rouge et lui ordonne de jurer qu’il ne trahira plus Français. « Nous savons, ajoute cet audacieux, que tu es un honnête homme ; mais ta femme te donne de mauvais conseils. » Le monarque lui répond froidement : « Le peuple peut compter sur mon amour comme sur celui de ma famille. » Dans ce moment le maire Péthion se montre ; et placé sur une estrade, il s’écrie : « Sire, vous n’avez rien à craindre. – L’homme de bien qui a la conscience pure, ne tremble jamais, reprit aussitôt le roi avec dignité ; il n’y a que ceux qui ont quelque chose à se reprocher qui peuvent avoir peur. » Et prenant la main d’un grenadier, qu’il place sur son coeur : « Dites à cet homme s’il bat plus vite qu’à l’ordinaire. »

Cette journée devait encore être la dernière de sa vie, et toute la famille royale était vouée aux poignards : les chefs des conjurés l’avaient décidé ; mais le courage et la fermeté de Louis XVI furent plus grands que l’audace des assassins. Ces chefs étaient à la tête de toutes les autorités, et surtout dans l’assemblée nationale : ainsi l’attentat resta impuni. Quelques pétitions et quelques adresses des gens de bien qui demandèrent vengeance, ne servirent un peu plus tard qu’à étendre les listes de proscription ; pour lors les factieux continuèrent impunément leurs trames.

Dès cet instant l’infortuné monarque ne se flatta plus de leur résister, et se résignant à une mort prochaine, on prétend même qu’il fit son testament. Un peu moins de deux mois après cette première tentative, les mêmes hommes, aidés d’un grand nombre d’autres accourus de toutes les contrées, et plus particulièrement de Marseille, menant à leur suite la populace des faubourgs de Paris, se présentent devant le château et tournent leurs canons contre la demeure du roi. Une troupe de serviteurs fidèles, plusieurs bataillons de la garde nationale et surtout les gardes suisses voulaient résister. Leur dévouement offrait encore une chance de succès, et quelques hommes courageux conseillèrent au monarque de s’y abandonner. La reine surtout montra une grande résolution, et cette princesse fut ce jour-là en tout point la digne fille de Marie-Thérèse.

Louis XVI hésitait, lorsque le procureur syndic du département vint lui dire que le seul moyen de sauver sa famille était de se réfugier au milieu de l’assemblée nationale. Ce fut au moment où le combat allait commencer entre les révoltés et les Suisses, et lorsque ces derniers venaient de mettre en fuite les premières colonnes, que le roi entra dans la salle des séances. L’issue du combat était encore douteuse ; on entendait de tous côtés le bruit du canon et de la mousqueterie, et la plupart des députés tremblaient de se voir assaillis par les troupes.

Ce fut dans une telle conjoncture que Louis XVI consentit à les rassurer en ordonnant aux Suisses et à tous ses fidèles sujets de déposer les armes. Cette condescendance fut le dernier acte de son autorité. Dans la même journée, les députés revenus de leurs terreurs prononcèrent sa déchéance ; et trois jours après, on le conduisit avec sa famille à la prison du Temple.

Telle fut la révolution du 10 août 1791, que dirigèrent principalement le maire de Paris et les plus féroces démagogues. Ce fut sous ces tristes auspices que se forma la Convention. Sa convocation fut le dernier acte de la législative, où quelques bonnes intentions et même quelques talents furent perdus dans l’immense nullité de cette assemblée, qui finit à son tour avilie et méprisée, et qu’ont fait oublier depuis longtemps les extravagances de l’assemblée qui l’avait précédée et les fureurs de celle qui lui succéda.

Tous les sacrifices publics ou personnels que Louis XVI avait faits à son amour pour la paix, toutes les concessions arrachées à sa faiblesse, n’avaient servi qu’à exciter la rage des factieux et accroître leur audace. Des respects dérisoires ne lui avaient été prodigués que pour lui faire mieux sentir l’amertume de sa position et l’avilissement du pouvoir royal. Il n’était plus ce gage sacré d’ordre et de bonheur : livré aux conspirateurs qui se partageaient leur proie, il était devenu dans leurs mains un instrument d’oppression et de désordre.

Les frères du monarque avaient dû se réserver pour des temps plus heureux et dérober leurs têtes aux poignards des assassins ; ses plus fidèles serviteurs, partout persécutés, partout poursuivis, rendus au droit naturel de leur conservation, étaient allés demander à l’étranger un asile ; et il n’était resté auprès du roi, jusqu’à sa détention au Temple, qu’un petit nombre d’amis dévoués à sa personne, dont les conseils souvent contradictoires toujours demandés, jamais suivis, étaient aussitôt éventés par l’ombrageuse surveillance des geôliers de la royauté. La reine, ses enfants, Madame Elizabeth, partageaient la prison du monarque et en augmentaient l’amertume par leurs souffrances.

Cependant Louis XVI, calme au milieu de tant de dangers, inaccessible à tant d’outrages, opposait la tranquillité de son âme et le courage de souffrir que lui inspirait sa foi religieuse. Heureusement encore, moins alarmé sur le sort de sa femme, de sa soeur, de ses enfants, il ne prévoyait pas que tant de bonté, de vertu, d’innocence, ne pourrait les sauver de la rage des factieux. L’Europe, cependant, inutilement avertie par d’habiles et courageux étrangers, Burke et Manet du Pan, avait laissé consommer ce grand scandale, qui lui préparait plus tard de cruelles humiliations.

Forcée à la guerre par les séditieux qui regardaient la guerre comme un moyen de salut et même de puissance, elle avait armé, mais faiblement et sans concert. Après quelques tentatives heureuses d’abord, et bientôt arrêtées par des intrigues dont on n’a jamais pénétré le fond et les moyens, l’armée coalisée s’était retirée du territoire français, où son apparition n’avait fait que redoubler la fureur de ses ennemis et aggraver la position du roi et les malheurs de la France.

Dès lors, Louis XVI fut perdu, et n’eut d’autre couronne à attendre que celle du martyre. Le premier acte de la Convention (22 septembre 1792), fut d’abolir la royauté en France. C’était frapper un cadavre, et la Constituante l’avait précédée dans cette grande destruction. Mais le monarque vivait encore ; et les factieux croyaient n’avoir rien fait tant qu’ils ne l’avaient pas déclaré justiciable du peuple souverain et qu’ils n’avaient pas offert cette illustre victime en holocauste à leur nouvelle divinité. Louis XVI s’était ôté le moyen de vivre en roi ; il voulut mourir en saint, et ne pouvant plus rien pour la France, il lui laissa de grands exemples religieux.

Une commission fut nommée pour rechercher les crimes de l’homme qui n’avait voulu faire que du bien, et n’avait montré que des vertus. Pour faire juger la conduite de la Convention, remarquons que la motion de Marat qui, par distraction sans doute, demandait que les chefs d’accusation antérieurs à l’acceptation de la constitution fussent supprimés comme ayant été couverts par l’amnistie, ne fut pas même discutée ; quoique cette motion ne présentât aucun danger, protégée qu’elle était par le nom de son auteur, et qu’en réduisant à rien les chefs d’accusation, elle pût servir puissamment à ceux qui auraient eu l’intention de sauver le roi.

Louis XVI fut mandé à la barre pour entendre la lecture de l’acte d’accusation, et être interrogé. La Convention était avide de cet aveu de sa compétence à juger un roi ; et il eût peut-être dû la récuser. Il avait été auparavant séparé de son fils ; il le fut plus tard de sa femme, de sa fille et de sa soeur, triste prélude du sort qui l’attendait. Les réponses de Louis XVI furent simples, claires, précises, pleines de vérité et de dignité ; et s’il n’eût été qu’un particulier il eût été absous ; mais il était roi, et le peuple souverain jugeait un compétiteur.

L’assemblée voulut donner à la condamnation une forme légale ; elle permit à Louis XVI de se faire assister par un conseil : mission périlleuse et la plus honorable dont des sujets puissent être revêtus, qu’acceptèrent avec joie Malesherbes, Desèze et Tronchet, noms immortels que l’histoire a déjà associés au plus mémorable événement des temps modernes. Leur éloquence fut inutile ; Louis XVI, condamné avant d’être jugé, le fut contre toutes les formes des jugements criminels : la sentence fatale fut prononcée le 17 janvier 1793.

Une première décision presque unanime l’avait déclaré coupable de conspiration et d’attentat à la sûreté publique ; une seconde le priva de l’appel au peuple ; une troisième lui infligea la peine de mort, à la majorité de cinq voix. La Convention était alors formée de sept cent quarante-huit membres ; un d’eux était mort, et onze se trouvaient absents ; ainsi, si la condamnation fut décidée à la majorité des votants, elle ne le fut pas à celle des membres de l’assemblée.

Ce fut en vain que les défenseurs réclamèrent contre l’illégalité de cette décision. Un quatrième appel nominal prononça la nullité d’une nouvelle demande de l’appel au peuple que Louis XVI avait interjeté ; et un cinquième ordonna l’exécution dans les vingt-quatre heures. L’infortuné prince avait prévu ce résultat ; il avait repoussé les motifs d’espérance que ses défenseurs cherchaient à lui donner. Résigné à son sort, il l’attendit avec tout le calme et toute la sérénité d’une conscience pure. C’est dans le journal de Malesherbes qu’il faut voir les circonstances de la longue agonie qu’on lui fit subir.

« Dès que j’eus la permission, dit Malesherbes, d’entrer dans la chambre du roi, j’y courus : à peine m’eut-il aperçu, qu’il quitta un Tacite ouvert devant lui sur une petite table ; il me serra entre ses bras, ses yeux devinrent humides, et il me dit : Votre sacrifice est d’autant plus généreux, que vous exposez votre vie, et que vous ne sauvez pas la mienne. Je lui représentai qu’il ne pouvait pas y avoir de danger pour moi, et qu’il était trop facile de le défendre victorieusement, pour qu’il y en eût pour lui.

« Il reprit : J’en suis sûr, ils me feront périr ; ils en ont le pouvoir et la volonté. N’importe ; occupons-nous de mon procès comme si je devais le gagner, et je le gagnerai en effet, puisque la mémoire que je laisserai sera sans tache. Mais, quand viendront les deux avocats ? Il avait vu Tronchet à l’assemblée constituante ; il ne connaissait pas Desèze. Il me fit plusieurs questions sur son compte, et fut très satisfait des éclaircissements que je lui donnai. Chaque jour il travaillait avec nous à l’analyse des pièces, à l’exposition des moyens, à la réfutation des griefs, avec une présence d’esprit et une sérénité que ses défenseurs admiraient ainsi que moi : ils en profitaient pour prendre des notes et éclairer leur ouvrage… Ses conseils et moi, nous nous crûmes fondés à espérer sa déportation ; nous lui fîmes part de cette idée, nous l’appuyâmes : elle parut adoucir ses peines ; il s ‘en occupa pendant plusieurs jours, mais la lecture des papiers publics la lui enleva, et il nous prouva qu’il fallait y renoncer.

« Quand Desèze eut finit son plaidoyer, il nous le lut : je n’ai rien entendu de plus pathétique que sa péroraison. Nous fûmes touchés jusqu’aux larmes. Le roi lui dit : Il faut la supprimer, je ne veux pas les attendrir. Une fois que nous étions seuls, ce prince me dit : J’ai une grande peine ! Desèze et Tronchet ne me doivent rien ; ils me donnent leur temps, leur travail, peut-être leur vie : comment reconnaître un tel service ? Je n’ai plus rien, et quand je leur ferais un legs, on ne l’acquitterait pas. – Sire, leur conscience et la postérité se chargent de leur récompense. Vous pouvez déjà leur en accorder une qui les comblera. – Laquelle ? – Embrassez-les ! Le lendemain il les pressa contre son coeur ; tous deux fondirent en larmes.

« Nous approchions du jugement ; il me dit un matin : Ma soeur m’a indiqué un bon prêtre qui n’a pas prêté serment, et que son obscurité pourra soustraire dans la suite à la persécution : voici son adresse. Je vous prie d’aller chez lui, de lui parler et de le préparer à venir lorsqu’on m’aura accordé la permission de le voir. Il ajouta : Voilà une commission bien étrange pour un philosophe ! car je sais que vous l’êtes ; mais si vous souffriez autant que moi, et que vous dussiez mourir comme je vais le faire, je vous souhaiterais les mêmes sentiments de religion, qui vous consoleraient bien plus que la philosophie.

« Après la séance où ses défenseurs et lui avaient été entendus à la barre, il me dit : Vous êtes certainement bien convaincu actuellement que, dès le premier instant, je ne m’étais pas trompé, et que ma condamnation avait été prononcée avant que j’eusse été entendu. Lorsque je revins de l’assemblée, où nous avions tous les trois demandé l’appel au peuple, je lui rapportai qu’en sortant j’avais été entouré d’un grand nombre de personnes, qui toutes m’avaient assuré qu’il ne périrait pas, ou au moins que ce ne serait qu’après eux et leurs amis. Il changea de couleur et me dit : Les connaissez-vous ? Retournez à l’assemblée, tâchez de les rejoindre, d’en découvrir quelques-uns ; déclarez-leur que je ne leur pardonnerais pas s’il y avait une seule goutte de sang versé pour moi ; je n’ai pas voulu qu’il en fût répandu, quand peut-être il aurait pu me conserver le trône et la vie ; je ne m’en repens pas.

« Ce fut moi qui le premier annonçai au roi le décret de mort : il était dans l’obscurité, le dos tourné à une lampe placée sur la cheminée, les coudes appuyés sur la table, le visage couvert de ses mains ; le bruit que je fis le tira de sa méditation ; il me fixa, se leva et me dit : Depuis deux heures, je suis occupé à rechercher si, dans le cours de mon règne j’ai pu mériter de mes sujets le plus léger reproche : eh bien ! monsieur de Malesherbes, je vous le jure dans toute la vérité de mon coeur, comme un homme qui va paraître devant Dieu, j’ai constamment voulu le bonheur du peuple, et jamais je n’ai formé un voeu qui lui fût contraire. Je revis encore une fois cet infortuné monarque ; deux officiers municipaux étaient débout à ses côtés : il était debout aussi et lisait. L’un des officiers municipaux me dit : Causez avec lui, nous n’écouterons pas. Alors, j’assurai le roi que le prêtre qu’il avait désiré allait venir. Il m’embrassa et me dit : La mort ne m’effraye pas, et j’ai la plus grande confiance dans la miséricorde de Dieu. »

Empruntons maintenant les expressions et le témoignage de celui qui fut son dernier consolateur, de celui qui eut le courage de l’accompagner jusqu’à l’échafaud, l’abbé de Firmont.

« Louis avait vu la veille sa femme et ses enfants, et lui-même leur avait annoncé sa condamnation. Cette séparation avait été si douloureuse pour tous, surtout pour la reine, qu’il ne put se décider à la revoir le lendemain, malgré la promesse qu’il lui en avait faite. En traversant la cour de la prison à neuf heures pour aller au supplice, il se tourna deux fois vers la tour où était sa famille, comme pour dire un dernier adieu à ce qu’il avait de plus cher. A l’entrée de la seconde cour se trouvait une voiture de place ; deux gendarmes tenaient la portière. A l’approche du roi, l’un y entra, et se plaça sur le devant. Le roi monta ensuite, et mit à côté de lui son confesseur dans le fond ; l’autre gendarme entra le dernier, et ferma la portière.

« Le roi, ajoute l’abbé de Firmont, se trouvant resserré dans une voiture où il ne pouvait parler ni m’entendre sans témoins, prit le parti du silence. Je lui présentai aussitôt mon bréviaire, le seul livre que j’eusse sur moi, et il parut l’accepter avec plaisir. Il témoigna même désirer que je lui indiquasse les psaumes qui convenaient le mieux à sa situation, et il les récitait alternativement avec moi. Les gendarmes, sans ouvrir la bouche, paraissaient extasiés et confondus tout ensemble de la piété tranquille d’un monarque qu’ils n’avaient jamais vu sans doute d’aussi près.

« La marche dura près de deux heures. Toutes les rues étaient bordées de plusieurs rangs de citoyens, armés tantôt de piques, tantôt de fusils. En outre, la voiture elle-même était entourée d’un corps de troupes imposant, et formé sans doute de ce qu’il y avait de plus corrompu dans Paris. Pour comble de précautions, on avait placé, en avant des chevaux, une multitude de tambours, afin d’étouffer par ce bruit les cris qui auraient pu se taire entendre en faveur du roi. Mais comment en aurait-on entendu ? Personne ne paraissait ni aux portes ni aux fenêtres ; et on ne voyait dans les rues que des citoyens armés, c’est-à-dire des citoyens qui, tout au moins par faiblesse, concouraient à un crime qu’ils détestaient peut-être dans le coeur.

« La voiture parvint ainsi dans le plus profond silence à la place Louis XV, et s’arrêta au milieu d’un grand espace vide qu’on avait laissé autour de l’échafaud. Cet espace était bordé de canons ;

Exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793

et au delà, tant que la vue pouvait s’étendre, on apercevait une multitude en armes. Dès que le roi sentit que la voiture n’allait plus, il se retourna vers moi et me dit à l’oreille : Nous voilà arrivés, si je ne me trompe. Mon silence lui répondit que oui. Un des bourreaux vint aussitôt ouvrir la portière, et les gendarmes voulurent descendre ; mais le roi les arrêta, et appuyant sa main sur mon genou : Messieurs, leur dit-il d’un ton de maître, je vous recommande monsieur que voilà ; ayez soin qu’après ma mort il ne lui soit fait aucune insulte. Je vous charge d’y veiller Ces deux hommes ne répondant rien, le roi voulut reprendre d’un ton plus haut ; mais l’un d’eux lui coupa la parole : Oui, oui, lui répondit-il, nous en aurons soin ; laissez-nous faire.

« Et je dois ajouter que ces mots furent dits d’un ton de voix qui aurait dû me glacer, si dans un moment tel que celui-là il m’eût été possible de me replier sur moi-même. Dès que le roi fut descendu de voiture, trois bourreaux l’entourèrent et voulurent lui ôter ses habits ; mais il les repoussa avec fierté et se déshabilla lui-même. Il défit également son col, ouvrit sa chemise, et s’arrangea de ses propres mains. Les bourreaux, que la contenance fière du roi avait déconcertés un moment, semblèrent alors reprendre de l’audace.

« Ils l’entourèrent de nouveau et voulurent lui prendre les mains. Que prétendez-vous ? leur dit le prince en retirant ses mains avec vivacité – Vous lier, répondit un des bourreaux. – Me lier ! repartit le roi d’un air d’indignation. Je n’y consentirai jamais ; faites ce qui vous est commandé, mais vous ne me lierez pas : renoncez à ce projet. Les bourreaux insistèrent, ils élevèrent la voix et semblaient déjà appeler du secours pour le faire de vive force. C’est ici, peut-être, le moment le plus affreux de cette désolante matinée : une minute de plus, et le meilleur des rois recevait, sous les yeux de ses sujets rebelles, un outrage mille fois plus insupportable que la mort, par la violence qu’on semblait vouloir y mettre.

« Il parut le craindre lui-même et se retournant vers moi, il me regarda fixement, comme pour me demander conseil, Hélas ! il m’était impossible de lui en donner un, et je ne lui répondis d’abord que par mon silence. Mais comme il continuait de me regarder : Sire, lui dis-je avec larmes, dans ce nouvel outrage je ne vois qu’un dernier trait de ressemblance entre Votre majesté et le Dieu qui va être sa récompense. A ces mots, il leva les yeux au ciel avec une expression de douleur que je ne saurais jamais rendre. Assurément, me dit-il, il ne me faudra rien moins que son exemple pour que je me soumette à un pareil affront. Et se tournant vers les bourreaux : Faites ce que vous voudrez, leur dit-il ; je boirai le calice jusqu’à la lie.

« Les marches qui conduisaient à l’échafaud étaient extrêmement raides à monter : le roi fut obligé de s’appuyer sur mon bras ; et, à la peine qu’il semblait prendre, je craignis un moment que son courage ne commençât à fléchir. Mais, quel fut mon étonnement lorsque, parvenu à la dernière marche, je le vis s’échapper pour ainsi dire de mes mains, traverser d’un pied ferme toute la largeur de l’échafaud, imposer silence par son seul regard à quinze ou vingt tambours qui étaient placés vis-à-vis de lui, et, d’une voix si forte

L’un des bourreaux saisissant la tête et la montrant au peuple

qu’elle dut être entendue du pont Tournant, prononcer distinctement ces paroles à jamais mémorables :

Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute ; je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que ce sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France.

« Il allait continuer ; mais un homme à cheval, en uniforme national, fondant tout à coup l’épée à la main, et avec des cris féroces, sur les tambours, les obligea de rouler. Plusieurs voix se firent entendre en même temps pour encourager les bourreaux : ils parurent s’animer eux-mêmes, et, saisissant avec effort le plus vertueux des rois, ils le traînèrent sous la hache qui d’un seul coup fit tomber sa tête. Tout cela fut l’ouvrage de peu d’instants ; le plus jeune des bourreaux (il ne semblait pas avoir plus de dix-huit ans) saisit aussitôt la tête et la montra au peuple, en faisant le tour de l’échafaud : il accompagnait cette cérémonie monstrueuse des cris les plus atroces et des gestes les plus indécents. Le plus morne silence régna d’abord : bientôt quelques cris de Vive la république ! se firent entendre. Peu à peu les voix se multiplièrent ; et, dans moins de dix minutes, ce cri devint celui de la multitude, et tous les chapeaux furent en l’air. »

Ainsi mourut Louis XVI, le 21 janvier 1793, à l’âge de 38 ans 6 mois et 18 jours, après environ dix-neuf ans de règne, laissant de grandes leçons au monde, et un testament immortel, modèle de foi religieuse, de bonté paternelle, éternel entretien de douleur et de regret. Son corps fut transporté au cimetière de la Madeleine, où les bourreaux le couvrirent de chaux vive pour qu’il n’en restât aucune trace. Cependant les recherches que l’on a faites en 1814 en ont découvert une partie ; et ces restes précieux ont été transférés solennellement à Saint-Denis, dans le mois de janvier 1815, avec ceux de Marie-Antoinette. Louis XVI eut trois enfants : Louis, dauphin, mort en 1789 ; Louis XVII, connu d’abord sous le nom de Louis-Charles, duc de Normandie ; et Marie-Thérèse-Charlotte, depuis duchesse d’Angoulême.

Source : http://www.france-pittoresque.com/rois-france/louis-XVI.htm

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louis xvi

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louis xvii

« L’ Individu est Handicapé de se retrouver face à une Conspiration si MONSTRUEUSE qu’il ne peut croire qu’elle Existe ».

John Edgar Hoover – Patron du FBI

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LA REPUBLIQUE ET SES APOTHICAIRES DOIVENT ETRE DETRÔNES POUR QUE RENAISSE LE ROYAUME DE FRANCE CATHOLIQUE.

« La France reviendra aux Traditions de Saint Louis ou elle périra dans la Honte et la Ruine ».

Léon XIII – 1903-

42 Milliards par AN pour PAYER la « DETTE » aux Banquiers qui ont MIS A MORT notre Roi LOUIS XVI :

Testament de Saint Rémi

« Qu’en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée ».   Saint Rémi.

« La plus grande merveille de Saint Rémi fut sans doute la conversion de Clovis et des Francs“ (Mgr Paul Guérin, Les Petits Bollandistes, – Vie des Saints, tome XI, p. 588).

Elle sauva l’Église de l’arianisme et, en baptisant et en sacrant la Race Royale des Francs, comme l’aînée de toutes les maisons souveraines, elle assurait à l’épouse du Christ une protection utile à sa pérennité.

Grégoire de Tours portait sur lui ce jugement: “Saint Rémi était un évêque d’une science remarquable et qui s’était tout d’abord imprégné de l’étude de la rhétorique, mais il était aussi tellement distingué par sa sainteté qu’il égalait Silvestre par ses miracles. Il existe de nos jours un livre de sa vie qui raconte qu’il a ressuscité un mort ».

« Ce fut ce pieux évêque qui catéchisa Clovis, le persuadant qu’il devait croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et abandonner des idoles qui ne pouvaient être utiles ni à lui, ni aux autres ».

(Georges Bordonove, Les Rois qui ont fait la France, Clovis, J’ai lu, Edition illustrée, Paris 2001, p. 99-100).

 

 Le Testament authentique [1]

  

« Que le présent testament que j’ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les rois de France par moi consacrés au Seigneur à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit. Qu’en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée…

Mais par égard seulement pour cette race royale qu’avec tous mes frères et coévêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j’ai choisie délibérément pour régner jusqu’à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l’honneur de la Sainte Église et la défense des humbles.Par égard pour cette race que j’ai baptisée, que j’ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j’ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j’ai ointe de l’onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit; j’ai ordonné ce qui suit :

 

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I° MALÉDICTIONS

« Si un jour cette race royale que j’ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile; envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims. Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules. Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l’indulgence! Place à la menace!

S’il est rebelle à tout, qu’il soit séparé du corps de l’Église, par la formule inspirée aux évêques par l’Esprit-Saint: parce qu’il a persécuté l’indigent, le pauvre, au cœur contrit; parce qu’il ne s’est point souvenu de la miséricorde; parce qu’il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n’a point voulu de la bénédiction, elle s’éloignera. Et tout ce que l’Église à l’habitude de chanter de Judas le traitre et des mauvais évêques, que toutes les églises le chantent de ce roi infidèle. Parce que le Seigneur a dit: « Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à Moi que vous l’avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait ».

Qu’à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté: Que ses jour soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté!

Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu’ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable : que leurs jours soient abrégés et qu’un autre occupe leur siège.

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II° BÉNÉDICTIONS

« Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Église de Dieu.

Qu’aux bénédictions de l’Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s’ajoute la plénitude des bénédictions divines!

Que de cette race sortent des rois et des empereurs (Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc…) qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l’avenir suivant la volonté du Seigneur pour l’extension de la Sainte Église, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s’asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il. »

    

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_______

     

Ce testament signé du grand évêque le fut également par six autres évêques et d’autre Prêtres. Trois de ces évêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, évêque d’Arras, Saint Médard, évêque de Noyon, Saint Loup, évêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante:

« X…, évêque.

Celui que mon Père Rémi a maudit, je le maudis, celui qu’il a béni, je le bénis.

et j’ai signé. »

Et Baronius, le savant Cardinal, après onze siècles d’expérience, de constater:

« Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n’ai jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n’a jamais été réduit à servir d’autre Peuples.

C’est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): Si mes Fils abandonnent ma loi ; s’ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements ; s’ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet ; mais je n’éloignerai jamais de ce peuple ma miséricorde. »

   


[1] DESSAILLY, Abbé – Authenticité du grand testament de Saint Remi (1878)

 

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TESTAMENT DE SAINT LOUIS

TESTAMENT DE SAINT LOUIS, ROI DE FRANCE, A SON FILS, LE FUTUR PHILIPPE III LE HARDI.

Cher fils, je t’enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.

Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir, et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver, et qu’avant de faire un péché mortel avec connaissance, que tu souffrirais que l’on te coupe les jambes et les bras et que l’on t’enlève la vie par le plus cruel martyre.

Si Notre Seigneur t’envoie persécution, maladie ou autre souffrance, tu dois la supporter débonnairement, et tu dois l’en remercier et lui savoir bon gré car il faut comprendre qu’il l’a fait pour ton bien. De plus, tu dois penser que tu as mérité ceci- et encore plus s’il le voulait- parce que tu l’as peu aimé et peu servi, et parce que tu as fait beaucoup de choses contre sa volonté.

Si Notre Seigneur t’envoie prospérité, santé de corps ou autre chose, tu dois l’en remercier humblement et puis prendre garde qu’à cause de cela il ne t’arrive pas de malheur causé par orgueil ou par une autre faute, car c’est un très grand péché de guerroyer Notre Seigneur de ses dons…

Cher fils, je t’enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Eglise, et quand tu seras à l’église garde toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l’oraison pendant que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ sera présent à la messe et puis aussi pendant un petit moment avant.

Cher fils, je t’enseigne que tu aies le cœur compatissant envers les pauvres et envers tous ceux que tu considèreras comme souffrant ou de cœur ou de corps , et selon ton pouvoir soulage-les volontiers ou de soutien moral ou d’aumônes…

Prends garde que tu sois si bon en toutes choses qu’il soit évident que tu reconnaisses les générosités et les honneurs que Notre Seigneur t’a faits de sorte que, s’il plaisait à Notre Seigneur que tu aies l’honneur de gouverner le royaume, que tu sois digne de recevoir l’onction avec laquelle les rois de France sont sacrés.

Cher fils, s’il advient que tu deviennes roi, prends soin d’avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c’est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu’il arrive, tu ne t’écartes de la justice. Et s’il advient qu’il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu’à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.

Et s’il advient que tu aies querelle contre quelqu’un d’autre, soutiens la querelle de l’adversaire devant ton conseil, et ne donne pas l’impression de trop aimer ta querelle jusqu’à ce que tu connaisses la vérité, car les membres de ton conseil pourraient craindre de parler contre toi, ce que tu ne dois pas vouloir…

Sois bien diligent de protéger dans tes domaines toutes sortes de gens, surtout les gens de sainte Eglise ; défends qu’on ne leur fasse tort ni violence en leurs personnes ou en leurs biens…

Cher fils, je t’enseigne que tu te défendes, autant que tu pourras, d’avoir guerre avec nul chrétien ; et si l’on te fait tort, essaie plusieurs voies pour savoir si tu ne pourras trouver moyen de recouvrer ton droit avant de faire guerre… Et garde que tu sois bien conseillé avant de déclarer la guerre, que la cause en soit tout à fait raisonnable, que tu aies bien averti le malfaiteur et que tu aies assez attendu, comme tu le devras…

Cher fils, je t’enseigne que les guerres et les luttes qui seront en ta terre ou entre tes hommes, que tu te donnes la peine, autant que tu le pourras, de les apaiser, car c’est une chose qui plaît beaucoup à Notre Seigneur…

Cher fils, donne volontiers pouvoir aux gens de bonne volonté qui en sachent bien user, et mets grande peine à ce que les péchés soient supprimés en ta terre, c’est-à-dire les vilains serments et toute chose qui se fait ou se dit contre Dieu ou Notre-Dame ou les saints : péchés de corps, jeux de dés, tavernes ou autres péchés. Fais abattre tout ceci en ta terre sagement et en bonne manière…

Cher fils, je t’enseigne que tu aies une solide intention que les deniers que tu dépenseras soient dépensés à bon usage et qu’ils soient levés justement. Et c’est un sens que je voudrais beaucoup que tu eusses, c’est-à-dire que tu te gardasses de dépenses frivoles et de perceptions injustes et que tes deniers fussent justement levés et bien employés et c’est ce même sens que t’enseigne Notre Seigneur avec les autres sens qui te sont profitables et convenables…

Cher fils, je te donne toute la bénédiction qu’un père peut et doit donner à son fils, et je prie Notre Seigneur Dieu Jésus-Christ que, par sa grande miséricorde et par les prières et par les mérites de sa bienheureuse mère, la Vierge Marie, et des anges et des archanges, de tous les saints et de toutes les saintes, il te garde et te défende que tu ne fasses chose qui soit contre sa volonté, et qu’il te donne grâce de faire sa volonté afin qu’il soit servi et honoré par toi ; et puisse-t-il accorder à toi et à moi, par sa grande générosité, qu’après cette mortelle vie nous puissions venir à lui pour la vie éternelle, là où nous puissions le voir, aimer et louer sans fin, Amen.

PHILIPPE III LE HARDI  téléchargement (6)

PATRICK BUISSON ASSOCIE AVEC RAISON LA REPUBLIQUE A DAESH

Livre de Patrick Buisson:

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Vidéo :
  • Sommaire
  • Procès en béatification de Madame Elisabeth de France
  • Patrick Buisson: La Grande Histoire des Guerres de Vendée
  • Paul Bablot: A La rencontre des Communautés Chrétiennes de Thaïlande

 

« TOUT DESESPOIR EN POLITIQUE EST UNE SOTTISE ABSOLUE. » Charles Maurras

ARCHE D’ALLIANCE : DE VERSAILLES A SON LIEU DE REPOS

ARCHE D’ ALLIANCE : DE VERSAILLES A SON LIEU DE REPOS

Les Faits décrits jamais contestés :

Vers l’an 900, le chef Lybien Chess Ong devenu Pharaon attaqua Jérusalem. Il mit la main sur un certain nombre de trésors du Temple, notamment sur ceux qui étaient facilement transportables.

Un récit de cette campagne fut gravé sur les murs du Temple d’ AMON à Thèbes.

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La gravure de l’Arche sur le mur du Temple d’ AMON ne laisse aucune place au doute :

L’ Arche n’est plus à Jérusalem depuis au moins l’an 900.

La Découverte par Guy Tarade d’une lettre inédite.

Guy Tarade, dans ses recherches sur plusieurs lieux en Provence, a trouvé une lettre venant d’une correspondance !

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L’ extrait qui suit provient d’un document de Provence où l’ Arche a séjournée.

Ce document à été écrit par un Abbé concernant l’arrestation en 1307 de 2 Templiers qui seront interrogés le 24 janvier 1308 sur l’immense fortune qu’ils possédaient.

Cet Abbé s’appelle : l’Abbé COURIOLE.

L ‘ Abbé Couriole avait eu entre ses mains des documents Royaux concernant l’interrogatoire des 2 Templiers.

L’ Abbé n’ayant jamais lu ni entendu un pareil récit -qui ne correspondait EN RIEN avec ce qui avait été dit concernant les Templiers et leur procés- décida de les publier et en fit un manuscrit.

L’ Abbé Couriole avait un ami à Forcalquier qui répondait an nom de Monsieur Raynaud et qui était Editeur.

Bizarement, Monsieur Raynaud Refusera de publier le manuscrit de l’Abbé Couriole et ne donnera jamais d’explication à son ami l’Abbé.

Les documents Royaux que l’Abbé Couriole avaient eu entre ses mains ne se retrouveront plus (???) mais l’Abbé Couriole avait noté, dans une correspondance privée, une partie de ces documents Royaux dont l’ interrogatoire d’un Templier ; c’est ce qui a été retrouvé par Guy Tarade.

Voilà ce qui a été noté par l’Abbé Couriole avec pour référence :

FORNERI – QUINIE – SOLIER – Manuscrit du Marquis de Ripert-Montclar au Château d’ Allemagne.

INTERROGATOIRE DU FRERE TEMPLIER ARNOLD PAR LE NOTAIRE ROYAL EN 1308

  • Le Notaire : Savez-vous ce qu’il y avait d’ écrit ?
  • Frère Arnold : Je ne sais ! Les rouleaux et les Tablettes étaient déposés à la

préceptorie dans la salle des archives où dormait le préceptor.

  • Le Notaire : Dans ce coffre, qui avait-il ?
  • Frère Arnold : Je l’ai dit, rien d’autre. Un coffre plus petit que personne n’avait le droit d’ approcher. La garde en était confiée à Frère Elie.
  • Le Notaire : Ce coffre, à quoi servait-il ?
  • Frère Arnold : Il était entreposé au château près de la Chapelle, à la réception des Frères de notre Ordre. Le réceptor appelait le Frère Elie pour le

    montrer à Tous. Frère Elie parlait au coffre et celui-ci semblait lui

répondre dans une langue inconnue de moi.

Aussitôt, un buste de Vieillard sortait du coffre.

  • Le Notaire : C’était un Idole ?
  • Frère Arnold : Non ! Frère de Blacas m’a dit qu’il représentait Moïse, gardien des

Tables de la Loi.

  • Le Notaire : C’est un prophète ?
  • Frère Arnold : Oui, le prophète du peuple élu des saintes écritures.
  • Le Notaire : C’est lui que vous adoriez ?
  • Frère Arnold : Non ! C’est bien Notre Dame et son Fils.
  • Le Notaire : Ce coffre, comment était-il ? D’ Où venait-il ?
  • Frère Arnold : Il était construit dans un métal que je ne connais pas. Frère Blacasm’a dit que c’était l’Arche D’ Alliance qui fut ramenée de Jérusalem

en 1127 et déposée ensuite à l’Abbaye de Sénanque à la demande

des Bienheureux Bernard et Malachite.

  • Le Notaire : Ce coffre, quand fut-il amené en préceptorie de Gréols ?
  • Frère Arnold : Je ne sais.

FIN DE LA RETRANSCRITION DE L’ INTERROGATOIRE PAR L’ ABBE COURIOLE.

Cependant, l’ Abbé Couriole note ses ressentiments dans sa lettre manuscrite quant aux Ecrits Royaux qu’il a pu lire concernant les Templiers :

Il parle du Démon qui a rendu Fou ce Templier et que la douleur et la folie ont égaré.

Il parle d’un voyage dans le temps, dans les cieux avec des chars volants crachant du Feu du Royaume du Cygne.

Il parle d’un puits profond envahit par les ténébres, perdu dans les cieux permettant de parvenir à l’immortalité, permettant de joindre des étoiles inconnues et d’atteindre de nouveaux Royaumes.

Il parle d’ Apocalypse, de guerre Céleste par les puissances des ténébres, de guerres dans des mondes Célestes inconnus.

L’ Abbé Couriole indiqua qu’il existait (en plus des Ecrits Royaux), une note de Romerville sur ce sujet.

« Sur ces 2 Templiers, Un avoua que sa maison détenait des Tablettes d’argile, divers meubles et des Objets Sacrés de la CHAPELLE. »

Des personnes sont donc allées enquêter à APT afin de retrouver ces fameux documents !

TOUT AVAIT DISPARU.

La Chapelle Royale d’ Apt Sainte Anne a été financée par Anne d’ Autriche, Reine de France, épouse du Roi Louis XIII et MERE du Roi Louis XIV………..Coïncidence ?

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L’ Abbé Couriole qui avait eu entre ses mains TOUS les Documents Royaux dont il avait retranscrit l’épisode de l’ Interrogatoire de Frère Arnold AVAIENT DISPARUS EGALEMENT.

L’ Abbé avait noté que FORNERI avait donné pour référence :

« Les archives du Roi au Palais Comtal d’ Aix ».

Tout avait disparu Egalement.

Et ces documents ne sont pas référencés à la Bibliothèque Nationale de Paris !

Concernant le « Royaume des Cygnes », l’on apprend que la Reine d’Angleterre est PROPRIETAIRE des Cygnes, cette « Tradition » datant du XIIème siècle !!!

Et c’est « Paris-Match » en 2017 qui nous le révèle : https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=9&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwiux-bB1dzYAhXMaVAKHYhnD9MQFghQMAg&url=http%3A%2F%2Fwww.parismatch.com%2FRoyal-Blog%2FRoyaume-Uni%2FElizabeth-II-le-regne-record-les-pouvoirs-bizarres-de-la-reine-d-Angleterre-824799&usg=AOvVaw2qtUx2npE-xTHGh6ao41fq

Palais Comtal d’ Aix :

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Abbaye de SENANQUE :

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GREOLS ou GREOUX LES BAINS : Château des Templiers

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Cela démontre que l’ Arche d’ Alliance a bien sejournée en Pays Provençal et a effectué également un séjour dans le Gers, à Auch.

En effet, la Cathédrale Sainte Marie d’ Auch nous montre un relief du passage de l’ Arche :

Relief dans la Cathédrale d’ Auch :

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L’ Arche d’ Alliance a bien été amenée en France par les Templiers. Elle fut découverte lors des investigations qui suivirent leur arrestation le Vendredi 13 Octobre 1307 sous le Règne de Philippe Le Bel.

Philippe Le Bel, encore accusé de « vol de grande envergure », d’avoir été « un boucher », « un tortionnaire » ne s’enrichira pas pour autant et le Royaume de France ne verra pas ses Finances exploser.

Philippe Le Bel, Roi Très Chrétien avait parfaitement compris que la Fortune des Templiers ne se limitait pas aux simples « Bons de Dépôt » et « Lettre de Change » !

Comment imaginer que « Les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » soient LES PLUS RICHES PROPRIETAIRES EN FONCIER DE FRANCE, DE NAVARRE ET DE TOUTE L’ EUROPE ?

Notre Roi a parfaitement compris que Les Templiers n’étaient pas restés à Jérusalem par AMOUR POUR LE CHRIST, mais bien pour s’enrichir par un vol de grande envergure !

Si notre Roi Philippe Le Bel avait été ce dont on l’affuble, qui l’aurait empêché de faire fondre l’Or de l’Arche d’ Alliance qui pèse dans les 350 à 400 KG ?

L’ Argent, l’Or, les Pierres Précieuses avaient métamorphosé les Templiers qui ne soucieront plus de la protection des Pélerins sur les routes, ni du Tombeau du Christ en Terre Sainte mais uniquement « Du Temple de Salomon »…..et pour Cause !

Notre Roi Philippe Le Bel, certainement déconcerté en découvrant

l’ Arche d’ Alliance, décidera de la METTRE A L’ ABRI afin que PERSONNE ne puisse la dérober.

Il mettra par écrit -pour ses descendants- que cet Objet Sacré de Moïse doit être protégé par le Royaume de France dont Jésus-Christ est LE ROI.

Ce qui sera Fait par TOUS NOS ROIS.

Après ce périple dans le Midi de la France, nous remontons en ÎLE DE FRANCE Visiter VERSAILLES.

REGNE DE LOUIS XIV : LE ROI SOLEIL

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Le règne de Louis XIV reste marqué par l’image d’un roi absolu et d’un État puissant, donnant à cette période le nom du « Grand Siècle ». Investi très jeune dans ses fonctions, éduqué par le cardinal Mazarin, le Roi-Soleil incarne les principes de l’absolutisme. En 1682, il s’installe, entouré de sa Cour, au château de Versailles, meilleur symbole de son pouvoir et de son influence en Europe.

La famille royale

Surnommé « Louis-Dieudonné » en raison de sa naissance attendue pendant 23 ans, Louis XIV naît en 1638, à Saint-Germain-en-Laye. Devenu roi à quatre ans et demi, à la mort de son père Louis XIII, le jeune souverain reçoit d’Anne d’Autriche, sa mère, et du cardinal Mazarin, son parrain, une éducation complète. Alors que sa mère assure la régence et que Mazarin s’occupe de son initiation politique, arrive rapidement le temps de la Fronde (1648-1653), une rébellion qui touche d’abord le Parlement avant de s’élargir à la haute noblesse. L’enfant se sent humilié par l’arrogance des Grands et menacé dans sa capitale : il s’en souviendra.

Louis XIV épouse à Saint-Jean-de-Luz, en 1660, sa cousine doublement germaine,Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne. Leur union cimente la réconciliation de la France et de l’Espagne voisine. Le roi et la reine ont six enfants. Seul l’ainé, Louis de France dit Le Grand Dauphin, survivra. Après la mort de la souveraine en 1683, le roi épouse secrètement Madame de Maintenon qui succède à ses premières favorites, Mademoiselle de La Vallière et Madame de Montespan, avec lesquelles il a eu plusieurs descendants légitimés.

Des résidences du roi au château de versailles

Jusqu’à son installation au château de Versailles le 6 mai 1682, le roi impose à la Cour des déplacements fréquents. Louis XIV et ses courtisans séjournent au palais du Louvre puis aux Tuileries, dans les châteaux de Saint-Germain-en-Laye, de Vincennes, Fontainebleau et Versailles, en pleine transformation. Les travaux sont confiés à des artistes tels qu’André Le NôtreLouis Le VauCharles Le Brunou encore Jules Hardouin-Mansart. En 1678 débute la construction de la galerie des Glaces, plus grand symbole de la puissante monarchie absolue. Offrant suffisamment d’espaces pour loger les courtisans, le Château et ses dépendances deviennent le symbole de cette noblesse prête à tout pour loger près du roi, lequel respecte ainsi la tradition de la monarchie qui veut qu’il soit accessible. Sous l’œil du souverain, les Grands ne complotent plus ; ils résident soit aux armées, soit à la Cour, attentifs à plaire et à servir. Intimidant, majestueux, renseigné sur tout par ses espions, le roi contrôle tout.

Un roi passionné par les arts

Les centres d’intérêt du souverain sont très variés et il excelle dans de nombreux domaines : la musique (il joue de la guitare), la danse (il se distingue dans les ballets) ou encore l’équitation, étant un parfait cavalier. Il aime la chasse, la promenade, l’escrime, les spectacles, les jeux de société et en particulier le billard. Il s’entoure avec discernement des meilleurs artistes de l’époque, dontMolièreLully ou Racine. Au château de Versailles, il fait jouer leurs comédies, opéras, tragédies et organise de brillantes fêtes.

Un monarque de droit divin

Avant de lui préférer l’allégorie politique, Louis XIV choisit au début de son règne le soleil pour emblème. Le soleil, c’est Apollon, dieu de la paix et des arts ; c’est aussi l’astre qui donne vie à toutes choses, qui est la régularité même, qui se lève et qui se couche. À l’instar du dieu, Louis XIV, héros guerrier, ramène la paix ; il protège les arts, il est le dispensateur de toutes les grâces. Par la régularité de son travail, par ses levers et couchers publics, il marque la ressemblance, imprimée dans la pierre. Partout le décor de Versailles mêle les représentations et les attributs du dieu (lauriers, lyre, trépied) aux portraits et aux emblèmes royaux.

Le régime absolutiste

Monarque de droit divin, le roi est le lieutenant (tenant lieu) de Dieu sur terre. C’est en ce sens qu’il est dit « absolutiste » ce qui, en latin, signifie délié de tout lien : il n’a de compte à rendre qu’à Dieu. Lors de son sacre, il s’est engagé à défendre la foi catholique. Pour honorer son serment et afin de préserver l’unité religieuse du royaume, il lutte contre les jansénistes de Port-Royal et engage des persécutions contre les protestants. Les conversions forcées, l’émigration de deux cent mille d’entre eux, le conduisent à supprimer l’édit de tolérance : c’est la révocation de l’Édit de Nantes en 1685. Depuis Versailles, Louis XIV dirige un État centralisé et absolutiste qu’il a bâti autour de sa personne. Le monarque réside dans le corps central du Château, au premier étage, où trois appartementslui sont réservés. Il impose à la Cour l’étiquette, règles de préséance auxquelles doit se soumettre la noblesse. Avec Colbert, il conduit la réorganisation administrative et financière du royaume, ainsi que le développement du commerce et des manufactures. Avec Louvois, il réforme l’armée et accumule les succès militaires.

Affaibli par 72 années de règne, Louis XIV meurt le 1er septembre 1715. Il est inhumé à la basilique Saint-Denis et lègue le trône à son arrière-petit-fils Louis XV, alors âgé de 5 ans. Il reste l’homme du « Grand Siècle », symbole des fastes de Versailles et du rayonnement de la France.

ENTRONS DANS VERSAILLES

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Le Roi SOLEIL, en effigie sur le portail, nous indique DEUX DIRECTIONS :

  1. Par la Fleur de Lys

  2. Par la main de Justice aux doigts rapprochés.

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REGARDONS DE TRES PRES LE PORTRAIT DE LOUIS XIV

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Dans le portrait de notre Roi peint par Hyacinthe RIGAUD, ce qui est le plus important ne « saute pas aux yeux » loin s’en faut !

Et pourtant !!!

Comment peut-on Imaginer une seconde que le Roi le plus PUISSANT parmi les Nations ait pu avoir l’outrecuidance de poser volontairement la Fleur de Lys de son septre « en bas » alors qu’elle devrait être dirigée VERS LE HAUT ?

Hyacinthe Rigaud a savamment dirigé notre regard sur le Roi Louis magnifiquement vêtu, montrant ses « jambettes » en prenant soin de peindre, sur le côté gauche de son portrait ce que le Roi Louis voulait nous montrer, voulait que nous sachions !

Toutes les explications sur le net concernant le Portrait de Louis XIV convergent vers le pouvoir qu’il exerçait en passant ainsi à Côté du « Détail PRIMORDIAL » !

Comment « trouver Normal » qu’un Roi dirige son septre à la Fleur de Lys vers LE BAS ? Apparemment, cela n’interpelle pas, la preuve :

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En effet, Louis XIV tient son septre à la Fleur de Lys posée VERS LE BAS alors que le pouvoir Royal doit être VERS LES CIEUX !

Sa Couronne et la Main de Justice sont aussi posées sur un coussin en velours Bleu Royal qui a la forme d’un couvercle de COFFRE !

La Fleur de Lys, la Couronne et la Main de Justice,Symboles Royaux, sont précisément posés sur le couvercle d’un Coffre que l’on nous montre pour nous dire :

« Ce qui est caché dans ce coffre est SACRE » !

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Louis XIII avait fait construire sur le territoire de Versailles un simple pavillon dans lequel il résidait lorsqu’il organisait des parties de chasse.

Comme Chambord, Versailles était une terre marécageuse où il paraissait invraisemblable qu’une construction puisse voir le jour.

PAVILLON DE CHASSE 

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Les MARECAGES de VERSAILLES 

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Les marécages seront asséchés comme à Chambord et Louis XIV fera bâtir le Château Royal sans Démolir le pavillon de chasse de son père Louis XIII.

Versailles deviendra LE HAUT LIEU DU POUVOIR DE LA FRANCE.

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Jardins de Versailles 

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Tout comme Saint-Louis, Louis XIV était un Roi Catholique.

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Pour s’en convaincre, il suffit de se rémémorer que le Roi Louis XIV a fait REVOQUER l’Edit de Nantes signé le 13 avril 1598 par son aïeul le Roi Henri IV.

L’ Edit de FONTAINEBLEAU du Roi Louis XIV mettait FIN à la présence Protestante dans le Royaume de France.

Les Protestants dits « Huguenots » et les disciples de Calvin furent chassés du Royaume car le Roi Louis XIV avait pu lire dans les Ecrits Royaux de ces ancêtres dont ceux de la Reine Catherine De Médicis, qu’ils furent les COUPABLES de Meurtres de Masse des Catholiques.

Le malheureux Louis XVI en 1787, par l’Edit de Versailles dit « Edit de Tolérance », mit FIN à l’interdiction pour les protestants de ne plus pouvoir résider au Royaume de France et restitua la nationalité Française à ceux qui l’avaient perdue !!!

Nous connaissons la suite, ………….C’est 1789.

Alors que les jardins de Versailles sont « UN CODAGE » par certaines Sculptures de dieux Grecs,

Louis XIV fera dessiner dans les jardins de Versailles LA CROIX DE JESUS-CHRIST en demandant pour cela que les canaux s’entrecroisent.

La dévotion de Louis XIV à notre Seigneur Jésus-Christ se voie depuis le CIEL par LA GIGANTESQUE CROIX DU CHRIST qui part du Château et se termine au fond d’un jardin !

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LES JARDINS DE VERSAILLES

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VERSAILLES ET LA MER D’ AIRAIN

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La Mer d’ Airain contenait toutes les Eaux du déluge :

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Deux chérubins regardent avec tristesse l’ancienne civilisation engloutie dans les Eaux de la Terre contenues dans la Mer D’ Airain !

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Louis XIV fera faire des bassins à l’identique de la Mer D’ Airain qui représentaient en language mathématique, toutes les Mers de notre terre qui se sont déchaînées pendant le Déluge.

Les jets d’eaux des bassins représentent les eaux qui dévastèrent le monde.

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LES 5 BASSINS DE VERSAILLES :

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Pourquoi 5 bassins ?

 Les 5 bassins représentent les 5 Continents.

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Le Chiffre 5 est le chiffre « Clé » de la Sainte Vierge Marie.

La pratique des cinq premiers samedis du mois, demandée initialement par la Vierge Marie à Soeur Lucie de Fatima le

10 octobre 1925.

Le Chiffre 5 correspond aux 3 mesures de l’Arche d’Alliance

                    1. 2,5 coudée de long

                    2. 1,5 coudée de large

                    3. 1,5 coudée de haut

Et le chiffre 5 dans le Nouveau Testament :

Jésus, lors de la multiplication des pains, prend 5 pains ;

Sur le marché, 5 moineaux se vendent deux sous ;

Élizabeth, la mère de Jean-Baptiste, après avoir conçu, se tient cachée dans sa maison durant 5 mois ;

La Samaritaine du puits de Jacob avait eu 5 maris.

Maintes fois, dans ses paraboles, Jésus emploie le chiffre 5 : les 5 vierges sages et les 5 vierges imprévoyantes, les 5 talents, les 5 paires de boeufs achetés par des invités au banquet, les 5 frères du riche Sybarite.

Et Saint Paul, parlant du don des langues, déclare : « Je préfère dire 5 mots pour instruire les autres que 10 000 en langues ».

Pourquoi le Chiffre 5 est-il le plus important des Chiffres Bibliques ?

Parce-que lorsque l’on prononce 5, l’on prononce Egalement

SAINT.

Ainsi, les écrits bibliques vont pouvoir se lire dans les jardins et bassins de Versailles dans lesquels les Statues Grecques et dieux Grecs nous méneront à l’Arche d’ Alliance.

Bassin 1: « Le Char D ‘ APOLLON »

Apollon tient les rennes et tente de maîtriser les 4 Chevaux de

l’ Apocalyse lancés sur la Terre.

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Bassin 2 : «Le Déluge »

Le Déluge est incarné par Zeus qui demande à son frère

Posséidon de créer un gigantesque ouragan afin

d’ Anéantir les habitants de la Terre.

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Bassin 3 : « L’ Atlandide »

Armé de son Trident, Neptune va faire disparaître

L’ Atlandide. Platon, présent à Versailles, le révèlera !

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Bassin 4 : « Un jeune enfant terrasse la Bête »

Un jeune enfant armé de son trident va terrasser

un iguane : La Bête de l’Apocalyse de Saint Jean.

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Bassin 5 : « La France Triomphante »

Un personnage, dont le visage est encore masqué

(masque de Fer) est descendu du ciel sur un Char. Le

char a été posé sur un chariot à Deux Grandes Roues.

Ce personnage vient annoncer le Triomphe de la

France.

Mais son masque l’empêche de parler car l’heure n’est

pas encore venue d’ annoncer la Vérité !

Son masque est féminin ! Le mot « Arche » est Féminin.

Un cerbère est le Gardien du personnage et de son

secret qui ne doit pas être encore révélé.

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Le Masque du personnage se voit a son coufrance-quatre

Le Cerbère qui garde

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LES SCULPTURES DE VERSAILLES

De bronze, de marbre ou de plomb, les 386 œuvres d’art, dont 221 sculptures qui ornent les jardins, font de Versailles le plus grand musée au monde de sculptures en plein air. Le jardin, près du château, et le Parc, vaste région boisée, permirent à Le Nôtre de développer avec la démesure d’un espace gigantesque les principes qu’il avait mis en œuvre à Vaux-le-Vicomte.

Bien plus qu’un simple jardinier, André Le Nôtre, paysagiste et contrôleur des Bâtiments du roi, maîtrise également les règles de la perspective et de la peinture qu’il avait apprises, dans sa jeunesse, auprès de Simon Vouet, au sein d’un atelier très dynamique où il se lia d’amitié avec Louis Lerambert, sculpteur, et surtout Charles Le Brun. Ce dernier, immense artiste révélé par Fouquet au château de Vaux-le-Vicomte, rapidement promu Premier peintre du roi, s’imposera à ce titre comme le grand ordonnateur des décors et des fêtes et œuvrera, avec Le Nôtre, dans la plupart des maisons royales. C’est donc à une équipe confirmée que Louis XIV confie, dès 1662, un très ambitieux programme d’embellissement et d’expansion du domaine hérité de son père. Dès l’origine, à la notion d’agrément inhérente à tout jardin, Louis XIV impose son désir de faire du domaine le lieu de l’expression éclatante de son pouvoir. L’eau, ressource coûteuse entre toutes, entraînera la construction d’une célèbre pompe, dite la Machine de Marly, d’aqueducs, de réservoirs et d’un réseau de canalisations alors unique en Europe. De même, si les arbres, plantés adultes et les essences, aussi rares qu’onéreuses, manifestent la puissance du monarque, les sculptures qui, peu à peu, peuplent le Petit Parc, visent à en célébrer la gloire.

 

D’Eros à apollon

Bien qu’on ne sache pas exactement comment, entre le donneur d’ordre (le roi), l’administrateur (Colbert), l’architecte (Louis Le Vau puis Jules Hardouin-Mansart), le peintre, le jardinier, les sculpteurs et le fontainier (les Francine), étaient définis les programmes iconographiques, les toutes premières commandes de sculptures semblent célébrer l’amour et la galanterie. En effet, dès les années 1660 les jardins accueillent les grandes fêtes (Les Plaisirs de l’île enchantée en 1664le Grand Divertissement royal de 1668) qui témoignent avant tout du faste et de la prodigalité que le roi sait déployer. Ainsi, le premier groupe de sculptures exécutées, en pierre, en 1664, regroupait autour du bassin du Grand Rondeau, depuis disparu, des Faune, Danseuse ou Nymphe dans un esprit encore burlesque et galant.

Les années qui suivent marquent le début des grands travaux d’embellissement et, très vite, cette dominante légère propre aux jeunes années du roi cède le pas au thème apollinien, si cher à Louis XIV. Apollon, dieu solaire prodiguant ses bienfaits sur la terre entière, garant de l’ordre du monde, sera donc représenté aux divers moments de sa vie, dans toute sa puissance vengeresse ou bénéfique. Le dieu apparaît comme le véritable ordonnateur du cosmos, à l’image, donc, de Louis XIV qui, dans les Grands Appartements, fera du salon d’Apollon la salle du Trône, lieu d’expression physique et symbolique de son pouvoir.

Apollon métaphore du Roi

De fait, les jardins montrent désormais les différents états du dieu et condensent, de fontaines en bosquets, l’étendue illimitée de sa puissance qui, tel le Nec Pluribus Impar dont Louis XIV fait sa devise, suffirait à éclairer encore d’autres mondes. André Félibien, auteur d’une célèbre Description sommaire du Chasteau de Versailles publiée en 1674 souligne bien cette corrélation entre les espaces à l’intérieur du château et les jardins, tout entiers à la gloire du monarque : « Comme le Soleil est la devise du Roy et que les poètes confondent le Soleil et Apollon, il n’y a rien dans cette superbe maison qui n’ait rapport à cette divinité ». Le matériau de prédilection pour ces sculptures essentiellement destinées à l’ornement des fontaines est le plomb qui, moins onéreux, pouvant recevoir polychromie et dorure, ne souffre pas de corrosion : ainsi les figures modelées par les plus grands artistes semblent émerger des nappes d’eau ou jouer avec les jets qu’elles orientent.

Apollon veille donc au bon déroulement du temps : à l’extrémité de l’Allée royaleApollon sur son char (Jean-Baptiste Tuby, 1668-1670, plomb) semble sortir de l’obscurité de l’onde et commencer un nouveau jour à l’issue duquel, après avoir répandu ses bienfaits sur la terre entière, il terminera sa course et trouvera le repos dans la Grotte de Téthys, sœur et épouse d’Océan. François Girardon et Thomas Regnaudin exécutèrent en marbre un groupe de sept figures montrant le dieu entouré de nymphes qui le servent et le lavent (Apollon servi par les nymphes, 1667-1674), tandis que sesChevaux (deux groupes exécutés par Gilles Guérin, Balthasar et Gaspard Marsy, 1667-1674) sont soignés et pansés après leur longue course céleste. Ces trois groupes, chefs-d’œuvre absolus de la sculpture française, ornaient alors la Grotte de Téthys édifiée en 1666 sur le côté nord du château. La grotte ayant été détruite en 1684 du fait de la construction de l’aile du Nord, les groupes seront transférés dans d’autres bosquets avant de prendre place, en 1781, au cœur d’un important rocher, composition préromantique aménagée par Hubert Robert.

L’enfance d’Apollon, de même, est évoquée au bassin de Latone où le dieu est représenté, jeune garçon, pendant que sa mère Latone (Gaspard et Baltasar Marsy, 1668-1670, marbre) fuit le courroux de Junon, l’épouse trompée de Jupiter. Face aux paysans de Lycie qui lui interdisent de se désaltérer malgré sa course épuisante, Latone lève la main au ciel en les maudissant : ceux-ci, terrifiés, sont alors changés en grenouilles crachant de nombreux jets d’eau. Le dieu solaire est enfin le garant de l’ordre du monde : le bassin du Dragon, au bas de l’allée d’Eau, montre ainsi le monstrueux Python (frères Marsy, 1668, plomb doré) agonisant, percé des flèches d’Apollon parce qu’il empêchait Latone d’accoucher, pour la punir de son union avec Jupiter.

De même, les combats entre autorités divines et forces maléfiques, comme au bosquet de l’Encelade où le géant est enseveli sous les rochers de l’Etna qu’il avait amassés pour atteindre les dieux (Gaspard Marsy, 1675, plomb), sont autant de métaphores d’un Louis XIV puissant, pacificateur et juste.

La Grande Commande de 1674 : triomphe du marbre et de l’allégorie

En 1674 est passée ce que les historiens de l’art nomment la Grande Commande, qui marque l’apogée du marbre à Versailles. En effet, pas moins de huit enlèvements représentant les quatre éléments (L’Eau, la Terre, l’Air et le Feu) et vingt-quatre statues groupées par tétrades incarnant les quatre Parties du monde, les quatre Heures du Jour, les Saisons, les Éléments, les Tempéraments de l’homme et les quatre Poèmes furent, durant près de vingt ans, exécutées par les équipes de sculpteurs ayant œuvré à la grotte de Téthys et à l’allée d’Eau. Ainsi, aux côtés de Girardon, Regnaudin, Guérin, les frères Marsy et Tuby, pour ne citer que les plus fameux, se révèle Martin Desjardins, artiste talentueux, auteur notamment du Soir (marbre, 1674-1683), représenté par une femme aux subtils drapés, référence à peine voilée à la célèbre Diane antique, trésor des collections royales.

Conçue par Le Brun qui a exécuté les dessins de toutes les figures, cette Grande Commande devait initialement prendre place sur le parterre d’Eau aménagé par Le Nôtre, au pied du château. Comme le souligne Claude Nivelon, biographe du Premier peintre, « le parterre est une représentation de toute la masse ou construction universelle » placée sous l’influence bienfaisante d’Apollon, c’est-à-dire Louis XIV. Cet ingénieux système de correspondances (les Saisons, les Heures… etc.) véritable cosmogonie, campait le roi en grand ordonnateur de la bonne marche du monde. Ces tétrades sculptées firent en outre l’objet d’une entreprise éditoriale : les gravures réalisées d’après les dessins de Le Brun visaient tant à célébrer la sculpture française à son apogée qu’à diffuser la gloire du souverain.

Exalter le roi et son royaume

Le parterre d’Eau de Le Nôtre fut rapidement détruit et les sculptures dispersées dans les jardins, essentiellement au parterre du Nord. Commence alors une nouvelle ère où les thèmes mythologiques chargés de symboles sont abandonnés au profit d’une exaltation de la figure royale et de la France.

Déjà, en 1678, année de la Paix de Nimègue qui consacra Louis XIV maître de l’Europe, deux bosquets témoignant de cette inflexion nouvelle dans l’iconographie furent aménagés. Le bosquet de la Renommée, du nom de cette figure allégorique tenant les trompettes de la bonne et de la mauvaise renommée, mais soufflant dans la bonne, célébrait sans détour cette victoire (Gaspard Marsy, détruite). De même, le très évocateur bosquet de l’Arc de triomphe, aujourd’hui très transformé, abritait le groupe de la France triomphante exécuté par Jean-Baptiste Tuby, Antoine Coysevox et Jacques Prou (plomb doré, 1681-1683).

L’Antiquité retrouvée

Le changement devint effectif en 1682, année de l’installation de la cour à Versailles, dès lors siège du gouvernement. Tandis qu’à la voûte de la Grande Galerie, érigée à partir de 1678 par Jules Hardouin-Mansart, Le Brun dépeint, sans les détours de la fable ou de la mythologie, les hauts faits de l’histoire du roi,  de nouveaux programmes d’aménagements sculptés sont élaborés pour les jardins. Louvois, qui devient surintendant des Bâtiments en 1683, à la mort de Colbert, encourage ce renouvellement de l’iconographie et impose progressivement Pierre Mignard, peintre renommé qui à son tour dessine les modèles des œuvres que les sculpteurs exécutent.

L’antique devient alors une référence obligée pour Louis XIV qui, collectionneur aussi puissant qu’averti, se réfère aux grands empereurs romains, représentés à loisir dans les salons des Grands Appartements. Afin de pallier le protectionnisme des papes qui limitent fortement l’exportation des sculptures antiques de Rome, Louvois encourage la copie des œuvres romaines les plus fameuses par les pensionnaires de l’Académie de France à Rome, alors au palais Mancini, sur le Corso. Les œuvres phares des plus grandes collections romaines, tels l’Hercule Commode (Nicolas Coustou, 1683-1684), l’Antinoüs et l’Apollon du Belvédère, le groupe Paetus et Arria Ludovisi, le Grand Faune Borghèse sont ainsi reproduites pour prendre place dans les jardins. Si la logique iconographique qui présida aux vingt premières années semble définitivement oubliée, Versailles devient le plus grand musée en plein air de sculpture et inspirera de nombreuses résidences royales ou princières européennes.

Triomphe du bronze

L’aboutissement de cette influence, très politique, des modèles antiques, est atteint avec les grandes commandes, motivées par Louvois, de sculptures en bronze, matériau prestigieux entre tous dont l’usage, à l’époque, offre la vision d’une Antiquité retrouvée. Le nouveau Parterre d’eau, en 1683, est donc composé de deux grands bassins autour desquels les plus grands sculpteurs furent chargés de fournir les modèles pour des groupes représentant les quatre grands fleuves de la France et leurs affluents, coulés ensuite dans le bronze par Jean-Balthazar Keller, fameux fondeur de canon, de 1688 à 1691 (Le Loiret, Jean-Balthasar Keller d’après Thomas Regnaudin, 1685-1690).

Cet ambitieux programme célébrant, par ces figures allégoriques masculines pour les fleuves, féminines pour les affluents, un territoire, le royaume de France, est complété à l’ouest par quatre groupes de combats d’animaux. Chefs-d’œuvre de l’art animalier (Tigre terrassant un loup, Jacques Houzeau, 1685-1687), ces grands bronzes d’une qualité d’exécution remarquable se substituent pour la première fois au plomb pour former une fontaine dont l’eau anime la sculpture.

700

PLATON : L’ Ange regarde Platon et dessine le portrait de Louis XIV

comme pour Graver « Sacré à Jamais » le récit de

l’ Atlantide.

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APOLLON : La sculpture des « Bains d’ Apollon » est située à l’entrée

d’une grotte. Qui a t’il dans la grotte ?

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UN GLADIATEUR : Dans le Bosquet de la Reine, un Gladiateur nous

indique une direction.

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NEPTUNE : Prêt a terrasser la Bête des profondeurs avec son Trident                                      

                 

APOLLON : Il porte sa cape sur le bras qui semble lui servir d’appui.

Apollon sait manier l’ ARC, il nous montre son carquois pour

preuve.

Mais où est passé son ARC ? Peut-être caché sous sa

cape parce-qu’il lui sert d’appui : cape se disait CHAPE

en ancien Français. Cape étant un nom Féminin =

CHAPPE-ELLE ! = CHAPELLE.

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Le Roi Louis XIII avait fait érigé un pavillon de CHASSE.

Apollon est un CHASSEUR.

En ancien Français le mot CHASSE désignait un COFFRE, d’où l’expression première « CHASSE GARDEE »= SECRET GARDE !

Et cette CHASSE GARDEE va nous mener du 1er Apollon -en ligne droite- jusqu’à la

CHAPELLE ROYALE.

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LA CHAPELLE ROYALE

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L’auteur adresse à la pNNHHLES STATUESHostérité un avertissement tImi irès cla

Louis XIV dédiera La Chapelle Royale à Saint Louis qui était allé à Jérusalem acheter la Couronne d’Epine de notre Seigneur Jésus-Christ en faisant construire sa Chapelle Royale à l’Identique de la Sainte Chapelle de Saint-Louis.

CHAPELLE ROYALE DE VERSAILLES :

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SAINTE CHAPELLE DE SAINT LOUIS :

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La Chapelle Royale est la dernière création de Louis XIV.

Aucune représentation du Christ, pas de Croix, pas de Vierge Marie, pas de Saints !

Uniquement des symboles de l’Ancien Testament !

C’est l’ Apollon qui se trouve devant le mur de la façade principale du château qui nous en délivre l’explication :

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« Je porte ma cape, elle couvre mon cou et n’est plus entièrement suspendue à mon bras. Mon bras est tendu et je ne vous laisse voir qu’une petite partie de l’objet que je tiens car c’est à vous de trouver ce que je tiens réellement !

Un torche ? Un Chandelier peut-être ?

Continuons notre visite dans la Chapelle.

En levant les yeux nous apercevons sur la fresque centrale un Ange qui semble danser en chutant, deux Chérubins se situent au dessous de sa cuisse !

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Et on retrouve les 2 Chérubins sur les arcades de la Chapelle !

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Les Chérubins sont sertis de Dorure : D’ OR = DORT =

LE SECRET DORT

Louis XIV fait représenter SAINT-LOUIS dans la Chapelle Royale !

Il montre son Aïeul Saint-Louis comme étant le Gardien d’un Coffre !

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Si l’on blanchi une partie du mur en contre-bas, l’on constate que Saint-Louis tient bien un coffre entre ses mains !

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Et ce secret nous est enfin dévoilé sur le mur de la Chapelle :

C’est bien l’ ARCHE D’ ALLIANCE qui est portée et protégée par des Chérubins qui montrent et les Tables de la Loi et le fameux Chandelier dont Apollon nous montrait qu’une infime partie !

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Question : Mais où est donc cachée l’ Arche ?

L’ emplacement de Versailles n’est pas dù au Hasard !

Louis XIV, qui a continué l’oeuvre de son père, a fait Bâtir le château Exactement entre la Cathédrale de Chartres et un certain Village inconnu du plus grand nombre de Français.

Lorsque l’on trace des lignes droites depuis les Châteaux jusqu’aux Cathédrales, on s’aperçoit que l’Alignement est PARFAIT et qu’en suivant ces alignements nous allons savoir où est Exactement l’ Arche D’Alliance !

Partons de Versailles :

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Nous arrivons au Louvre :

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La Cathédrale de Chartres nous donne 3 directions :

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Versailles nous donne également 3 directions :

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Ces 3 directions attérissent à FEIGNEUX.

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L’ Arche D’ Alliance Repose dans une Cave à FEIGNEUX.

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VILLAGE DE FEIGNEUX

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Feigneux est un petit village de 430 habitants

Pourquoi nos Rois ont-ils optés pour FEIGNEUX pour cacher

l’ Arche d’ Alliance ?

Parce-qu’à FEIGNEUX, L’ ARCHE « GÎ EN FEUX » !

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Nota Bene : Inutile d’aller creuser ou autre, les services secrets Français gardent le lieu. Dans un prochain dossier, nous expliquerons ce qu’est réellement l’Arche d’ Alliance tout droit sortie de la pyramide de Khéops, donnée très certainement à Moïse afin qu’il puisse, avec son peuple, survivre 40 ans dans le désert.

Etudier l’ HISTOIRE DE FRANCE, c’est RENOUER avec Notre Grandiose Passé que la Révolution a EXTERMINE.

Revenir à Notre Glorieux Passé, c’est ENTERRER chaque Jour un peu plus le MENSONGE qui sévit depuis 1789.

§§§

U

§

Saint Louis, roi de France

« J’interdis la spéculation par accaparement sur les matières premières et sur les marchandises, ainsi que la surproduction. Le Livre des Métiers encourage les harmonies des compagnons et maîtres. Il rappelle le sens sacré de l’ouvrage qui est création. Le travail, qui n’est qu’un moyen, meurt en l’objet créé ; l’effort n’est pas une fin en soi. La fin, c’est l’œuvre. LE chef d’atelier et ses œuvriers créent un « chef-d’œuvre » .Je veux aussi domestiquer le commerce de l’argent. L’argent n’est qu’un serviteur; le vrai capital, c’est le savoir-faire. Il est pernicieux que l’argent produise de l’argent. Toute stipulation d’intérêt relève d’une vilaine paresse car elle vient, sans labeur, grossir, au moment de la restitution, la somme prêtée. Je veux interdire l’usure et l’argent qui prospèrent en dormant. »

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