La réalisation des desseins de lucifer par le moyen d’un « pape » et d’un concile.

JEAN XXIII & VATICAN II
SOUS LES FEUX DE LA PENTECOTE LUCIFERIENNE
« Le plus terrible châtiment du péché en cette vie,
est lorsque Dieu permet que le pécheur tombe en beaucoup d’autres désordres,
en lui retirant les grâces spéciales que l’on appelle de préservation ».
Dupont, L. I, méd. 18, § II, 2°.
Écrit en janvier 1985, par les demoiselles Lebaindre et Grandjean1, ce texte, malheureusement, n’a circulé que dans un milieu restreint. Depuis, la réflexion sur l’événement du Concile a beaucoup avancé et de nombreux documents nous ont permis de mieux comprendre ce qui s’est passé. Monseigneur Tissier de Maillerais, dans son discours fameux des ordinations du 27 juin 2002 à Ecône, a le mieux synthétisé l’affaire du Concile :
une secte gnostique a éclipsé l’Eglise, usurpant tout, pour imposer une nouvelle religion.
Oui, il s’est passé quelque chose de très très grave au début du Concile. Et comme ce document l’explique et le prouve, Dieu a permis par une juste justice que tous soient aveuglés. Vatican II est un châtiment, châtiment des péchés des clercs qui, depuis la mort de saint Pie X, ne croyaient plus au démon, ne savaient plus ses projets, ne combattaient plus ses troupes, ne veillaient plus, laissaient l’erreur tout envahir, édulcoraient la vérité, dormant paisiblement pendant que les ennemis investissaient la maison. La conséquence fut terrible : Dieu permit que TOUS apostasient et une hiérarchie parallèle gnostique imposa son pouvoir avec insolence, violence, détruisant tout.
Ils étaient docteurs en Vérité, ils connaissaient la vérité, ils l’avaient enseignée, et pourtant !
Comment tombèrent-ils dans les pièges sataniques de la liberté religieuse, de l’œcuménisme, du ralliement au monde, de la destruction des sacrements, des catéchismes, du droit canon, de l’inversion de la grille amis-ennemis, etc. etc. ?
Allant contre la vérité connue, ils firent le péché irrémissible contre le Saint-Esprit et depuis, après avoir fait le pire des blasphèmes contre le premier commandement, après avoir fait de nombreux péchés mortels contre la Foi, ils ne sont plus en état de grâce, ils vivent en état de péché mortel, sans même la volonté et encore moins quarante ans après, la possibilité d’en être absous. Abandonnés de Dieu qui leur a retiré les grâces spéciales de préservation, ils sont comme des astres morts errants.
En relisant le vénérable Holzhauser, on voit que tout fut annoncé : les péchés méritant le châtiment, le châtiment lui-même, et la sentence : « tu as le nom de vivant, mais tu es mort ».
Pour nous aujourd’hui ce texte est une leçon, car l’analyse du travail satanique des Illuminati, dont les résultats sont palpables, indiscutables, nous permet de comprendre que le même plan ennemi recommence dans les milieux de la Tradition.
Des hiérarchies parallèles, liées à des groupes lucifériens, des travaux occultes, un manque de surveillance et de sanction contre les esprits faux, leur promotion à des postes clefs, attaquent la vérité connue, ruinent la Foi, détruisent de l’intérieur les familles qui voudraient garder la Foi, et ont déjà engendré l’apostasie de beaucoup. Les
ralliés sont presque tous d’anciens fidèles de la Tradition.
Le dernier livre de l’abbé Célier2, l’Arsène Lupin de la tradition, qui sous le pseudonyme de Paul Sernine attaque la vérité connue, est une moquerie de la gnose, pour mieux laisser les gnostiques faire leur travail de sape. La publication de ce livre, sous l’œil bienveillant de ses supérieurs, démontre à tous leur incompétence, leur léthargie, leur
manque de courage ; ne nous étonnons pas si demain un châtiment terrible arrive.
Professeur de philosophie au cours scandaleux connu par Le Dieu mortel, livre qui aurait mérité le pilon, il fit pire depuis. Pendant dix ans comme directeur de la revue Fideliter et des éditions Clovis, il ne cita jamais les auteurs antilibéraux, n’en diffusa aucun, et au contraire se lia à ceux qui les combattaient. Au lieu de former de vrais
chrétiens, de les armer pour la défense de leur Foi, il les déforme par des articles inutiles ou insignifiants. Avec son ami de Tanouarn, de quel camp sont-il ?

Pour qui travaillent-il ?
Nihil novi sub sole. On ne se moque pas de Dieu. Très sainte Vierge Marie, protégez-nous de ces menteurs, de ces pervers, de ces hypocrites, de ces blasphémateurs, de ces mercenaires de Satan. Nous les craignons plus, eux qui tuent les âmes, que ceux qui tuent les corps.
Louis-Hubert Remy, 30 novembre 2003,
en la fête de saint André, celui qui fut le premier à dire : « Nous avons trouvé le Messie » .

« Dans un siècle – disaient les Actes de la Haute Vente des Carbonari (que Pie IX a fait publier) – les évêques et les clercs penseront marcher derrière la bannière des clefs de Saint-Pierre alors qu’ILS SUIVRONT NOTRE ÉTENDARD ».
Infiltrations maçonniques dans l’Eglise, abbé E. BARBIER.
« Notre complot sera dévoilé, les nations se retourneront contre nous…et notre domination sur eux ne sera jamais réalisée » Le luciférien PIKE. « Un jour viendra où un pape inspiré du Saint-Esprit déclarera que toutes les excommunications sont levées,
que tous les anathèmes sont rétractés, que tous les chrétiens sont unis à l’Eglise,
que les Juifs et les Musulmans sont bénis et appelés par elle ; que tout en conservant l’unité et l’inviolabilité de son dogme, elle permet à tous les cultes de s’en rapprocher par degré en embrassant tous les hommes dans la communion de son amour et de ses prières…
Il faut, en répandant l’esprit de charité universelle, préparer l’avènement de ce grand jubilé… »
Eliphas Lévi (ex-abbé Constant), Cours de philosophie occulte, le 21 Janvier 1862.
UN TEXTE IMPORTANT DE SAINT JEAN DE LA CROIX
Au début de cet ouvrage, il est bon de rappeler ce texte si important de saint Jean de La Croix, qui doit nous guider dans notre lutte contre l’illuminisme envahissant.
« TOUT D’ABORD, LA PERFECTION DE LA FOI QUI DOIT REGIR L’AME EST AMOINDRIE, ET C’EST DEROGER GRANDEMENT A SES LOIS
QUE D’ADHERER AUX MANIFESTATIONS EXTRAORDINAIRES QUI SE PRODUISENT PANS LES SENS ; COMME NOUS L’AVONS DIT, LA FOI
EST AU-DESSUS DE TOUS LES SENS. VOILA POURQUOI L’AME QUI NE FERME PAS LES YEUX A TOUT CE QUI LUI VIENT PAR LES SENS
S’ELOIGNE DU MOYEN QUI LA CONDUISAIT A L’UNION DIVINE.
…CES COMMUNICATIONS SONT UN OBSTACLE POUR L’ESPRIT SI ON NE LES REJETTE PAS , CAR L’AME S’Y ARRETE ET L’ESPRIT NE
PREND PAS SON ESSOR VERS L’INVISIBLE.
L’AME APPORTE PEU A PEU UN SENTIMENT DE PROPRIETE A CES COMMUNICATIONS ; ELLE NE MARCHE PAS DANS LA VOIE DU RENONCEMENT ET DU DENUEMENT SPIRITUEL.
…L’AME PERD INSENSIBLEMENT L’EFFET SPIRITUEL QUE CES COMMUNICATIONS CAUSENT DANS SON INTERIEUR ; ELLE S’ATTACHE A CE QU’ELLES ONT DE SENSIBLE, A CE QU’IL Y A DE MOINS IMPORTANT…
QUAND L’AME RECHERCHE CES COMMUNICATIONS, ELLE OUVRE LA PORTE AU DEMON, QUI LA TROMPERA DANS DES COMMUNICATIONS SEMBLABLES QU’IL SAIT TRES BIEN SIMULER ET TRAVESTIR ET FAIRE PARAITRE COMME VENANT DE DIEU. CAR, IL PEUT,
NOUS LE DIT L’APOTRE, SE TRANSFIGURER EN ANGE DE LUMIERE. (II COR. XI, 14).
IL CONVIENT DONC A L’AME DE LES REPOUSSER LES YEUX FERMES, SANS EXAMINER D’OU ELLES PROVIENNENT. SANS CELA ELLE
SE PRETERA SI BIEN A CELLES DU DEMON ET LUI DONNERA A LUI-MEME TANT DE PRISE QUE, LOIN DE RECEVOIR CELLES DE DIEU,
ELLE RECEVRAIT CELLES DU DEMON, ET CELLES-CI DEVIENDRAIENT SI NOMBREUSES QUE CELLES DE DIEU VENANT A CESSER, TOUT
CE QUI SE PASSERAIT ALORS NE SERAIT QUE L’ŒUVRE DU DEMON, SANS QUE DIEU Y FUT POUR RIEN. C’EST CE QUI EST ARRIVE A
BEAUCOUP D’AMES IMPRUDENTES ET IGNORANTES. ELLES SE COMPORTAIENT AVEC TANT DE SECURITE AU MILIEU DE CES MANIFESTATIONS, QU’IL A ETE TRES DIFFICILE DE RAMENER UN GRAND NOMBRE D’ELLES A CHERCHER DIEU DANS LA PURETE DE LA FOI.
BEAUCOUP D’ENTRE ELLES N’ONT MEME PU ETRE RAMENEES DANS LA BONNE VOIE, CAR LES ILLUSIONS DU DEMON AVAIENT PRODUIT EN ELLES DE PROFONDES RACINES.
IL EST DONC SAGE DE FERMER LA PORTE A TOUTES CES MANIFESTATIONS ET DE LES REJETER TOUTES… QUAND L’AME LES REJETTE ET Y EST OPPOSEE LE DEMON, VOYANT QU’IL NE PEUT PLUS LUI NUIRE, CESSE PEU A PEU SON ACTION.
AUSSI LE DEMON EST-IL TRES SATISFAIT QUAND IL RENCONTRE UNE AME QUI DESIRE DES REVELATIONS OU S’Y PORTE. IL A
ALORS UNE OCCASION FACILE DE LUI SUGGERER SES ERREURS ET DE LA RETOURNER DE LA FOI AUTANT QU’IL LE POURRA. CAR, AINSI QUE JE L’AI DIT, CETTE AME QUI DESIRE LES REVELATIONS SE MET DANS UNE DISPOSITION TRES CONTRAIRE A LA FOI ET S’ATTIRE BEAUCOUP DE TENTATIONS ET DE DANGERS ».
LA MONTÉE DU CARMEL, livre Il, ch. 10.
LA REALISATION DES DESSEINS DE LUCIFER PAR LE MOYEN D’UN PAPE ET D’UN CONCILE
Les desseins de Lucifer ne visent rien moins que l’entière possession du monde. Et cette possession vise en tout premier lieu l’Eglise Catholique Romaine, la grande Ennemie, la seule Ennemie. Tout le reste du monde en effet, tombe comme un fruit trop mûr, lorsque l’Eglise n’est plus la Lumière des Nations, la Gardienne de la Vérité, la Source de la
Charité, lorsque l’Eglise n’est plus celle qui apporte à la terre l’Espérance !
Il ne faut donc pas s’étonner que l’Épouse du Christ soit l’objet d’un complot ourdi par les suppôts de Satan, les religieux de Lucifer, autrement dit, ceux qui peuplent les Sociétés secrètes, les Congrégations initiatiques, tous ceux qui se rangent sous l’appellation générale de Contre-Eglise.

Écoutons parler un franc-maçon :
« Le 15 janvier 1881, Le Journal de Genève publiait une conversation de son correspondant à Paris avec l’un des chefs de la majorité franc-maçonne qui dominait alors comme aujourd’hui la Chambre des Députés. Il disait : « Au fond de tout cela, il y a une inspiration dominante, un plan arrêté et méthodique, qui se déroule avec plus ou moins d’ordre, de retard, mais avec une logique invincible. Ce que nous faisons, c’est le siège en règle du catholicisme romain…nous voulons le faire capituler ou le briser. Nous savons où sont ses forces vives, et c’est là que nous voulons l’atteindre ».

(Cité par Mgr Delassus dans La conjuration antichrétienne).
Bien des textes de ce genre seraient à citer. Il ne fait pas de doute que l’Eglise, comme son Époux Divin, est appelée à être crucifiée, et crucifiée par les héritiers de ceux à qui Notre-Seigneur a dit : « Vous avez pour père le diable ».
Mais pour que la conjuration Franc-maçonnique pût aboutir (dans la mesure permise par DIEU, et grande est cette mesure), il fallait nécessairement provoquer un « événement-choc » en vue de tout remettre en question. On a entendu prononcer la formule fameuse : « Eglise, que dis-tu de toi-même ? ».
Psychologiquement, le moyen de « l’événement-choc » est très fort, si fort même qu’il peut entraîner une véritable subversion (= ce qui était au-dessus passe au-dessous et réciproquement). Il suffit par la suite de créer les conditions favorables pour que le virus inoculé (celui de la gnose judéo-maçonnique) parvienne à se développer : matraquage et recyclage réussissent à merveille ! Il ne reste plus alors qu’à engendrer la plus extrême confusion pour dérouter les esprits sourcilleux, et enfin constituer une hiérarchie parallèle entraînant la victoire définitive : c’est ce à quoi nous assistons ! …
L’événement-choc rêvé depuis longtemps par la Contre-Eglise a été le Concile Vatican II. Il est aisé de se rendre compte que le projet de ce Concile a hanté les esprits des ennemis de l’Eglise du Christ :
« Je crois, dit le prêtre luciférien Roca, que le culte divin tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les préceptes de l’Eglise romaine, subira prochainement dans un Concile œcuménique, une transformation (comprenons : une démolition), qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité (comprenons le dépouillement de ce qui fait la beauté,
la majesté du culte rendu à DIEU au sein de l’Église) de l’âge d’or apostolique, le mettra en harmonie avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation moderne (comprenons la mise en harmonie avec la conscience et la civilisation de la Contre-Eglise).  (L’abbé Gabriel, cité par Virion, Mystère d’iniquité, p. 33)
Et encore, de ce même personnage :
« Il en ressortira (du Concile œcuménique) une chose qui fera la stupéfaction du monde et qui jettera ce monde à genoux devant son rédempteur (il s’agit du nouveau rédempteur, celui de l’Enfer). Cette chose sera la démonstration de l’accord parfait entre l’idéalité de la civilisation moderne et l’idéalité du Christ et de Son Évangile (comprenons :
l’accord parfait entre la Contre-Eglise et l’Eglise catholique romaine).
« Ce sera la consécration du Nouvel Ordre Social (comprenons : l’ordre nouveau du monde nouveau de la ContreEglise) et le baptême solennel de la civilisation moderne (comprenons le baptême donné par l’Église à la civilisation diabolique de la Franc-maçonnerie) ».
En 1910, le Rose-Croix (adepte de la Société secrète rosicrucienne qui revêt des apparences catholiques) Rudolph Steiner, fondateur de la Société anthroposophique, écrivait de façon claire et nette :
« Nous avons besoin d’un Concile et d’un Pape qui le convoque ».
Retenons bien l’expression « Nous avons besoin… » Elle nous montre clairement, que pour investir l’Eglise de manière à la conduire au Golgotha, les hordes sataniques voulaient un certain Concile et un certain Pape inconscient du danger, pour le convoquer.
Les ondes sataniques, une fois mises en route, ont couru à travers le Milieu catholique. Quelques personnages les ont captées, et ainsi ont pu transmettre au Cardinal Roncalli le « divin message » relatif au futur « Pape’ »qu’il devait être et au futur Concile qu’il devait convoquer. A son tour, ledit Cardinal – devenu ‘Pape’1 en effet – a lui-même capté les ondes relatives au Concile. Et les Pères Conciliaires accourus à son appel, ont capté toutes sortes d’inspirations qui venaient de l’En-Bas et qu’ils ont cru venir de l’En-Haut. Il en est résulté pour l’Eglise la plus vaste « auto-démolition » (Paul VI) de toute son histoire bimillénaire, agrémentée d’une invasion d’illuminismes interprétés comme une ‘‘nouvelle Pentecôte », et pour les occultes une joie dont ils n’ont pu contenir l’explosion !….
I – L’ILLUMINISME DE JEAN XXIII
Comme cela lui avait été prédit le Cardinal Roncalli a été élu ‘Pape’ sous le nom de Jean XXIII, le 28 octobre 1958, et il a convoqué le Concile Vatican Il le 25 janvier 1959.
On a dit et répété que Jean XXIII a été un « Pape de transition ». L’expression est d’une certaine manière exacte, car elle indique le début de la « mutation » du catholicisme traditionnel en catholicisme protestantisé, en catholicisme judéomaçonnisé. Sous un aspect de bonhomie souriante, d’un optimisme rebelle aux « prophètes de malheur »‘, d’un pacifisme à toute épreuve, d’une inaltérable sérénité … le nouveau ‘Pape’ a engendré une véritable révolution « en tiare et en chape » selon le vœu de Nubius, chef de la Haute-Vente.
Cette révolution dûe à un véritable obscurcissement de l’esprit, peut s’expliquer tout au moins en partie, par ce que nous appellerons « l’illuminisme de Jean XXIII ». De cet illuminisme, nous avons un exemple frappant dans la manière dont « le bon Pape Jean » a reçu la révélation de la Convocation du Concile. Écoutons-le :
 » …obéissant à une voix intérieure que Nous considérons comme venue d’une impulsion supérieure (?), nous avons jugé le moment opportun pour offrir à l’Eglise catholique et à toute la famille humaine un Nouveau Concile Œcuménique… » (Bulle Humanæ Salutis)
Nous lisons dans le premier volume des Actes de Jean XXIII pour le deuxième Concile du Vatican :

« La genèse d’une décision d’une telle portée (celle de la convocation du Concile) n’est pas sans mystère (?). On pourrait penser qu’elle a été le fruit d’un long labeur. Bien au contraire, nous dit le Saint-Père lui-même, elle n’a pas nécessité une réflexion prolongée, elle a été une « fleur spontanée d’un imprévu printemps » (p.45).
Plus tard lui-même précisera les circonstances dans lesquelles l’idée lui est venue, née « comme une humble fleur cachée dans les prés » … En se préparant pour célébrer la cérémonie du 25 Janvier 1959, dans la basilique Saint-Paul, Sa Sainteté eut, « avec une violente intensité l’inspiration de convoquer la famille catholique… » (p. 85).
Le 24 Janvier 1960, ouvrant le Synode Romain, à Saint-Jean de Latran le Souverain Pontife voulut faire connaître ouvertement ce que jusque-là, il n’avait confié qu’à quelques-uns, comme s’il s’agissait d’un secret religieux :
« Tandis que nous étions plongés dans notre humble prière, nous avons ressenti, au tréfonds de notre âme simple, une sollicitation divine (?) en vue de l’ouverture d’un Concile œcuménique » (p. 69).
Le motu proprio du 5 Juin 1960 scellera, par l’accent solennel de ses premiers mots, la candide ouverture de « l’âme simple » : « … nous avons retenu une inspiration du Très-Haut » (p. 93)
Nous lisons encore dans l’Osservatore Romano (édition française) du 23 Octobre 1959 sous le titre Les Laïcs et le Concile Œcuménique, ces mots de Jean XXIII :
« Nous écoutâmes une inspiration dont Nous sentîmes la spontanéité, dans l’humilité de Notre âme, comme un choc imprévu et inattendu… »
Enfin dans le même journal à la date du 10 Juin 1960, Jean XXIII revient à sa fleur de printemps :
« Nous avons considéré comme un inspiration du Très-Haut (?) la pensée qui dés le début de Notre Pontificat s’est présentée à notre esprit comme une fleur d’un printemps inattendu, celle de convoquer un Concile œcuménique… »
Il s’agit donc bien en ce qui concerne la convocation du Concile Vatican II, d’une intuition toute immédiate, toute spontanée, d’une « impression » pour ainsi dire ineffaçable, d’une lumière exaltante. Mais la véritable question est de savoir l’origine d’une telle inspiration.
Jean XXIII, lui, n’a aucun doute (en cela il ne suit pas saint Jean de la Croix !), et c’est là justement que se situe son illuminisme : il parle d’une « sollicitation divine », d’une « inspiration du Très-Haut ». Et pourtant le doute apparaît lorsque l’on considère l’ensemble de son Pontificat, car un grand nombre de mesures prises par lui, rejoint les projets des puissances occultes qui à leur manière « gouvernent » l’Église du Christ.
II – CONSÉQUENCES DE L’OBSCURCISSEMENT DE L’ESPRIT DE JEAN XXIII
A l’aurore de son Pontificat, Jean XXIII a prêté, selon la rituelle exigence, le SERMENT suivant :
« Je promets de ne rien diminuer ni changer de ce qui m’a été transmis par mes vénérables prédécesseurs.
Comme leur fidèle disciple et successeur, je m’engage a n’admettre aucune nouveauté, mais, au contraire, à vénérer avec ferveur et à conserver de toutes mes forces le dépôt qui m’a été confié. En conséquence, qu’il s’agisse de nous ou d’un autre, nous soumettons au plus sévère anathème quiconque aurait la présomption d’introduire une nouveauté quelconque qui serait opposée à cette tradition évangélique ou à l’intégrité de la Foi et de la Religion Catholique ».
En dépit de ce serment, Jean XXIII s’est révélé un ‘pape’ révolutionnaire :
– Deux mois après son couronnement le nouveau ‘Pape’ a violé la Bulle de Sixte-Quint, Postquam Verus permettant ainsi l’enflure sans fin du nombre des Cardinaux. Par la suite, il décida que tous les Cardinaux seraient évêques, portant ainsi atteinte au système hiérarchique du gouvernement de l’Eglise.
– En 1962, Jean XXIII a signé avec Moscou, et cela par les soins du Cardinal WILLEBRANDS, un accord selon lequel le Concile devait faire silence sur le Communisme. Cet accord avait été préparé entre le Cardinal TISSERAND et le représentant du K.G.B., le patriarche de Moscou, Nicodème. On saisit au passage la raison de l’empêchement de la condamnation du communisme par le Concile. On saisit également pourquoi la véritable consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, n’arrive pas à se faire selon la demande expresse de la Vierge de Fatima.
– Jean XXIII a amorcé la déclergification en supprimant le port de la soutane pour les prêtres, innovation réclamée par Luther et par les Loges maçonniques. Le 28 Juin 1962, le Cardinal Feltin a publié une ordonnance dont nous citerons l’article 2 :
« Dans le choix du costume ecclésiastique, le Clergé tiendra le plus grand compte de l’opinion des fidèles et des nécessités pastorales ».
Il faut croire que « l’opinion des fidèles » et les « nécessités pastorales » ont rejoint le secret désir de l’ensemble des prêtres : les soutanes ont disparu et nos rues n’ont plus su reconnaître le passage des « hommes de DIEU ».

– Jean XXIII a fait publier son encyclique Pacem in Terris (on dit qu’elle a été rédigée par quelqu’un d’autre) d’inspiration maçonnique dans le sens de la Déclaration des Droits de l’Homme, de la grande paix universelle, de ce qui est à la base de la civilisation moderne. L’immense orchestration des réactions toutes de louanges qui ont couru à travers le
monde, prouve à elle seule que le « Pape de l’aggiornamento » a parlé dans le sens de la puissance mondiale de la Contre-Eglise.
– C’est encore le même ‘Pape’ qui a commencé la modification du bréviaire et de la liturgie, et qui a entraîné à plus ou moins longue échéance la diminution, voire la suppression du latin au profit de la langue locale ; et cela, malgré des panégyriques vantant hautement la valeur incommensurable de cet élément d’unité linguistique au sein de l’Eglise.
– Un an et demi après son élection, donc en juin 196O, Jean XXIII a nommé comme Secrétaire de la commission liturgique préparatoire au Concile, le Père Bugnini. Celui-ci avait été nommé précédemment Secrétaire d’une commission pour la réforme liturgique, ayant le Père Antonelli comme Directeur. Donc en 1960, on n’était pas à l’aube, mais à l’aurore de la Révolution de la Messe. On sait que le dit Bugnini a passé pour être Franc-Maçon.
– Celui que l’on a appelé « l’Apôtre de la Paix » (Joseph Bécaud) a ouvert la voie à l’une des plus terribles audaces de Satan : un œcuménisme qui voit l’Esprit-Saint partout dans le monde, qui s’opère à coups de dialogues et non pas à coups de conversions à la Seule Vraie Religion du Christ, un œcuménisme qui a fait dire au Cardinal Ottaviani :
« On ne craint pas de tendre les bras aux nouveaux antéchrists, bien au contraire, on se bouscule pour arriver les premiers à leur serrer la main et à échanger avec eux d’aimables sourires ».
– On se souvient des audiences accordées par Jean XXIII aux pires ennemis de l’Eglise… Pour celui-ci : le dialogue œcuménique se réduisait à ceci : un musulman doit chercher à être un bon musulman, un bouddhiste doit chercher à être un bon bouddhiste. Le bulletin Les Échos du Surnaturel qui a une véritable vénération pour « le Pape de bonté » (Michel Kercheux), publie ce texte fort suggestif :
« Le Pape Jean XXIII, plus encore par la bonté de son cœur que par sa vaste et perspicace (?) intelligence, a indiqué à l’Eglise une nouvelle méthode de rapprochement. Il a préparé la voie pour la réunion avec les frères séparés et a poussé l’humilité jusqu’à déclarer aux Orientaux séparés qui rejettent sur l’Occident la faute de la séparation :
« Soyez tranquilles, la faute de la séparation, nous la prenons aussi sur nos épaules » ; à dire vrai : Agneau de DIEU qui enlève les péchés séculaires des hérésies et des séparations ». (octobre-novembre 1963)
C’est l’inauguration du « mea culpisme » de l’Eglise catholique qui a fait tache d’huile et qui se trouve fort apprécié des ennemis de l’Eglise du Seigneur Jésus.
– C’est toujours Jean XXIII qui a favorisé l’irénisme en raison de sa confiance en l’homme, en la dignité de l’homme, confiance inaltérable et d’inspiration rousseauiste. Homme débonnaire, homme de paix, il oublie le péché et la déchéance de la nature humaine livrée à elle-même. Écoutons-le :
« Nous aimerions vous dire et vous répéter que les motifs de confiance dans l’homme et dans les peuples s’accroissent à mesure que ceux-ci se tournent, comme il Nous semble que ce soit le cas maintenant (?) avec une ferveur renouvelée vers la contemplation et la pratique des lois harmonieuses que DIEU a placées comme base de la Société ».
Mieux vaudrait parler au lieu de « lois harmonieuses », de lois antichrétiennes (la France est bien pourvue de ces dernières !). Encore ce passage :
« L’homme qui a en lui-même d’immenses désirs est insatiable dans la recherche de la Vérité ».
Il ne faudrait pas trop le croire, surtout en un temps où nous sommes envahis par tant d’erreurs et tant d’hérésies ! On peut dire sans risque de se tromper, que Jean XXIII a introduit la religion du culte de l’homme, qui n’a cessé par la suite de se développer, et qui est la religion du néo-judaisme par excellence.
En bref, les innovations du successeur du Pape Pie XII ont été faites au nom de ce qu’on a appelé « l’adaptation aux besoins du monde moderne » et qui était le piège tendu par les suppôts de Satan ; elles ont été faites en relation avec ce qu’on a nommé « les signes des temps » lesquels n’étaient autres que les signes des Temps antéchristiques !…
Ce n’est là qu’un vol plané sur les « errements » de Jean XXIII : ils suffisent à montrer que l’indication reçue et transmise par les prophètes de l’élection du Cardinal Roncalli au Souverain Pontificat ne pouvait pas être de DIEU. Le Seigneur ne pouvait pas « vouloir » un ‘Pape’ révolutionnaire. Il l’a seulement permis. Mais la Contre-Eglise « voulait » un ‘Paperévolutionnaire. Elle l’a eu.
Voyons maintenant ce que valait pour les prophètes du Cardinal Roncalli le second message relatif à la Convocation du Concile et par la même occasion, voyons aussi ce que valait pour Jean XXIII ce qu’il a appelé « une sollicitation divine »,une « inspiration du Très-Haut ».
III – LE CONCILE VATICAN II SOUS LES FEUX DE « L’ESPRIT »
Tout à la fraîcheur de sa fleur printanière et sûr de l’authenticité divine de son inspiration, Jean XXIII s’est décidé à convoquer le Concile Vatican Il. Que devait être pour lui ce Concile ? une explosion de l’Esprit-Saint, une « Nouvelle Pentecôte ». Il le proclame bien haut :

« …que les fidèles prosternés devant les autels de la Vierge, appelée justement l’Épouse du Saint-Esprit, implorent
l’effusion des dons du Paraclet afin qu’une nouvelle Pentecôte vienne réjouir la famille chrétienne » (Osservatore Romano, n° 18 – 1 er mai 1959).
« Ce Nous est une raison d ‘exhorter tout particulièrement les Communautés de fidèles… à faire monter vers DIEU de ferventes supplications afin que se produise avec plus d’ampleur un nouveau printemps dans l’Eglise… dans la confiance qu’une nouvelle Pentecôte donne à la Sainte Eglise… une nouvelle vigueur pour le triomphe de la vérité
du bien et de la paix ». (Osservatore Romano, n° 25, 17 juin 1960).
S’adressant aux séminaristes du monde entier, Jean XXIII reprend son thème favori :
« Au début de votre sacerdoce, vous serez appelés à participer à l’application de cette extraordinaire Épiphanie ou plutôt Nouvelle Pentecôte » (Osservatore Romano, 30 septembre 1960).
Enfin le ‘Pape’ est assuré de l’infusion constante du Saint-Esprit au sein de l’assemblée conciliaire :
« Sans aucun doute, le Concile sera un spectacle exceptionnel, le plus puissant que puisse offrir, par la signification, par les provenances, par les intentions, toute initiative humaine, religieuse et même civile. Ce qui intéresse le plus, c’est de savoir que l’Esprit du Seigneur plane constamment au-dessus d’une assemblée aussi importante et fondamentale » (Osservatore Romano, n° 22, 1 er juin 1962).
Ainsi Jean XXIII, sûr de l’origine céleste de sa « voix intérieure » et impatient de la « Nouvelle Pentecôte », a convoqué le Concile en dépit des sages et mûres réflexions de ses prédécesseurs, Pie XI et Pie XII, lesquels avaient eu la pensée d’un Concile, mais n’avaient pas reçu de « sollicitation divine », ni de « choc imprévu et inattendu ».
Les conseillers de Jean XXIII, dont le Cardinal Tardini, lui disaient : « Vous allez déchaîner le diable ». Ils n’avaient pas tort : les hordes de Satan étaient prêtes à bondir, toutes les préparations officieuses étaient au point en vue de bouleverser le Concile. Celui-ci devait être mené de la même manière qu’avait été menée la révolution Franc-Maçonnique en
France . Que nous dit en effet Augustïn Cochin :
« Règle générale, loi vitale du corps franc-maçon : toute délibération officielle est précédée d’une délibération officieuse et déterminée par elle ; tout groupe franc-maçon est… dirigé sans le savoir par un groupe plus restreint, assez peu nombreux pour être uni et avoir une ligne de conduite ». (Monde et Vie, septembre 1966).
En ce qui concerne le Concile Vatican Il, la grande « délibération officieuse » de la Contre-Eglise avait pour premier objectif de réduire à néant l’immense préparation de deux ans qui avait occupé 871 personnes et abouti à 72 schémas. A ce sujet, Jean XXIII a déclaré :
« On peut bien dire qu’aucun Concile œcuménique n’a été précédé d’une consultation de l’épiscopat, de la curie romaine et des universités catholiques aussi vaste que celle réalisée pour le prochain Concile » (Allocution du 14 Novembre 1960 aux membres des Commissions et Secrétariats préparatoires du Concile).
Il aurait fallu s’en tenir à l’excellente préparation toute traditionnelle, désirée par Jean XXIII, et ne pas donner prise au regroupement des forces hostiles à l’Eglise, à leurs nombreuses infiltrations au sein du Concile, aux remous (par journalistes interposés et friands d’événements spectaculaires) d’une opinion publique impatiente de voir s’opérer des changements « suggérés » plus par la Contre-Eglise que par l’Esprit-Saint.
On peut bien dire que le premier objectif de la Contre-Eglise pour le début du Concile, a été atteint. Il a fallu seulement trois jours pour imposer un Concile absolument étranger à celui qui avait été préparé avec tant de conscience, de prudence et de compétence. En effet, deux jours après l’ouverture du Concile, les Cardinaux Liénart (Lille) et Frings (Cologne) et ceux que l’on à appelés les Cardinaux et évêques des « bords du Rhin » se sont élevés pour imposer les membres de leur choix en vue des « commissions conciliaires ». Ainsi les dites commissions ont été formées pour les deux tiers de progressistes, c’est à dire de ceux désirés par la Franc-maçonnerie pour le développement de son plan diabolique dirigé contre l’Eglise. Et fut réduit à néant tout le travail de préparation demandé par Jean XXIII. Pour le développement de la plus scandaleuse « magouille » de toute l’histoire de l’Eglise, il faut citer entre autres deux noms importants :
le théologien suisse Hans Kung et le père dominicain Schillebeek, d’origine belge, théologien des évêques de Hollande.
Qu’a fait alors Jean XXIII pour s’opposer à une manœuvre qu’il faut bien qualifier de révolutionnaire ? RIEN, absolument RIEN. « Il laissa faire, persuadé que la vie de l’EgIise inspirée par l’Esprit-Saint, trouverait ainsi des développements nouveaux » (Ph. Delahaye Dictionnaire de Théologie, Tables Générales, article Vatican II, 1972).
Nous retrouvons là l’illuminisme tenace de Jean XXIII qui prend pour l’action de l’Esprit-Saint, celle de Lucifer travesti en ange de lumière.
Que l’on ne s’étonne pas alors que les textes nouvellement rédigés, sans maturation suffisante aient été discutés et votés dans des conditions plus favorables à la Synagogue de Satan qu’à l’Eglise Catholique. Il a manqué un programme précis, une discipline rigoureuse, une autorité.1

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