Fairuz, la diva arabe catholique et pro-palestinienne, fête ses 85 ans, par Laurent Glauzy

FAIRUZ ATTESTE BIEN QU’IL N’Y A PAS PLUS BELLE ET PLUS ELEGANTE FEMME, QUE LA FEMME ARABE.

Fairuz m’est tout à fait agréable, car en plus d’être d’une famille catholique et d’être talentueuse dans son art, elle est aussi une grande combattante de la cause palestinienne.

Le monde arabe est particulièrement raffiné et cultivé. Et, les femmes et la musique en portent un parfait témoignage. La chanteuse libanaise Fairuz, née le 20 novembre 1934, malgré ses années est l’ambassadrice de cette vérité, d’un univers arabe, qui rappelons-le, perd de sa splendeur du fait de la politique surtout depuis les printemps arabes. Mais Fairuz et tant d’autres artistes comme Nancy Ajram, également libanaise, ou encore le Syrien Farid El Atrache, immortalisent ce monde de l’Arabité.

Fairuz, qui en arabe signifie « turquoise » est l’une des plus célèbres chanteuses de ce monde arabe et, avec Oum Koulthoum, celle qui a vendu le plus de disques dans l’histoire de la musique arabe.

La « diva libanaise » a incontestablement marqué les générations. Sa voix unique et envoûtante se distingue par sa puissance autant que par sa mélodie. Au cours de sa longue carrière, elle a à son actif cent albums et plus de huit cents chansons, qu’elle a toutes refusées de chanter aux dirigeants politiques. Elle les dédie plutôt à sa patrie et principalement à la cause palestinienne.

Ainsi, elle commence la chanson en 1940 à l’âge de 6 ans, en rejoignant la chorale de la Société de radiodiffusion libanaise.

A la fin du conflit, son époux Assi Rahbani est déjà décédé. Fairouz continue son œuvre avec son fils, Ziad. Certaines chansons sont dédiées à sa nation, d’autres à la Palestine, toutes écrites dans une fine poésie.

En 1994, Fairuz qui n’avait pas chanté au Liban depuis 1977, se produisit dans un méga-concert dans le centre-ville de Beyrouth. Elle reviendra sur scène au Liban après quatre années d’absence, à Beyrouth, les 7 et 8 octobre 2010.

Le 20 mai 2018, Fairuz a 83 ans. Une semaine après le massacre de Gaza, Fairuz a tweeté son dernier chant avec la légende « Pour toi, Ô Ville de prière, je prie », une référence à « La fleur des cités », l’une de ses chansons les plus connues sur Jérusalem, sortie après la guerre de 1967.

Le chant est accompagné d’une vidéo, dans laquelle Fairuz apparaît en chantant le Psaume 12, tandis qu’une icône du Christ sur la croix est visible derrière elle. Les versets du Psaume font apparaître les lamentations du psalmiste qui attend du Seigneur le soulagement et la victoire dans ses difficultés.

Fairouz ne s’est pas produite sur scène uniquement pour chanter ses titres, pratiquement tous à succès. On la retrouve dans le théâtre aussi, dans le cadre de quinze pièces musicales. On la voit également dans trois films cinématographiques.

 

 

 

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