QUAND LA SCIENCE FICTION PARLE D’UN FAUX VIRUS ET DE L’ASSASSINAT DU PRESIDENT

Le Président va être assassiné !

« Je vous le dis en hongrois, en juif, en artiste et en philosophe. Les hommes veulent aussi rêver. Ils ont besoin de leurs rêves. Et bien on va faire des rêves, des rêves en série, des rêves drôles qui coûtent peu. » Adolph Zukor, fondateur de Paramount.

Depuis l’aube du cinéma et des « drôles de rêves » d’Adolph Zukor, nous sommes passés aux cauchemars et aux films obscènes de la production d’aujourd’hui. Selon Marilyn Monroe, ce n’est pas un hasard si « à Hollywood, on vous paiera un baiser mille dollars, et on donnera cinquante centimes pour votre âme. Je le sais, parce que j’ai très souvent refusé la première proposition, et très souvent mendié la seconde. »

Le cinéma n’est pas né uniquement pour divertir les masses en les faisant s’amuser, mais pour vendre des rêves, des idéaux, pour créer et surtout pour façonner la réalité au gré des producteurs ! La vraie nature du cinéma est ainsi décrite par Francis Ford Coppola dans « Hollywood est Wall Street ».

La Haute Finance (entre les mains du peuple élu) est propriétaire de Hollywood et choisit les sujets des films par l’intermédiaire de ses administrateurs !

Le cinéma est donc le terreau des grands changements anthropologiques du monde, auxquels il faut ajouter la télévision, qui aujourd’hui a certainement surclassé le cinéma atteignant des milliards de personnes…

Il faut absolument comprendre que les films et séries télévisées ont un contenu idéologique qui est adapté au moment historique et selon le message qu’ils doivent véhiculer. Par exemple, tous les films sur la Seconde Guerre mondiale montrent évidemment les bons alliés et les mauvais adversaires, tandis que les films de science-fiction s’habituent lentement à un avenir bien précis …

Et, à ce propos, en Espagne, l’une des dernières séries télévisées, « La Valla » est éclairante.

La rareté des ressources naturelles a transformé les démocraties occidentales en régimes dictatoriaux militarisés, impitoyables et inhumains, qui justifient le manque de liberté avec la promesse d’assurer la survie de leurs sujets.

C’est l’hypothèse de base de « La Valla », qui a fait ses débuts en streaming le 11 septembre 2020 (date non aléatoire) sur la plateforme Netflix.

L’intrigue est certainement dérangeante et surtout très réaliste. À Madrid, en 2045, un virus mortel appelé « Noravirus » et un régime totalitaire font que la ville se divise en deux zones distinctes : le secteur 1, celui des riches et privilégiés et le secteur 2 pour tous les autres (les affamés). Une barrière infranchissable sépare les deux secteurs, d’où le nom de la série « La Valla » (précisément « La barrière »). Un mur qui divise non seulement les personnes mais aussi les droits et les libertés. Les habitants de l’intérieur mènent une vie confortable : ils ont la télévision, le téléphone portable, la lumière et tout le confort, tandis que la peur, le désespoir, la faim et les abus règnent à l’extérieur.

La seule façon de passer d’un côté à l’autre est de traverser le mur qui sépare les secteurs, mais pour ce faire, il faut un laissez-passer, sinon vous êtes brusquement chassé par les militaires qui vérifient et patrouillent en permanence dans les rues des deux zones.

Treize points (ce nombre n’est pas accidentel) sont à l’origine de la propagation. Ce virus inconnu provoque, d’une part, la destruction de familles, étant donné que de petits enfants sont enlevés et fait disparaître dans des laboratoires très secrets car de leur sang sont produits des anticorps pour le vaccin, et d’autre part la perte de toute liberté individuelle.

Après la déclaration d’une « zone protégée », le gouvernement autoritaire a pris le pouvoir et a tout militarisé. Des gens terrifiés par le virus exigent un gouvernement fort et autoritaire, qui prive la population de toute liberté et de ses droits fondamentaux au nom de la sécurité de tous.

Les nouvelles « normes » sont constamment scannées et répétées par des mégaphones le long des rues : « Pour votre sécurité, ayez toujours vos papiers d’identité avec vous. Ne créez pas de groupes, portez un masque… ». Des haut-parleurs qui vous rappellent également les heures de couvre-feu.

Tout en recherchant un vaccin (pour les riches), le Système travaille avec le sang des enfants, aussi sur un plan eugénique pour réduire la population mondiale. Ils vivent sous la loi martiale, mais ils n’étaient pas entrés en guerre.

Aujourd’hui, nous vivons dans une « urgence sanitaire » prétexte parfait pour l’établissement et l’affirmation de l’État policier.

La série se termine par la mort du président et la révolte de la population et des policiers eux-mêmes. Le bien l’emporte sur le mal. Applaudissements. Après de nombreuses années, les Espagnols commencent enfin à voir la lumière de l’espoir et de la « démocratie ». Mais tous les arcs-en-ciel ne marquent pas le début d’une belle journée …

Le dernier rebondissement se situe quand le nouveau président élu par acclamation populaire sort sur le balcon pour être salué par la foule en liesse : c’est le virologue responsable des enlèvements d’enfants, du programme de vaccination et du projet eugénique. La présidence a été le prix pour avoir sauvé la planète du virus mortel grâce à son vaccin issu d’expériences réalisées sur des centaines d’enfants, dont beaucoup étaient décédés.

Quelles étranges similitudes avec la dictature que nous traversons.

 Traduit de l’article italien par Laurent Glauzy :

Serie TV “La Valla”: mostra il futuro che vorrebbero;

site: disinformazione.it

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