En Suisse, le conseil scientifique est traîné devant les tribunaux pour avoir joué sur les peurs du COVID. C’est Marie-Paule Kieny qui a conceptualisé de 2014 à 2016 un plan mondial de préparation aux flambées de maladies émergentes.

L’Association des « Amis de la Constitution » porte plainte devant le parquet de Zürich contre le groupe « Swiss National Covid-19 Science Task Force », en la personne de son président, Martin Ackermann. Le texte de la plainte est un vigoureux plaidoyer pour la démocratie et la préservation des libertés en Suisse. Il reproche à la Task Force d’avoir joué sur les peurs pour imposer des mesures d’autorité.

Les Amis de la Constitution sont une association engagée pour une Suisse libre et souveraine, conformément à la Constitution fédérale.

La plainte des Amis de la Constitution porte sur les déclarations faites tout au long de la crise du COVID 19, jugées mensongères et propres à avoir influencé volontairement les politiques dans le sens de la peur et du durcissement de la politique sanitaire. Dans le courrier de plainte, l’auteur dénonce la Task Force, accusée d’avoir : « délibérément et avec succès effrayé le public en prétendant être un danger pour la vie et l’intégrité physique conformément à Article 258 du Code pénal suisse (CP). »

L’accusation du mensonge et de la manipulation

En synthèse, la plainte liste les accusations comme suit :

  • Déclarations fausses et prévisions alarmistes, publiées de façon répétée, concernant l’utilisation de lits, le nombre d’hospitalisations et de décès notamment ;
  • Manipulation systématique des données « vraisemblablement dans le but de rendre la situation actuelle plus dramatique » et ainsi encourager à appliquer des mesures restrictives drastiques, inadaptées ;
  • Mise à l’écart de données qui contredisaient le « récit souhaité » ;
  • Créer de nouvelles raisons afin de prolonger les mesures restrictives.

L’accusation du lobbying pour maintenir la situation difficile de confinement

Les Amis de la Constitution expliquent aussi leur crainte concernant « le manque d’indépendance des membres du groupe de travail par rapport à l’industrie et/ou à la politique ».

La conclusion est sans appel : « La conduite de Martin Ackermann réunit tous les éléments d’un crime d’intimidation délibérée et réussie du public… »

Manipulation des chiffres, analyses tronquées et conclusions erronées. Les auteurs de la plainte portent de lourdes accusations mais il y va, selon eux, de la liberté et de la démocratie en Suisse.  Il est (toujours selon eux) inacceptable qu’un groupe – censé être scientifique –possède un pouvoir d’influence aussi démesuré sur l’opinion publique et les décisions politiques. Menés par la peur, les hommes politiques ont non seulement pratiqué un gel de la vie économique, culturelle, sociale et publique. Mais cela revient à un sabotage – conscient ou inconscient – de la vie civique, de la liberté que la Suisse a toujours voulu préserver !

Le Courrier des Statèges : https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/05/20/en-suisse-le-conseil-scientifique-est-traine-devant-les-tribunaux-pour-avoir-joue-sur-les-peurs-du-covid/


 Le comité vaccin Covid-19 « Task-Force » en France.

Ce comité, composé de 12 personnes est présidé par la vaccinologue Marie-Paule Kieny

Covid-19 : les secrets de la task force gouvernementale qui prépare l’arrivée du vaccin

Un vaccin pour la nouvelle année? Ce n’est pas encore une réalité ; mais plus tout à fait un rêve. Si Olivier Véran cultive ces jours-ci prudence et discrétion sur ce dossier brûlant, certaines chevilles ouvrières du ministère de la Santé assurent désormais, en off, que la mission n’est pas impossible. Il faut dire que le temps s’accélère. Vendredi, le tandem américano-allemand Pfizer-BioNTech, en première ligne avec Moderna dans la course au vaccin, annonçait le dépôt d’une première demande d’autorisation de mise sur le marché aux États-Unis.

La veille, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, indiquait que l’Union pourrait donner son feu vert à ces deux candidats dès la mi-décembre. « Il est possible que nous puissions livrer des vaccins en décembre », assure Ugur Sahin, le directeur de BioNTech. Et après l’Allemagne, déjà sur le pied de guerre avec création de centres et recours à l’armée, l’Espagne présentera cette semaine un ambitieux plan de vaccination.

Un commando interministériel de plusieurs dizaines de personnes travaille d’arrache-pied

Alors, la France prend-elle du retard en matière d’organisation et de logistique, comme l’hiver dernier pour commander des masques, ainsi que le craignent certains acteurs et élus locaux? Ou est-ce seulement un défaut de communication, voire une retenue étudiée? Selon plusieurs sources, un commando interministériel de plusieurs dizaines de personnes travaille d’arrache-pied pour tenter de mener à bien et à temps la mission clé de 2021. « Ils sont plus nombreux que ceux qui ont piloté le déconfinement », jure un de leurs interlocuteurs.

Un membre de l’équipe, versant sanitaire, confie : « C’est un boulot de dingue, de 8 heures du matin à minuit, week-end compris, pour tout mettre en musique. Les choses se sont précipitées depuis les annonces des fabricants. On les attendait quinze jours plus tard! »

Grands principes et congélation

Le groupe, baptisé « task force vaccin », est piloté par le haut fonctionnaire Louis-Charles Viossat, qui fut notamment directeur du cabinet de Jean-François Mattei au ministère de la Santé et directeur adjoint de celui de Dominique de Villepin à Matignon. Ce « Monsieur Vaccin » est secondé par deux adjointes, également issues de la haute fonction publique : Anne-Carole Bensadon, inspectrice générale des affaires sociales connue pour avoir coautopsié le scandale du Mediator, chargée du pôle vaccination ; et Ombeline Gras, une inspectrice des finances, chargée des approvisionnements.

Ayant médité l’échec de la campagne d’injections contre la grippe H1N1 en 2009, beaucoup s’étaient juré de ne jamais plus proposer une vaccination en centres et de laisser la main aux généralistes, pharmaciens ou infirmiers. Mais les conditions de conservation (- 70 °C) du vaccin de Pfizer-BioN-Tech, censé être le plus prometteur (95 % d’efficacité autoproclamée), pourraient modifier l’équation, du moins au début. « Pfizer-BioNTech sera là en premier, pour les fêtes. On peut avoir de grands principes mais, à un moment, les conditions de conservation, dans des congélateurs, et la logistique que ça suppose, vont déterminer une partie de la stratégie », estime une responsable sanitaire. Une éventuelle accélération de l’opération vaccin outre-Rhin, où l’on pousse le produit maison de BioNTech, pourrait également influer sur les choix français.

« 

L’organisation, pas toujours au carré, est inracontable, mais il y a, parmi eux, les meilleurs. Et tout le monde se parle et cherche des solutions »

Autre casse-tête du moment : définir le volet scientifique de la stratégie française. Qui vacciner en premier, parmi les quelque 3 millions de professionnels de santé, du médico-social et les 30 millions de personnes à risque, dans la mesure où tout le monde ne pourra vraisemblablement pas l’être au premier semestre? Plusieurs organismes s’attellent à ce chantier médical. La commission technique des vaccinations (CTV) de la Haute Autorité de santé (HAS), d’abord, qui publiera à la fin du mois ses recommandations finales sur les publics prioritaires, avant un avis définitif sur l’organisation de la campagne.

Audition des firmes

Puis le conseil scientifique, actuellement penché sur les modélisations des stratégies vaccinales ou les questions de priorité de vaccination durant le prochain semestre. Enfin, le comité vaccin Covid-19 – une équipe de 12 personnes présidée par la virologue et vaccino- logue Marie-Paule Kieny – est lui aussi en première ligne. Depuis des semaines, tous ses membres vivent le nez dans les données préliminaires des essais cliniques, auditionnant les représentants des firmes et cherchant à débusquer d’éventuelles fausses promesses ou failles de sécurité. « Notre but est d’aider les autorités européennes dans leur politique de préachat et le gouvernement français dans le choix des vaccins, témoigne l’immunologiste Alain Fischer, professeur émérite au Collège de France. Tout en sachant que les stratégies devront varier au gré des caractéristiques des vaccins. »

Avancer un pas après l’autre, telle semble être la philosophie de cette armée de l’ombre. « Les groupes de travail sont très nombreux et naissent souvent au fil de l’eau, observe un proche du dossier. L’organisation, pas toujours au carré, est inracontable, mais il y a, parmi eux, les meilleurs. Et tout le monde se parle et cherche des solutions. »

Le JDD : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/covid-19-les-secrets-de-la-task-force-gouvernementale-qui-pr%C3%A9pare-larriv%C3%A9e-du-vaccin/ar-BB1bfrgt



Marie-Paule Kieny et la WHO, l’OMS Française en 2014 :

https://www.who.int/healthsystems/news/update/en/

« Les pays doivent créer des systèmes intégrés résilients qui peuvent être réactifs et positifs face à toute menace future. »

Marie-Paule Kieny.

« Le volontariat … n’est qu’une de ces façons de contribuer directement à ce défi humain commun. »


Webinaire IRISCAT- Dr Marie-Paule Kieny « Vaccins COVID-19: de la course R&D à la vaccination de masse »

https://www.vallhebron.com/es/agenda/webinar-iriscat-dr-marie-paule-kieny-covid-19-vaccines-rd-race-mass-vaccination

Plusieurs vaccins COVID-19 ont reçu un enregistrement complet ou des autorisations pour une utilisation d’urgence et de nombreux pays ont lancé des campagnes de vaccination. Grâce à la publication des résultats des essais cliniques de phase 1 et 3 et de l’évaluation de l’efficacité dans le monde réel dans quelques pays, de nombreuses questions scientifiques soulevées en 2020 ont trouvé des réponses, confirmant les espoirs que la vaccination à grande échelle COVID-19 permettra au monde pour maîtriser la pandémie.

Le Dr Marie-Paule Kieny est directrice de recherche à l’Inserm (Paris, France), en charge du programme de recherche prioritaire sur l’antibiorésistance initié par la France en 2019 dans le cadre du programme d’investissement pour l’avenir. Elle représente également la France au conseil d’administration de l’Initiative de programmation conjointe sur la résistance aux antimicrobiens, JPIAMR. Entre le 24 mars et le 10 juillet 2020, elle a été membre du Comité d’analyse de la recherche et de l’expertise (CARE), mis en place par le président Macron, pour conseiller le gouvernement sur les traitements, les vaccins et les tests contre le COVID-19.

Depuis juin 2020, elle préside le comité scientifique français du vaccin COVID-19. Outre ses responsabilités en France, Marie-Paule Kieny est présidente du conseil d’administration de l’Initiative Médicaments contre les Maladies Négligées (DNDi, Suisse) et de la Medicines Patent Pool Foundation (MPPF, Suisse).

Elle est vice-présidente du conseil d’administration du Global Antibiotic Research and Development Partnership (GARDP, Suisse), membre du conseil d’administration du Human Vaccine Project (HVP, USA), de la Fondation Mérieux France) et de l’association Solthis ( France).

Elle est Administrateur non exécutif indépendant de bioMérieux (France).

Elle participe aux conseils scientifiques de plusieurs organisations actives dans le domaine de la santé. Jusqu’en juin 2017, le Dr Kieny était sous-directeur général pour les systèmes de santé et l’innovation à l’Organisation mondiale de la santé. Son leadership à l’OMS comprenait la coordination des efforts de R&D de l’OMS pendant l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et elle a conceptualisé le plan de R&D de l’OMS, un plan mondial de préparation aux flambées de maladies émergentes.

Avant de rejoindre l’OMS, Marie-Paule Kieny a occupé des postes de recherche de premier plan dans les secteurs public et privé en France.


Notez bien le Nom de ces ASSASSINS.