L’effet boomerang des santions économiques anti-russes

Les sanctions économiques et financières massives imposées par l’Occident à la Russie suite à l’attaque contre l’Ukraine se transforment de plus en plus en boomerang. Le ministre allemand des Finances Christian Lindner parle déjà d’une « perte de prospérité économique » pour le pays. Mais ce n’est pas tout : les experts pensent que les sanctions contre la Russie pourraient même entraîner la destruction du système de l’euro. Sans parler des milliards de coûts, des pénuries alimentaires, de l’explosion des prix des sources d’énergie et des denrées alimentaires pour les citoyens européens.

Outre la guerre militaire entre la Russie et l’Ukraine, une guerre financière fait rage entre l’UE/les Etats-Unis et l’empire de Poutine. Des sanctions massives visent à déstabiliser l’économie russe, à la couper en grande partie du monde des capitaux et à assécher le trésor de guerre.

Même si les premiers effets se font déjà sentir pour de nombreux Russes, la Russie pourrait trouver une solution alternative avec une couverture en or du rouble, afin de se prémunir contre une catastrophe économique et financière. La banque centrale russe pourrait échanger une partie de l’or de ses réserves de change contre des roubles afin de couvrir les besoins en devises et ajouter le reste à ses réserves d’or. Cela conduirait de facto à l’introduction d’un étalon-or. Le fonds souverain russe détient également environ un cinquième de ses actifs en or.

De toute façon, l’économie russe n’est pas dépendante des devises étrangères, car elle est relativement saine et stable. La dette publique représente moins de 20 % pour cent du produit intérieur brut (72,5 pour cent en Allemagne). Seule la perte de tous les revenus du pétrole et du gaz pourrait nuire durablement à Poutine. Comme on le sait, le président américain Joe Biden a décrété un arrêt des importations dans ce sens.

Si l’UE lui emboîtait le pas, ce serait une épée à double tranchant, car la sécurité énergétique de l’Europe serait alors durablement menacée. Le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, a parlé à ce sujet d’un effondrement économique dévastateur de cinq pour cent. Et il s’agit là d’une estimation prudente.

Le système économique européen est lui-même en crise : la dévaluation de la monnaie entraîne une baisse du pouvoir d’achat et donc une hausse des prix. Sans compter que le système monétaire fiduciaire actuel est constamment financé par l’expansion des crédits bancaires, c’est-à-dire par l’impression massive de « monnaie hélicoptère ». Les sanctions ont déjà un impact négatif sur le secteur bancaire européen. Début mars 2022, la banque italienne Unicredit a gelé son engagement de 14 milliards d’euros en Russie. Même chose pour la Société Générale française.

Les banques commerciales allemandes et autrichiennes sont également très exposées en Russie. Suite au retrait de la licence de la banque russe Sberbank, le contribuable autrichien doit débourser près d’un milliard d’euros pour les clients lésés via la garantie des dépôts de l’autorité de surveillance des marchés financiers. En Allemagne, les créances des banques envers la Russie s’élèvent à environ 6 milliards d’euros.

D’éventuelles restrictions sur le gaz et le pétrole en provenance de Russie et la hausse des prix de l’énergie qui en découle augmentent également les risques des banques commerciales européennes. Les établissements surendettés devraient alors probablement être soutenus par le réseau de banques centrales de l’Eurosystème. Ainsi, la holding Goldmoney met déjà en garde : « Nous voyons maintenant comment les sanctions financières de l’Occident vont se retourner contre nous et détruire dans un premier temps l’Eurosystème et sa monnaie ». Véritablement « la roulette russe » !

Le ministre allemand des Finances Christian Lindner a expliqué, à propos d’un embargo sur le gaz et le pétrole et le charbon ou d’un arrêt des exportations de la Russie, que cela pourrait entraîner une hausse dramatique des prix. « Au plus tard à l’automne et à l’hiver prochains, nous aurions des difficultés d’approvisionnement et devrions discuter de mesures très radicales. » Et l’État ne pourrait pas non plus absorber l’explosion des prix à la pompe. « Il y aura une perte de prospérité pour l’économie nationale », a déclaré Lindner. « On peut traduire cela par le fait que nous serons tous plus pauvres ».

Mais, le système financier européen et la sécurité énergétique ne sont pas les seuls à être menacés : les secteurs des matières premières et de l’alimentation le sont également. Cela fait penser à un état de goulots d’étranglement dans les livraisons de céréales : la Russie et l’Ukraine sont parmi les principaux exportateurs d’avoine, de seigle, d’orge et de blé. Face à la pénurie massive de denrées alimentaires de base, la Hongrie a déjà interrompu ses exportations de céréales. Les agriculteurs allemands tirent déjà la sonnette d’alarme : plus de 75 % des réserves de céréales sont épuisées !

Sans parler des milliers d’employés du secteur automobile qui risquent de perdre leur emploi à cause des sanctions contre la Russie. La Russie et l’Ukraine comptent près de cinquante sites de production de sous-traitants. Chez VW à Zwickau et à Dresde, la production de véhicules a déjà été interrompue pendant plusieurs jours en raison de l’absence de livraisons de matériaux. La situation n’est pas meilleure dans le secteur de la chimie : Wolfgang Große Entrup, le directeur général de l’Association de l’industrie chimique, a également mis en garde contre une situation problématique en cas de pénurie de gaz. Et ce sera certainement le cas. Les prix du pétrole, du gaz et de l’essence sont déjà en train d’augmenter de façon vertigineuse et sont devenus presque impossibles à payer.

En bref, les grands perdants des sanctions occidentales contre la Russie sont les consommateurs locaux, qui doivent non seulement se restreindre fortement, mais qui sont encore plus exploités financièrement.

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2 Commentaires

  • Société générale 18 milliard de perte. Black Rock 20 milliards. Stés de leasing irlandaises pour la flotte d’airbus (520 avions) 35 à 40 milliards). Appel de marge sur les marchés de matières premières à terme (future) pas de communication car le système est en train d’exploser. Perte effective des dizaines de milliards peut-être bien plus. C’est une chaine et les maillons russes ont été enlevés, la chaîne est brisée. Vraisemblablement irréparable. Les chiffres sont pas publiés. Mais le système virtuel va faire s’écrouler la confiance dans l’euro et le $. Fin de partie banqueroute de l’Occident.

  • Pendant ce temps, personne ne signale que le pétro-dollar est défunt et que cela va entraîner beaucoup de conséquences.
    En outre, le système mondial sera maintenant un Quantum Financial System (QFS) utilisant NESARA-GESARA.
    Tous les mouvements financiers seront enregistrés et tracés, rien ne sera plus caché.
    Les paradis fiscaux auront des soucis à se faire, et les mafieux encore plus. Leur argent est PERDU !
    Voilà pourquoi (entre autres) le Deep State se déchaîne !

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