Le Danemark impose le contrôle des tchats 2.0 – L’UE prévoit une surveillance de masse des tchats privés

Alors que le public n’y prête guère attention, la présidence danoise de l’UE tente d’introduire par la petite porte le controversé « contrôle du chat 2.0 » au sein du Conseil des États de l’UE. Ce projet risque de bouleverser la vie privée numérique en Europe – et ce plus rapidement que beaucoup ne le pensent.

Un nouveau départ pour d’anciens projets de surveillance

Officiellement, le projet porte le nom anodin de Regulation to Prevent and Combat Child Sexual Abuse (CSAR). L’objectif serait de protéger les enfants en ligne. Mais en réalité, il ne s’agit rien de moins que d’une fouille généralisée des communications privées – même dans les chats cryptés de bout en bout comme chez Signal, WhatsApp ou Threema.

Selon des initiés, le Danemark, qui assure la présidence du Conseil de l’UE depuis l’automne, tente de faire revoter la proposition initialement rejetée sous une forme légèrement modifiée. L’astuce : la surveillance obligatoire doit maintenant devenir une « approche volontaire de réduction des risques ». Mais les défenseurs de la vie privée avertissent que cela aurait en fait le même effet.

« Celui qui ne scanne pas est considéré comme un risque pour la sécurité – donc tout le monde va scanner », prévient le député européen Patrick Breyer (Parti pirate), qui suit cette évolution d’un œil critique depuis des années. « C’est un contrôle du chat par la petite porte. On prend l’Allemagne pour une idiote ».

La réunion décisive du 12 novembre

Aujourd’hui, le 12 novembre 2025, un groupe de travail des ministères de l’Intérieur se réunit à Bruxelles, au sein duquel la présidence danoise tente de faire passer en douce le contrôle du chat 2.0 modifié dans le texte du Conseil – à la dernière minute avant la fin de l’année.

Selon les informations de TechRadar et Euractiv, la proposition danoise ne contient toujours pas d’exception claire pour les communications cryptées, mais laisse aux fournisseurs le soin de prendre « toutes les mesures techniques appropriées » pour réduire les risques. Les critiques y voient une invitation à la surveillance algorithmique de masse, dans laquelle des filtres basés sur l’IA pourraient rechercher des mots clés et des images dans les messages privés.
Les experts en protection des données tirent la sonnette d’alarme

« Ce qui se prépare ici est une attaque contre les droits fondamentaux », déclare le Dr Patrick Breyer.
Les plans ne menaceraient pas seulement les messages et les chats intimes, mais pourraient également conduire à la censure et à la surveillance de l’âge – les adolescents de moins de 16 ans seraient, selon le projet actuel, exclus de certaines fonctions de Messenger.

Plusieurs pays de l’UE, dont l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas, se sont déjà prononcés contre le contrôle obligatoire des tchats. En revanche, la France et la Pologne soutiennent la proposition, tandis que le Danemark et l’Espagne font office de médiateurs.

Derrière des portes closes

Les critiques dénoncent le manque de transparence du processus. Ni la présidence danoise du Conseil ni la Commission européenne ne publient les documents complets du projet. Ce n’est qu’après des fuites et des demandes ciblées de la part de députés qu’il est apparu clairement que la « solution volontaire » ne serait guère moins intrusive pour la vie privée.
Résistance de la société civile

Les organisations de défense des libertés numériques telles que European Digital Rights (EDRi) et Digitalcourage mettent en garde contre un « complexe de surveillance européen ».
« Ce qui est vendu comme une protection des enfants est en réalité une attaque contre tous les citoyens », affirme EDRi. « Les filtres prévus sont sujets à erreur, peu transparents et détruisent le droit à la communication confidentielle ».

Patrick Breyer demande donc un arrêt immédiat : « Si le Conseil adopte ce projet, ce sera la rupture de la digue pour les communications privées en Europe. Après cela, plus aucune communication ne sera vraiment privée ».

SOURCE : https://uncutnews.ch/daenemark-drueckt-chatkontrolle-2-0-durch-eu-plant-massenueberwachung-privater-chats-in-letzter-minute/

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laurentglauzy1@gmail.com

One comment

  • Marcuse est l’auteur de « L’homme unidimentionnel ». Marcuse est un philosophe allemand de l’Ecole de Francfort ayant émigré aux USA en 1933. C’est un idéologue du structuralisme, du progressisme et du wokisme, donc un gauchiste notoire. Le gauchisme est moniste et holiste. Il veut tout uniformiser.

    Le dada de Marcuse est les grands ensembles qui fusionnent jusqu’au grand Tout.

    De la diversité, de la pluralité, de la variété, des différences, du particulier, de l’originalité, de l’anti-holisme, de l’individualité succède un monde fusionnel vers le grand Tout où tout est Un. Nos consciences fusionnent dans le Noùs, la Noosphère quantique, le cloud qui n’a plus besoin de corporéité, ni de reproduction. Prout. Point final.

    Marcuse défèque sa pensée idéologique nauséabonde qui n’a pas de réalisme, de raison, ni de bon sens. C’est la voie du néant, du nihilisme et du suicide collectif. Un manichéisme qui hait la matière.

    Marcuse est un gourou qui aurait pu enseigner dans l’Ordre du Temple Solaire. Il envisage le transit vers Sirius après sortie de corps spiritiste et voyage astral dans un vaisseau noachique.

    Uniformiser la réalité, uniformiser la pensée, uniformiser la vie est une action démente où l’irrationnel devient le rationnel, l’irraison devient la raison et où la folie devient la norme. C’est très kabbalistique, très ésotérique, très délirant, très hors-sol et très virtuel.

    Cela commence par le contrôle de la pensée, le contrôle des tchats, les menaces et la pénalisation du libre-arbitre et de la liberté d’expression.

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