La révolution mensongère des vaccins : toutes les maladies vont-elles désormais faire l’objet d’un « vaccin » ?
Le titre fait sensation : « Un premier vaccin contre le cancer de la peau bientôt disponible ? » Les médias font état des résultats prometteurs d’une étude portant sur un produit à ARNm personnalisé de Moderna, censé réduire considérablement le risque de récidive chez les patients atteints de mélanome.
Mais derrière cette annonce de succès se cache une question que l’on pose rarement : s’agit-il réellement d’un vaccin au sens classique du terme ?
De la protection contre les maladies au traitement des maladies
Pendant des décennies, la signification du terme « vaccin » était claire. Un vaccin était censé prévenir une maladie avant qu’elle ne se déclare. La rougeole, la polio ou le tétanos en sont des exemples typiques.
Le nouveau candidat de Moderna fonctionne toutefois différemment.
Les patients ne reçoivent le traitement qu’après avoir reçu un diagnostic de cancer et après que la tumeur a été retirée. L’objectif n’est pas de prévenir une maladie, mais d’empêcher une récidive. Cette technologie s’inscrit ainsi dans un domaine que l’industrie pharmaceutique qualifie depuis des années de « vaccins thérapeutiques ».
Les détracteurs y voient toutefois un changement fondamental de langage.
Le pouvoir des termes
Le langage n’est jamais neutre.
Le mot « vaccin » évoque la protection, la prévention et la santé publique. Ce terme jouit d’une grande confiance auprès de la population. En revanche, des appellations telles que « thérapie génique », « traitement à ARN » ou « immunothérapie personnalisée » suscitent des associations nettement moins positives.
Le terme « vaccin » évoque la protection, la prévention et la santé publique. Il jouit d’une grande confiance au sein de la population. En revanche, des appellations telles que « thérapie génique », « traitement à base d’ARN » ou « immunothérapie personnalisée » suscitent des associations nettement moins positives.
C’est précisément pour cette raison que les détracteurs se demandent si le terme « vaccin » n’est pas aujourd’hui de plus en plus utilisé comme un outil de marketing. Ce qui était autrefois clairement distingué entre prévention et thérapie se confond désormais, sur le plan linguistique, en une seule et même catégorie.
Une nouvelle stratégie commerciale ?
Cela ouvre ainsi un marché gigantesque à l’industrie pharmaceutique.
Si les technologies de l’ARN peuvent à l’avenir être utilisées contre le cancer, les maladies cardiovasculaires, les maladies auto-immunes, les allergies ou d’autres affections, un tout nouveau modèle économique verra le jour.
Les vaccins individuels contre certaines maladies infectieuses deviendraient une technologie de plateforme pour de nombreuses applications médicales. Le terme « vaccin » pourrait contribuer à faciliter l’acceptation sociale de ces produits.
Ce que montrent réellement les études
Les données publiées à ce jour concernant le projet sur le mélanome sont tout à fait prometteuses.
Il ne s’agit toutefois pas d’une avancée définitive.
Le nombre de participants était limité, le traitement a été administré en association avec une immunothérapie anticancéreuse existante, et les données à long terme font encore défaut.
Le titre « Vaccin contre le cancer de la peau » suggère donc davantage de certitude que ne le permettent réellement les études actuelles.
Le véritable débat
La question cruciale n’est pas de savoir s’il faut développer de nouveaux traitements. Les progrès en oncologie sont en principe les bienvenus. Le véritable débat porte sur la transparence.
Faut-il qualifier de « vaccin » un traitement qui n’est utilisé qu’après l’apparition d’une maladie ?
Ou bien utilise-t-on ici délibérément un langage familier afin de commercialiser une nouvelle génération de traitements génétiques et à base d’ARN sous un terme à connotation positive ?
Conclusion
Moderna et d’autres groupes pharmaceutiques travaillent sur des technologies susceptibles de révolutionner la médecine. Mais parallèlement, le langage évolue lui aussi. Les vaccins contre les maladies infectieuses deviennent des « vaccins » contre le cancer, les allergies et de nombreuses autres pathologies. Le débat public des années à venir montrera s’il s’agit d’un progrès scientifique ou d’un tour de passe-passe linguistique.
Une chose est sûre cependant :
plus le nombre de maladies définies à l’avenir comme cibles de « vaccins » augmentera, plus il sera important de savoir si la population est encore capable de faire clairement la distinction entre prévention, traitement et marketing.
Trad. https://uncutnews.ch/die-impfstoff-revolution-wird-jetzt-jede-krankheit-zur-impfung/
La maladie n’existe pas !
Création du diable