Une femme habillée en évêque reçue par le Saint-Siège avec les honneurs ecclésiastiques.
Ce qui s’est passé à Rome du samedi 25 au mardi 28 avril 2026 est à la fois abominable, scandaleux et grotesque : une femme habillée en évêque a été reçue par le Saint-Siège avec les honneurs ecclésiastiques. Celle-là même que le pape Léon XIV a appelée, dès son intronisation, « Très Révérende et Très Honorable Dame Sarah Mullally, archevêque de Canterbury », primat de la Communion anglicane.
Cet accueil de Sarah Mullally par le Saint-Siège est inadmissible à plusieurs titres pour tout catholique soucieux de vérité plus que d’œcuménisme.
L’Église catholique ne reconnaît pas la validité des ordinations anglicanes, déclarées « absolument nulles et totalement invalides » par Léon XIII dans Apostolicae Curae. De plus, l’Église enseigne définitivement qu’elle n’a pas reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes. Enfin, la Communion anglicane est doctrinalement hérétique et issue du schisme du roi d’Angleterre Henri VIII d’avec l’Église catholique en 1534.
Par ailleurs, la personnalité de Sarah Mullally est des plus problématiques. Ancienne infirmière, puis haute fonctionnaire britannique, elle a été « ordonnée » diacre et prêtre anglican en 2001, puis « consacrée évêque » en 2015, avant de devenir évêque de Londres en 2018, puis archevêque de Cantorbéry en 2026. Le Financial Times l’a décrite comme « théologiquement libérale ». Elle-même se définit comme féministe. Mullally a soutenu et accompagné les évolutions les plus graves de l’anglicanisme contemporain : bénédictions de couples homosexuels, pastorale LGBT, langage d’affirmation identitaire, et positions ambiguës sur l’avortement.

Si Léon XIV ne reconnaît vraiment pas de pouvoir d’ordre dans l’Église anglicane, et encore moins s’il s’agit d’une femme, alors à quoi correspondent les honneurs d’« archevêque » si généreusement accordés à nouveau lors de cette audience et de ce séjour à Rome ? Une Église « sœur », dirigée par une femme, présente sans doute une bonne idée de ce que conçoit Léon XIV, à la suite de François, concernant le pouvoir de juridiction attribuable à des laïcs, hommes ou femmes. La même idée transparaît dans le document final du Groupe d’étude 5 du Synode sur la synodalité, sur la « participation des femmes à la vie et à la gouvernance de l’Église ».
À l’entame de son discours, le pape a affiché sa joie de recevoir en audience Sarah Mullally, avant de rappeler la rencontre officielle à Rome entre Paul VI et l’archevêque anglican de Canterbury, Michael Ramsey, il y a soixante ans, le 23 mars 1966. Cette rencontre illustrait la volonté de Paul VI de poursuivre activement l’œcuménisme du concile Vatican II. Le lendemain, à Saint-Paul-hors-les-Murs, après une déclaration commune, Paul VI posa un geste spectaculaire en offrant au primat anglican son propre anneau épiscopal. Ce symbole fut largement perçu comme un signe de reconnaissance implicite de la dignité épiscopale anglicane.
Cette affaire manifeste une fois encore l’absurdité de l’œcuménisme moderne. Au nom du dialogue, on brouille les vérités de foi. Au nom de l’unité, on donne l’impression que les hérésies et les schismes ne sont que des nuances. Une telle logique ne conduit pas les âmes à l’unique Église du Christ. Elle les habitue à l’indifférentisme.
Le véritable œcuménisme ne consiste pas à traiter comme équivalents le vrai sacerdoce et son imitation invalide, la succession apostolique et sa parodie, la doctrine catholique et les erreurs modernes. Il consiste à appeler les âmes au retour à l’unité de la foi, des sacrements et du gouvernement sous le successeur de saint Pierre.
Cette scène romaine surréaliste révèle l’état de confusion doctrinale dans lequel se trouve aujourd’hui l’Église visible. Lorsque les signes sacrés sont utilisés contre la vérité qu’ils devraient exprimer, les fidèles ont le devoir de résister à la confusion.
Il est difficile d’exprimer à quel point cette situation est grave. Une femme que l’Église ne peut reconnaître comme évêque est conduite dans les lieux les plus sacrés de Rome, y donne une bénédiction, reçoit les honneurs d’un primat et rencontre le pape, tandis que les évêques et prêtres catholiques de la FSSPX demeurés fidèles à la Tradition sont tenus à distance.

FSSPX Actualités, le 30 avril 2026
« Avant de déclarer peut-être schismatique une société qui compte plus de mille membres, et qui constitue un point de référence pour des centaines de milliers de fidèles à travers le monde, il pourrait être souhaitable de connaître personnellement ceux qui doivent être jugés. La sanction envisagée ne touche pas seulement une institution – qui, d’ailleurs, n’existe pas aux yeux du Saint-Siège –, elle touche des personnes, et des personnes profondément attachées au pape et à l’Église.
J’avoue avoir de la peine à comprendre ce silence, alors même qu’on nous rappelle souvent la nécessité d’écouter le cri des pauvres, celui des périphéries, et même celui de la Terre… »
Abbé Davide Pagliarani, le le 19 avril 2026
« Les ordinations épiscopales annoncées par la FSSPX ne bénéficient pas du mandat pontifical correspondant. Ce geste constitue un acte schismatique et l’adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l’excommunication prévue par le droit de l’Église. »
Cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, le 13 mai 2026
« Le péché impur contre-nature est d’une telle gravité qu’il crie toujours et en toute circonstance vengeance devant Dieu, et qu’il est radicalement incompatible avec toute forme d’amour authentique et chrétien. Dès lors, un tel « mode de vie » ne peut en aucune manière être reconnu comme un don de Dieu. Un couple pratiquant ce vice doit être aidé à s’en libérer, et ne peut en aucune manière être béni — formellement ou informellement — par les ministres de l’Église.

La soumission des institutions et des nations en tant que telles à l’autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ découle directement de l’Incarnation et de la Rédemption. Dès lors, la laïcité des institutions et des nations constitue une négation implicite de la divinité et de la royauté universelle de Notre-Seigneur.
La chrétienté n’est pas un simple phénomène historique, mais le seul ordre voulu par Dieu entre les hommes.
Ce n’est pas à l’Église de se conformer au monde, mais au monde d’être transformé par l’Église.
C’est dans cette foi et dans ces principes que nous demandons
à être instruits et confirmés par Celui qui a reçu le charisme pour le faire.
Avec l’aide de Notre-Seigneur, nous préférons la mort plutôt que d’y renoncer.
C’est dans cette foi immuable que nous désirons vivre et mourir, dans l’attente
qu’elle cède la place à la vision directe de l’immuable Vérité éternelle. »
Extraits de la déclaration de foi catholique adressée à Sa Sainteté le pape Léon XIV par l’abbé Davide Pagliarani, le 14 mai 2026.
« La chrétienté n’est pas un simple phénomène historique, mais le seul ordre voulu par Dieu entre les hommes ».
Cette phrase montre toute l’importance de la doctrine chrétienne et de la scolastique thomiste sur la société et l’Humanité.
La laïcité imposée par la République, l’Europe et le Talmud ne s’inscrit pas dans une volonté d’ouverture, de tolérance et d’un oecuménisme avec les autres confessions.
La laïcité est la courroie de transmission de la Kabbale, de l’hermétisme, de la philosophie moderne, de la gnose et de l’ésotérisme antique.
Ce sont les valeurs du Talmud défendues par von der Leyen pour l’Europe.
Ces doctrines contre-nature s’insinuent de plus en plus dans la pensée des Chrétiens, dans les écoles et dans la société. Elles renversent les fondamentaux, les repères et l’ancrage dans le Bien, la Raison, l’Intelligence et l’Ordre voulus par Dieu entre les hommes.
La laïcité participe à la déchristianisation et à la destruction de la Raison occidentale dont la source est la Grèce d’Homère et d’Aristote, le Christ et St. Thomas d’Aquin.
La Bête dévore le Bien et répand ses maléfices.
Le Talmud imposé par la laïcité est une doctrine satanique anti-Dieu, anti-Raison et anti-catholique, donc anti-occidentale. C’est l’Orient du Grand Orient où tout est inversé.
Le Mal est le maître vénéré de l’anti-christianisme à travers Baal, Babylone et l’Egypte démoniaque.
Les mots manquent !!! Quelle honte.
Pffff le Vatican infiltré.
une évequesse !
Une femme?
Le doute est permis…
Enfin pas vraiment.