Ces idiots binaires qui soutiennent le prêtre de Carcassonne, la ville de la honte. Catholiques ne vous faites pas avoir.
LE MAIRE DE CARCASSONNE PROVOQUE, MAIS VOUS NE LE VERREZ JAMAIS FERMER UNE LOGE MACONNIQUE. IL FAIT RIRE LES IDIOTS, MAIS CA NE VA PAS PLUS LOIN DANS LE COURAGE NI L’INTELLIGENCE.
SI L’ON RESSORT UNE VIDEO DE 2025 QUI EST UN DISCOURS POLITIQUE ET QUI NE DOIT RIEN A UN ETAT DE GRACE, C’EST POUR MONTER LES CATHOLIQUES CONTRE LE CAMPS ADVERSES. OR, CE CAMPS ADVERSE NE NOUS APPARTIENT PAS. IL EST TOUT SIMPLEMENT LE CAMPS DU MONDE QUE DECRIT SAINT PAUL. NOTRE CAMPS EST LA SAINTE MESSE ET LA PRIERE EN ATTENTE DU ROI, ET RIEN D’AUTRE.
Une vidéo filmée discrètement le 7 octobre 2025, en la fête de saint Michel, dans la cathédrale de Carcassonne. Sortie onze mois plus tard, en pleine série d’affaires visant la ville. Et aussitôt, une procédure disciplinaire annoncée par le ministère des Armées.
On voudrait me faire choisir entre deux camps. Je n’en choisirai aucun.
D’un côté, ceux qui réclament la sanction. Mélenchon juge qu’un tel discours n’a « aucune place » dans l’armée. Traduisons : l’État se reconnaît le droit de juger ce qui se dit en chaire, pendant la messe. Voilà où nous en sommes. La séparation de 1789 et de 1905 avait été vendue comme une libération de l’Église ; elle s’achève en surveillance des sermons. Le juge d’une homélie, c’est l’évêque, pas le ministre. Et quiconque applaudit aujourd’hui que le pouvoir civil corrige un prêtre pour ses paroles ferait bien de se demander qui sera corrigé demain.
Mais de l’autre côté, je ne me joindrai pas au chœur de ceux qui félicitent. Car la chaire n’est pas une tribune. Un prêtre monte en chaire pour prêcher le Christ, appeler à la conversion, rappeler la loi de Dieu ; et cela suffit à remplir une vie. Faire rire une nef contre les « gauchistes », ce n’est pas convertir un adversaire : c’est flatter ceux qui sont déjà d’accord. Ce n’est pas trop de politique dans l’Église, c’est trop peu de Dieu.
La vérité est que nous vivons dans un pays où l’on ne sait plus ce qu’est une chaire. Les uns veulent la faire taire, les autres veulent s’en servir. Pendant ce temps, personne ne demande plus qu’elle serve à ce pour quoi elle existe.
Ce que je défends est simple. L’Église juge ce qui se dit en chaire, et elle seule. Et ce qui devrait s’y dire, c’est que le Christ est Roi ; des âmes, des familles et des nations. Ce n’est ni de droite ni de gauche. C’est ce que le monde ne pardonne pas.
Texte Mathieu Alavoine