Méditations en trois considérations sur l’enfer

MÉDITATION EN TROIS CONSIDÉRATIONS SUR L’ENFER.

« Je ne sais pas d’où vous venez ; éloignez-vous de moi, vous tous qui pratiquez l’iniquité !

Il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

(Luc 13, 27-28)

I. Le feu qui tourmente les damnés est un feu ardent, mais sans lumière ; ce sont les ténèbres extérieures dont parle l’Évangile. Dans ces ténèbres se trouvent tous les maux imaginables, sans la moindre trace de bien. Songez à tous les tourments endurés par les martyrs, aux souffrances causées par les maladies les plus cruelles, et dites : l’enfer est encore plus terrible que tous ces tourments.

Il faut concevoir l’omnipotence de Dieu et la malice du péché pour comprendre l’ampleur des tourments de l’enfer.

Le feu de l’enfer est le réceptacle de la colère de Dieu

(Tertullien).

II. Imaginez ces malheureux tourmentés par les démons dans ces flammes.

Écoutez leurs plaintes, leurs lamentations, leurs horribles blasphèmes.

Pensez à l’odeur nauséabonde qu’ils exhalent, au fiel qu’ils boivent, au feu qui leur pénètre les os.

Est-il possible de s’exposer à une telle souffrance pour le plaisir d’un instant ?

III. Le souvenir des damnés leur rappellera les plaisirs misérables qui ont causé leur chute et combien peu aurait suffi à les sauver.

Leur esprit saisira alors l’ampleur du bien perdu et du mal dans lequel ils ont sombré.

Leur volonté restera à jamais obstinée dans le mal ; ils aspireront à la mort pour échapper à de nouvelles souffrances ; la mort elle-même n’existera plus.

Faisons pénitence maintenant, tant qu’il est encore temps. Il sera trop tard pour se repentir avant les flammes de l’enfer, qui pénétreront jusqu’à la moelle de nos os, jusqu’à nos pensées les plus profondes

(Eusèbe de Césarée).

LIVRE DU PERE FRANZ SPIRAGO – TRADUIT DE L’ALLEMAND PAR LAURENT GLAUZY

laurentglauzy1@gmail.com

« Si l’esprit contemporain, qui a perdu toute notion du bien et du mal, du ciel et de l’enfer, est bien incapable de comprendre l’enjeu de l’existence humaine face à l’éternité, il n’en est pas moins vrai que le démon et son pouvoir de nuisance existent. Et, ses manifestations, aussi présentes aujourd’hui que dans les siècles précédents, ne peuvent être combattues avec efficacité que dans le cadre des exorcismes de l’Église catholique, seule religion des miracles.
Ces pages attestent donc des cas de possession révélés dans le spiritisme à l’égard duquel la compréhension d’un monde matérialiste a malheureusement perdu toute forme de méfiance. Cependant, le démon agit toujours par ses moyens de séductions, persécutant les âmes qui lui échappent pour les conduire à leur perte éternelle ou tenter de saper leur dévotion pour Dieu : le saint curé d’Ars entendait des cris la nuit et sa chambre prenait subitement feu.
Par conséquent, le présent ouvrage aborde des possessions extrêmes, où des enfants possèdent une force décuplée, poussent des cris effroyables de bêtes sauvages, prennent la voix et les traits du visage de personnes décédées, montrent des dons divinatoires et s’expriment même dans une langue jamais étudiée. Des sorciers peuvent ainsi se transformer en animaux ou marcher sur les eaux ! Et, dans cet ordre d’idée, il est également question de l’apparition du démon dans les loges maçonniques.
La science des manifestations démoniaques, la démonologie, enseigne que les anges déchus qui ont suivi Lucifer sont tellement nombreux que s’ils habitaient un corps, ils obscurciraient le soleil, et apparaîtraient comme des ombres. Il ne fait aucun doute que ces images terrifiantes sont des représentations très édulcorées de l’enfer dans lequel la quasi-totalité des âmes se perdent aujourd’hui.
Le diable intervient aussi pour contrecarrer des évènements qui permettent de sauver ces mêmes âmes.
Ainsi, lors du dernier périple de Christophe Colomb vers l’Amérique, le 13 décembre 1502, l’équipage, qui navigue sur l’océan Atlantique, doit affronter une tempête particulièrement violente. La mer est démontée et les vagues sont si hautes qu’elles semblent atteindre les nuages. Colomb reconnaît tout de suite le grand danger qui risque d’emporter son navire et l’équipage. D’énormes trombes d’eau s’abattent sur le bateau, à tel point que tout espoir de survie paraît perdu. Étant donné que l’objectif principal de son expédition est de frayer de nouveaux chemins au catholicisme et de sauver les âmes immortelles par l’évangélisation, il présume que l’ennemi du genre humain cherche à y mettre fin. Il commande que des bougies bénites soient allumées et à plusieurs reprises fait avec son épée des signes de Croix en direction du ciel. La mer commence alors à se calmer et les trombes d’eau se font moins puissantes jusqu’à ne plus atteindre le navire.
La présente étude, qui fait prendre conscience des puissances des ténèbres, démontre enfin que seul Dieu, par le Sacrifice de la Croix, permet d’échapper au supplice de l’enfer. Nous devons y réfléchir, car nous engageons notre vie pour l’éternité ! »

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