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L’hommage d’Arthur R. Butz à Robert Faurisson

Arthur Butz, né le  à New York, est un professeur d’électrotechnique américain à l’université Northwestern. Il a obtenu un poste universitaire permanent en 1974 et donne actuellement des cours de théorie de la régulation et de traitement numérique du signal. Il est cependant principalement connu en tant que militant révisionniste, auteur du livre « The Hoax of the Twentieth Century » (« L’Imposture du XXe siècle »), publié pour la première fois en 1976.

A l’occasion du 75e anniversaire du Professeur Robert Faurisson, en 2004, j’ai écrit un petit article (https://codoh.com/library/document/1643/) décrivant sa carrière révisionniste. Je dois maintenant écrire son éloge funèbre, mais cet article de 2004 peut être considéré comme faisant partie de cet éloge funèbre. Il n’y a rien à retirer, tout en laissant de côté une objection qu’il avait soulevée (message du 5 février 2004 : il avait en fait publié une petite monographie que j’avais omise de citer, à savoir un « Mémoire en défense contre ceux qui s’accusent de falsifier l’Histoire », 1980, avec une préface de Noam Chomsky).

Je dois également noter que, bien que l’unique auteur officiel du livre de 1980 intitulé « Vérité Historique ou Vérité Politique ? » soit Serge Thion, il serait plus juste de considérer Faurisson au moins comme le co-auteur. Cet ouvrage présente l’analyse de Robert du journal d’Anne Frank publié par son père, Otto Frank.

Ma préoccupation de toujours, à savoir que son œuvre n’a pas pu être connue et diffusée comme elle aurait dû l’être, n’a hélas pas changé. Il serait toutefois possible de publier un résumé de cette somme, ce qui serait sans doute mieux que rien, mais Robert, où qu’il se trouve, ne partagerait peut-être pas ce point de vue.

Laissez-moi préciser ma pensée.

Les révisionnistes sont des gens difficiles. De par leurs personnalités, ils sont forcément plutôt individualistes et ils sont le plus souvent les derniers à s’entendre sur quoi que ce soit. En feuilletant un dictionnaire, je me disais qu’il me serait difficile de qualifier Robert de personnalité « consensuelle » : je dirai plutôt qu’il n’était pas fait pour jouer dans les sports d’équipe. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi il est inévitable que les révisionnistes aient un tempérament difficile. Nous devons les prendre comme ils sont. Un révisionniste complaisant ou docile n’est guère plus convaincant qu’un célibataire marié.

Je suis fier de dire que je partage certains de ces traits de caractère et je me suis vite rendu compte que tout projet commun important avec Robert, tel que la co-rédaction d’un article, était hors de question. Les quelques passes d’arme que nous avons échangées au cours des quarante-deux années de notre relation sont consignées dans de brèves communications privées, mais je connais des cas de camarades sincères qui renoncèrent à coopérer avec lui après qu’ils furent touchés par les pointes acérées du Professeur.

Maintenant qu’il est là où nous irons tous, la publication d’un résumé ou d’une synthèse de son travail, écrite par un révisionniste très compétent, est peut-être possible.

Le décès de Robert bouleversera même indirectement ses ennemis, puisqu’il a connu un sort en France qui serait inconcevable aux Etats-Unis. Tout le monde savait qui était Robert Faurisson (Marine Le Pen a appelé la loi Fabius-Gayssot (1990) « loi Faurisson » – RF mail du 27/02/18), car c’était la poule aux œufs d’or pour les hyènes des médias et les poseurs pseudo-intellectuels. Le 23 août 2012, j’ai écrit à Germar Rudolf et à d’autres personnes au sujet d’un article publié dans « Le Monde » par Ariane Chemin, que Faurisson avait attaqué au tribunal (bien sûr, il a finalement perdu sa cause en juin 2017 et a interjeté appel sans succès en février 2018). J’avais noté « RF est leur poule aux œufs d’or. Ils seraient perdus s’il devait quitter la scène. »

J’ai lu un jour le récit d’une réunion officielle à Paris au cours de laquelle chaque orateur a essayé de surpasser les autres au détriment de Robert, ce qui m’a rappelé les « deux minutes de haine » d’Orwell. J’imaginais aisément l’un de ces orateurs agitant un volume du Grand Larousse (le Dictionnaire en 7 volumes ; l’Encyclopédie en 10 volumes) devant un écran de télévision où l’on aurait vu Robert à cheval, en tête d’une colonne de soldats nazis défilant à Paris sous L’Arc de Triomphe ! En fait, je pouvais encore imaginer que ces orateurs devaient se bousculer pour en faire de même.

Compte tenu de ces considérations, l’article paru dans « Le Monde » du 8 février 2018, concernant l’appel de Faurisson contre Ariane Chemin, intitulé « La bataille finale de Robert Faurisson, le négationniste de l’Holocauste », précisait que Faurisson avait 89 ans. Je ne pouvais pas m’empêcher d’interpréter cette mention comme exprimant, entre autres, le plaisir et le regret que cette « poule aux œufs d’or » allait s’envoler bientôt. Pour paraphraser un récent président américain récent, ils n’auront plus Robert Faurisson pour se montrer.

Son départ aura des conséquences à long terme. De nombreux révisionnistes américains considèrent que c’est une perte terrible. La France, où ce qu’il en reste, cessera-t-elle d’exister ? D’un autre côté, il est maintenant possible pour un révisionniste compétent d’essayer de résumer son travail, mais cette personne doit le savoir. Une voix fâchée peut tomber du Ciel sans prévenir : « Idiot ! Vous n’avez rien compris du tout ! »

Arthur R. Butz, 22 octobre 2018

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Hommage au Professeur Faurisson

Son ami Joe Fallisi témoigne et rend hommage au Professeur Robert Faurisson

Je suis encore sous le choc et je ne peux pas m’endormir. En revenant de l’aéroport de Bari il y a quelques heures, on m’a assené la terrible nouvelle : Robert Faurisson n’est plus. Dès son retour chez lui à Vichy, il s’est effondré, mort. Son grand cœur avait cessé de battre. Nous nous sommes rencontrés hier après-midi à Shepperton, dans un hôtel, l’hôtel Anchor, qui restera dans l’histoire pour avoir accueilli l’ultime conférence du Professeur. Nous y avons éprouvé, une fois encore, à quel point l’intimidation du politiquement correct, conséquence d’une dictature judaïque très perverse, pèse sur toute l’Europe. Robert est né dans cette ville il y a presque quatre-vingt-dix ans. En marchant, il m’avait confié, toujours lucide et indomptable, qu’il était très, très fatigué : il pressentait que sa fin était imminente. En réalité, cet homme, plus que courageux, avait tenu à bout de bras l’immense cause révisionniste. En plus du harcèlement judiciaire et moral qu’il a dû subir, il a été agressé physiquement plus de dix fois par des personnages odieux et anonymes, qui voulaient l’empêcher de s’exprimer, de vivre. Il a toujours su résister et se relever, sans dévier d’un millimètre dans sa recherche intrépide de la vérité. Un jour, il sera célébré comme un héros de la libre pensée.

Le Pr Faurisson n’est pas mort, par Laurent Glauzy

J’apprends à l’instant la mort du Pr Robert Faurisson !

Je ne le connaissais pas personnellement, mais j’avais une profonde admiration pour ses travaux et son courage. Par sa recherche incessante de la vérité, cet universitaire de talent faisait montre d’un comportement catholique : rien ne comptait plus pour lui que le combat qu’il menait malgré son âge et pour protéger les générations à venir. Et, à ce titre, cet homme qui disait ne pas croire en Dieu était bien plus catholique que n’importe qui.

Le Pr Faurisson était à mon sens le français le plus courageux et immanquablement un des plus cultivés.

J’avais fait connaissance de ses travaux lorsque je fréquentais la Librairie roumaine du Libre Savoir du Pr George Danesco. C’était en 1994 et j’avais 24 ans. C’est dans ce contexte que je connus Pierre Guillaume et d’Hervé Ryssen.

Aujourd’hui, j’ai envie de dire que le Pr Faurisson, comme tous les grands hommes, a su transmettre le flambeau. En effet, Vincent Reynouard progresse et est déjà bardé d’autant de modestie que de talent. C’est dire que lui aussi est appelé à la même grandeur que son maître.

Disons, alors que comme tous les grands hommes, le Pr Faurisson va être plus présent, que ses écrits vont être bien plus lus après sa mort.

Le Pr Faurisson nous montre donc qu’il n’est pas mort.

J’invite les catholiques à prier pour son âme qui doit revenir, comme toutes les âmes et sans distinction de race ni de religion, à Dieu. Et, inspirons nous du sérieux de cet homme hors norme. Car, seul le travail et la rigueur finissent par triompher. Et, par delà il a bien plus servi la France que n’importe quel parti ou homme politique soi-disant nationaliste attaché en sous-main au système.

Voilà le chemin que le Professeur a tracé pour ceux qui veulent le suivre.

Révisionnisme : une autre sauce béarnaise, par Laurent Glauzy

Laurent Glauzy, Me Fortabat-Labatut et Michel Piermee après une messe de la Tradition en Espagne.

Me Fortabat-Labatut et Michel Piermee sont les dignes représentants de la résistance catholique du Béarn. Michel Piermee a déjà été emprisonné pour une période de six mois en janvier 2010 pour des écrits révisionnistes, s’opposant à la version officielle de la choua.

Ses interventions ne manquaient pas alors de sel. Interpelant le président en le tutoyant, il lui demande : « Tu sers la république, donc tu sers la franc-maçonnerie. Tu sais que la franc-maçonnerie est aux ordres de Satan. Donc tu sers Satan ». Lors d’une autre audition, il demande si parmi les juges, il y a des homosexuels et des lesbiennes.

Je dois reconnaître qu’à Paris, parmi les avocats de résistance, les écrivains et les catholiques de la Tradition, je n’ai jamais rencontré des personnes ayant la profondeur, la foi et la combattivité de Me Fortabat-Labatut et de Michel Piermee.

En son temps, Pie IX ne disait-il pas ? : « A Paris tout est mauvais, même les meilleurs sont mauvais ! » Autant que ce peut, Pro Fide Catholica soutiendra ces hommes. Je précise que Me Fortabat-Labatut plaide en Espagne et à Paris. En outre, ceux qui soutiennent par ailleurs la vraie presse de la liberté, soutienne le seul vrai journal digne de ce nom, Rivarol.