Qu’est- ce qu’une espèce ? Par Dé-Darwinisez-vous

Répondre précisément à cette question est primordial car les incompréhensions ou désaccords entre évolutionnistes et créationnistes sont majoritairement dus à des problèmes d’ordre sémantique. Les créationnistes utilisent parfois des termes utilisés couramment par les évolutionnistes sans nécessairement respecter le sens que ces derniers leur attribuent, ce qui a pour conséquence de paralyser le débat en donnant lieu à des échanges stériles.
Les créationnistes affirment généralement que l’évolution est restreinte au cadre prédéfini de l’espèce et les évolutionnistes répondent alors à cela en présentant des exemples observés d’apparition de nouvelles espèces. Les créationnistes mentent-ils ? Font-il preuve de mauvaise foi ? Les évolutionnistes inventent-ils ces exemples ? En réalité, évolutionnistes et créationnistes ne parlent pas de la même chose quand ils emploient le terme « espèce » et il est nécessaire de comprendre ce qu’entendent les uns et les autres. La sémantique est capitale dans cette controverse vieille de 150 ans et une grande partie de l’argumentaire évolutionniste repose sur des subtilités liées au sens donnés aux mots (on retrouve ici le concept de novlangue cher à Orwell)

Le terme « espèce » a plus d’une vingtaine de définitions différentes, ce qui rend toute discussion extrêmement compliquée…
Selon sa définition la plus communément admise, une espèce est une population ou un ensemble de populations dont les individus peuvent effectivement ou potentiellement se reproduire entre eux dans des conditions naturelles et engendrer une descendance viable et féconde.
Ainsi, une espèce ne correspondrait pas une forme substantielle strictement définie mais serait une dénomination arbitraire permettant de regrouper sous une étiquette artificielle un certain nombre d’individus à un instant t. On dit que des organismes appartiennent à une même espèce s’ils sont capables de se reproduire entre eux et la rupture de cette interfécondité entre deux groupes d’individus donne naissance, selon la terminologie évolutionniste, à deux nouvelles espèces (ou sous-espèces). On parle alors de spéciation.
Le modèle évolutionniste s’oppose radicalement à tout essentialisme et ne voit les systèmes de classifications que comme des conventions arbitraires et artificielles permettant de mieux analyser le monde, de simplifier son étude mais ne reposant sur rien de réel. L’espèce n’existe pas, seul l’individu existe. Chaque organisme n’est qu’un moment de la grande fresque évolutive universelle et sera classé dans la même case que les individus avec lesquels il est interfécond à un instant t. Ces classifications sont donc fluctuantes, floues, variables et évoluent en fonction des modifications de l’interfécondité entre les populations. Ce concept dérive directement du nominalisme, une doctrine philosophique selon laquelle les concepts seraient des constructions humaines et les noms qui s’y rapportent ne seraient que des conventions de langage. Cette théorie postule que les êtres ne sont pas intrinsèquement porteurs des concepts par lesquels nous les appréhendons.

Selon la thèse de la Création, une espèce est une essence, créée spécialement par Dieu. Le terme « espèce » a été accaparé et confisqué par les évolutionnistes et parler de type (kind en anglais) ou de baramin permet de clarifier le débat. Un type est un groupe d’organismes au sein duquel tous les individus sont apparentés et dont les membres originaux furent spécialement créés par une puissance supérieure. Deux types différents n’ont donc pas d’ancêtre commun.
Ces types furent créés au Commencement avec un très fort potentiel de variabilité et le Concepteur intégra en eux divers mécanismes leur permettant de s’adapter rapidement à leur environnement, autorisant ainsi leur descendance à migrer vers de nouvelles niches écologiques pour peupler divers écosystèmes. Cette variabilité permet également d’induire de l’altérité, de la différenciation entre les individus, ce qui est une façon pour Dieu d’imprimer sa marque dans Sa Création puisqu’Il est Lui-même altérité (car Trinitaire).
Les types primordiaux, ou espèces souches, créés au Commencement ont ainsi donné naissance à toutes les espèces, sous-espèces et races existant aujourd’hui. On peut comparer ces espèces souche aux cellules souches capables de donner naissance à d’innombrables types cellulaires. Toutes les cellules de notre corps, aussi différentes soient-elles, dérivent toutes d’une seule et unique cellule souche embryonnaire et de façon similaire à cela, les félins (chats, panthères, lions, tigres etc.) descendent tous d’un même organisme souche. On peut également citer le cas des canidés (chiens, loups, chacals, coyotes, renards) qui descendent tous d’un même type primordial. L’évolution est le passage de la puissance à l’acte des potentialités génomiques présentes dans le génome de ces espèces souches et Il est tout à fait possible qu’elle aboutisse à l’émergence de deux populations ne pouvant plus se reproduire entre elles, mais le type ne changera pas. Ces ruptures d’interfécondité peuvent s’expliquer de diverses façons (génétique, biochimique, comportementale, physique etc.) et sont parfaitement intégrées au modèle créationniste.
On cite souvent l’exemple du moustique du métro de Londres dont la population s’est scindée en deux groupes non-interfécondes, c’est-à-dire deux nouvelles espèces selon la sémantique évolutionniste. Ces deux groupes restent toutefois des populations de moustiques et cette spéciation est parfaitement acceptée par le modèle créationniste. Le fait que de nombreux évolutionnistes présentent ces cas comme des invalidations de la thèse de la Création ne fait que démontrer qu’ils ne connaissent pas la thèse dont ils tentent de prouver l’inanité, ce qui est une démarche assez critiquable…

La nomenclature créationniste repose en partie sur l’étude de l’interfécondité. Si A est fécond avec B, que B est fécond avec C mais que A n’est pas fécond avec C, on considère que A, B et C appartiennent au même type. Plus généralement, l’étude de l’aspect des organismes permet de définir ces types, notamment pour les organismes fossilisés. Des outils génétiques puissants commencent également à émerger, notamment les récentes découvertes sur les gènes orphelins, c’est à dire les gènes spécifiques à certains types.
Les évolutionnistes suggèrent qu’il n’existe qu’un seul type sur Terre et que toutes les formes de vie contemporaines dérivent d’un ancêtre commun universel. Les créationnistes quant à eux, postulent que les diverses organismes peuplant actuellement la planète dérivent de plusieurs formes de vie primordiales (les types primordiaux ou espèces souches).

Un type (ou baramin, kind, espèce) est comparable à un rubik’s cube. Un rubik’s cube possède un nombre incroyable de combinaisons (43 252 003 274 489 856 000 pour un cube 5×5) mais restera toujours un cube. Un type est similaire à cela, il possède un nombre extrêmement important de potentialités de variabilité, de combinaisons induisant de la différenciation entre individus et permettant une adaptation au milieu (taille, couleur, aptitude à digérer certains nutriments etc.) mais restera toujours ce même type. L’évolution peut faire apparaître de nouvelles combinaisons, peut produire une myriade d’individus différents et uniques mais ne pourra jamais induire un changement de forme, tout comme le fait de jouer avec un rubik’s cube et d’en moduler les faces ne pourra jamais produire autre chose qu’un cube.

Que dit objectivement la science de tout cela ? La balance penche aujourd’hui très fortement en faveur de la vision créationniste des choses. Toutes les observations réalisées par l’humanité depuis l’aube des temps et toutes les expérimentations tendent à montrer que les espèces existent substantiellement.

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