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Créationnisme : Article de Le monde : « Un enjeu de société » Par Dé-Darwinisez-vous

Cet article, comme toutes les autres publications abordant ce sujet, est d’une malhonnêteté intellectuelle inouïe mais a tout de même le mérite de pointer le fond du problème.
Le débat entre créationnistes et naturalistes dépasse évidemment le cadre de la discussion scientifique et porte en lui le germe de controverses sociétales, économiques, philosophiques ou écologiques majeures .
Une mise en avant du créationnisme reviendrait à remettre en question notre modèle de société et cette idée est intolérable aux yeux de certaines «élites » libérales.

Les défenseurs du créationnisme sont effectivement des chrétiens et ils défendent naturellement une vision « traditionnelle » de la société. Ils auront tendance à dénoncer certaines dérives du modernisme libéral et de ce que l’on peut appeler « la gauche ».
Toutefois, la malhonnêteté intellectuelle consiste à prétendre que les évolutionnistes eux, ne seraient pas motivés par une idéologie, qu’ils seraient neutres. Si les créationnistes défendent une vision traditionnelle de la société, les évolutionnistes défendent en général une vision libérale de celle-ci. Les évolutionnistes sont, avant tout, des idéologues libéraux et c’est bien pour cela que le débat n’a que très rarement lieu sur un fond d’arguments scientifiques mais presque exclusivement sur un fond philosophique et idéologique. Remettre en question la théorie de l’évolution reviendrait à remettre en question les bases de notre société moderne et c’est précisément pour cela que le débat ne doit pas avoir lieu et qu’il faut, à tout prix, diaboliser les défenseurs de la théorie créationniste. Cette diabolisation reprend tous les poncifs de la gauche libérale et révolutionnaire contre la bête immonde, la superstition et l’infâme.

Cet article a le mérite de mettre les choses au clair et d’assumer que le combat contre les créationnistes ne se fait pas au nom de la science mais au nom de l’idéologie libérale (qui n’est qu’une liberté illusoire menant logiquement à l’esclavage).

Oui, les créationnistes sont motivés par une idéologie et une croyance, c’est logique et assumé. Cela ne veut pas dire que leur théorie soit fausse pour autant. Elle est, bien au contraire, en adéquation parfaite avec toutes les données scientifiques et historiques objectives dont nous disposons aujourd’hui.
Mais, contrairement à ce qu’ils affirment, les évolutionnistes sont également mus par une idéologie et par une croyance, par une vision du monde. Cette vision du monde est la vision des lumières, la vision anthropocentrée dans laquelle l’homme est au centre du cosmos et dans laquelle il a l’illusion d’être libre. L’homme n’a ainsi de comptes à personne et est (pense être), comme l’avait promis le serpent à nos premiers parents, « comme un Dieu ».

La controverse autour du darwinisme ne fait que prendre de l’ampleur partout à travers le monde. Il est temps que la communauté scientifique retrouve sa neutralité idéologique qui est le présupposé nécessaire à toute démarche scientifique. Elle doit sereinement et librement ouvrir le débat sans se soucier des conséquences extrascientifiques qu’une telle remise en question pourrait entraîner. Si la théorie créationniste est absurde, irrationnelle ou fausse, que cela soit démontré scientifiquement, grâce à des faits.

Jeter l’anathème contre les hérétiques refusant de plier l’échine contre le sacrosaint dogme du darwinisme en invoquant des arguments creux et vides tels que « obscurantisme » ou « pseudoscience » est le déshonneur de la science. La méthode de la gauche révolutionnaire est toujours la même et les scientifiques ont tort de se laisser berner de la sorte (à moins qu’ils ne soient complices…)

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/17/education-le-creationnisme-etend-son-influence-en-europe_1119517_3244.html

Rappel : Proposition de réforme de l’enseignement Par Dé-Darwinisez-vous

L’enseignement des origines de l’humanité va aujourd’hui fondamentalement contre le principe de laïcité qui est un principe d’impartialité et de neutralité de l’État à l’égard des confessions religieuses, des spiritualités et des croyances de chacun.

Plusieurs théories des origines existent, elles reposent toutes sur des idéologies et des croyances. Aucune de ces théories n’est neutre ou objective et aucune de ces théories ne peut aujourd’hui prétendre être LA vérité (ce qui n’enlève rien au fait que cette Vérité existe).

Les principales théories des origines sont les suivantes :
-évolutionnisme matérialiste (évolution non dirigée)
-évolutionnisme théiste (évolution dirigée)
-créationnisme Terre ancienne (création graduelle)
-créationnisme Terre jeune (création instantanée et déluge)

Parmi ces quatre théories, une seule est aujourd’hui enseignée : l’évolutionnisme matérialiste, plus connu sous le nom de darwinisme. Cette hégémonie n’est en rien justifiée car, comme cette page le démontre depuis quelques mois, l’évolutionnisme est avant tout une croyance. Elle repose principalement sur la croyance selon laquelle aucun Créateur ne serait intervenu dans le processus d’apparition de la vie et des espèces.
De plus, cette théorie comprend de nombreux éléments qui posent aujourd’hui grandement problème à la science, qui divisent la communauté scientifique, et qui restent, à la lumière des connaissances dont nous disposons, des croyances:
-les analogies sont la preuve d’une filiation ou d’une dérivation
-la vie peut émerger spontanément à partir de matière inerte
-les mutations aléatoires peuvent complexifier un organisme, augmenter la quantité d’information contenue dans un génome
-une part importante du génome est non-fonctionnelle et constitue un réservoir de variabilité nécessaire à l’évolution
-le couple mutation/sélection peut entraîner l’apparition de nouveaux organes
-les milliards d’intermédiaires dont on ne retrouve aucune trace fossile ont existé
-l’apparition de tous les systèmes biologiques complexes peut s’expliquer de façon gradualiste, étape par étape.
Etc.

Cette croyance évolutionniste est compatible avec les croyances athées, naturalistes et matérialistes et avec certains courants spiritualistes (gnose maçonnique, bouddhisme etc.) mais n’est pas nécessairement compatible avec les autres systèmes de croyance (christianisme, judaïsme, islam etc.). L’éducation nationale sort ici du cadre de la laïcité, de la neutralité vis-à-vis des religions et fait du prosélytisme pour la croyance athée. L’évolutionnisme n’est pas une théorie neutre mais est avant tout un système idéologique, philosophique et en dernière instance religieux. Le darwinisme ne part pas des données pour en donner une interprétation objective mais part d’un postulat d’essence religieuse pour donner une interprétation naturaliste de ces données.

Il semble par conséquent nécessaire de réformer l’enseignement des origines de l’humanité afin de respecter la pluralité des croyances de chacun. Les étudiants pourront par la suite, à la lumière des éléments dont ils disposeront, faire leur choix en âme et conscience et accorder leur confiance à la théorie qui leur semblera être la plus pertinente sur le plan scientifique et la plus en accord avec leurs croyances.

L’évolutionnisme, c’est à dire l’hypothèse de l’ascendance commune universelle doit être exclue des cours de sciences naturelles.
L’enseignement de la biologie doit se contenter des faits objectifs, des connaissances scientifiques, et ne doit pas entrer sur le terrain de l’idéologie, lequel n’a pas sa place en sciences. Les étudiants apprendront ainsi pendant leurs cours de biologie les mécanismes de l’adaptation, de la modification des individus au sein d’une espèce (génétique, épigénétique, génétique des populations, mutations, sélection etc.) mais n’apprendront plus, lors de leurs leçons de sciences naturelles, l’hypothèse de l’ascendance commune universelle ou l’hypothèse selon laquelle le couple mutation/sélection détiendrait un pouvoir créateur absolu.

Une nouvelle matière sera créée, elle sera rattachée à la fois à la science et à la philosophie : la science des origines.
Les différentes théories concernant nos origines y seront enseignées. Elles seront étudiées d’un point de vue scientifique et rationnel et les limites de chaque théorie seront étudiées. Des débats pourront être organisés entre les élèves, ce qui sera un excellent moyen d’aiguiser leur esprit critique et de développer leur tolérance vis-à-vis des croyances n’allant pas dans le même sens que les leurs.
L’enseignement de ces théories devra être complété par des cours portant sur les questions métaphysiques, philosophiques et religieuses liées à nos origines. Les étudiants apprendront par exemple les différences fondamentales entre le dualisme et le monisme ontologique et étudieront synthétiquement les grands courants de pensée : réalisme thomiste, matérialisme, idéalisme etc.

L’enseignement des origines de l’humanité n’est pas un détail et le système aujourd’hui en place est contre-productif.
Il heurte la sensibilité de certains élèves, en radicalise d’autres et nourrit inconsciemment une forme de complotisme et un certain scepticisme et une méfiance vis-à-vis du corps enseignant et du milieu scientifique.
Il est inadmissible que, dans une école soi-disant neutre vis-à-vis des spiritualités de chacun, la seule théorie qui soit aujourd’hui enseignée soit la théorie véhiculant la croyance matérialiste et naturaliste.
Cela force plus ou moins les élèves à adhérer à cette croyance évolutionniste et ceci est mis en place au nom de « l’esprit critique », ce qui est un non-sens. On cherche, de façon arbitraire et contre-productive, à déconsidérer les théories alternatives, même si ces dernières s’avèrent être rationnelles, en accord avec les faits et crédibles. Comment un étudiant peut-il savoir qu’il est en désaccord avec une théorie s’il ne l’a connaît pas?
Développons réellement l’esprit critique de nos étudiants, enseignons leur les différentes thèses à propos de nos origines et ils choisiront en leurs âmes et consciences.

Cette réforme simple et facile à mettre en place aura pour conséquence d’apaiser le débat et les tensions existant aujourd’hui entre les communautés, permettra aux étudiants de mieux comprendre et de mieux appréhender les croyances de leurs camarades et développera l’intelligence des jeunes générations.

Le rôle de l’éducation nationale n’est pas de propager la croyance athée. Les théories sortant du cadre du matérialisme et du naturalisme ont leur place en cours, la censure actuellement en vigueur est inacceptable et il est temps de mettre fin à cette injustice.

N’hésitez pas à faire circuler cette proposition

Une espèce est comparable à un rubik’s cube par Dé-darwinisez-vous

Les incompréhensions entre évolutionnistes et créationnistes sont majoritairement dues à des problèmes d’ordre sémantique. Les créationnistes utilisent des termes définis par les évolutionnistes sans en respecter la définition, ce qui a pour conséquence de paralyser le débat en donnant lieu à des échanges stériles.

Le terme le plus important dans cette controverse vieille de 150 ans est le terme « espèce ».
Selon les évolutionnistes, une espèce n’est ne correspond pas à une essence mais est une dénomination arbitraire qui permet de regrouper un certain nombre d’individus à un instant t. On dit que des individus appartiennent à la même espèce s’ils sont capables de se reproduire entre eux, s’ils sont interféconds. La rupture de cette inter-fécondabilité entre deux groupes d’individus donne naissance, selon la terminologie évolutionniste à deux nouvelles espèces (ou sous-espèces). On parle alors de spéciation. Cette croyance évolutionniste s’oppose radicalement à tout essentialisme, et en spéculant que les espèces n’existent pas, fait prédominer le devenir sur l’être. Il est amusant de noter que l’évolutionnisme est censé expliquer l’évolution des espèces, c’est-à-dire l’évolution de choses qui, selon la théorie, n’existent pas. L’erreur fondamentale de l’évolutionnisme est philosophique et se situe, entre autres, sur ce point précis.

Selon la théorie créationniste, une espèce est une essence, créée par Dieu. Le terme « espèce » a été accaparé et confisqué par les évolutionnistes, et pour clarifier le débat, il est préférable de parler de type (kind en anglais), ou de baramin. Ces types ont été créés par Dieu au commencement et disposent d’un très fort potentiel de variabilité, dans le but de permettre aux types de s’adapter rapidement à leur environnement, et afin d’induire de l’altérité entre les individus (Dieu crée le monde à son image et est lui-même altérité car il est Trinitaire). Un type est ainsi comparable à un rubik’s cube. Un rubik’s cube possède un nombre incroyable de combinaisons (43 252 003 274 489 856 000 pour un cube 5×5) mais restera toujours un cube. Un type est similaire à cela, il possède un nombre extrêmement important de potentialités de variabilité, de combinaisons permettant une différenciation entre les individus et une adaptation au milieu (taille, couleur, capacité à digérer certains nutriments etc.) mais restera toujours ce même type. Des spéciations, c’est-à-dire des ruptures de l’inter-fécondabilité entre deux groupes d’individus peuvent se faire au sein d’un même type mais, encore une fois, le type restera le même.
Les évolutionnistes donnent souvent des exemples de spéciation pour tenter de justifier leur croyance mais cela prouve juste qu’ils ne connaissent pas la théorie qu’ils critiquent. Il est à ce sujet intéressant de constater que 99% des personnes radicalement opposées au créationnisme ne connaissent pas la théorie qui est l’objet de leurs diatribes, de leurs moqueries et de leur haine. Connaître une théorie est pourtant le minimum quand on essaie de prouver sa fausseté. Cette évidence n’est hélas pas respectée dans notre monde de plus en plus abandonné par l’intelligence et le bon sens.

Que dit objectivement la science à propos de tout ceci ? La balance penche aujourd’hui très fortement en faveur de la vision créationniste des choses. Toutes les observations réalisées par l’humanité depuis l’aube des temps et toutes les expérimentations des scientifiques vont dans le sens de la vision créationniste des choses.
Face à cela, le seul argument des adeptes de la superstition transformiste est de prétendre qu’il faut attendre d’avantage, et qu’alors nous observerons des organismes évoluer vers quelque chose de radicalement différent, nous observerons des rubik’s cube devenir des sphères. Mais combien de temps faut-il attendre au juste ?

Au bout de combien de temps pendant lesquels rien n’aura été observé sera-t-il permis d’affirmer que la théorie transformiste est réfutée ? Va-t-il encore falloir attendre 1000 ans ? 10000 ans ?
L’avenir le dira, en attendant il est important et nécessaire de diffuser la théorie créationniste qui, contrairement à la superstition transformiste, est rationnelle, cohérente et en accord avec le réel.

Les datations radioactives aberrantes. Par Dé-Darwinisez-vous

Une équipe de scientifiques créationnistes a prélevé des échantillons d’une roche ayant été formée en 1980, lors de l’éruption du Mont Saint Hélène.

Les échantillons ont été envoyés pour analyse à un célèbre laboratoire de Cambridge spécialisé dans les datations radioactives.

Voici les résultats qui ont été obtenus, les roches obtiennent des âges de centaines de milliers d’années alors qu’elles ont été formées en 1980.

La réponse évolutionniste à cela est que la méthode de datation radioactive Potassium/Argon ne permet pas de dater les roches récentes. Mais alors pourquoi l’analyse a-t-elle donné ces résultats ? Pourquoi le laboratoire n’a-t-il pas conclu que la roche était trop récente pour être datée par cette méthode ?

Les évolutionnistes se basent sur l’interprétation évolutionniste des strates avant d’utiliser les méthodes de datation radioactive. Une roche sera considérée comme étant récente ou ancienne, à priori, en fonction de sa position dans la colonne stratigraphique.

Les datations radioactives ne sont pas des datations absolues, ne sont pas des faits mais sont des interprétations de faits. Elles se basent sur des hypothèses non vérifiées et non vérifiables :
-taux de désintégration constant au cours du temps
-système fermé
-concentrations en isotopes connues à T0

Ce simple test prouve que ces méthodes ne sont pas fiables. Lorsqu’on utilise ces méthodes pour dater des échantillons dont les âges sont connus, les résultats obtenus sont aberrants. Les exemples sont nombreux.

En parallèle de ces méthodes de datations radioactives, de nombreuses autres méthodes donnent un âge jeune à la Terre.

https://answersingenesis.org/…/radi…/radio-dating-in-rubble/

Debunkage de la vidéo de M – Gigantoraptor : Théorie des équilibres ponctués par dé-darwinisez-vous

Lors de sa dernière intervention sur cette page (intervention qui n’était qu’un condensé de suffisance, de mépris, de haine envers la religion, de demi-insulte envers ma personne, de condescendance et d’erreurs scientifiques), M – Gigantoraptor nous a conseillé le visionnage de sa courte vidéo à propos des équilibres ponctués, afin de mieux comprendre la théorie synthétique de l’évolution. Evidemment, selon la « logique » scientiste, matérialiste et pseudo-rationnelle, lorsque l’on est en désaccord avec ce sacrosaint dogme de notre monde moderne nihiliste, ceci est nécessairement dû à une incompréhension ou à une méconnaissance de la théorie.

Etudions donc cette courte vidéo.

« Nous allons voir comment une théorie solide comme la théorie de l’évolution »

Premièrement, la théorie n’est pas solide, il s’agit d’une croyance, qui ne repose pas sur les faits mais qui repose sur des « a priori » d’essence religieuse qui vont orienter l’interprétation de ces faits. Les points fondamentaux de la théorie évolutionniste restent non-démontrés et ne sont rien d’autre que des croyances. Ce ne sont certainement pas des hypothèses basées sur l’observation, la science ou la raison, puisque le savoir scientifique objectif dont nous disposons aujourd’hui va contre ces idées. Ces points sont les suivants :
-les homologies sont la preuve d’une filiation ou d’une dérivation (quid des gènes orphelins ?)
-la vie peut émerger spontanément à partir de matière inerte (si on autorise une intervention divine ici, au nom de quoi la refuserait-on ailleurs ?)
-les mutations aléatoires peuvent complexifier un organisme, augmenter la quantité d’information contenue dans un génome (les expérimentations montrent que les mutations sont destructrices de complexité, jamais constructrices)
-une part importante du génome est non-fonctionnelle et constitue un réservoir de variabilité nécessaire à l’évolution (cette hypothèse sera définitivement invalidée dans les prochaines années/décennies, notamment via le projet ENCODE)
-le couple mutation/sélection possède un pouvoir créateur et peut entraîner l’apparition de nouveaux organes (idée qui n’est soutenue par aucune expérimentation, elles pointent vers la direction opposée)
-les milliards d’intermédiaires dont on ne retrouve aucune trace fossile ont existé (croyance non réfutable)
-l’apparition de tous les systèmes biologiques à complexité non simplifiable peut s’expliquer de façon gradualiste, étape par étape. (les scientifiques ne sont absolument pas en mesure d’expliquer précisément et scientifiquement l’apparition de ces systèmes qui se comptent par centaines)
etc.

La vidéo présente ensuite brièvement la théorie des équilibres ponctués qui mettrait fin à la notion de gradualisme dans l’évolution.

« Conception erronée de la théorie de l’évolution selon laquelle les espèces évoluent de façon graduelle et soutenue, que la spéciation a lieu par de petits changements graduels »
« Bref, que l’évolution a lieu a la même vitesse pour tous les êtres vivants »

Les deux points présentés n’ont aucun rapport l’un avec l’autre. Le premier point ne concerne pas la théorie des équilibres ponctués et est faux.
Le second point concerne bien la théorie des équilibres ponctués, nous y reviendrons.

L’évolutionnisme postule bel et bien que l’évolution et que la spéciation ont lieu par de petits changements graduels, cette conception n’est pas erronée. La théorie des équilibres ponctués émet l’hypothèse que la vitesse de l’évolution varie, en fonction des aléas du milieu, de la pression de sélection, mais qu’elle soit rapide ou lente, elle se fait toujours de façon graduelle, par de petits changements successifs qui apparaissent à une vitesse constante mais dont la sélection et la fixation seront plus ou moins rapides. Certains scientifiques émettent l’hypothèse que les taux de mutation pourraient varier en fonction du stress environnemental, ce qui entraînerait une variation dans la vitesse d’apparition des petits changements, mais ils apparaissent néanmoins de façon graduelle.

Si on affirme que l’évolution n’est pas gradualiste, il faut admettre l’existence de sauts évolutifs brutaux, admettre l’apparition de centaines/milliers de mutations en une génération, admettre qu’on organe apparaîtrait spontanément, qu’une voie de signalisation ou qu’une voie métabolique apparaîtrait instantanément, en une seule génération.
Le problème du gradualisme et des systèmes à complexité non simplifiable ou irréductiblement complexes reste donc entier, malgré la théorie de Gould.
Comment expliquer l’apparition du système respiratoire, du système nerveux, du système immunitaire, de la voie intrinsèque de l’apoptose, des mitochondries, du réticulum endoplasmique ou de la mitose de façon graduelle, c’est à dire étape par étape, mutation par mutation ? Il faut que chaque étape présente un avantage sélectif, pour être sélectionnée (même si le dilemme de Haldane rester une énorme problématique) ou qu’elle soit neutre pour ne pas être éliminée (et elle a alors peu de chance de se répandre dans la
population).

Cette problématique était abordée dans la première réponse à M – Gigantoraptor mais ce dernier s’est contenté de la balayer d’un revers de mains en affirmant l’énorme absurdité suivante : l’évolution n’est plus considérée comme étant graduelle depuis Gould.

Analysons maintenant la théorie des équilibres ponctués plus en détail. D’après le grand paléontologue Stephen Jay Gould, l’étude objective des archives fossiles montre ceci :
« L’extrême rareté des formes de transition est le secret de fabrique de la paléontologie… L’historique de la plupart des espèces fossiles comprend deux caractéristiques allant à l’encontre du gradualisme :
1. La fixité. La plupart des espèces ne démontrent aucun changement de direction tout au long de leur durée sur terre. Dans le registre fossile, leur apparence est à peu près la même à leur disparition; les changements morphologiques sont habituellement limités et sans direction.
2. L’apparition soudaine. Peu importe la zone locale, les espèces n’apparaissent pas graduellement, à la suite de la transformation constante de leurs ancêtres; elles apparaissent plutôt tout d’un coup et « complètement formées »

Face à ce constat, deux hypothèses sont envisageables :
-les espèces évoluent très rapidement entre deux phases de stase, et n’ont pas le temps de laisser de traces fossiles de cette évolution rapide
-la théorie de l’évolution est fausse, il faut chercher à expliquer l’apparition des espèces autrement.

La science « officielle » a choisi la première option. La grande force de la dialectique évolutionniste est de toujours réussir à faire passer les failles de la théorie, et son inadéquation avec le réel pour des forces. L’évolution se ferait donc par phases rapides, entre deux périodes de stase évolutive. Sur quoi cette croyance repose-t-elle ? La réponse est simple : sur RIEN. Cette hypothèse ne repose que sur une idéologie, sur la volonté d’expliquer l’apparition de la vie et des espèces sans avoir recours à un Créateur ou à un événement d’ordre surnaturel.

Que ce soit lentement ou rapidement, aucune expérimentation n’est jamais venue valider l’idée selon laquelle les mutations aléatoires et la sélection du plus apte pourraient entraîner la transformation radicale d’un caractère (patte en aile, nageoire en patte, écaille en plume etc.) ou l’apparition de nouveaux caractères (nouveaux organes, nouveaux systèmes biochimiques, nouveaux gènes etc.). Que l’évolution soit lente ou rapide, les scientifiques n’arrivent toujours pas à donner des explications précises à l’apparition ou à la transformations des systèmes biologiques complexes.

Par ailleurs, cette théorie des équilibres ponctués ne répond pas à la problématique des fossiles vivants. Est-il raisonnable de postuler qu’aucun événement majeur ne serait venu perturber certaines espèces en 200 millions d’années pour les « forcer » à évoluer alors que, pendant le même laps de temps, toutes les espèces terrestres auraient eu le temps d’apparaître et pour certaines d’entre elles, de retourner vivre en milieu marin ?

La théorie des équilibres ponctués est une croyance qui tente d’apporter un semblant de cohérence à une autre croyance. Chacun croit à ce qu’il veut, il n’y a aucun problème à cela, mais il est nécessaire et urgent de cesser cette diabolisation des personnes n’adhérant pas à la superstition transformiste et de cesser de présenter une vision caricaturale et fausse de leurs théories et de leurs motivations. De nombreux scientifiques ayant fait de brillantes études et une longue carrière prennent leur distance avec l’évolutionnisme car ils se rendent compte que cette théorie ne permet pas de répondre de façon rationnelle, cohérente et crédible aux questions au sujet desquelles elle prétend le faire.
Ils explorent ainsi d’autres pistes, notamment la piste présentée par la bible qui comprend la séquence suivante : création, déluge, repeuplement.
Cette hypothèse est parfaitement rationnelle, cohérente et, contrairement à la superstition transformiste, elle est en adéquation absolue avec les connaissances scientifiques objectives dont l’humanité dispose aujourd’hui. Elle est également en adéquation avec les documents, mythes et traditions dont l’humanité dispose à propos de ses origines.

La science se doit avant tout chercher à se rapprocher de la Vérité et les croyances des uns et des autres ne doivent pas intervenir dans cette noble tâche.

Nous remercions M – Gigantoraptor de nous avoir orienté vers cette vidéo mais hélas elle ne répond pas aux problématiques soulevées par la précédente question qui lui avait été adressée : la problématique d’une apparition graduelle de systèmes à complexité non simplifiable. Par ailleurs, la vidéo présente des arguments faux, qui ne sont absolument pas ceux de la communauté scientifique.

Non, la théorie de Gould ne met pas fin au gradualisme, elle l’accélère lors de certaines phases, c’est très différent.

L’homme qui se satisfait des seules données de la Science pèche par manque de curiosité.

« Studiosité trop courte que celle qui s’enquerrait de la constitution des êtres et de leurs rapports mutuels, bref qui voudrait élucider tous les mystères de la nature, sans y découvrir la présence et l’action du Créateur; selon la remarque de Bossuet: « Ils ont connu toute la créature et ils ont ignoré son Auteur »!
Si la science proprement dite n’est que l’explication des réalités sensibles par leurs causes immédiates (causes secondes) et n’a pas à empiéter sur le terrain de la Philosophie qui étudie la Cause première, ou de la théologie qui aborde l’ordre surnaturel, la science ne devrait-elle pas du moins y acheminer l’esprit humain? (…) Les bribes de Vérité glanées par la science devraient donner l’appétit de la grande et éternelle Vérité! Alors le savant aspirerait à devenir philosophe et théologien.
L’homme qui se satisfait des seules données de la Science pèche par manque de curiosité. »

Initiation à a théologie de Saint Thomas d’Aquin
Raphaël Sineux

Réponse à un aimable contradicteur qui m’a conseillé cette vidéo. Par dé-Darwinisez-vous

https://www.youtube.com/watch?v=1VwQP4ikQZA&feature=youtu.be

Bonjour X,

Alors …

Je pense que la base de l’incompréhension entre créationnistes et évolutionnistes est d’origine sémantique. Nous utilisons les mêmes mots pour désigner des choses différentes. La clé du débat est là et il est vrai que les créationnistes ne prennent pas nécessairement le temps d’expliquer ce qu’ils entendent par microévolution, macroévolution, espèce ou complexité irréductible. Une fois ces questions sémantiques clarifiées, la discussion peut alors commencer. Elle ne peut pas se limiter à « selon ma définition de ce qu’est l’évolution, tu as tort », il s’agit là d’un procédé dangereux dénoncé par Orwell dans 1984.

Tu as raison, selon Wikipédia, la microévolution est l’étude de l’évolution sur une échelle de temps réduite alors que la macroévolution est l’étude de l’évolution sur une échelle de temps plus longue. Il n’y a donc qu’une seule évolution.
Les créationnistes n’utilisent pas ce vocabulaire dans le même sens mais Il n’y a selon eux également qu’une seule évolution (comme pour les évolutionnistes donc).
Pour ma part je préfère parler d’adaptation.
La microévolution (la seule évolution existant selon les créationnistes) correspond ainsi à la variabilité, à l’évolution au sein d’un même type, ou baramin, et pas nécessairement au sein de l’espèce car des spéciations (disparition de l’inter-fécondabilité entre deux populations) peuvent apparaître, cela n’a jamais été nié par personne.
Pour faire simple, nous pensons que l’évolution est limitée, qu’elle a été pré-programmée par le Créateur pour induire de la variabilité au sein de chaque type mais qu’elle ne permettra pas à de « grandes » nouveautés d’apparaître. L’évolution peut rendre une patte plus petite, plus grande, d’une autre couleur, plus solide mais elle ne pourra pas transformer graduellement une patte en aile ou des branchies en oreilles. Elle ne changera pas radicalement l’organisation d’un organisme, ne permettra pas à un moustique d’évoluer en autre chose qu’un moustique.

La grande erreur évolutionniste (selon les créationnistes) est de croire qu’une série de petites mutations, peuvent, en s’additionnant, former de nouveaux organes, de nouveaux membres et sur le plan moléculaire de nouvelles voies de signalisation, de nouvelles voies métaboliques, de nouveaux transporteurs etc. Cette idée était défendable du temps de Darwin mais est de plus en plus difficile à défendre au fur et à mesure que nous découvrons l’immense complexité des systèmes biologiques et leur régulation extrêmement fine et précise.

Cette apparition de nouveaux organes, de nouveaux membres etc. est la grande hypothèse évolutionniste et c’est cela que nous appelons « macroévolution ». C’est cela qui, selon nous, n’existe pas.
Cette hypothèse repose sur l’idée selon laquelle les mutations progressives pourraient augmenter la complexité d’un organisme, augmenter l’information contenue dans un génome (même si l’évolution ne va pas nécessairement dans le sens d’une hausse de la complexité selon la théorie). Cette croyance, au cœur de l’argumentation évolutionniste ne repose sur aucune observation ni sur aucune expérimentation. Tous les éléments dont nous disposons pointent vers la direction opposée (les mutations détruisent la complexité et l’information, ne l’augmentent jamais).

La clé de la controverse se situe ici. Est-il possible d’expliquer, de façon gradualiste et naturaliste, l’apparition de la vie puis son évolution via le développement des espèces ?

Oui, petit pas par petit pas on peut aller de Paris jusqu’à Lyon mais petit pas par petit pas, on ne pourra jamais aller de Paris jusqu’à la Lune.
Peut-on par exemple expliquer de façon gradualiste l’apparition de la voie intrinsèque de l’apoptose ? Les évolutionnistes doivent être en mesure d’expliquer scientifiquement et mécanistiquement l’apparition, l’évolution et l’intégration au sein d’un organisme (car tout est interdépendant dans un organisme) des systèmes biologiques complexes, étape par étape, mutation par mutation. Il faut connaître le rôle et l’avantage sélectif conféré par chaque étape intermédiaire. Plus un système est complexe, plus le nombre d’intermédiaires nécessaires augmente. Il faut savoir comment ces intermédiaires ont pu apparaître puis pourquoi ils ont été sélectionnés.

Les évolutionnistes croient qu’ils parviendront un jour à expliquer cela, c’est tout à fait leur droit, mais il s’agit là d’une croyance. Les créationnistes et les défenseurs de l’Intelligent Design pensent que ceci est impossible, que ces systèmes biologiques n’ont pas pu apparaître de façon gradualiste et naturaliste (à l’aide des seules forces de la nature)

Tu as très souvent recours à l’homme de paille, c’est assez amusant car c’est un reproche que l’on fait sans arrêt aux créationnistes…
Non, les créationnistes n’affirment pas que la microévolution serait « concevable ». Le fait que le vivant évolue, que les espèces changent, n’a jamais été nié par personne. Les humains (chrétiens ou non) utilisent cette capacité intrinsèque du vivant depuis toujours pour créer de nouvelles variétés, races, sous-espèces etc. Les chrétiens ont toujours défendu l’idée que nous descendons tous d’Adam et Eve, malgré les grandes disparités physiologiques existant entre les différentes ethnies (races ?) humaines. Ils ont donc toujours défendu ce que certains appellent la microévolution, qui est en réalité l’évolution tout court et qui possède des limites.

On reproche souvent aux créationnistes d’avoir bidouillé leur théorie en y incorporant la microévolution, concept qu’ils auraient volé aux évolutionnistes afin de rester « crédible ». Cette idée est absolument fantaisiste, fausse et ridicule. Encore une fois, personne n’a jamais pensé que les espèces ne variaient pas, que la variabilité n’existait pas, sinon nous serions tous des clones d’Adam et Eve.

Les chrétiens et les humains en règle général n’ont pas attendu Darwin pour constater qu’une certaine forme d’évolution existait.

Tu as également raison quand tu expliques qu’il est impossible de déterminer à partir de quand on passerait de la micro à la macroévolution. Les créationnistes sont parfaitement en accord avec cela, puisque la macroévolution n’existe pas selon eux. Il est donc impossible d’établir une distinction entre une chose qui existe et une autre qui n’existe pas. Il y a un biais logique fondamental dans ton raisonnement.

J’espère que ceci t’aura éclairé et que tu cesseras de présenter une version complètement déformée et assez peu honnête des théories créationnistes.

Le débat existe et mérite d’exister. De très nombreuses personnes ayant une bonne culture scientifique, ayant fait des études et une carrière dans ce domaine défendent cette théorie. Il faut sortir de cette vision caricaturale et fausse de l’intégriste religieux qui refuserait l’évolutionnisme pour des raisons uniquement religieuses. Cela peut jouer évidemment, mais le fond du débat se situe sur le plan scientifique.
Et ce même reproche du biais idéologique peut bien évidemment être attribué aux évolutionnistes qui sont très souvent des athées et qui ne veulent donc pas entendre parler de l’hypothèse d’un créateur car cette hypothèse serait « couteuse » selon le rasoir d’Ockham (ce qui est un argument absurde et subjectif).

Tu dénonces par exemple l’essentialisme, c’est un biais cognitif dû à ta croyance athée. Tu ne peux pas interdire aux autres personnes d’avoir une croyance différente de la tienne, l’essentialisme n’a jamais été invalidé scientifiquement (bien au contraire…)

Merci de te soucier de ma crédibilité mais je pense que, si tu veux conserver la tienne, tu devrais répondre aux vrais arguments créationnistes, et non pas aux caricatures d’arguments que tu présentes à l’aide de la figure rhétorique bien connue de l’homme de paille.

Tu es un jeune homme intelligent, tâche d’utiliser ce don de façon plus constructive 😉

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