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Qu’est- ce qu’une espèce ? Par Dé-Darwinisez-vous

Répondre précisément à cette question est primordial car les incompréhensions ou désaccords entre évolutionnistes et créationnistes sont majoritairement dus à des problèmes d’ordre sémantique. Les créationnistes utilisent parfois des termes utilisés couramment par les évolutionnistes sans nécessairement respecter le sens que ces derniers leur attribuent, ce qui a pour conséquence de paralyser le débat en donnant lieu à des échanges stériles.
Les créationnistes affirment généralement que l’évolution est restreinte au cadre prédéfini de l’espèce et les évolutionnistes répondent alors à cela en présentant des exemples observés d’apparition de nouvelles espèces. Les créationnistes mentent-ils ? Font-il preuve de mauvaise foi ? Les évolutionnistes inventent-ils ces exemples ? En réalité, évolutionnistes et créationnistes ne parlent pas de la même chose quand ils emploient le terme « espèce » et il est nécessaire de comprendre ce qu’entendent les uns et les autres. La sémantique est capitale dans cette controverse vieille de 150 ans et une grande partie de l’argumentaire évolutionniste repose sur des subtilités liées au sens donnés aux mots (on retrouve ici le concept de novlangue cher à Orwell)

Le terme « espèce » a plus d’une vingtaine de définitions différentes, ce qui rend toute discussion extrêmement compliquée…
Selon sa définition la plus communément admise, une espèce est une population ou un ensemble de populations dont les individus peuvent effectivement ou potentiellement se reproduire entre eux dans des conditions naturelles et engendrer une descendance viable et féconde.
Ainsi, une espèce ne correspondrait pas une forme substantielle strictement définie mais serait une dénomination arbitraire permettant de regrouper sous une étiquette artificielle un certain nombre d’individus à un instant t. On dit que des organismes appartiennent à une même espèce s’ils sont capables de se reproduire entre eux et la rupture de cette interfécondité entre deux groupes d’individus donne naissance, selon la terminologie évolutionniste, à deux nouvelles espèces (ou sous-espèces). On parle alors de spéciation.
Le modèle évolutionniste s’oppose radicalement à tout essentialisme et ne voit les systèmes de classifications que comme des conventions arbitraires et artificielles permettant de mieux analyser le monde, de simplifier son étude mais ne reposant sur rien de réel. L’espèce n’existe pas, seul l’individu existe. Chaque organisme n’est qu’un moment de la grande fresque évolutive universelle et sera classé dans la même case que les individus avec lesquels il est interfécond à un instant t. Ces classifications sont donc fluctuantes, floues, variables et évoluent en fonction des modifications de l’interfécondité entre les populations. Ce concept dérive directement du nominalisme, une doctrine philosophique selon laquelle les concepts seraient des constructions humaines et les noms qui s’y rapportent ne seraient que des conventions de langage. Cette théorie postule que les êtres ne sont pas intrinsèquement porteurs des concepts par lesquels nous les appréhendons.

Selon la thèse de la Création, une espèce est une essence, créée spécialement par Dieu. Le terme « espèce » a été accaparé et confisqué par les évolutionnistes et parler de type (kind en anglais) ou de baramin permet de clarifier le débat. Un type est un groupe d’organismes au sein duquel tous les individus sont apparentés et dont les membres originaux furent spécialement créés par une puissance supérieure. Deux types différents n’ont donc pas d’ancêtre commun.
Ces types furent créés au Commencement avec un très fort potentiel de variabilité et le Concepteur intégra en eux divers mécanismes leur permettant de s’adapter rapidement à leur environnement, autorisant ainsi leur descendance à migrer vers de nouvelles niches écologiques pour peupler divers écosystèmes. Cette variabilité permet également d’induire de l’altérité, de la différenciation entre les individus, ce qui est une façon pour Dieu d’imprimer sa marque dans Sa Création puisqu’Il est Lui-même altérité (car Trinitaire).
Les types primordiaux, ou espèces souches, créés au Commencement ont ainsi donné naissance à toutes les espèces, sous-espèces et races existant aujourd’hui. On peut comparer ces espèces souche aux cellules souches capables de donner naissance à d’innombrables types cellulaires. Toutes les cellules de notre corps, aussi différentes soient-elles, dérivent toutes d’une seule et unique cellule souche embryonnaire et de façon similaire à cela, les félins (chats, panthères, lions, tigres etc.) descendent tous d’un même organisme souche. On peut également citer le cas des canidés (chiens, loups, chacals, coyotes, renards) qui descendent tous d’un même type primordial. L’évolution est le passage de la puissance à l’acte des potentialités génomiques présentes dans le génome de ces espèces souches et Il est tout à fait possible qu’elle aboutisse à l’émergence de deux populations ne pouvant plus se reproduire entre elles, mais le type ne changera pas. Ces ruptures d’interfécondité peuvent s’expliquer de diverses façons (génétique, biochimique, comportementale, physique etc.) et sont parfaitement intégrées au modèle créationniste.
On cite souvent l’exemple du moustique du métro de Londres dont la population s’est scindée en deux groupes non-interfécondes, c’est-à-dire deux nouvelles espèces selon la sémantique évolutionniste. Ces deux groupes restent toutefois des populations de moustiques et cette spéciation est parfaitement acceptée par le modèle créationniste. Le fait que de nombreux évolutionnistes présentent ces cas comme des invalidations de la thèse de la Création ne fait que démontrer qu’ils ne connaissent pas la thèse dont ils tentent de prouver l’inanité, ce qui est une démarche assez critiquable…

La nomenclature créationniste repose en partie sur l’étude de l’interfécondité. Si A est fécond avec B, que B est fécond avec C mais que A n’est pas fécond avec C, on considère que A, B et C appartiennent au même type. Plus généralement, l’étude de l’aspect des organismes permet de définir ces types, notamment pour les organismes fossilisés. Des outils génétiques puissants commencent également à émerger, notamment les récentes découvertes sur les gènes orphelins, c’est à dire les gènes spécifiques à certains types.
Les évolutionnistes suggèrent qu’il n’existe qu’un seul type sur Terre et que toutes les formes de vie contemporaines dérivent d’un ancêtre commun universel. Les créationnistes quant à eux, postulent que les diverses organismes peuplant actuellement la planète dérivent de plusieurs formes de vie primordiales (les types primordiaux ou espèces souches).

Un type (ou baramin, kind, espèce) est comparable à un rubik’s cube. Un rubik’s cube possède un nombre incroyable de combinaisons (43 252 003 274 489 856 000 pour un cube 5×5) mais restera toujours un cube. Un type est similaire à cela, il possède un nombre extrêmement important de potentialités de variabilité, de combinaisons induisant de la différenciation entre individus et permettant une adaptation au milieu (taille, couleur, aptitude à digérer certains nutriments etc.) mais restera toujours ce même type. L’évolution peut faire apparaître de nouvelles combinaisons, peut produire une myriade d’individus différents et uniques mais ne pourra jamais induire un changement de forme, tout comme le fait de jouer avec un rubik’s cube et d’en moduler les faces ne pourra jamais produire autre chose qu’un cube.

Que dit objectivement la science de tout cela ? La balance penche aujourd’hui très fortement en faveur de la vision créationniste des choses. Toutes les observations réalisées par l’humanité depuis l’aube des temps et toutes les expérimentations tendent à montrer que les espèces existent substantiellement.

Rasoir d’Ockham et imposture rhétorique, par dé-Darwinisez-vous

Le rasoir d’Ockham est l’une des principales armes rhétoriques des évolutionnistes alors que ce principe de raisonnement ne peut absolument pas s’appliquer pour défendre leur croyance. Le rasoir d’Ockham est également appelé principe de simplicité, principe d’économie ou principe de parcimonie, il peut se formuler comme suit : Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité. Une formulation plus moderne est que « les hypothèses SUFFISANTES les plus simples sont les plus vraisemblables ».

Le rasoir d’Ockham peut-il servir à répondre à la question suivante : « En quoi le fait de postuler que le hasard et la sélection naturelle auraient créé tel organisme serait-il plus rationnel que de postuler qu’un Créateur l’aurait fait ? »

Il permettrait de répondre à cette interrogation si nous savions de façon certaine que le couple mutation/sélection possède un pouvoir créateur, complexificateur, transformateur. Si nous avions par exemple déjà observé ce couple entraîner la transformation d’une population de mouches en autre chose qu’une population de mouches, si nous avions observé l’apparition de nouveaux organes grâce à ce couple ou si nous avions déjà observé une hausse de la complexité d’un organisme qui serait due au hasard et à la sélection, le rasoir d’Ockham permettrait alors de trancher en faveur de la première hypothèse. Il serait effectivement plus rationnel de penser que le hasard et la sélection ont créé les organismes.

Ce n’est hélas pas le cas, aucune observation ni aucune expérimentation n’ont jamais permis de prouver cela, elles sont même toutes allées contre cette idée. Toutes nos observations ont montré qu’une population de mouches restait une population de mouches, qu’aucun nouvel organe n’apparaissait et que les mutations ne pouvaient pas entraîner une hausse de la complexité d’un organisme. Ces mutations sont neutres, modulent légèrement une complexité préexistante (modification de l’expression ou de l’activité d’une enzyme par exemple), détruisent cette complexité ou alors inactivent/réactivent des fonctions préexistantes.
Tous les exemples présentés par les évolutionnistes correspondent à ce cas de figure. On peut citer pêle-mêle et de façon non-exhaustive :
-la résistance bactérienne aux antibiotiques (destruction/altération du transporteur ou de la cible de l’antibiotique)
-l’expérience de Lenski et l’acquisition de la capacité de métaboliser le citrate acquise par les bactéries (dérégulation de l’expression du transporteur du citrate)
-les bactéries mangeuses du nylon (perte de la spécificité d’une enzyme pour son subtrat)
-l’apparition d’une valve caecale chez le lézard Podarcis sicula (réactivation d’un caractère pour lequel l’information génétique existait mais était inhibée)

Le rasoir d’Ockham postule que les hypothèses SUFFISANTES les plus simples sont les plus vraisemblables. Or les observations et expérimentations réalisées jusqu’à aujourd’hui sont absolument insuffisantes pour affirmer que ce pouvoir créateur, transformateur et complexificateur du couple mutation/sélection existe.

Car argument revient très fréquemment mais n’est en réalité qu’une déformation du principe initial. Les évolutionnistes utilisent ce principe pour tenter de faire croire qu’une intervention divine dans les processus d’apparition de la vie et des espèces serait moins rationnelle, moins probable, moins vraisemblable que la leur car elle réclame plus d’hypothèses. Or, les deux propositions font appel à une hypothèse non prouvée :
-intervention divine
-pouvoir créateur, complexificateur et transformateur du couple mutation/sélection
Il y a donc égalité, le principe ne permet pas de trancher.

Ainsi, cet argument rhétorique ne vaut rien. Les évolutionnistes athées l’utilisent car ils considèrent que l’hypothèse d’une intervention divine (et de l’existence de Dieu) serait plus coûteuse que l’hypothèse de l’existence de ce pouvoir du couple mutation/sélection. Mais cet avis est purement subjectif et ne dépend que des croyances et des présupposés philosophiques et religieux de chacun. Une intervention divine est impossible à accepter pour un athée alors qu’elle est tout à fait vraisemblable pour un chrétien (les exemples de miracles sont extrêmement nombreux) et sera absolument évidente pour un musulman car tout est une intervention, une manifestation d’allah selon cette croyance.

De plus, on reproche à l’hypothèse d’une intervention divine d’être irréfutable, mais l’hypothèse de l’existence d’un pouvoir créateur, complexificateur et transformateur du couple mutation/sélection est-elle réfutable ? Nous n’avons jamais rien observé qui irait dans ce sens, toutes nos expérimentations tendent à montrer que ce pouvoir n’existe pas. Le seul argument évolutionniste face à cela est qu’il faut attendre plus longtemps et que les preuves viendront, mais combien de temps va-t-il encore falloir attendre ? Au bout de combien de temps pendant lesquels rien n’aurait été observé aurait-on le droit de conclure à l’inexistence de ce pouvoir qui est pourtant au cœur de la croyance évolutionniste ? Cette hypothèse est-elle réfutable ?

A côté de cela, nous avons en revanche de nombreuses preuves de l’existence du Créateur et de nombreuses preuves de ses manifestations (miracles, incarnation, témoignages, philosophie, histoire de l’église, histoire des saints, expériences personnelles de chacun, Saint Suaire de Turin, apparition de la Vierge Marie, miracles eucharistiques, corps incorruptibles, saints stigmatisés, prophéties qui se sont réalisées, livres saints etc.)

Par conséquent, est-il plus rationnel de croire à l’existence du pouvoir Créateur, transformateur et complexificateur du couple mutation/sélection alors que tout porte à croire qu’il n’existe pas ou plus rationnel de croire à l’acte créateur du Dieu Transcendant? Le rasoir d’Ockham permet en réalité de trancher en faveur de la seconde hypothèse. Hélas, les scientifiques évolutionnistes ont trahi la démarche scientifique et ne sont que les défenseurs d’une idéologie.

« D’aristote à Darwin et retour » par Dé-Darwinisez-vous

Dans son ouvrage « D’aristote à Darwin et retour », le philosophe thomiste Etienne Gilson explique que les évolutionnistes ont trahi et déformé le sens initial du mot
« évolution ».

« Selon son origine latine, évolution, du verbe evolvere, serait le mouvement inverse d’une in-volution, elle serait le dé-roulement de l’en-roulé, le dé-veloppement de l’en-veloppé. C’est une vieille notion philosophique adoptée par tous ceux qui veulent rendre absolument sûr que, l’acte divin de création une fois accompli, rien de nouveau ne s’est ajouté à la nature créée. (…) Au lieu de comprendre que Dieu avait tout créé « sans exceptions », Saint Augustin et son école entendaient que tout ce qui a jamais été, est ou sera, a été créé sous une forme latente , invisible, dès le temps de la création. Puisque tout s’est développé à partir de là, c’est une vraie doctrine de l’é-volution entendue en son sens naturel d’un déroulement d’un déjà donné. C’est pour exclure l’apparition possible de quelque chose de nouveau, qui accéderait à l’être sans avoir été créé, que cette doctrine a été conçue. La notion d’une évolution créatrice est par là contradictoire et impossible.
(…)
L’évolution signifiait quelque chose tant qu’elle voulait dire le développement de ce qui était supposé enveloppé mais le mot a été popularisé dans un autre sens. Loin d’être le
dé-veloppement d’un enveloppé, l’évolution au sens moderne du terme est un prodigieux système d’auto-création où chaque moment ajoute au précédent quelque chose de nouveau. On est dans une évolution créatrice ou, du moins, novatrice et progressiste, mais alors qu’on comprenait une évolution dans laquelle le moins sortait du plus où il était précontenu, celle où le plus jaillit continuellement du moins n’est plus compréhensible. »

Etienne Gilson

« Tout a été préformé dès le commencement, rien n’est engendré. Ce que nous nommons improprement une génération n’est que le principe d’une développement qui rendra visible et palpable ce qui était auparavant invisible et impalpable »

Charles Bonnet

On comprend à la lecture de ces extraits que les défenseurs de la vision biblique du monde défendent en réalité la véritable évolution, qui n’est que le passage de la puissance à l’acte de potentialités génétiques présentes dans les organismes depuis la Création.
L’évolution, dans son sens originel étymologique, n’implique pas l’apparition et donc la création de nouveautés (nouveaux organes, nouvelles protéines, nouvelles voies de signalisation etc.) mais seulement l’expression de diverses caractéristiques présentes dans le génome d’une espèce donnée à l’état latent. Une évolution naturaliste des molécules jusqu’à l’homme est en réalité un non-sens, à moins d’imaginer que la première cellule apparue était une super cellule-souche qui possédait à l’état latent toute la diversité et toute l’information génétique retrouvée dans les innombrables espèces existant et ayant existé.

La controverse autours de l’évolutionnisme est avant tout sémantique et il est très intéressant de réaliser que les évolutionnistes, en plus d’avoir complètement transformé et trahi l’épistémologie scientifique pour la mettre au service de la croyance naturaliste, ont également profondément transformé le sens de mot « évolution ».
Il est d’ailleurs primordial de préciser que Darwin n’utilisa pas le mot évolution dans son œuvre car ce terme, à cette époque, n’avait pas encore le sens que lui ont donné les évolutionnistes.

L’évolution est en réalité une notion créationniste qui n’a rien à voir avec ce qu’en ont fait les évolutionnistes. L’évolution n’est pas ce mouvement perpétuel faisant primer le devenir sur l’être et dont la contradiction serait le moteur, l’évolution est en réalité exactement ce que disent les créationnistes, c’est l’expression de potentialités présentes chez chaque espèce, depuis la Création.
La véritable évolution place la perfection, le plus au commencement alors que l’évolutionnisme, à l’instar de tous les systèmes de pensée gnostiques, relaie cette perfection dans un devenir perpétuel et immanent.

Impasse évolutionniste par dé-darwinisez-vous

Tout ce que les évolutionnistes ont à faire pour mettre fin à la controverse autour du transformisme est d’apporter une seule preuve qui démonterait la réalité de leur hypothèse. Ils disposent de la totalité des crédits de recherche dédiés à l’étude de nos origines, de l’ensemble des médias et de l’ensemble du système éducatif qui permet de formater les jeunes générations de scientifiques. 150 ans après Darwin, et malgré les moyens matériels, humains, financiers et médiatiques dont disposent les défenseurs de la théorie évolutionniste, malgré le génie et l’érudition de certains scientifiques évolutionnistes, malgré le travail de milliers d’honnêtes chercheurs à travers le monde, aucune preuve n’a jamais pu être mise en évidence.
Ces preuves n’existent pas et face à ce constat implacable, la seule arme restant aux évolutionnistes pour défendre leur théorie est la censure des thèses dissidentes et la diabolisation de leurs défenseurs. La science des origines est ainsi confisquée, prise en otage par des croyants qui refusent de remettre leurs certitudes en question. L’évolutionnisme est une religion, c’est la religion de notre monde moderne et elle n’est qu’une facette actualisée de la gnose éternelle.
La controverse entre les évolutionnistes et la vision biblique de la Création n’est pas une controverse entre «la science » et « la religion » mais une lutte entre deux religions, une lutte vieille comme le monde… Il s’agit de la lutte entre ceux qui acceptent l’amour du Créateur, et ceux qui le rejettent.
Les gens ne rejettent pas la vision biblique de la Création car celle-ci serait absurde, irrationnelle ou contredite par les faits. Ils la rejettent et s’enferment dans la superstition transformiste car ils rejettent le Créateur, même si ce dernier les a créé par amour et s’est sacrifié sur la croix pour eux.

Cette théorie pseudo-scientifique est le pilier du monde moderne. Si elle tombe, des changements extraordinaires interviendront dans la Société, les défenseurs de la superstition transformiste le savent et c’est pourquoi ils ne lâcheront jamais rien et ne chercheront jamais à trouver de compromis, même s’ils doivent pour cela trahir la démarche et l’objectif de la science.
Il existe fort heureusement de nombreux scientifiques honnêtes qui commencent à réaliser l’ampleur de l’erreur évolutionniste, les lignes bougent et la controverse ne va faire que s’amplifier dans les années et les décennies à venir.
Ce débat à propos de nos origines doit être abordé de façon apaisée et avec une grande ouverture d’esprit. Les évolutionnistes se braquent quand on remet leurs croyances et leurs certitudes en question, c’est tout à fait naturel, mais il est temps qu’ils réalisent et admettent les limites, failles et impasses de leur théorie

L’évolutionnisme est une erreur scientifique mais elle est avant tout une erreur philosophique. Reginald Garrigou Lagrange nous explique en quoi.

« La doctrine de l’évolution créatrice d’elle-même, en faussant radicalement la notion de création, se heurte à tous les premiers principes de la raison. Elle admet en effet un devenir sans sujet, un mouvement sans mobile, un devenir sans cause efficiente distincte de lui, un devenir sans cause finale connue par une intelligence parfaite de toute éternité. Elle tient que cette évolution, créatrice d’elle-même, est ascendante, et alors, en elle le plus sort du moins, le plus parfait sort du moins parfait; elle rejette le mystère de la création, qui s’harmonise avec les principes de causalité efficiente et de finalité, pour lui substituer l’absurde placé au principe de tout: le plus qui sort du moins sans cause efficiente et sans finalité proprement dite. Dieu, identifié avec cette évolution créatrice, va de surprise en surprise, en voyant tout ce qu’il devient, sans l’avoir prévu.

Cette doctrine avoue que le devenir, qui est à lui-même sa raison, est une contradiction réalisée; mais elle oublie que, si le principe de contradiction n’a plus de valeur, le devenir lui-même ne se distingue plus du non-devenir, en lui le point de départ n’est pas distinct du point d’arrivée: on est alors au but avant d’être parti; le devenir corporel ou spirituel devient immobile et il se confond, non pas avec l’immobilité de l’être subsistant, mais avec celle du néant, et du néant absolu, qui est l’absence non seulement de toute existence, mais de toute possibilité d’existence.

La vérité du principe de contradiction ou d’identité est plus certaine que l’existence de la terre qui nous porte, c’est une certitude non seulement physique, mais métaphysique ou absolue; et sans elle il n’y plus rien pour nous d’intelligible. Autrement dit, avec la notion d’être, qui fonde ce principe, s’évanouissent celles du vrai et du bien et leur opposition avec l’erreur et le mal.

Voilà le lien qui rattache à l’intelligence humaine l’affirmation du primat de l’être sur le devenir, qui est à la base de la philosophie traditionnelle. »

Réginald Garrigou-Lagrange

Le mensonge moderne par Dé-Darwinisez-vous

Notre monde prétend être moderne parce qu’il détruit, une a une, les barrières qui avaient été érigées, à juste titre par l’Église, afin de fonder la Civilisation. Ce pseudo-progrès (à ne pas confondre avec le progrès technique) dont se vantent ses promoteurs n’a rien d’un progrès, il est une régression, une décadence, une destruction de la Civilisation.
On se plaint des dérives d’une économie sans entraves, de moeurs sans entraves, d’une science sans entraves etc. L’équilibre, le juste-milieu, la pondération et la mesure correspondent, pour chacune de ces dérives modernes, à la position de l’Église.
L’homme Révolté cherche à ériger ses propres règles, à fixer ses propres limites, à définir son propre monde, son idéal de perfection. Il ne veut plus se plier à un ordre naturel d’origine divine mais veut décider, par lui-même, de ce qui est bien et de ce qui mal. En faisant cela, en réitérant l’Antique péché du vieil Adam, en adoptant ce relativisme absolu, il ne chemine pas vers un utopique paradis terrestre mais vers un authentique enfer.

Nous régressons depuis la Renaissance vers ce que le monde Antique avait de plus barbare et de plus irrationnel. De très bonnes choses ont été produites par ce monde Antique païen et ces éléments ont tous été récupérés et sanctifiés par l’Église. Le monde chrétien doit beaucoup au passé païen, mais avait su se préserver de ses erreurs.

L’évolutionnisme n’est pas un progrès mais une régression de la science, un retour à des croyances antiques irrationnelles et magiques. Ce pseudo-rationalisme moderne qui limite le réel à l’observable, au mesurable ou au quantifiable n’est pas un progrès mais une destruction de l’intelligence. Le rationalisme moderne n’a rien de rationnel, il relève de la pensée magique.
Alain Pascal a magistralement démontré dans son œuvre la filiation directe entre les philosophes (et scientifiques) modernes, soit disant rationnels, et les occultistes, les kabbalistes et autres magiciens antiques. Il a démontré que cette erreur moderne, héritée des erreurs antiques pouvait se résumer en un seul terme: le monisme.

Le mensonge moderne consiste à faire croire que le monde est en progrès depuis l’avènement de ces temps nouveaux alors qu’il régresse, petit à petit, vers la barbarie et l’irrationnel.
Ce monde a cherché à s’affranchir de toute loi Transcendante, à cherché à libérer l’humanité d’un Dieu qu’il considère comme tyrannique. En faisant cela, il n’a hélas libéré personne, mais a réduit l’humanité en esclavage.

La Vérité vous rendra libre.
Ce culte moderne du progrès est une régression, c’est sa chute qui sera un progrès

Créationnisme : Article de Le monde : « Un enjeu de société » Par Dé-Darwinisez-vous

Cet article, comme toutes les autres publications abordant ce sujet, est d’une malhonnêteté intellectuelle inouïe mais a tout de même le mérite de pointer le fond du problème.
Le débat entre créationnistes et naturalistes dépasse évidemment le cadre de la discussion scientifique et porte en lui le germe de controverses sociétales, économiques, philosophiques ou écologiques majeures .
Une mise en avant du créationnisme reviendrait à remettre en question notre modèle de société et cette idée est intolérable aux yeux de certaines «élites » libérales.

Les défenseurs du créationnisme sont effectivement des chrétiens et ils défendent naturellement une vision « traditionnelle » de la société. Ils auront tendance à dénoncer certaines dérives du modernisme libéral et de ce que l’on peut appeler « la gauche ».
Toutefois, la malhonnêteté intellectuelle consiste à prétendre que les évolutionnistes eux, ne seraient pas motivés par une idéologie, qu’ils seraient neutres. Si les créationnistes défendent une vision traditionnelle de la société, les évolutionnistes défendent en général une vision libérale de celle-ci. Les évolutionnistes sont, avant tout, des idéologues libéraux et c’est bien pour cela que le débat n’a que très rarement lieu sur un fond d’arguments scientifiques mais presque exclusivement sur un fond philosophique et idéologique. Remettre en question la théorie de l’évolution reviendrait à remettre en question les bases de notre société moderne et c’est précisément pour cela que le débat ne doit pas avoir lieu et qu’il faut, à tout prix, diaboliser les défenseurs de la théorie créationniste. Cette diabolisation reprend tous les poncifs de la gauche libérale et révolutionnaire contre la bête immonde, la superstition et l’infâme.

Cet article a le mérite de mettre les choses au clair et d’assumer que le combat contre les créationnistes ne se fait pas au nom de la science mais au nom de l’idéologie libérale (qui n’est qu’une liberté illusoire menant logiquement à l’esclavage).

Oui, les créationnistes sont motivés par une idéologie et une croyance, c’est logique et assumé. Cela ne veut pas dire que leur théorie soit fausse pour autant. Elle est, bien au contraire, en adéquation parfaite avec toutes les données scientifiques et historiques objectives dont nous disposons aujourd’hui.
Mais, contrairement à ce qu’ils affirment, les évolutionnistes sont également mus par une idéologie et par une croyance, par une vision du monde. Cette vision du monde est la vision des lumières, la vision anthropocentrée dans laquelle l’homme est au centre du cosmos et dans laquelle il a l’illusion d’être libre. L’homme n’a ainsi de comptes à personne et est (pense être), comme l’avait promis le serpent à nos premiers parents, « comme un Dieu ».

La controverse autour du darwinisme ne fait que prendre de l’ampleur partout à travers le monde. Il est temps que la communauté scientifique retrouve sa neutralité idéologique qui est le présupposé nécessaire à toute démarche scientifique. Elle doit sereinement et librement ouvrir le débat sans se soucier des conséquences extrascientifiques qu’une telle remise en question pourrait entraîner. Si la théorie créationniste est absurde, irrationnelle ou fausse, que cela soit démontré scientifiquement, grâce à des faits.

Jeter l’anathème contre les hérétiques refusant de plier l’échine contre le sacrosaint dogme du darwinisme en invoquant des arguments creux et vides tels que « obscurantisme » ou « pseudoscience » est le déshonneur de la science. La méthode de la gauche révolutionnaire est toujours la même et les scientifiques ont tort de se laisser berner de la sorte (à moins qu’ils ne soient complices…)

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/17/education-le-creationnisme-etend-son-influence-en-europe_1119517_3244.html

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