Archives mensuelles : décembre 2018

Réponses aux interrogations sur l’article 68 – François Asselineau

Divide et Impera !

Monsieur Asselineau n’est pas de culture catholique, car juger l’arbre à ses fruits est une parabole enseignée par Notre Seigneur Jésus Christ. Oui Monsieur Asselineau vise juste sur le plan temporel, devrais-je dire républicain, mais il ne reste que très laïque et profane en matière spirituelle. Un républicain pense républicain. pour mémoire je remets la citation de l’évangile selon saint Mathieu :

Saint Matthieu 7, 15-20

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre mauvais donne des fruits détestables. Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

Jésus je n’en peux plus! Viens! Viens, Seigneur, viens sauver la France ! Par Véronique Lévy

Jésus je n’en peux plus! Viens! Viens, Seigneur, viens sauver la France!
Les politiques ne sont que des marionettes de la bête, ses jouets et s’ils sont renversés , j’ai bien peur que ce ne soit pas encore le roi de par le ROI du Ciel mais un chaos infernal permettant à une dictature invisible de garder la France et l’Europe toute entière sous tutelle… d’un système monstrueux pire que tout ce qu’on peut imaginer… ses armes il les a préparées dès la fondation du monde : l’eugénisme, l’armement, la numérisation de la vie pour remplacer l’homme….effacer l’image de Dieu de son visage et y encoder le code barre de l’antéchrist… l’antéchrist est un système invisible qui hiberne depuis la nuit des temps … en nous . Pour s’en déconnecter, il n’y a qu’un mot de passe: J E S U S .

A La Réunion, les Gilets Jaunes réclament « l’abolition de la franc-maçonnerie »

Le site réunionnais clicanoo.re, signale qu’une Coordination de Gilets Jaunes de l’île a présenté un « cahier de doléances » sur base d’une consultation des gilets jaunes locaux. Heureuse surprise qui prouve un éveil des consciences, les Gilets Jaunes de La Réunion réclament “l’abolition la franc-maçonnerie et de ses réseaux d’influence”

(…) Chez les « gilets », il est temps d’en finir avec “le clientélisme et la titularisation de complaisance dans la fonction publique”. Pour certains, l’épuration politique doit passer par la suppression du Sénat et Conseil Constitutionnel, par la prise en compte du vote blanc. Et tant qu’à faire par “l’abolition la franc-maçonnerie et de ses réseaux d’influence”. (…)

Les forces occultes peuvent commencer à trembler : les voilà identifiées comme nocives jusque dans les couches populaires.

 

Source : https://www.medias-presse.info/a-la-reunion-les-gilets-jaunes-reclament-labolition-de-la-franc-maconnerie/102013/

Le Grand Discours de 1849

Le 9 juillet 1849, Victor Hugo prononce à l’Assemblée un réquisitoire contre l’inaction du pouvoir en place face à l’extrême pauvreté.
Son discours fera date.

9 juillet 1849. Victor Hugo, depuis peu député à l’Assemblée législative, s’apprête à prononcer un discours aussi lyrique qu’emporté. Profondément marqué par les événements de 1848 et bouleversé par la détermination des insurgés (alors que maire du 8e arrondissement de Paris, il a participé à la répression des mouvements ouvriers de juin), il entend dénoncer le fléau qui est, selon lui, à l’origine de toutes les révoltes populaires :

                                    la misère.

Ce jour-là, on débat à l’Assemblée sur les lois relatives à la prévoyance et à l’assistance publique.

Victor Hugo est le premier à prendre la parole. Il commence par faire référence à la manifestation parisienne du 13 juin 1849, organisée par l’extrême gauche autour de Ledru-Rollin et réprimée par l’armée, qui s’est soldée par la mort de huit manifestants :

« Aujourd’hui, le calme s’est fait, le terrorisme s’est évanoui. La victoire est complète ! il faut en profiter. Mais savez-vous comment il faut en profiter ? […] Il faut profiter de la disparition de l’esprit révolutionnaire pour faire reparaître l’esprit de progrès ; il faut profiter du calme pour engendrer la paix, non pas la paix des rues, mais la paix des cœurs et des esprits. »

Victor Hugo, partisan de l’ordre et de la propriété, ne peut souscrire aux thèses socialistes et révolutionnaires, mais il leur reconnaît le souci sincère de la détresse sociale, dont il fait le cœur de son discours :

« Je ne suis pas de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui croient qu’on peut détruire la misère. La misère est une maladie de la société, comme la lèpre est une maladie de l’homme. Elle peut disparaître comme la lèpre, oui. »

Il cite ensuite plusieurs exemples :

« Il y a dans Paris, dans ces faubourgs que le vent de l’émeute a soulevés, il y a telle maison où des familles entières, hommes, femmes, enfants, vivent pêle-mêle n’ayant pour lit, – c’est à Paris, Messieurs – n’ayant pour lit, pour couverture, j’ai presque dit pour vêtements, que des chiffons en fermentation, infects, ramassés au coin des bornes.

Ces jours-ci, un malheureux homme, un homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un homme de lettres est mort de faim, à la lettre, et il a été constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours.

Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? (Une voix : – Non. Plusieurs voix : – Parlez !) Au moment où le choléra sévissait le plus violemment à Paris, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes des charniers pestiférés de Montfaucon ! »

Montfaucon était alors un quartier misérable de Paris (à l’emplacement actuel des Buttes-Chaumont), qui servait de décharge à ciel ouvert.

« Eh bien, ces faits ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que ces faits ne soient pas ; je dis que ces faits, quand ils existent dans un pays civilisé, engagent la société tout entière ; que je m’en regarde comme solidaire et complice ; que de tels faits ne sont pas seulement des crimes envers l’homme, que ce sont encore des crimes envers Dieu. »

Enfin, le futur auteur des Misérables se montre accusateur envers ceux qui espèrent maintenir la paix sociale uniquement par les armes.

« Vous venez, avec le concours de la garde nationale et de l’armée, avec le concours de toutes les forces vives du pays, de raffermir l’État ébranlé. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, la paix publique, la civilisation. Vous avez fait une chose immense. Eh bien, vous n’avez rien fait, non.

Messieurs, vous n’avez rien fait, tant que l’ordre matériel raffermi n’a pas pour base l’ordre moral consolidé : vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre, tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère, tant que ceux qui pourraient travailler, et demandent à travailler, ne trouvent pas de travail, tant que ceux qui sont vieux et ne peuvent plus travailler sont sans asile ; vous n’avez rien fait tant que l’usure dévore nos campagnes. Tant qu’on meurt de faim dans les villes ; vous n’avez rien fait tant qu’il n’y a pas de lois évangéliques qui viennent en aide aux familles honnêtes, aux bons paysans, aux gens de cœur ; vous n’avez rien fait tant que l’homme méchant, dans l’œuvre souterraine qui se poursuit encore, a pour collaborateur fatal l’homme malheureux. »

Avant de conclure :

« Ce n’est donc pas à votre générosité que je m’adresse : je m’adresse surtout à votre sagesse. C’est l’anarchie qui ouvre les abîmes, c’est la misère qui les creuse. Vous avez fait des lois contre l’anarchie, faites-en contre la misère ! »

b5215017-cac4-47a1-bf25-1992f898108c

« Entrées précédentes