Archives de Catégorie: Créationnisme

Qu’est- ce qu’une espèce ? Par Dé-Darwinisez-vous

Répondre précisément à cette question est primordial car les incompréhensions ou désaccords entre évolutionnistes et créationnistes sont majoritairement dus à des problèmes d’ordre sémantique. Les créationnistes utilisent parfois des termes utilisés couramment par les évolutionnistes sans nécessairement respecter le sens que ces derniers leur attribuent, ce qui a pour conséquence de paralyser le débat en donnant lieu à des échanges stériles.
Les créationnistes affirment généralement que l’évolution est restreinte au cadre prédéfini de l’espèce et les évolutionnistes répondent alors à cela en présentant des exemples observés d’apparition de nouvelles espèces. Les créationnistes mentent-ils ? Font-il preuve de mauvaise foi ? Les évolutionnistes inventent-ils ces exemples ? En réalité, évolutionnistes et créationnistes ne parlent pas de la même chose quand ils emploient le terme « espèce » et il est nécessaire de comprendre ce qu’entendent les uns et les autres. La sémantique est capitale dans cette controverse vieille de 150 ans et une grande partie de l’argumentaire évolutionniste repose sur des subtilités liées au sens donnés aux mots (on retrouve ici le concept de novlangue cher à Orwell)

Le terme « espèce » a plus d’une vingtaine de définitions différentes, ce qui rend toute discussion extrêmement compliquée…
Selon sa définition la plus communément admise, une espèce est une population ou un ensemble de populations dont les individus peuvent effectivement ou potentiellement se reproduire entre eux dans des conditions naturelles et engendrer une descendance viable et féconde.
Ainsi, une espèce ne correspondrait pas une forme substantielle strictement définie mais serait une dénomination arbitraire permettant de regrouper sous une étiquette artificielle un certain nombre d’individus à un instant t. On dit que des organismes appartiennent à une même espèce s’ils sont capables de se reproduire entre eux et la rupture de cette interfécondité entre deux groupes d’individus donne naissance, selon la terminologie évolutionniste, à deux nouvelles espèces (ou sous-espèces). On parle alors de spéciation.
Le modèle évolutionniste s’oppose radicalement à tout essentialisme et ne voit les systèmes de classifications que comme des conventions arbitraires et artificielles permettant de mieux analyser le monde, de simplifier son étude mais ne reposant sur rien de réel. L’espèce n’existe pas, seul l’individu existe. Chaque organisme n’est qu’un moment de la grande fresque évolutive universelle et sera classé dans la même case que les individus avec lesquels il est interfécond à un instant t. Ces classifications sont donc fluctuantes, floues, variables et évoluent en fonction des modifications de l’interfécondité entre les populations. Ce concept dérive directement du nominalisme, une doctrine philosophique selon laquelle les concepts seraient des constructions humaines et les noms qui s’y rapportent ne seraient que des conventions de langage. Cette théorie postule que les êtres ne sont pas intrinsèquement porteurs des concepts par lesquels nous les appréhendons.

Selon la thèse de la Création, une espèce est une essence, créée spécialement par Dieu. Le terme « espèce » a été accaparé et confisqué par les évolutionnistes et parler de type (kind en anglais) ou de baramin permet de clarifier le débat. Un type est un groupe d’organismes au sein duquel tous les individus sont apparentés et dont les membres originaux furent spécialement créés par une puissance supérieure. Deux types différents n’ont donc pas d’ancêtre commun.
Ces types furent créés au Commencement avec un très fort potentiel de variabilité et le Concepteur intégra en eux divers mécanismes leur permettant de s’adapter rapidement à leur environnement, autorisant ainsi leur descendance à migrer vers de nouvelles niches écologiques pour peupler divers écosystèmes. Cette variabilité permet également d’induire de l’altérité, de la différenciation entre les individus, ce qui est une façon pour Dieu d’imprimer sa marque dans Sa Création puisqu’Il est Lui-même altérité (car Trinitaire).
Les types primordiaux, ou espèces souches, créés au Commencement ont ainsi donné naissance à toutes les espèces, sous-espèces et races existant aujourd’hui. On peut comparer ces espèces souche aux cellules souches capables de donner naissance à d’innombrables types cellulaires. Toutes les cellules de notre corps, aussi différentes soient-elles, dérivent toutes d’une seule et unique cellule souche embryonnaire et de façon similaire à cela, les félins (chats, panthères, lions, tigres etc.) descendent tous d’un même organisme souche. On peut également citer le cas des canidés (chiens, loups, chacals, coyotes, renards) qui descendent tous d’un même type primordial. L’évolution est le passage de la puissance à l’acte des potentialités génomiques présentes dans le génome de ces espèces souches et Il est tout à fait possible qu’elle aboutisse à l’émergence de deux populations ne pouvant plus se reproduire entre elles, mais le type ne changera pas. Ces ruptures d’interfécondité peuvent s’expliquer de diverses façons (génétique, biochimique, comportementale, physique etc.) et sont parfaitement intégrées au modèle créationniste.
On cite souvent l’exemple du moustique du métro de Londres dont la population s’est scindée en deux groupes non-interfécondes, c’est-à-dire deux nouvelles espèces selon la sémantique évolutionniste. Ces deux groupes restent toutefois des populations de moustiques et cette spéciation est parfaitement acceptée par le modèle créationniste. Le fait que de nombreux évolutionnistes présentent ces cas comme des invalidations de la thèse de la Création ne fait que démontrer qu’ils ne connaissent pas la thèse dont ils tentent de prouver l’inanité, ce qui est une démarche assez critiquable…

La nomenclature créationniste repose en partie sur l’étude de l’interfécondité. Si A est fécond avec B, que B est fécond avec C mais que A n’est pas fécond avec C, on considère que A, B et C appartiennent au même type. Plus généralement, l’étude de l’aspect des organismes permet de définir ces types, notamment pour les organismes fossilisés. Des outils génétiques puissants commencent également à émerger, notamment les récentes découvertes sur les gènes orphelins, c’est à dire les gènes spécifiques à certains types.
Les évolutionnistes suggèrent qu’il n’existe qu’un seul type sur Terre et que toutes les formes de vie contemporaines dérivent d’un ancêtre commun universel. Les créationnistes quant à eux, postulent que les diverses organismes peuplant actuellement la planète dérivent de plusieurs formes de vie primordiales (les types primordiaux ou espèces souches).

Un type (ou baramin, kind, espèce) est comparable à un rubik’s cube. Un rubik’s cube possède un nombre incroyable de combinaisons (43 252 003 274 489 856 000 pour un cube 5×5) mais restera toujours un cube. Un type est similaire à cela, il possède un nombre extrêmement important de potentialités de variabilité, de combinaisons induisant de la différenciation entre individus et permettant une adaptation au milieu (taille, couleur, aptitude à digérer certains nutriments etc.) mais restera toujours ce même type. L’évolution peut faire apparaître de nouvelles combinaisons, peut produire une myriade d’individus différents et uniques mais ne pourra jamais induire un changement de forme, tout comme le fait de jouer avec un rubik’s cube et d’en moduler les faces ne pourra jamais produire autre chose qu’un cube.

Que dit objectivement la science de tout cela ? La balance penche aujourd’hui très fortement en faveur de la vision créationniste des choses. Toutes les observations réalisées par l’humanité depuis l’aube des temps et toutes les expérimentations tendent à montrer que les espèces existent substantiellement.

Nouvelle validation d’une prédiction créationniste – Par Dé-Darwinisez-vous

https://www.bfmtv.com/…/un-reste-fossilise-d-enfant-prouve-…

Contrairement à ce qu’aimeraient prouver les évolutionnistes, il n’existe qu’une seule espèce humaine.
Les darwinistes ont besoin de prouver qu’il a existé d’autres espèces proches de Sapiens qui auraient aujourd’hui disparu. Ils ont besoin de formes intermédiaires, de formes transitionnelles. Ils ont besoin de prouver que l’histoire évolutive est buissonnante et que l’homme est le fruit d’une lente évolution graduelle progressive.

Pourtant, rien n’est jamais allé dans ce sens… Les scientifiques finissent inlassablement par classer les fossiles dans la case « singe » ou dans la case « humain », jamais entre les deux.

Une espèce au sens évolutionniste du terme est définie par la notion d’interfécondité. Selon la sémantique évolutionniste, deux individus appartiennent à une même espèce s’ils sont interféconds et si leur descendance est fertile.
Les créationnistes ont toujours affirmé que Néandertal, Sapiens et Denisova appartenaient à une seule et même espèce et étaient interféconds. La science valide petit à petit cette prédiction. Il a déjà été prouvé que Néandertal et Sapiens étaient interféconds et des chercheurs viennent de démontrer que Néandertal et Denisova l’étaient également.

Pourquoi continuer à parler d’espèces différentes alors que, selon la sémantique évolutionniste, l’espèce est définie par l’interfécondité? Pourquoi ne pas admettre que Néandertal et Denisova n’étaient pas des espèces différentes de la notre mais des races ou ethnies humaines ayant aujourd’hui disparu?
En parlant « d’espèces » différentes, les évolutionnistes tordent le sens de leur propre sémantique et ne respectent pas les définitions qu’ils ont eux-mêmes imposées.
Cette ambiguïté autour du terme « espèce » montre que que les darwinistes modifient ou arrangent le sens des mots selon leur convenance. Il ne s’agit pas d’une saine attitude scientifique. Quand un scientifique parle d’un kilogramme, d’un mètre ou d’un volt, tous les autres scientifiques sauront de quoi il parle. Par contre, quand un évolutionniste parle « d’espèce », personne ne sait précisement de quoi il parle.
L’argumentation évolutionniste ne repose que sur une dialectique sémantique et non sur la réalité.
L’évolutionnisme est une idéologie, une vision du monde. Le décalage entre cette théorie et la réalité se creuse un peu plus chaque jour.

La science avance et l’évolutionnisme recule.

LA TERRE A SIX MILLE ANS. ENSEIGNONS LE CREATIONNISME par Laurent Glauzy

Le Pasteur Ken Ham fait partie des créationnistes australiens avec le Dr Wieland à la riposte biblique contre la science maçonnique.

Il expose les fondamentaux de la Bible et a mis en déroute les mensonges des scientifiques financés avec l’argent des Rothschild. Car, comme l’écrivait le plus grand mage sataniste des temps modernes, Aleister Crowley, 33e grade franc-maçon (Cf. Confessions) « notre but est la religion, notre moyen est  la science ».

Cela signifie que les francs-maçons se servent d’une science d’apparat pour rendre la société athée avant de la rendre sataniste.

Un des plus grands mensonges est l’âge de la terre, qui n’a pas 4,5 milliards d’années, mais 6.000 ans comme le mentionne la Genèse.

Malheureusement, l’église catholique traditionnelle qui a la vérité, par mollesse (une fois encore) n’expose jamais les arguments du créationnisme. C’est très grave. Car l’on ne peut pas approcher Dieu avec les mensonges de l’évolution en mémoire.

LA TERRE A SIX MILLE ANS. Comment sommes-nous parvenus au mensonge de 4,5 milliards d’années ?

Encore au début du XIXe siècle, les géologues admettaient l’âge de la Terre déduit du Livre de la Genèse, était de six mille ans. Puis, les géologues, en particulier pour des raisons philosophiques antichrétiennes, augmentèrent progressivement leurs estimations, en utilisant différents chronomètres :

– Buffon (1707-1788) admettait un âge de soixante-quinze mille ans ;

– Lyell (1797-1875), le créateur de la géologie moderne niant l’existence des cataclysmes dans la formation de la Terre, se basa sur la vitesse de sédimentation des dépôts horizontaux. Il en déduisit avec Darwin, un âge de cinquante-sept millions d’années, nécessaire pour justifier la théorie de l’évolution ;

– de Morgan (1857-1924) réfuta le calcul de Lyell et réduisit l’estimation ;

– De Geer se basa sur le comptage des feuillets des dépôts sédimentaires abandonnés par les eaux de fonte des glaciers (verves). Mais sa méthode est très douteuse.

PHOTO PRINCIPALE : Une chauve-souris intacte dans une stalactite.

PHOTO CI-DESSOUS : arbre stalagmite de 6 mètres de haut aux États-Unis obtenu en 100 ans  (Cf. livre de Laurent Glauzy, LES GEANTS ET L’ATLANTIDE)

stalamite

 

CREATIONNISME : L’ARCHÆORAPTOR, UN MENSONGE ÉVOLUTIONNISTE, par Laurent Glauzy

Si les évolutionnistes ont tenté de discréditer les découvertes archéologiques du Dr Javier Cabrera Darquea, ils ont fait en revanche preuve de la plus grande mansuétude dans le cas de l’Archæoraptor.

En 1999, les évolutionnistes prétendent avoir trouvé le chaînon manquant entre le dinosaure et l’oiseau. En Chine, un étrange fossile est découvert dans la province de Liaoning. Il ressemble à une curieuse créature, moitié dinosaure, moitié oiseau : un dinosaure avec des ailes et des plumes, ou bien un oiseau avec une queue et des dents de dinosaure.

On l’appelle l’Archæoraptor. Le marigot évolutionniste est en émoi. Quelques semaines après, une équipe de chercheurs chinois déclare que ce fameux chaînon manquant n’est qu’un faux. Pourtant, un grand nombre de scientifiques avaient déclaré avec empressement que ce fossile était un oiseau de la préhistoire[1]. Que s’est-il produit ? De simples paysans chinois ont superposé deux fossiles pour gagner beaucoup d’argent. Le premier était le corps d’un Yanornis, une espèce éteinte d’oiseau mangeur de poissons, et le second reproduisait la queue d’un petit dinosaure. Nul ne sait si leur source d’inspiration était un homme d’affaires ou un scientifique peu scrupuleux.

Toujours est-il, la presse, la même qui a condamné le Dr Cabrera Darquea, s’empare sans réserve de l’information. L’impact est énorme ! On peut enfin dépoussiérer Darwin et ses écrits fantasmagoriques ! Ainsi, entend-on que « les dinosaures n’ont pas disparu. Ils se sont répandus avec prodigalité sous la forme d’oiseaux ».

Le célèbre National Geographic[2] donne le ton. Il nomme l’animal fossilisé Archæoraptor liaoningensis. Sous le titre Feathers for T. Rex (Des plumes pour T. Rex), Christopher Sloan, un des principaux rédacteurs de la revue, annonce fièrement la nouvelle : « Nous pouvons maintenant avancer avec certitude que les oiseaux sont des théropodes (sortes de dinosaures), comme nous pouvons affirmer que les hommes sont des mammifères. » Des dessins représentant des dinosaures avec des plumes composent l’iconographie du dossier. Journaux, revues et parutions populaires de vulgarisation scientifique diffusent l’information à l’unisson.

Du 25 octobre 2002 au 25 mai 2003, le Musée d’Histoire naturelle de Bruxelles organise l’exposition Dig a Dino. Rien n’est laissé au hasard ! Dans le dossier didactique Nu bestaan er nog altijd dinosauriers ! (Les dinosaures existent toujours !), il est écrit : « Les dinosaures n’ont pas complètement disparu. Quelques théropodes, de petits dinosaures carnivores, ont évolué pour devenir des oiseaux ! L’Archæoptéryx (sorte précédente d’Archæoraptor), dont on avait trouvé sept squelettes très bien conservés en Bavière dès 1861, serait un de ces premiers oiseaux. La plupart des paléontologues attestent même que les oiseaux sont donc des dinosaures à part entière. » Ahurissant ! L’astronome britannique Sir Fred Hoyle et une équipe de scientifiques avaient déjà dénoncé que le fossile du prétendu Archæoptéryx, exposé au peu recommandable et très évolutionniste British Museum, avait été fabriqué avec du plâtre et de fins traits de peinture disposés sur une couche initiale de calcaire[3].

Dans un article intitulé Dino’s in je tuin ! (Le dinosaure est dans ton jardin !), Zonneland affirme sur l’exposition : « Les dinosaures n’ont pas disparu. Presque tous les scientifiques sont à présent convaincus qu’ils sont les ancêtres des oiseaux. Par conséquent, ce que nous voyons dans nos jardins sont des versions modernes de dinosaures. » Le très réputé journal néerlandais Het Nieuwsblad titre de manière explicite : Dino is verwant met specht (Le dinosaure est parent de l’oiseau pic)[4].

Cependant, loin de ce battage médiatique, des scientifiques évolutionnistes demeurent réservés. Alan Feduccia, ornithologue de renommée mondiale et auteur d’une encyclopédie sur les oiseaux vivants et fossilisés, argumente que les oiseaux ne peuvent pas descendre du dinosaure. En plus d’importantes différences relatives aux structures pulmonaires, embryonnaires et digitales, l’anatomie générale du dinosaure est trop éloignée de celle de l’oiseau : les dinosaures possèdent une grande queue et de grosses pattes arrière et sont dotés de petites pattes placées sur la partie supérieure de leur corps.

L’apparition de l’Archæoraptor se situerait, pour les évolutionnistes, des millions d’années avant celle des premières espèces d’oiseaux.

Afin d’excaver d’autres fossiles, des paléontologues chinois, dont le Dr Xu Xing, se rendent sur les lieux de la soi-disant découverte de l’Archæoraptor. Ils constatent que des paysans déterrent des fossiles pour en faire la contrebande au bénéfice d’acquéreurs étrangers. Les paléontologues constatent que l’Archæoraptor n’existe pas : il est l’assemblage de deux fossiles qui a très bizarrement trompé le « sérieux » des scientifiques du National Geographic.

La vérité est divulguée par la presse. En janvier 2000, l’article Piltdown Bird (l’oiseau de Piltdown) de l’hebdomadaire anglais New Scientist relate les événements en renvoyant à une autre supercherie, celle de l’homme de Piltdown.

Les scientifiques du National Géographie paraissent alors peu inspirés par les dernières révélations portant sur l’Archæoraptor. Son édition de mars 2000 concède chichement dix lignes, dans les colonnes du courrier des lecteurs, et cinq dans sa parution d’octobre 2000. La grande presse n’est guère plus courageuse, car elle tarde à répercuter l’information sur la vraie nature de l’Archæoraptor. Trois ans après la sortie du sensationnel dossier du National Geographic, sans panache, Het Nieuwsblad du 5 janvier 2003 et Gazet van Antwerpen du 6 janvier 2003 agissent de même.

[1] Kits (bimensuel pour adolescents) du 1/12/2002, p. 3.

[2] National Geographic, n°196, novembre 1999, pp. 98-107.

[3] Ph. Stott, op. cit., p. 19.

[4] Het Nieuwsblad du 20/12/2002, p. 20.

 

Les dinosaures d’Acambaro

par Dennis Swift, Ph.D.
Dennis Swift

Dennis Swift

En juillet 1944, par un matin ensoleillé, Waldemar Julsrud, un quincaillier allemand d’Acambaro, au Mexique, se promenait à cheval au pied de la montagne El Toro. Soudainement, il aperçut des pierres taillées partiellement découvertes, et un objet de céramique à demi enterré.

Julsrud descendit de son cheval, creusa, et extirpa les pierres taillées ainsi que des morceaux de céramique. S’y connaissant en archéologie, il s’aperçu aussitôt que ces pièces de céramique ne ressemblaient à rien de ce qu’il avait déjà vu. Il connaissait les civilisations indiennes tarascane, aztèque, toltèque, maya, chupicauro, inca et pré-inca, mais les objets qu’il tenait dans sa main se distinguaient nettement de ceux des cultures indiennes connues.

Julsrud découvrit, en 1923, avec Padre Fray Jose Marie Martinez, la culture chupicauro à seulement 12 kilomètres de là. Lorsque quelques fragments de céramique furent découverts à Chupicauro, Julsrud engagea des excavateurs pour les déterrer. Cette découverte attira l’attention des archéologues du monde entier, qui pensèrent d’abord que les statuettes étaient tarascanes; on les associa par la suite à une culture indienne toute nouvelle, les Chupicauro. La civilisation des Chupicaro est apparue environ 500 ans avant Jésus-Christ et s’est éteinte 500 ans après Jésus-Christ, soit près d’un millier d’années avant les Tarascans.

Julsrud, à l’âge de 69 ans, était sur le point de faire une découverte archéologique, peut-être la plus importante de l’histoire de l’archéologie. Il engagea un paysan mexicain, Odilon Tinajero, pour fouiller le site où les figurines de céramique avaient été trouvées, et pour qu’il lui rapporte tout autre objet similaire. Peu après, Tinajero rapporta une brouette pleine de poterie de céramique qui avait été trouvée dans la montagne El Toro.

Charles Hapgood raconte :«Julsrud était un homme d’affaires rusé et il conclut avec Tinajero une entente très importante dans cette histoire. Il dit à Tinajero qu’il lui donnerait un peso (environ 12 cents) pour chaque pièce complète qu’il rapporterait.» 1

Tinajero était donc très consciencieux dans ses fouilles, et il tentait de ne pas briser les figurines. Il recollait les pièces brisées avant de les rapporter à Julsrud.

Parmi les milliers d’objets trouvés, certains transformèrent le manoir de Julsrud en «un musée qui marqua les scientifiques». Les figurines sculptées dans de l’argile de couleurs différentes représentaient des dinosaures, divers peuples esquimaux, des asiatiques, des africains, des blancs barbus, des Mongoliens, des Polynésiens et des objets culturellement liés aux Égyptiens, aux Sumériens et à d’autres peuples.

Les objets étaient faits d’argile et de pierre, et leur taille variait considérablement. Certaines figures n’avaient que quelques pouces de long, certaines statues mesuraient trois pieds, et certaines figures de dinosaures avaient une taille de quatre ou cinq pieds. La collection, qui comportait alors plus de 20 000 objets, ne contenait une réplique. Chacune des figurines d’argile avait été faite individuellement, sans moule, sculptée avec talent et décorée avec soin. Cette imposante collection comprenait des centaines de figurines de dinosaures qui furent scientifiquement identifiées comme représentant plusieurs espèces de dinosaures.

Figurines de dinosaures

Figurines de dinosaures

Ces sculptures de dinosaures représentaient notamment le trachodon à pattes palmées, le gorgosaure, le monoclonius cornu, l’ornitholeste, le titanosaure, le tricératops, le stégosaure, le diplodocus, le podokosaure, le struthiomimus, le plésiosaure, le léviathan, le maiasaure, le rhamphorynchus, l’iguanodon, le brachiosaure, le ptéranodon, le dimétrodon, l’ichtyornis, le tyrannosaure, le rhynococéphale et d’autres espèces de dinosaures inconnues.

Brachiosaure

Brachiosaure

Brachiosaure

Ces fantastiques figurines de dinosaures menacent les concepts orthodoxes et les échelles de temps de plusieurs champs d’étude. En 1955, Ivan T. Sanderson, Ph.D, fut étonné de constater qu’il existait dans cette collection une représentation précise de son dinosaure américain, le brachiosaure, qui était presque totalement inconnu du public à l’époque. Sanderson écrivit : «cette figurine est une pièce très délicate; elle a l’air polie et est d’un noir de jais. Elle mesure environ 30 centimètres. Ce qui est fascinant, c’est qu’il s’agit d’une représentation absolument parfaite du brachiosaure, découvert uniquement en l’Afrique de l’Est et en Amérique du Nord. Il y a plusieurs représentations de squelettes dans la documentation de base, mais j’ai vu seulement une reconstruction en chair. Cette figurine lui ressemble tout à fait.»

Dans les années 1940 et 1950, alors que la collection de Julsrud augmentait, l’État de Guanajuato, au Mexique, était très peu exploré au point de vue paléontologique et archéologique, et il ne l’est pas davantage aujourd’hui. Mais la vallée fertile d’Acambaro a été occupée au cours des 4000 dernières années par une ou plusieurs civilisations ayant une connaissance approfondie et directe des dinosaures.

En 1999, Don R. Patton, Ph. D., et moi-même avons entrepris un voyage à Acambaro, à environ 180 miles au nord de Mexico, afin d’explorer nous-mêmes ses mystères.

Peu après notre arrivée à Acambaro, on nous appris que la collection Julsrud était gardée sous clé et qu’elle n’était pas disponible au public. Après quelques jours de négociation avec le maire, le secrétaire du tourisme et le directeur du musée d’Acambaro, on nous donna la permission de voir une partie de la collection. L’endroit où l’on conservait les objets fut cérémonieusement ouvert par le maire. La faible lumière qui entrait par les stores nous permis de distinguer dans les pièces poussiéreuses les boîtes empilées jusqu’au plafond et des objets emballés dans du papier journal et placés précairement dans des contenants de carton effrité.

Nous obtinrent la permission officielle d’observer les objets dans la salle de conférence de la ville, sous la surveillance de deux policiers armés de fusils AK-47 et de pistolets. Des employés de la ville faisaient la navette pour nous apporter les boîtes, pendant que je déballais les figurines de céramique et que Patton les photographiait de façon professionnelle.

La collection a compté jusqu’à 33 500 figurines, dont des instruments de musique, des masques, des idoles, des outils, des ustensiles, des statues, des visages de différentes nationalités et des dinosaures. Les figurines avaient finalement envahi les douze pièces du manoir de Julsrud, si bien qu’il dut dormir dans sa baignoire, puisque c’était le seul endroit où il y avait de la place.

Sur une période de six heures, nous fûmes capables de déballer un peu plus de 800 figurines de céramique. Vu que nous devions faire vite, nous avions étalé sur la table de la salle de conférence tout le contenu des quatorze boîtes que nous avions ouvertes. Parmi ces articles figuraient 75 magnifiques statuettes de dinosaures. Et quel ne fut pas notre émerveillement lorsque nous déballâmes une figurine d’iguanodon.

Dans les années 1940 et 1950, l’iguanodon était tout à fait inconnu. Aucun faussaire n’aurait pu connaître ce dinosaure et encore moins le sculpter, car ce n’est qu’en 1978 et 1979 que des squelettes d’iguanodons adultes furent découverts avec leurs nids et leurs petits.2

Patton et moi-même devinrent du jour au lendemain des vedettes à Acambaro. Nous fûmes interviewés par la radio et les chaînes de télévision du Mexique. Trois journaux importants de l’État de Guanajuato nous mirent à la une. Je remis des t-shirts de dinosaures aux politiciens et suggérai que l’on fasse d’Acambaro une attraction touristique en imprimant des t-shirts représentant les dinosaures d’Acambaro, des cartes postales et un parc de dinosaures. Des gens viendraient de partout dans le monde pour voir la collection d’Acambaro et ses dinosaures.

Je produisis accidentellement un scandale national lorsque je demandai : «Combien de boîtes avez-vous en stock ?». On me dit qu’il y en avait 64, et je murmurai : «Il y a déjà eu 33 500 figurines, et ici, il ne peut en rester que 5 000 ou 6 000». Un journaliste m’entendit, et la semaine suivante nous faisions encore la une des journaux puisqu’une enquête avait été ouverte au sujet des statuettes manquantes.

Julsrud fit également naître la controverse sur la collection, mais le vent qu’il avait semé au chapitre de l’histoire prit plusieurs années à se transformer en tempête dans la communauté scientifique. Non restreint par des obligations académiques ou par des idées préconçues, Julsrud se mit à spéculer alors que des milliers de figurines toutes cuites sur feu ouvert étaient découvertes. La caractéristique la plus époustouflante et sensationnelle de la collection était qu’elle représentait des êtres humains et des dinosaures vivant en relation étroite. Julsrud examina l’hypothèse très vraisemblable que ces objets puissent provenir d’une culture encore plus vieille que les Olmèques, les Mavans ou les Chupicauro.

La collection pointait vers une culture de l’antiquité très ancienne. Les objets laissaient croire que la région d’Acambaro était autrefois couverte de forêts, par opposition à la vallée sèche qu’elle est aujourd’hui. Les géologues ont découvert que la vallée était autrefois occupée par un grand lac, jusqu’à il y a environ 5000 ou 6000 ans. Le site où l’on découvrit les objets de poterie en céramique était autrefois le bord du lac. Les objets avaient originalement été enfouis dans le sable. La faune, les plantes, les arbres et les fleurs représentés dans l’art de cette civilisation inconnue étaient ceux de ses boisés, lacs et forêts.

Julsrud tenta d’attirer l’attention de la communauté scientifique, mais se heurta à l’indifférence et au silence des académiciens. Comme les archéologues, paléontologues, historiens et anthropologues choisirent de l’ignorer, Julsrud décida de publier son propre ouvrage en espagnol, Enigmas Del Pasado. Julsrud rédigea une théorie selon laquelle la collection colossale d’objets de céramique et de pierre avait été enfouie par un peuple en proie à des catastrophes. Il émis l’hypothèse qu’il y avait eu une période de catastrophes qui changea le visage de la Terre, et que d’anciennes civilisations disparurent en raison de ces catastrophes. Sa suggestion la plus radicale, qui fit violemment réagir l’élite scientifique, fut que les hommes et les dinosaures avaient vécu côte à côte.

Même s’il était évident que Julsrud venait de faire une déclaration d’une importance scientifique capitale, il fut ridiculisé par les autorités lorsque son livre fut publié.

Y eut-il une civilisation précurseur à Acambaro durant l’époque glaciaire des géologues ? Il y a, dans la collection, des représentations non équivoques de l’un des dromadaires américains de l’époque glaciaire, de chevaux de l’époque glaciaire, ainsi que de rhinocéros d’espèces éteintes. Il y a plusieurs figurines de singes géants comme ceux qui ont existé en Amérique du Sud durant le pléistocène.

Pendant les fouilles, quelques dents furent trouvées parmi les figurines. En 1955, ces dents furent amenées à George Gaylord Simpson, un éminent paléontologue américain de l’époque qui travaillait à l’American Museum of Natural History. Il les identifia aux dents de l’Equus Conversidans Owen, un cheval éteint qui avait vécu durant l’époque glacière. Nous retrouvons, dans la collection de Julsrud, deux figurines de l’Equus Conversidans Owen. L’image de ce cheval de l’époque glacière est également gravée sur des pots de céramique de la collection.

En 1947, après la publication de l’ouvrage de Julsrud, quelques journaux et magazines du Mexique mentionnèrent brièvement la découverte. Mais Julsrud ne pu obtenir l’attention d’aucun scientifique ni d’aucune autorité pour venir enquêter sur les figurines.

Finalement, en 1950, un journaliste américain, Lower Harmer, s’aventura en Acambaro pour inspecter la collection. Harmer se rendit au site de la montagne El Toro et photographia Julsrud avec ses excavations, alors que des figurines de dinosaures étaient retirées des racines de Maquey. Il écrivit : «N’importe qui croirait que ces grands sauriens ont pu être créés uniquement par des artistes disparus depuis longtemps qui les connaissaient bien.» 3

L’élite scientifique continua d’agir comme si rien d’important qui aurait pu menacer le paradigme de l’évolution ne s’était produit à Acambaro . En dépit de leurs efforts pour minimiser et expliquer les découvertes de Julsrud en déclarant qu’il ne s’agissait que d’un plaisantin excentrique, l’information fut graduellement exposée à une audience qui prendrait la collection de Julsrud au sérieux et la considérerait comme légitime.

William W. Russell, un journaliste de Los Angeles se pointa rapidement sur la scène. Il photographia lui-même les fouilles. Des trous fraîchement creusés laissaient voir plusieurs objets pris dans des racines.4 Les objets devaient avoir été sous terre depuis fort longtemps pour que des racines d’arbres poussent autour d’eux, à une profondeur de 5 ou 6 pieds. Russell nota qu’il était évident que les objets étaient très anciens.

Les découvertes furent alors décrites dans la documentation disponible au grand public, tant et si bien que les scientifiques ne purent plus les couvrir par leur silence académique. Les archéologues professionnels durent donc composer avec le problème d’Acambaro.

En 1952, Charles C. Dipeso de l’Amerind Foundation fut convaincu par les rapports populaires que présentaient les journaux et revues (comme Fate4) de débuter l’examen de cette étrange collection. Des échantillons lui furent envoyés, mais les tests en laboratoire ne prouvèrent rien. Dipeso pensait que les tests prouveraient que la collection n’était qu’un canular en démontrant qu’elle était de constitution moderne.

Les figurines ne pouvaient pas être falsifiées pour la simple raison qu’elles représentaient des reptiles du Mésozoïque. En juin 1952, Dipeso se rendit à Acambaro afin d’examiner la collection de Julsrud. En moins de quatre heures, il déclara avoir observé 32 000 articles dans le manoir. En fait, il certifia que son examen avait été très précis et approfondi, si bien qu’il avait pu observer que les dépressions des figurines formant les yeux, les écailles et la bouche étaient nettes et neuves. Aucune poussière n’était présente dans les crevasses.5

Dipeso dut être un archéologue bionique, maniant les objets à une vitesse qui dépassait celle de Superman. Pour accomplir cet exploit herculéen, il aurait fallu qu’il inspecte 133 objets par minute, sans s’arrêter. En réalité, cela aurait pris plusieurs jours pour déballer la masse de pièces intactes, brisées ou réparées qui se trouvaient dans les boîtes. Une fois les morceaux déballés, démêlés et placés parmi les objets déjà exposés dans le manoir, il aurait fallu plusieurs jours pour effectuer un examen sommaire.

Charles Dipeso déclara qu’une enquête plus attentive avait révélé qu’une famille vivant dans la région d’Acambaro avait fabriqué les figurines pendant «les mois d’hiver, alors que les champs étaient au repos». Dipeso pensait que sa famille de farceurs s’était inspirée du cinéma, des bandes dessinées, des journaux et des livres de la bibliothèque locale.

Il semble cependant que Dipeso ne croyait pas réellement que la collection Julsrud était fausse. Julsrud affirma qu’avant de retourner aux Etats-Unis afin d’écrire les articles qui dénonceraient la farce, «M. Dipeso m’a déclaré qu’il était tout à fait convaincu de l’authenicité de ma découverte. Il désirait acheter pour son musée un certain nombre de statuettes d’origine tarascane.» Julsrud ne voulu vendre aucun de ses objets à Dipeso, mais il l’envoya à un homme qui vendait des antiquités. Le marchand dit à Dipeso que les céramiques de Julsrud venaient d’un homme qui vivait avec ses trois enfants à trente minutes du village, près de l’usine d’irrigation de Solis. Julsrud dit : «Pourquoi Dipeso n’est-il pas allé voir cet homme pour s’assurer de la vérité ? Un scientifique sérieux a l’obligation d’aller d’enquêter lui-même et de ne pas donner crédit à ce que le premier venu lui raconte».

En premier lieu, il aurait été contre le code d’éthique archéologique et illégal de la part de Dipeso de se procurer ces objets indiens et de les emporter hors du pays. En second lieu, le marchand d’antiquités qui vendit au noir les objets à Dipeso avait de raisons évidentes de ne pas vouloir que Dipeso se procure des statuettes de Julsrud. Nous n’avons donc aucune difficulté à comprendre pourquoi le marchand a inventé l’histoire des faussaires.

Francisco Aguitar Sanchaz, surintendant du réseau national d’irrigation de Solis déclara : «depuis quatre ans, je connais personnellement les habitants de toute la région et ses activités archéologiques, et je nie positivement qu’il y ait eu une telle production de céramique dans la région.» Le président municipal d’Acambaro, Juan Terrazaz Carranza, publia le document officiel no 1109 le 23 juillet 1952, dans lequeil il réfutait les allégations de Dipeso :

«Sa Présidence, sous ma directon, a ordonné qu’une enquête soit menée relativement à cette affaire, et elle en est venue à la conclusion que dans cette région municipale, il n’existe aucun individu qui fabrique ce genre d’objet.»

Ankylosaure

Ankylosaure

Ankylosaure

De nombreux autres problèmes sont associés aux allégations fallacieuses de Dipeso. Il omis de mentionner que les objets de céramique, sculptés dans divers styles et variétés d’argile, avaient été fabriqués individuellement, et non dans des moules. De plus, il n’y avait pas seulement des objets de céramique, mais aussi des objets de pierre.

La collection de céramique est d’une beauté et d’une variété sans égal, et a suscité l’admiration de beaucoup d’artistes professionnels. Aucune famille de paysans ne pourrait fabriquer des milliers et des milliers de sculptures uniques avec autant de talent et de finesse.

Le célèbre médecin légiste et avocat Earle Stanley Gardner, dont les romans policiers ont inspiré l’émission de télévision Perry Mason, travailla comme procureur pour la ville de de Los Angeles pendant plus de 20 ans. M. Gardner examina la collection et, en tant que procureur expérimenté, il affirma que si un groupe de faussaires avait fabriqué tous les objets, leur style pourrait être observé sur toute la collection.

«Tout criminel et toute organisation criminelle a sa propre façon d’agir. La police peut souvent identifier un criminel ou une bande de malfaiteurs par la méthode utilisée pour commettre le crime. Il est évident qu’un seul individu ou groupe n’aurait pas pu fabriquer les statuettes.»

Charles Dipeso insista sur le fait que la collection était un canular brillant; les chercheurs avaient creusé des trous, enterré les objets et les avaient ensuite déterrés. Dipeso conclut son rapport de 1953 en affirmant avec confiance : «Notre investigation a prouvé de manière conclusive que les figurines ne sont pas préhistoriques et qu’elles n’ont pas été faites par une race préhistorique supérieure associée aux dinosaures.»6

Une grande part du rapport de Dipeso était totalement non fondée et tenait de la pure conjecture. Quel aurait été le but des faussaires ? Économiquement parlant, à un peso (12 cents) la figurine, Tinajero, un pauvre fermier mexicain, n’aurait jamais pu financer la fabrication de 33 500 figurines, sans compter les coûts d’enfouissement et de recherche des objets.

La collection n’a pas uniquement été fabriquée avec doigté, mais comporte des espèces de dinosaures rares que seule une personne ayant fait de hautes études, et qui aurait étudié en profondeur la documentation paléontologique, aurait pu connaître. Odilon Tinajero n’avait ni la compétence artistique, ni les études nécessaires à l’élaboration d’un tel canular. Tinajero avait quitté l’école en quatrième année et pouvait à peine lire et écrire.

Acambaro est une région aride et relativement déopourvue d’arbres; pourtant, tous les objets de céramique ont été cuits à feu ouvert. Ceci aurait exigé plusieurs chargements de bois, ce qui est très coûteux à Acambaro. Le feu aurait brûlé longtemps et souvent. La fumée produite par le feu n’aurait pas pu passer inaperçue dans la communauté.

Après cette histoire, Ramon Rivera, professeur d’histoire de l’école secondaire d’Acambaro, ouvrit une enquête d’un mois, interrogeant des gens de tous âges et de toutes professions. Le professeur Rivera connaissait fort bien l’histoire de la région et entretenait des liens étroits avec les habitants d’Acambaro.

Rivera écrivit ce rapport : «La vérité est qu’il est absolument impossible que quelqu’un vivant à Acambaro ou dans les alentours ait pu fabriquer de tels objets en quantité ou petit à petit. Ce fait a été examiné par tous les moyens possibles, et cela en couvrant une échelle de 100 ans. Il y a ici des vieillards qui peuvent encore donner des détails d’événements autrement non enregistrés, à partir de la date d’indépendance de ce pays.»

Un autre point souvent ignoré dans le débat concernant l’authenticité des objets est que plusieurs des figurines sont faites de pierre dure, et non de céramique. Ces objets de pierre démontrent tous les effets de l’érosion et sont du même style que ceux de céramique; le facteur d’érosion est presque impossible à imiter.

En 1954, la grande controverse touchant la collection Julsrud atteignit un point culminant, et les archéologues officiels du gouvernement mexicain décidèrent d’enquêter. Eduardo Noquera, Ph.D., directeur du département des monuments pré-hispaniques de l’Institudo Nacional de Antropologiae Historia, dirigea l’enquête. Noquera était accompagné de Rafael Orellana, de Ponciano Salazar et d’Antonio Pompa y Pompa également de l’Instituto Nacional de Antropologiciae Historia. Dès leur arrivée, ils inspectèrent la collection et se rendirent à la montagne El Toro afin de sélectionner des sites non perturbés par les fouilles.

Noquera supervisa la fouille sur un site qu’il avait sélectionné avec les autres archéologues mexicains réputés. Après plusieurs heures de travail, ils découvrire plusieurs figurines. Les archéologues déclarèrent que les objets portaient tous les signes de l’antiquité et qu’ils avaient été enfouis il y avait fort longtemps. Les figurines furent déterrées en présence de nombreux témoins, dont des étudiants de la région et des membres de la chambre de commerce. Les archéologues félicitèrent immédiatement Julsrud d’avoir fait ces remarquables découvertes. Deux des archéologues lui promirent d’envoyer des textes aux journaux scientifiques concernant la découverte.

Noquera s’aperçu que les figurines de dinosaures posaient un problème majeur pour sa carrière professionnelle. Les archéologues étaient confrontés à un dilemme : devaient-ils dire la vérité sans se soucier de ce qu’on dirait, et déclarer qu’ils avaient effectivement choisi un site, qu’ils l’avaient fouillé et qu’ils y avaient découvert des figurines de dinosaures, ou devaient-ils cacher la vérité et proposer une autre explication ?

Noquera retourna à Mexico, et trois semaines plus tard il soumit un rapport dans lequel lui et ses subordonnés déclaraient que la collection devait être fausse en raison des formes de vie représentées : les dinosaures. Noquera écrivit : «En réalité, en dépit de la légitimité scientifique apparente entourant la découverte de ces objets, il s’agit d’un cas de reproduction et de falsification d’objets fabriqués à une époque relativement récente. À mon avis, cette collection se compose de trois types d’objets : l’un d’eux est constitué de figurines que l’on prétend être des reproductions anciennes d’animaux éteints depuis des millions d’années. L’auteur de ces objets s’est peut-être inspiré des livres de paléontologie très en vogue à la fin du siècle dernier, ou au début du siècle présent».

Julsrud fut très déçu de voir comment, dans l’espace d’une semaine, les archéologues avaient d’abord validé la collection, puis adroitement détourné l’histoire pour nier leur propres découvertes. Julsrud, refusant de se laisser abattre par toute la poussière de dérision académique qui retombait sur la collection à cause du désir des scientifiques de la faire disparaître, persévéra à convaincre les sceptiques.

Peu après, entra en scène un éminent chercheur qui devait contrecarrer les prétentions des opposants de Julsrud par une série d’arguments et de faits incontestables. Durant l’été 1955, Charles Hapgood, professeur d’histoire et d’anthropologie au collège Keene State de l’université du New Hampshire, passa plusieurs mois sur le site d’Acambaro et mena une enquête très détaillée sur la collection. Charles Hapgood s’était déjà distingué en publiant de nombreux ouvrages dont Earth’s Shifting Crust (1958), Maps of the Ancient Sea Kings (1966) et The Path of the Pole (1970).

Hapgood entrepris des fouilles sur de nombreux sites qui n’avaient pas encore été touchés, et trouva plusieurs figurines de céramique de type «Julsrud.» Afin d’écarter hors de tout doute la possibilité que Tinajero ou un autre aurait fabriqué les objets, Hapgood décida de faire des fouilles sous une maison construite en 1930, longtemps avant la découverte de statuettes à la montagne El Toro. Il découvrit une maison directement sur le site qui appartenait au chef de police, et il demanda la permission de creuser sous le plancher de la maison. La permission lui fut accordée. Il creusa donc un trou de 6 pieds de profondeur sous le plancher de béton du salon, et y déterra des douzaines d’objets aussi controversés que les autres. Comme la maison avait été construite 25 ans avant que Julsrud arrive au Mexique, cela disculpa Julsrud, élimina la théorie des faussaires, et invalida les rapports de Dipeso ainsi que ceux de Noquera sur tous les points importants.

Iguanodon

Iguanodon

Iguanodon

En 1968, Charles Hapgood retourna à Acambaro accompagné d’Earle Stanley Gardner, l’auteur de la populaire série Perry Mason. Gardner n’avait pas seulement étudié en criminologie, il était aussi agent d’enquête pour es problèmes archéologiques. Il fut vivement impressionné par l’ampleur et la variété de la collection. Il était clair que Gardner considérait la théorie du canular comme complètement impertinente.

La méthode de datation au radiocarbone 14 était encore dans son tout jeune âge, mais Hapgood se procura des spécimens afin de les tester au C14.7 Gardner et Andrew Young (l’inventeur de l’hélicoptère Bell) financèrent les tests.

Hapgood soumit les échantillons au Laboratory of Isotopes Inc. au New Jersey. Les résultats sont les suivants:

Échantillon no 1 : (I-3842) 3590 + – 100 (circa 1640 avant Jésus-Christ)
Échantillon no 2 : (I-4015) 6480 + – 170 (circa 4530 avant Jésus-Christ)
Échantillon no 3 : (I-4031) 3060 + – 120 (circa 1110 avant Jésus-Christ)

Les dates au radiocarbone allant jusqu’à 4 500 ans avant Jésus-Christ feraient de la collection la plus ancienne de tout l’hémisphère ouest.

En 1972, Arthur Young soumit deux des figurines à Froelich Rainey, Ph.D., directeur de la Musée de Datation Thermoluminescente du Pennsylvanie. Le laboratoire Masca obtint des dates thermoluminescentes de plus de 2 700 ans avant Jésus-Christ. Dans une lettre datée du 13 septembre 1972 adressée à Young , Rainey dit :

«… Maintenant que nous avons derrière nous plusieurs années d’expérimentation ici au laboratoire et à Oxford, nous ne doutons plus de la fiabilité de la méthode thermoluminescente. Nous avons une marge d’erreur de 5 à 10 % tout au plus dans la datation absolue, mais nous ne nous inquiétons plus au sujet des imprévus qui pourraient remettre tout le système en question. Je dois également préciser que nous avons été si surpris par les dates extraordinairement anciennes de ces figurines que Mark Han exécuta la procédure 18 fois en laboratoire, et cela sur chacun des 4 échantillons. Aussi, de nombreuses recherches substantielles furent faites sur ces statuettes… Tout bien considéré, le laboratoire maintient ces dates pour le matériel de Julsrud, peu importe ce qu’elles signifient pour la datation archéologique du Mexique ou pour le débat entourant l’authenticité des objets.»

Mais lorsque le laboratoire de l’université de Pennsylvanie découvrit que la collection comportait de dinosaures, ils se rétractèrent. Ils déclarèrent que les morceaux de céramique avaient dégagé des signaux de lumière régénérée, et qu’ils ne pouvaient pas dater de plus de trente ans.

Un technicien en thermoluminescence admit que, selon son expérience, il n’existait aucune autre sorte de céramique qui produisait des signaux de lumière regénérée, et qu’aucune autre datation thermoluminescente n’avait été faite sur de la céramique en utilisant un signal de lumière régénérée. Bref, le test était une excuse en jargon de laboratoire pour éviter la conclusion évidente selon laquelle les dinosaures et l’homme avaient vécu ensemble.

John Tierney décida de dénoncer la tromperie des chercheurs de l’université de Pennsylvanie en refaisant le test selon la procédure standard. Tierney obtint deux fragments de céramique de type Julsrud trouvé à la montagne El Toro, à Acambaro en 1956, en présence de Julsrud. Tierney soumit les pièces à Victor J. Bortolet, Ph.D., directeur de recherche des services de laboratoire d’archéométrie nucléaire Daybreak pour qu’il les date. Bortolet situa l’âge des objets à un maximum de 2 000 ans, invalidant ainsi le rapport Masca selon lequel les objets avaient de 30 à 100 ans.8

John Tierney remit une demi-douzaine de céramiques de Julsrud faites d’argiles différentes à une équipe de l’université de l’État d’Ohio. L’équipe d’experts se composait de J. O. Everhart, Ph.D. (président du département d’ingénérie céramique), d’Earle R. Caley, Ph.D. (l’un des chimistes archéologiques les plus respectés du monde), ainsi que d’Ernest G. Ehlers, Ph.D. (minérologue au département de géologie de l’université de l’État d’Ohio). Ils ont déclaré qu’ils ne pouvaient aucunement croire que les objets eussent été faits dans les temps modernes, et qu’ils ne pouvaient pas non plus croire qu’ils eussent été fabriqués par quelque amateur tentant de perpétuer une supercherie. Lorsque je leur annonçai qu’il s’agissait d’objets de la collection Julsrud, un silence profond et interminable envahit la pièce.

En 1997, l’entreprise B.C. Video réalisa une émission sur l’art jurassique dont une partie sur Acambaro était à l’origine incluse dans la présentaion spéciale de NBC sur les origines mystérieuses de l’homme. L’émission présentait Neil Steede, président de l’Early Sites Research Society West et de la Mexican Epigraphic Society, tentant de démystifier la collection, clamant qu’elle était de fabrication récente. Vers la fin de l’émission, on révèle qu’il avait envoyé deux échantillons de céramique de type Julsrud (l’un représentant un homme et l’autre un dinosaure) à un laboratoire indépendant de datation au C14. Les tests avaient donné des résultats étonnants. La figurine humaine était datée à 4000 ans AP (avant le présent) et la figurine de dinosaure, à 1 500 ans AP. Steede était embarrassé de dire que la date de la figurine humaine était crédible, mais que celle de la figurine de dinosaure était fausse. En réalité, la figurine de dinosaure créait beaucoup trop de tension pour la science orthodoxe, et Steede devait trouver une issue de secours. Cette issue était simple, il refusa d’admettre la date de la figurine de dinosaure.

La compagnie japonaise Nissi commandita une équipe de télévision pour qu’elle se rende à Acambaro et tourne une émission pour la télévision japonaise au sujet des figurines d’Acambaro. L’émission intitulée « Les anciens ont-ils vu les dinosaures ? » fut présentée le 2 février 1997 au Japon. Dans un moment mémorable de l’émission, le narrateur japonais observe une figurine d’animal, et la place à côté de son livre sur les espèces de dinosaures. Herrejon, Ph.D., dit que même les dinosaures qui ressemblent au brontosaure ne ressemblent pas au dinosaure saurien «type». On lui demande alors ce qu’il entend par dinosaure «type». Il répond : « ils avaient des épines dorsales tout au long de leur dos, de petites épines ». Nous dessinons ensuite des dinosaures ayant des épines dorsales coniques, et Antonio les pointe vigoureusement, s’exclamant en espagnol : « c’est cela, c’est cela ! ».

Herrejon avait involontairement aidé à confirmer l’authenticité des figurines de Julsrud. Dans les années 1940 et 1950, personne ne savait que certaines espèces de dinosaures sauriens avaient des épines dorsales. On les représentait comme on les voit sur les panneaux publicitaires des stations d’essence Sinclair. C’est le travail de Stephen Czerkas, dans un article écrit en 1992, qui a fait ressortir cet aspect de l’anatomie saurienne. (Geology, V20, No. 12, 1992, p.1068-1070).

Herrejon était très au courant des détails et de l’ampleur de la collection Julsrud (33 700 morceaux de céramique). Il déclara qu’il était réellement étonnant qu’aucune de ces figurines ne soit la réplique d’une autre. Elles étaient toutes différentes. D’autres qui avaient examiné de près la collection avaient aussi remarqué ce fait. Antonio commenta : «Si ces objets ont été fabriqués, qui était l’artiste ? Aucun artiste seul ne pourrait façonner 33 700 figurines, toutes de style différent. S’il s’agit d’un canular, il y avait plusieurs artistes. Mais comment une telle conspiration aurait-elle pu rester sous silence pendant tant d’années ? Il est certain que quelqu’un aurait été au courant de telles activités.»

Je demandai à Herrejon de me parler de la condition dans laquelle étaient les statuettes lorsqu’elles furent découvertes. Antonio dit que de la terre et autres substances (patine) y étaient incrustées. Durant la semaine de Pâques de 1951, Antonio avait passé deux jours avec Julsrud, nettoyant la terre et la patine des pièces de céramique récemment déterrées.

Herrejon et Julsrud ne réalisèrent pas que l’absence de patine sur les objets les mènerait à des accusations selon lesquelles les figurines ne pouvaient ni être anciennes, ni authentiques. Julsrud avait, par ignorance, commencé à nettoyer les morceaux dans les années 1940, et le travail avait été complété par Tinajero et ses aides.

Cependant, il y eut plusieurs témoins qui virent Julsrud retirer les morceaux de céramique de la terre, et ils confirmèrent que les objets étaient maculés de terre et de patine.

Lorsque je manipulai moi-même plusieurs centaines de figurines de la collection Julsrud, j’observai qu’il y avait toujours de la terre incrustée dans les crevasses, et qu’il y avait toujours un peu de patine à la surface.

Pour voir 75 autres figurines http://www.bible.ca/tracks/tracks-acambaro-dinos.htm
Traduit par Ketsia Lessard et Marie-Josée Roy
Tous les images sont reproduit avec la permission de Don Patton

References

1. Charles Hapgood, MYSTERY IN ACAMBARO, An Account of the Ceramic Collection of the Late
Waldemar Julsrud in Acambaro, QTU, Mexico. (Self Published, 1972).

2. THE DINOSAUR ENCYCLOPEDIA, (Kingfisher Books: New York, N.Y.) p.80.

3. Lowell Harmer. MEXICO FINDS GIVE HINT OF LOST WORLD, Los Angeles Times, (mars 25,1951).

4. William N. Russell « Did Man Tame the Dinosaurs? » Fate, (March, 1952), pp 2027; « Report on
Acambaro,  » Fate. (juin 1953), pp.31-35.

5. Charles C. Dipeso, « The Clay Figurines of Acambaro, » Guanajuato, Mexico, American Antiquity, avril
1953, pp 388-389.

6. Charles Dipeso, « The Clay Monsters of Acambaro,  » Archaeology (été 1953), Pages 111-114.

7. Taylor and Berger, American Antiquity (Vol.33, No.3), 1968.

8. John H Tierney, « Pseudoscientific Attacks On Acambaro Artifacts: The Ceramic Technology of
Intellectual Suppression, » World Explorer Magazine (Vol.1 #4), pp 52-61.

Source : creationnisme.com

Pour approfondir :

LES GEANTS ET L’ATLANTIDE : REVELATIONS DE L’ARCHEOLOGIE INTERDITE de Laurent Glauzy

La mythologie grecque et les légendes des Indiens de la Cordillère des Andes retracent les prouesses de géants détenant un savoir supérieur à notre technologie. La tradition orale des habitants de l’île de Pâques mentionne des hommes, à la taille peu commune, comme étant les constructeurs des statues moaï. Laurent Glauzy apporte ici la preuve incontestable de l’existence d’êtres exceptionnels ayant mesuré jusqu’à plus de quatre mètres. Cités à dix-sept reprises dans la Bible et décrits par saint Augustin au Ve siècle, par le père jésuite Athanase Kircher au XVIIe siècle, archéologue et linguiste de l’Église, ces ancêtres de l’humanité proviendraient de l’Atlantide, royaume mystérieux englouti en 1226 av. J.-C.  Par ailleurs, dans le Critias, Platon affirme que cette île, grande comme un continent, « n’est pas une fable, mais une histoire vraie ». Bien que d’innombrables documents lui soient consacrés par Fernand Crombette, égyptologue et spécialiste de copte ancien, par l’éminent géographe Étienne Félix Berlioux ou encore par le pasteur Jürgen Spanuth, un tel sujet n’occupe qu’une place mineure dans le champ scientifique. À l’aide d’une bibliographie particulièrement dense, l’auteur expose pourquoi ces réalités,pourtant connues d’une élite occulte et maçonnique, ne sont pas divulguées au grand public, condamné à se rabattre sur des interprétations ésotériques ou fallacieuses, comme celle du darwinisme. Ces pages, riches en découvertes archéologiques, confirment l’inerrance des Saintes Écritures et s’attaquent aux mensonges de la préhistoire et au mythe de « l’homme des cavernes ». Elles réhabilitent le haut degré de civilisation atteint par les géants et les Atlantes de l’Antiquité. Pour son plus grand émerveillement, le lecteur sera immergé dans l’univers secret des tunnels de l’époque maya, des énigmatiques pyramides de Bosnie-Herzégovine et des plaines chinoises du Qin Chuan. Le présent ouvrage dévoile aussi le trésor incroyable du père missionnaire Carlos Crespi, qui recèle des plaques en or datant de plus de 2 000 ans, représentant des modèles réduits d’avions et encore bien d’autres mystères de l’archéologie interdite.

340 p. + 70 en couleur, 27 € 

Rasoir d’Ockham et imposture rhétorique, par dé-Darwinisez-vous

Le rasoir d’Ockham est l’une des principales armes rhétoriques des évolutionnistes alors que ce principe de raisonnement ne peut absolument pas s’appliquer pour défendre leur croyance. Le rasoir d’Ockham est également appelé principe de simplicité, principe d’économie ou principe de parcimonie, il peut se formuler comme suit : Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité. Une formulation plus moderne est que « les hypothèses SUFFISANTES les plus simples sont les plus vraisemblables ».

Le rasoir d’Ockham peut-il servir à répondre à la question suivante : « En quoi le fait de postuler que le hasard et la sélection naturelle auraient créé tel organisme serait-il plus rationnel que de postuler qu’un Créateur l’aurait fait ? »

Il permettrait de répondre à cette interrogation si nous savions de façon certaine que le couple mutation/sélection possède un pouvoir créateur, complexificateur, transformateur. Si nous avions par exemple déjà observé ce couple entraîner la transformation d’une population de mouches en autre chose qu’une population de mouches, si nous avions observé l’apparition de nouveaux organes grâce à ce couple ou si nous avions déjà observé une hausse de la complexité d’un organisme qui serait due au hasard et à la sélection, le rasoir d’Ockham permettrait alors de trancher en faveur de la première hypothèse. Il serait effectivement plus rationnel de penser que le hasard et la sélection ont créé les organismes.

Ce n’est hélas pas le cas, aucune observation ni aucune expérimentation n’ont jamais permis de prouver cela, elles sont même toutes allées contre cette idée. Toutes nos observations ont montré qu’une population de mouches restait une population de mouches, qu’aucun nouvel organe n’apparaissait et que les mutations ne pouvaient pas entraîner une hausse de la complexité d’un organisme. Ces mutations sont neutres, modulent légèrement une complexité préexistante (modification de l’expression ou de l’activité d’une enzyme par exemple), détruisent cette complexité ou alors inactivent/réactivent des fonctions préexistantes.
Tous les exemples présentés par les évolutionnistes correspondent à ce cas de figure. On peut citer pêle-mêle et de façon non-exhaustive :
-la résistance bactérienne aux antibiotiques (destruction/altération du transporteur ou de la cible de l’antibiotique)
-l’expérience de Lenski et l’acquisition de la capacité de métaboliser le citrate acquise par les bactéries (dérégulation de l’expression du transporteur du citrate)
-les bactéries mangeuses du nylon (perte de la spécificité d’une enzyme pour son subtrat)
-l’apparition d’une valve caecale chez le lézard Podarcis sicula (réactivation d’un caractère pour lequel l’information génétique existait mais était inhibée)

Le rasoir d’Ockham postule que les hypothèses SUFFISANTES les plus simples sont les plus vraisemblables. Or les observations et expérimentations réalisées jusqu’à aujourd’hui sont absolument insuffisantes pour affirmer que ce pouvoir créateur, transformateur et complexificateur du couple mutation/sélection existe.

Car argument revient très fréquemment mais n’est en réalité qu’une déformation du principe initial. Les évolutionnistes utilisent ce principe pour tenter de faire croire qu’une intervention divine dans les processus d’apparition de la vie et des espèces serait moins rationnelle, moins probable, moins vraisemblable que la leur car elle réclame plus d’hypothèses. Or, les deux propositions font appel à une hypothèse non prouvée :
-intervention divine
-pouvoir créateur, complexificateur et transformateur du couple mutation/sélection
Il y a donc égalité, le principe ne permet pas de trancher.

Ainsi, cet argument rhétorique ne vaut rien. Les évolutionnistes athées l’utilisent car ils considèrent que l’hypothèse d’une intervention divine (et de l’existence de Dieu) serait plus coûteuse que l’hypothèse de l’existence de ce pouvoir du couple mutation/sélection. Mais cet avis est purement subjectif et ne dépend que des croyances et des présupposés philosophiques et religieux de chacun. Une intervention divine est impossible à accepter pour un athée alors qu’elle est tout à fait vraisemblable pour un chrétien (les exemples de miracles sont extrêmement nombreux) et sera absolument évidente pour un musulman car tout est une intervention, une manifestation d’allah selon cette croyance.

De plus, on reproche à l’hypothèse d’une intervention divine d’être irréfutable, mais l’hypothèse de l’existence d’un pouvoir créateur, complexificateur et transformateur du couple mutation/sélection est-elle réfutable ? Nous n’avons jamais rien observé qui irait dans ce sens, toutes nos expérimentations tendent à montrer que ce pouvoir n’existe pas. Le seul argument évolutionniste face à cela est qu’il faut attendre plus longtemps et que les preuves viendront, mais combien de temps va-t-il encore falloir attendre ? Au bout de combien de temps pendant lesquels rien n’aurait été observé aurait-on le droit de conclure à l’inexistence de ce pouvoir qui est pourtant au cœur de la croyance évolutionniste ? Cette hypothèse est-elle réfutable ?

A côté de cela, nous avons en revanche de nombreuses preuves de l’existence du Créateur et de nombreuses preuves de ses manifestations (miracles, incarnation, témoignages, philosophie, histoire de l’église, histoire des saints, expériences personnelles de chacun, Saint Suaire de Turin, apparition de la Vierge Marie, miracles eucharistiques, corps incorruptibles, saints stigmatisés, prophéties qui se sont réalisées, livres saints etc.)

Par conséquent, est-il plus rationnel de croire à l’existence du pouvoir Créateur, transformateur et complexificateur du couple mutation/sélection alors que tout porte à croire qu’il n’existe pas ou plus rationnel de croire à l’acte créateur du Dieu Transcendant? Le rasoir d’Ockham permet en réalité de trancher en faveur de la seconde hypothèse. Hélas, les scientifiques évolutionnistes ont trahi la démarche scientifique et ne sont que les défenseurs d’une idéologie.

Ken Ham, un créationniste extraordinaire, par Laurent Glauzy

Dans cette vidéo, Ken Ham, évangéliste créationniste, président du musée sur la Création à Petersburg (Kentucky) et de l’organisation Answers in Genesis (AiG), expose le départ de la nouvelle humanité à partir de l’Arche de Noé.

Son premier ouvrage « The Lie : Evolution » défend entre autres un âge de la terre de 6.000 ans, comme l’atteste la lecture de la Bible.

J’apprécie les exposés de Ken Ham, car elles renvoient à l' »inerrance » biblique, démontrant que tout ce qui est écrit dans les saintes Écritures est vrai, d’une point de vue historique mais aussi scientifique.

Malheureusement, dans les milieux catholiques, nous ne lisons pas assez la Bible, qui apporte une relation directe avec la foi, dans une appréhension plus physique. Nous avons besoin de la connaissance des miracles, de la récitation quotidienne du chapelet, mais la lecture et l’étude de la Bible apporte une compréhension concrète de notre foi. A l’inverse, il manque notamment aux évangélistes la compréhension surnaturelle des desseins de Dieu.

Le créationnisme qui explique par la science la foi, est un moyen essentiel pour approcher Dieu. Tel fut mon chemin. C’est le créationnisme qui me convertit et non les prêtres qui ne sont que trop souvent des distributeurs de sacrements pour des consommateurs de sacrements. Nous devons ouvrir notre cœur à Dieu. Voilà ce que permet le créationnisme et la lecture de la Bible.

Et enfin, le support anglophone de cette vidéo permet d’ouvrir notre esprit à des connaissances et à des talents extra-hexagonaux.

Pour les parutions françaises, je conseille la lecture du CEP du Dr Dominique Tassot (et ses vidéos) et du CESHE.

 

 

 

« Entrées précédentes