Une application de réalité virtuelle permet de plonger dans le quotidien des Palestiniens.

France Info : https://t.co/K43fgBJas3?amp=1

Une petite société a créé une application qui permet d’explorer virtuellement différentes zones de Cisjordanie ou de la bande de Gaza.

Ici : application Palestine VR / http://www.doroob.net/#header

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Il est désormais possible d’explorer les Territoires palestiniens, occupés par Israël, en réalité virtuelle. Palestine VR, c’est le nom d’une nouvelle application, qui permet d’explorer la région sans bouger de chez soi et du bout des doigts. Avec un smartphone ou encore mieux, un casque de réalité virtuelle et des écouteurs pour bien entendre ce que les intervenants ont à dire : « Aujourd’hui, je vais vous emmener faire un petit tour dans la vieille ville d’Hébron, pour vous faire découvrir la zone d’H2, où vivent des Palestiniens qui souffrent de la présence des colons israéliens. On y va ! »

D’Hébron, la seule ville palestinienne colonisée de l’intérieur par Israël, à un camp de réfugiés de Bethléem, en passant par différents quartiers de Jérusalem-Est, la bande de Gaza ou bien Ramallah…Une trentaine de vidéos sont proposées au total. Des Palestiniens et des Israéliens, défenseurs des droits de l’homme ou représentants de leurs communautés font office de guides pour expliquer les enjeux de la colonisation israélienne ou encore les restrictions de circulation imposées aux Palestiniens.

Une immersion très politique
L’idée est née après le refus israélien de laisser entrer Ilhan Omar et Rashida Tlaib sur le territoire. Accusées de soutenir la campagne de boycott d’Israël, les deux élues américaines ont dû annuler leur visite de Jérusalem et de la Cisjordanie. Une petite organisation, l’Institut palestinien de la diplomatie publique, a donc décidé de reconstituer en partie le tour initialement prévu. Mais l’application s’adresse à un large public, et permet de mettre des images en 360 degrés sur le concept d’occupation. Et de plonger, virtuellement, dans le quotidien des Palestiniens.

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RFI : http://www.rfi.fr/

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Les territoires palestiniens occupés par Israël sont maintenant visibles grâce à l’application de réalité virtuelle Palestine VR. Pour ses concepteurs, c’est un moyen de proposer un autre regard sur une situation complexe.

L’application Palestine VR permet de se promener, d’explorer du bout des doigts les alentours du célèbre mur de séparation en Cisjordanie ou encore se promener dans la ville de Gaza. Il suffit de regarder son téléphone ou même de chausser des lunettes de réalité virtuelle et de se munir d’un casque pour bien entendre ce que les intervenants ont à dire.

Ce sont des Israéliens et des Palestiniens qui font office de guides, comme ici à Hébron : « Aujourd’hui je vais vous emmener faire un petit tour dans la Vieille ville d’Hébron, pour vous faire découvrir la zone d’H2 où vivent des Palestiniens qui souffrent de la présence des colons israéliens. »

Une immersion politique

D’Hébron, la seule ville palestinienne colonisée de l’intérieur par Israël, à un camp de réfugiés de Bethléem, en passant par différents quartiers de Jérusalem-Est et bien sûr l’Esplanade des Mosquées, sans oublier le village bédouin de Khan-el-Ahmar ou encore Ramallah… Au total, une trentaine de petites vidéos vous plongent dans le quotidien de cette région. Des étapes pilotées par des défenseurs des droits de l’homme ou des personnes issues des communautés concernées.

C’est une immersion moins touristique que politique. L’idée est née après le refus israélien de laisser entrer Ilhan Omar et Rashida Tlaib sur le territoire. Accusées de soutenir la campagne de boycott d’Israël, les deux élues américaines ont dû annuler leur visite de Jérusalem et de la Cisjordanie en août dernier.

La réalité de la vie palestinienne

Mais Palestine VR n’est pas qu’un pied de nez à la décision israélienne et s’adresse au grand public. Il s’agit de mettre des images à 360 degrés sur « l’occupation », explique Inès Abdel Razek de l’Institut palestinien de la diplomatie publique, à l’origine de l’application : « Qu’est-ce que c’est que l’occupation ? On en parle depuis 50 ans mais on ne sait pas ce qu’est l’occupation. Qu’est-ce que sont les colonies ? Comment cela impacte la vie des gens ? On a voulu montrer une réalité derrière ça. »

Elle permet aussi aux Palestiniens de visiter, virtuellement, des territoires auxquels ils ont difficilement accès, selon leurs origines respectives. Par exemple la bande de Gaza pour un Palestinien de Cisjordanie ou l’inverse, en raison des restrictions de circulation imposées par Israël.

Pour les Palestiniens, se déplacer dans les Territoires occupés est toujours synonyme de casse-tête entre les checkpoints israéliens, les routes bloquées ou encore les embouteillages. Une start-up palestinienne a donc lancé en juin dernier un nouveau navigateur pour smartphone pour pallier au problème : Doroob.

Doroob signifie « chemins » en français. C’est le nom de cette application qui compte déjà plus de 35 000 utilisateurs. Elle vient combler un manque, surtout en Cisjordanie, car Google Maps et Waze par exemple y fonctionnent très mal. Ces GPS très connus appartiennent tous deux à Google.

Ce géant du web a été plusieurs fois accusé de vouloir effacer les Territoires occupés de la carte par des ONG de défense des droits des Palestiniens. Waze qui est au départ une application israélienne indique même que vous entrez dans une zone dangereuse lorsque vous arrivez dans une zone palestinienne.

Entre cartes israéliennes, palestiniennes et onusiennes

C’est pour cela qu’une petite équipe de locaux a décidé de créer Doroob. L’application est déclinée en arabe et en anglais, avec une ergonomie simple. C’est un travail de titan pourtant qu’il leur a fallu accomplir.

Ils ont dû combiner des cartes routières israéliennes puisque 60% de la Cisjordanie est sous le contrôle exclusif de l’État hébreu, des cartes palestiniennes, mais aussi internationales comme les cartes élaborées par l’ONU.

Cette application a une particularité, celle de signaler les checkpoints en Cisjordanie. Mais contrairement à ce qui a été présenté par certains médias, Doroob n’est pas un « gadget anti-barrage militaire ».

En Cisjordanie, les emplacements des checkpoints israéliens sont déjà connus des Palestiniens. Au mieux, Doroob permet de savoir que les routes ou les checkpoints sont fermés ou qu’il y a des bouchons autour de ces goulots d’étranglement.
L’application Doroob permet de naviguer en Cisjordanie de façon plus sure et plus simple.

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Ne pas se mettre en danger autour des colonies

Doroob sert surtout à assurer la sécurité des Palestiniens pour éviter qu’ils se perdent dans des zones qui leur sont interdites. Notamment les alentours des quelque 400 colonies israéliennes, illégales selon le droit international, insiste l’un de ses créateurs Mohammed Haleem :

« Par exemple si vous êtes palestinien et que vous conduisez entre Ramallah et Naplouse, dans la plupart des cas vous ne voulez pas vous retrouver sur un réseau routier israélien qui mène à une colonie donc l’application vous évite ça. En fait, elle vous conduit sur des routes qui sont autorisées aux Palestiniens en Cisjordanie. »

Mais l’application connait quelques faiblesses. Il est par exemple impossible de connaitre vraiment l’état du trafic en temps réel et donc le temps d’attente à ces fameux checkpoints. Elle n’est pas non plus encore disponible hors-ligne alors que les connexions 3G sont hors de prix en Cisjordanie. C’est le nouveau chantier de Doroob qui voit grand. La petite start-up palestinienne souhaite offrir ce service à l’avenir dans différents pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

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