L’ AIRBUS A380 NOUS CONFIRME QUE L’ ANAGRAMME DE MONDE EST DEMON.

L’Airbus A380 d’Air France défonce la théorie de la terre ronde le SAMEDI 30 SEPTEMBRE 2017!
L’Airbus A380 -Vol AF 066- de la compagnie d’Air France qui fait la trajectoire Paris / Los Angeles (Etats-Unis) a été dans l’obligation de se poser sur l’aéroport militaire de Goose Bay au Canada tonne.

Tiens donc, comme c’est bizarre !!!!

 

Il est dit que l’avion aurait perdu le moteur numéro 4 qui exploserait en vol au dessus du …………… «Groënland» !!!!!!!, …. …. !!!!!!!

…………………. et que c’est l’incident qui a fait que le commandant de bord à été obligé de faire atterrir l’avion vers la base militaire de Goose Bay qui se situe dans la partie Nord du Canada !!!!!!

 

Photo: Le moteur du super jumbo A380 d’Air France photographié par l’un des passagers du vol Paris-Los Angeles

Le Vol «AF 066» ou Quand la réalité rattrape la fiction!

Question qui fâche:

Comment se fait-il qu’un avion de ligne qui part de Paris pour se rendre à Los Angeles survole le Groënland?

Regardez Tous le Globe! Le Groënland n’est AUCUNEMENT dans la Trajectoire Paris / Los Angeles !!!

Pour mieux visualiser cette évidence, regardez-donc cette carte du «globe» ci-dessous!

Une invasion de Totale! Le Commandant de Bord aurait-il «Perdu la Boussole»?

Mais que lui est t’il fait passé dans sa tête pour aller faire un pareil détour en sachant que le plus court chemin est TOUJOURS LA LIGNE DROITE?

Afin de résoudre ce «Mystère», nous avons décidé de consulter la carte de la terre de Gleason et ………………………. ………… MIRACLE!

Le Groënland est bel et bien dans la trajectoire du «Paris / Los Angeles»!

 

  Le Groënland était jadis appelé GREENLAND car il était une plaine Verte: Big-Up à la Théorie du Réchauffement climatique!

Bien sur «Motus et Bouche Cousue» de toute la Doxa qui, parions-le, ne tient pas à éveiller la curiosité du petit peuple!

Nous sommes rassurés! Le Commandant de Bord de l’Airbus A 380-AF 066- de la compagnie AIR FRANCE n’a, en aucun moment, «Perdu la Boussole»!

Il est tout simplement sur la Terre Plane et non sur un globe qui tourne, tourne, tourne, tourne …

Preuve : Dans «PLANETE» il y a le mot PLANE.

Rien dans le mot TERRE n’indique une «Ronditude»

Constat : Avec la Terre Ronde, la franc-maçonnerie peut avoir ses 33 degrés avec la Terre ===== Coïncidence?

Petite question bien Gentillette: «Pourquoi le sigle de l’ONU est-il à la carte de la Terre? Pour faire «Joli»?

CONCLUSION : 

«Un mensonge peut bien courir pendant 100 ans, il ne faut qu’une minute à la Vérité pour le Rattraper. »(Proverbe Africain).

VOUS VENEZ D’AVOIR LA PREUVE.

* L’image qui résume ce fait est celle d’Auguste Piccard qui déclare: « Elle ressemble à un disque plat avec des contours de Glace. »

20 Commentaires

  • Génial. Continuez à diffuser la vérité. La Terre ronde enseignée depuis 500 ans est le mensonge qui surpasse tous les autres et notamment celui poursuivi par la Lou Gayssot.

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  • Je suis désolé mais vérifier vos infos avant de poster un tel article voir image qui suit:

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    • Ohhhhhh !!! Mais quel est ce tour de Magie ???? Les Nations sont à l’envers ! La ligne DROITE se trace à l’ Endroit Monsieur et non sur une Nation à l’ Envers ! Avant de poster, tout est vérifié et bien vérifié, soyez rassuré ! La carte du Globe que nous avons posté a été prise sur GOOGLE ! A moins que vous n’accusiez également Google de ne point vérifier ses infos ! Tiens, une info : Pourquoi n’y a t’il pas de vol DIRECT MOSCOU/LES ANGELES SANS PASSER PAE L’ EUROPE ? J’attends votre réponse.

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      • Ce n’est pas un tour de magie, prenez un globe terrestre, un feutre et faite un trait de Paris à Los Angeles et vous obtiendrez exactement le même résultat que celui que j’ai obtenu avec google earth..
        Pour comparer le model de la terre plate avec le model de la terre sphérique il ne faut prend une carte rectangulaire qui n’est qu’une représentation fictif du model sphérique mais il faut prendre un globe qui est une représentation concrète du model de la terre sphérique.

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      • Voici une autre image où j’ai mis la France à « l’endroit » mais bon comme c’est une boule ont ne voit pas Los Angeles sur cette image.

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      • FAUT JUSTE REPONDRE a POURQUOI ON DOIT PASSER PAR L’EUROPE LORSQU’ON EST EN ASIE POUR REJOINDRE L’AMERIQUE/?? vos réponses sil vous plait

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      • @kaboum les escales sont beaucoup plus rentable et plus pratique en passant par l’Europe que par le nord. Les avions qui vont d’asie aux states passe par l’Europe pour déposer et prendre des passagers chose qu’ils ne pourraient pas faire en passant par le Groenland. Voila pourquoi le trafique aérien est très dense en Europe car il y a l’offre et la demande.

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      • Quand on regarde le globe rond l’Asie est en face de Los Angeles la pointe Est de la Russie est en face l’alaska a peine 82km les séparent dans ce que j’ai pu lire ! Mais Pourquoi même lorsqu’on fait un vol direct Tokyo-Los Angeles l’avion doit survolé l’Europe ?

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      • Kaboum je viens de vérifier si ce que tu dit est vrai. Et non il existe bien des Vols partant d’Asie de l’Est vers Los Angeles qui traverse l’océan pacifique. Par exemple ce vol https://fr.flightaware.com/live/flight/CXA857

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  • Le problème Monsieur, est que les vols de la France aux Etats-Unis ne survolent pas l’ Angleterre. La ligne droite se trace DROITE et non vers le Haut ou vers le Bas ! Je comprends que vous soyez déçu mais il s’agit d’établir la Vérité et non une Fiction. Or, la Vérité est têtue ! Mais c’est votre droit de vouloir Vivre dans une Fiction.

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  • il y a des vols inter continetaux dans tous les sens donc la terre n’est pas plate :c’est super simple …si la terre est plate par exemple il ne peux pas avoir un voir entre l’afriqet et l’amerique pourtant il en a ou si la terre est plate il ne peut avoir de vol entre l’amerique et l’asie pourtant il en a …terre n’est pas plate dans la partie horizontale ..la verticale je ne sais p
    as (mais si l’horizontale est lié alors la verticale devra l’etre aussi )
    voir carte de tous les vols en live ici :
    https://fr.flightaware.com/live/

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  • Brianage, la carte sur laquelle vous faites votre tracé est fausse puisque toutes les cartes planes du globle sont par définition fausses car on ne peut pas représenter une sphère sur une surface plane. Prenez un globe et vous verrez en tendant une ficelle au plus court entre Los Angeles et Paris qu’elle passe par le Groenland. Allez le faire dans un magasin si vous n’avez pas de globe. Les vols vers Los Angeles passent donc aussi par l’Angleterre a quelques variations près pour tenir compte des vents favorables du jour et des points d’ancrage des track océaniques publiés chaque jour par le contrôle aérien. EN réalité le fait que l’avion passe par le Groenland prouve au contraire que la terre et ronde.
    Quant à la carte de la terre plate cela fonctionne car ce genre de projection conserve les orthodromies au voisinage du pole. C’est une propriété connue et utilisée pour la navigation polaire dans proche des régions polaires.

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  • Etymologie du mot planete. Non formé à partir du mot latin « planeta », qui vient lui-même du grec « planêtês » : « errant vagabond ». Ce mot est apparu en Français au 12 ème siècle. Dans l’astronomie ancienne,on appelait « planète » un astre errant par opposition aux étoiles fixes.

    Rien à voir avec quelque chose de « plan ».

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  • Bonsoir,

    1) Peut-on dire que la Lune est Ronde en sachant qu’elle a des quartiers TOUS LES MOIS ?

    2) Ce n’est pas moi qui fait les cartes, c’est Google Earth.

    3) Il a toujours été admis que la terre n’est pas un Cercle parfait.

    4) Planète = Plane et Nette est LE LANGAGE DES OISEAUX et non UNE DEFINITION. Voir Jacques Grimault.

    5) Si la terre était ronde il y aurait des Vols DIRECTS : Moscou/San Francisco, le passage par l’Europe serait inutile. Le fait est qu’il n’y en a pas.

    Bonne lecture.

    LA TERRE ? Sphérique, Oblongue ou aplatie ?

    La Terre est-elle vraiment sphérique ?

    À peine la mesure de Picard effectuée que le doute s’insinue dans les esprits. En effet, en 1659 (son ouvrage est publié en 1673), Huygens (1629-1695) a découvert l’existence de la force centrifuge et donné son expression en v2/r. La force centrifuge qui naît de la rotation terrestre est nulle aux pôles et maximale à l’équateur ; elle agit différemment suivant la latitude. Ne peut-elle pas avoir un effet sur la forme de la Terre ? La question semble d’autant plus pertinente que J.-D. Cassini (1625-1712) a observé en 1666 que Jupiter a une figure aplatie (son rayon équatorial est supérieur à son rayon polaire).

    Le point de vue des théoriciens

    En 1671, Picard avance que la Terre n’est pas parfaitement sphérique. Vers 1675, Hooke (1635-1703) affirme que du fait de leur mouvement de rotation, toutes les planètes sont des ellipsoïdes aplatis. Il renchérit en 1686-1687 en expliquant que deux forces agissent à la surface de la Terre dans des directions différentes : la gravité qui est dirigée vers le centre de la planète et la force centrifuge qui est une force expulsive dirigée perpendiculairement à l’axe de rotation. La somme de la gravité et de la force centrifuge est nommée pesanteur. La forme de la surface des eaux de la Terre est ovale parce que la pesanteur est plus faible à l’équateur qu’aux pôles et que la force centrifuge tend à renfler les régions de basses latitudes aux dépens des régions polaires.

    Newton (1642-1727) approfondit la question en 1687. Si la Terre n’avait pas son mouvement journalier, elle serait parfaitement sphérique à cause de l’égale gravité de ses parties. Mais du fait de sa rotation, elle prend une forme ellipsoïdale. Il précise son raisonnement : les mers, grâce leur mobilité, cèdent entièrement à la rotation diurne et ont immanquablement une figure aplatie ; mais puisque les terres émergées sont réparties uniformément à la surface du globe et ont à peu près partout la même altitude, la Terre solide doit avoir elle aussi une figure aplatie, identique à celle des eaux. On reconnaît le raisonnement de Kepler et comme ce dernier, Newton ajoute que ceci impose que la Terre solide ait été fluide à un moment donné de son histoire.

    Isaac Newton (1642-1727)

    Newton cherche à calculer l’aplatissement de la Terre en supposant qu’elle soit fluide et homogène et en utilisant sa théorie de l’attraction universelle en 1/r2. Il se sert d’un procédé astucieux : il considère que deux colonnes fluides partant l’une du pôle et l’autre de l’équateur et se rejoignant au centre de la Terre doivent se faire équilibre. L’égalité du poids des deux colonnes implique que la colonne rejoignant l’équateur, dont la pesanteur est diminuée par la force centrifuge, soit plus longue que celle rejoignant le pôle. Pour son calcul, il doit déterminer l’attraction au pôle et à l’équateur d’un ellipsoïde de révolution, et c’est la première fois que l’attraction d’un corps non-sphérique est calculée. Il trouve un aplatissement de 1/230 (Figure 10).

    Figure 10. Modèle pour le calcul de l’aplatissement de la Terre selon Newton (a) et Huygens (b)
    Modèle pour le calcul de l’aplatissement de la Terre selon Newton (a) et Huygens (b)

    Newton calcule l’aplatissement de la Terre en considérant que deux canaux partant l’un du pôle et l’autre de l’équateur et se rejoignant au centre se font équilibre (a) et Huygens en supposant que la surface est en tout point perpendiculaire à la pesanteur (somme de la gravité et de la force centrifuge).

    Force centrifuge révélée par Huygens

    Figure de Huygens montrant qu’un fil à plomb n’est pas dirigé vers le centre de la Terre car il est dévié par la force centrifuge. La figure est renversée de 90° par rapport à nos conventions actuelles : P et Q sont les pôles de rotation, KH représente une corde qui soutient un plomb H, qui s’écarte de la perpendiculaire KDC parce qu’il est rejeté par le mouvement de rotation suivant la ligne ODM.

    En 1690, Huygens (Figure 12) propose un autre calcul de l’aplatissement. Comme Hooke, il remarque d’abord qu’un fil à plomb qui donne la direction de la pesanteur (et donc de la verticale) n’est pas dirigé vers le centre de la Terre mais s’écarte vers l’équateur parce qu’il est rejeté par le mouvement de rotation (Figure 11). Il pose ensuite sa condition d’équilibre : la Terre, supposée fluide, garde une forme constante si sa surface est, en chacun de ses points, perpendiculaire à la direction de la pesanteur. Le lien entre forme de la Terre et direction de la pesanteur apparaît clairement (Figure 10).

    Christian Huygens (1629-1695)

    Source : Education in Physics and Mathematics – ZONA Land

    La différence fondamentale entre Newton et Huygens réside dans la conception de l’attraction. Huygens n’accepte pas l’attraction universelle, cet attraction à distance qui paraît par trop mystérieuse. Pour lui, la Terre baigne dans une matière subtile en rotation : l’éther. La gravité consiste en « l’effort que fait la matière fluide [l’éther], qui tourne circulairement autour du centre de la Terre en tous sens, à s’éloigner de ce centre, et à pousser en sa place les corps qui ne suivent pas ce mouvement ». Les corps tombent à la surface de la Terre parce qu’ils sont pressés et poussés par quelques autres corps. La gravité ne consiste pas en une attraction de masse à masse mais en une réaction au mouvement centrifuge de l’éther.

    À grandes distances de la Terre, les lois d’attraction de Newton et de Huygens sont, d’un point de vue mathématique, strictement identiques : elles sont proportionnelle à la masse totale du globe et inversement proportionnelle au carré de la distance au centre. Elles diffèrent cependant dans le voisinage de la planète : alors que pour Huygens la forme du corps n’a aucune importance, elle est déterminante pour Newton qui affirme que l’attraction d’un ellipsoïde est différente de l’attraction d’une sphère (les masses s’éloignant de la répartition sphérique possèdent en effet une capacité d’attraction qui perturbe l’attraction de la sphère, cette perturbation est sensible lorsqu’on est proche de la Terre mais devient négligeable à grandes distances). Cette différence se retrouve dans le calcul de l’aplatissement : avec sa loi d’attraction restreinte, Huygens obtient une valeur de 1/578, plus faible que celle de Newton.

    La mécanique terrestre (calcul de l’aplatissement) permet donc de distinguer deux lois d’attraction strictement équivalentes pour le mécanique céleste et donne le moyen de départager Newton et Huygens.

    Les vérifications expérimentales

    Les théoriciens -Newton et Huygens- affirment donc que la Terre est aplatie. Comment vérifier expérimentalement leurs propositions ? Comment déterminer la forme de la planète ? L’idée est de se servir des mesures de triangulation géodésique qui, lorsqu’elles ont réalisées à différentes latitudes, permettent de préciser la figure de la Terre.

    Figure 13. Détermination de la forme de la Terre par les mesures géodésiques
    Détermination de la forme de la Terre par les mesures géodésiques

    Les verticales sont les normales à l’ellipse et ne concourent pas au centre de la Terre. La longueur d’un arc d’ellipse de faible amplitude est sensiblement égal à celle de l’arc de cercle dont le centre est le centre de courbure de l’arc. Ainsi, pour une Terre aplatie, la longueur d’un arc de un degré est supérieure aux hautes latitudes qu’aux basses latitudes.

    Les travaux de triangulation de Picard sont poursuivis en France à partir de 1683 à la fois vers le nord par J.-D. Cassini et vers le sud par La Hire (1640-1718). Vers 1701, J.-D. Cassini infère de ses observations que la longueur d’un arc de méridien de un degré est inférieure dans le nord de la France que dans le sud : la Terre serait donc allongée suivant son axe de rotation. Il reste cependant prudent. Entre 1700 et 1718, J. Cassini (1677-1756), Maraldi (1665-1729) et La Hire fils prolongent la triangulation géodésique de Dunkerque à Collioure, aux pieds des Pyrénées. À partir de leurs mesures, qui confirment la diminution de la longueur d’un degré d’arc vers le nord, J. Cassini certifie l’allongement de la Terre et s’oppose vertement aux théoriciens : la querelle sur la figure de la Terre s’envenime.

    Schéma général de la triangulation réalisée pour mesurer la méridienne de France entre 1683 et 1718
    2001 Archives de l’Académie des Sciences, cliché J.-L. Charmet

    En 1720, De Mairan (1678-1771) tente de concilier la forme allongée de la Terre et l’effet indéniable d’aplatissement des forces centrifuges en affirmant que si la Terre ne tournait pas, elle serait encore davantage allongée. La solution ne satisfait personne…

    Pour lever l’indécision sur la figure de la Terre et faire cesser la querelle, l’Académie décide d’envoyer, sous ordre du roi, deux missions géodésiques mesurer des arcs de méridien à des latitudes très différentes, ce qui doit faciliter les comparaisons : l’une en 1735 au Pérou (composée de Godin (1704-1760), Bouguer (1698-1758), La Condamine (1701-1774)…) et l’autre en 1736 en Laponie (composée de Maupertuis (1698-1759), Clairaut (1713-1765)…). L’expédition en Laponie, rondement menée, rapporte ses résultats dès 1737 : un degré de 57 438 toises (111,948 km) mesuré à 66° de latitude, plus grand que celui mesuré en France (57 030 toises = 111,153 km) indique clairement une Terre aplatie aux pôles (l’aplatissement trouvée est de 1/178). Les mesures de la méridienne de France, bien qu’effectuées avec soin, devaient être erronées.

    La mission de Laponie ne clôt pas aussitôt les débats car les partisans de l’allongement de la Terre ne veulent pas entendre raison. Mais en 1740, Cassini de Thury (1714-1784) et La Caille (1713-1762) effectuent une nouvelle mesure de la méridienne de France et s’assurent que les degrés vont bien en augmentant vers le nord. L’expédition au Pérou, rentrée en 1744, après bien des déboires mais avec une moisson de résultats scientifiques, lève les derniers doutes avec un degré de 56 753 toises (110,613 km) mesuré à 1°30′ de latitude, plus court que ceux mesurés en France et en Laponie.

    Les mesures géodésiques que raille Voltaire -« Vous avez confirmé dans ces lieux pleins d’ennuis, ce que Newton connut sans sortir de chez lui »- donnent donc finalement raison aux théoriciens : la Terre est aplatie. Elles apportent une deuxième conclusion, plus fondamentale encore : l’aplatissement déterminé, voisin de 1/200, est plus proche de la valeur donnée par Newton que de celle donnée par Huygens, confirmant ainsi la conception de l’attraction universelle du premier au détriment de la conception du second. Le système de Newton sort doublement vainqueur : par rapport aux partisans de l’allongement et par rapport aux thèses de Huygens.

    La Terre est-elle à l’équilibre hydrostatique ?

    La polémique pourrait être close. Il n’en est rien : elle ne fait que changer de nature. Car si la Terre est bien aplatie comme le prédisait Newton, a-t-elle exactement la même figure que celle que prendrait une masse fluide ? La réponse est importante pour déterminer (le croît-on à l’époque) les conditions qui régnaient à l’origine de la Terre.

    Le travail le plus remarquable sur la théorie de la figure de la Terre supposée à l’équilibre hydrostatique est effectué par Clairaut en 1743 (Figure 15). Ce dernier montre que les deux conditions d’équilibre de Newton (égalité du poids des colonnes) et de Huygens (la surface est perpendiculaire à la pesanteur) sont des conditions nécessaires mais non suffisantes et il donne une condition plus générale : « Pour qu’une masse fluide soit en équilibre et dans un état permanent, il faut que dans un canal quelconque, soit rentrant en lui-même, soit terminé de part et d’autre à la surface, les efforts des parties de fluide qu’il contient se détruisent mutuellement. »

    Alexis Clairaut (1713-1765)
    2001 Stetson University

    Clairaut découvre que l’aplatissement de la surface d’une planète en équilibre ne dépend pas seulement de la vitesse de rotation mais également de la répartition interne des densités. Si la Terre est homogène, il obtient pour l’aplatissement la valeur de Newton de 1/230. Si toute la masse est concentrée au centre, il trouve la valeur de Huygens de 1/578. Clairaut ajoute que si la Terre a été originairement fluide, les couches les plus denses sont les plus proches du centre et donc que la répartition des densités est intermédiaire entre le cas de Newton et celui de Huygens. Son aplatissement doit donc nécessairement être compris entre 1/578 et 1/230.

    Ce n’est pas tout. Clairaut montre aussi que la connaissance de la valeur de la pesanteur (mesurée à l’aide de l’oscillation d’un pendule) en deux points de latitudes différentes suffit pour déterminer l’aplatissement du globe dans l’hypothèse de l’équilibre hydrostatique. C’est la naissance de la géodésie dynamique qui étudie la forme de la Terre à partir de son champ de pesanteur. Il existe donc deux méthodes indépendantes pour déterminer expérimentalement l’aplatissement du globe : les mesures géodésiques directes qui donnent l’aplatissement de la surface réelle et les mesures de la pesanteur qui donnent l’aplatissement dans l’hypothèse de l’équilibre hydrostatique.

    Le « hic » est que les mesures géodésiques et de pesanteur aboutissent à des valeurs de l’aplatissement qui ne concordent pas : les premières donnent une valeur supérieure à 1/230 sortant de l’encadrement proposé par Clairaut et les deuxièmes une valeur inférieure à 1/230. Cet incompatibilité met en défaut la théorie de Clairaut et indique que la Terre ne serait pas à l’équilibre hydrostatique. D’Alembert (1717-1783) enfonce le clou : le globe étant solide, il n’y a selon lui aucune raison pour que sa figure soit semblable à celle que prendrait une masse fluide, comme le montre les grandes irrégularités de sa surface. L’incohérence des mesures géodésiques et de pesanteur n’est donc pas étonnante. Lapla ce (1749-1827) semble lui donner raison à la fin du siècle. En se servant de nouvelles mesures d’arcs de méridien (une dizaine) et de pesanteur (une quinzaine), il cherche à calculer l’aplatissement mais n’obtient toujours pas de valeur cohérente et conclut que la figure de la Terre n’a pas la forme régulière d’un ellipsoïde.

    Pierre Simon de Laplace (1749-1827)
    1848 Académie des Sciences, Paris

    La situation se renverse néanmoins au début du XIXe siècle. De nombreuses mesures d’arcs, en particulier celle de Maupertuis en Laponie, semblaient suspectes et ont été révisées. Les corrections apportées sont importantes et les erreurs débusquées changent radicalement la qualité des données. En 1825, Laplace trouve à partir des mesures géodésiques un aplatissement de 1/308 et à partir des mesures pendulaires un aplatissement de 1/310. Les deux aplatissements sont enfin cohérents et compris dans l’encadrement de Clairaut. Laplace peut ainsi affirmer que si la Terre devenait fluide, sa figure ne changerait pas significativement et serait très proche de celle d’un ellipsoïde.
    Les explications de l’aplatissement du globe
    Partisans de l’eau contre partisans du feu

    Comment la Terre solide a-t-elle pu acquérir une figure d’équilibre a peu près semblable à celle que prendrait une masse fluide ? Kepler et Newton répondaient en supposant une origine fluide pour la Terre. Mais fluide par l’eau ou fluide par le feu ? La situation n’est pas claire.

    À la fin du XVIIe siècle, des auteurs anglais développent des théories de la Terre où l’eau joue un rôle prépondérant. Ainsi, Burnet (1635-1715), qui a été en correspondance avec Newton, pense en 1681 que la Terre était initialement un chaos fluide de tous les éléments qui s’est mis en ordre par l’effet de la gravité : les parties lourdes descendant vers le centre, les parties légères remontant vers la surface (Figure 16). C’est grâce à la fluidité aqueuse originelle que la planète a acquis sa forme ellipsoïdale.

    Figure 17. La Terre aplatie de Burnet, structurée à partir d’un chaos originel fluide
    La Terre aplatie de Burnet, structurée à partir d’un chaos originel fluide

    Clairaut s’inspire manifestement de ces théories aqueuses lorsqu’il détermine en 1743 la figure d’équilibre de la Terre en supposant qu’elle n’ait été initialement qu’un amas d’une infinité de fluides de différentes densités. Mais la fluidité qu’il invoque n’est pour lui qu’une hypothèse de calculs et son attitude dévoile l’ambiguïté des théories hydrostatiques qui supposent un équilibre fluide sans préciser ni la nature ni la cause de cette fluidité.

    En 1749, Buffon (1707-1788) sort de la confusion en privilégiant une fluidité par le feu. Pour lui, la Terre et les planètes proviennent de la condensation d’un torrent de matière expulsé du Soleil à la suite d’une collision avec une comète. La Terre, constituée de matière solaire, était donc initialement en fusion, ce qui lui a permis de prendre sa forme d’équilibre ellipsoïdale. Elle s’est ensuite refroidie et consolidée tout en conservant sa forme. L’interprétation de la figure aplatie de la Terre s’ajoute donc à son hypothèse cosmogonique pour affirmer l’origine ignée du globe. La nature vitrifiée des roches et la chaleur propre de la Terre sont des indices supplémentaires pour affirmer que la Terre était en fusion au début de son histoire.

    Buffon (1707-1788)
    Source : Museum of Paleontology – University of California, Berkeley

    À la fin du XVIIIe siècle, le point de vue de Buffon est cependant oublié. C’est l’époque de la théorie neptunienne qui professe que toutes les roches, y compris le basalte et le granite, sont des produits de l’eau, formés par précipitation à partir d’un océan primordial. L’eau joue à nouveau un rôle prépondérant, en particulier pour expliquer la formation des strates sédimentaires. La figure d’équilibre de la Terre est censée mettre en évidence la fluidité aqueuse primitive de toutes les parties du globe.

    La théorie neptunienne ne fait néanmoins qu’un temps et au début du XIXe siècle, elle cède devant la théorie plutoniste qui a recours à la chaleur des profondeurs pour expliquer les mouvements tectoniques et la fusion des roches volcaniques. En 1825, Laplace peut alors remettre en avant le raisonnement de Buffon : si la Terre a été initialement en fusion, les parties les plus pesantes ont pu couler vers le centre et la surface a pu prendre sa forme d’équilibre. La Terre présente bien les caractéristiques qu’on lui connaît.

    Partisans du catastrophisme contre partisans de l’uniformitarisme

    L’hypothèse de l’origine ignée implique que la Terre ait été au début de son histoire dans un état très différent de son état actuel. Cette idée renforce les thèses des catastrophistes qui affirment que la Terre a subit depuis son origine une évolution très marquée mais s’oppose à celles des uniformitaristes qui pensent au contraire que la Terre a toujours conservé un aspect semblable.

    Les uniformitaristes cherchent ainsi à développer d’autres hypothèses pour expliquer la figure d’équilibre du globe, ne nécessitant pas d’état originel particulier. Playfair (1748-1819), J. Herschel (1792-1871) et Lyell (1794-1875) avancent dans les premières décennies du XIXe siècle que ce sont les processus d’érosion-sédimentation qui, en abrasant continuellement les reliefs et en remplissant les cavités les plus profondes, tendent à donner à la surface de la Terre solide la forme d’équilibre d’une masse fluide. Nul n’est donc besoin de supposer une quelconque fluidité, il suffit de laisser les phénomènes actuels agir pour transformer n’importe quelle planète de forme irrégulière en un ellipsoïde aplati, paraissant vérifier les lois de l’hydrostatique.

    Charles Lyell (1797-1875)
    Source : Geological Society Special Publication, n°143, The Geological Society, Londres, 1998

    Lamarck (1744-1829), en 1802, propose encore une autre hypothèse, prémonitoire. Il affirme que le globe possède une capacité de déformation lente qui lui permet, tout en restant solide, de s’ajuster aux forces gravitaires et centrifuges. La Terre se déformerait et s’adapterait donc continuellement à son mouvement de rotation sans avoir besoin de passer par un état fluide. Une seule condition doit être remplie : que les temps envisagés soient suffisamment importants.

    Jean-Baptiste de Monet de Lamarck (1744-1829)
    Source : document UCSB/Alroy http://www.nceas.ucsb.edu/~alroy/

    En 1847, Spencer approfondit les remarques de Lamarck et déclare sans détour que l’aplatissement du globe ne requiert pas une fluidité originelle. Il soutient que la résistance des matériaux à la déformation décroît si leur volume augmente et qu’ainsi il suffit d’augmenter le volume d’un substance solide jusqu’à un certain point pour qu’elle cède et se comporte comme un fluide. La Terre est tellement volumineuse que les forces de cohésion deviennent négligeables devant les forces de gravité ou centrifuges et, bien que solide, elle doit avoir la même figure qu’une masse fluide.

    En 1868, Reclus (1830-1905) adhère aux thèses de Spencer en notant que tous les solides sont capables de fluer et de s’adapter d’une manière permanente et irréversible lorsqu’ils sont soumis à des contraintes suffisamment fortes. La Terre qui tournoie sur elle-même depuis une infinité de temps a donc dû immanquablement s’ajuster aux forces centrifuges et ceci en dépit sa solidité. Sa figure d’équilibre n’est donc pas un gage de sa fusion initiale.

    En 1876, G. Darwin (1845-1912), le fils du célèbre naturaliste, cherche à traduire ces réflexions sur la déformation de la Terre en termes mathématiques. Il affirme qu’il n’est pas impossible que la Terre ait un double comportement : à la fois élastique comme un solide pour des sollicitations brèves (vis à vis des forces de marées par exemple comme l’a montré Lord Kelvin (1824-1907) en 1862) et visqueux comme un fluide pour des sollicitations longues. Il déclare ainsi que la forme de la Terre peut revenir approximativement vers une forme d’équilibre lorsqu’elle s’en écarte trop par des ajustements et des adaptations internes. Il revient toutefois ensuite à des considérations plus sages : le globe n’a pu avoir un comportement visqueux qu’au début de son histoire lorsqu’il était proche d’un corps en fusion ; il est actuellement rigide ne pouvant assumer que des déformations élastiques de faible ampleur.

    George Darwin (1845-1912)

    Malgré les alternatives proposées, l’hypothèse de l’origine ignée pour expliquer la figure d’équilibre de la Terre continue donc d’emporter le plus de suffrages. C’est celle qui paraît la plus simple et la plus évidente.
    De quelle « figure de la Terre » parle-t-on ?

    Que recouvre exactement le terme « figure de la Terre » ? La surface réelle du globe formée par les reliefs et les dépressions ? Une surface ellipsoïdale s’approchant le plus possible de la surface réelle ? Une surface en tout point perpendiculaire au champ de pesanteur telle la surface moyenne des océans ? Au cours du XIXe siècle, la nécessité d’une précision s’impose.

    Playfair tente une première distinction en 1802. Il considère deux surfaces : la surface réelle, bosselée, accidentée et une surface perpendiculaire en tout point à la direction de la pesanteur. Cette dernière coïncide avec le niveau moyen des mers et « peut être supposée prolongée de la mer à travers l’intérieur des continents, jusqu’à ce qu’elle rencontre à nouveau la mer ». C’est la surface que prendrait la Terre si elle devenait parfaitement fluide. Ce n’est donc plus une surface réelle mais une surface abstraite, reliée au champ de pesanteur de la Terre (on dit que c’est une équipotentielle du champ de pesanteur car le potentiel du champ de pesanteur y garde une valeur constante).

    Gauss (1777-1855) va plus loin en 1828 et distingue une surface mathématique (la surface ellipsoïdale de référence) et une surface physico-mathématique (la surface normale à la pesanteur) jusqu’alors confondues. La première a la forme régulière d’un ellipsoïde de révolution dont les paramètres (aplatissement et rayon équatorial) sont déterminés à partir des mesures d’arcs de méridien pour s’approcher au plus près de la surface réelle. Elle constitue une surface théorique de référence sur laquelle des calculs peuvent être effectués ; son étude est du ressort de la géodésie géométrique. La deuxième est la surface équipotentielle coïncidant avec le niveau moyen des océans, prolongé sous les continents. Son étude est du ressort de la géodésie dynamique. Elle est dénommée géoïde par Listing (1808-1882) en 1873.

    Carl Friedrich Gauss (1777-1855)
    2001 Science Source / Photo Researchers, Inc.

    La surface ellipsoïdale de référence et le géoïde ont des aplatissements semblables comme l’a montré Laplace, mais elles ne coïncident pas exactement. En effet, la Terre n’est pas homogène et les masses superficielles et les hétérogénéités de masses internes perturbent la direction de la pesanteur qui s’écarte de la normale à l’ellipsoïde. Le géoïde présente ainsi des ondulations par rapport à la surface de référence dont on cherche à connaître l’ordre de grandeur. Les travaux sur la figure de la Terre se dédoublent : déterminer le meilleur ellipsoïde de référence avant de positionner le géoïde par rapport à cette surface de référence.

    Le géoïde

    Le géoïde, perpendiculaire à tout point à la pesanteur, s’écarte de la surface ellipsoïdale de référence à cause de la répartition irrégulière des masses internes

    Stockes (1819-1903) établit en 1849 une formule permettant de calculer les écarts entre la surface de référence et le géoïde à partir de mesures de pesanteur, mais elle ne pourra être utilisée qu’à partir des années 1930-1950 lorsque des mesures intensives de pesanteur sur terre et sur mer seront réalisées pour la première fois. A son époque, on considère que les décalages entre les deux surfaces peuvent s’avérer importants et atteindre 800, voire 1000 mètres. Ils proviennent de l’attraction horizontale des continents qui « creuse » les mers en leur centre et les « relève » sur leurs bords. A la fin du XIXe siècle, on n’a pas encore saisi que l’ensemble de la surface terrestre est en équilibre isostatique et ainsi que l’attraction latérale des continents est faible.

    George Gabriel Stockes (1819-1903)

    Helmert (1843-1917), en 1901, revient sur ces conceptions. Il explique que du fait de la compensation isostatique des reliefs, les écarts entre le géoïde et l’ellipsoïde de référence restent limités et ne dépassent pas 200 à 250 mètres. Si les deux surfaces géoïdale et de référence ne coïncident pas, elles ne sont pas aussi éloignées l’une de l’autre qu’on a pu le penser à un moment donné.
    Nouvelle contradiction entre théorie et mesures géodésiques

    Les mesures géodésiques ont donc pour but de déterminer les paramètres de l’ellipsoïde de référence le plus adapté à la surface terrestre. Walbeck en 1819, Airy (1808-1892) en 1830, Everest (1790-1866) en 1830, Bessel (1784-1846) en 1840 proposent leur solution ; ils aboutissent tous à des aplatissements inférieurs à 1/299. Clarke (1828-1914) en 1866 puis en 1880 et Faye en 1880 reprennent à nouveau ces travaux mais arrivent cette fois respectivement à des valeurs de 1/293 et de 1/292.

    Ces nouvelles valeurs de l’aplatissement posent difficultés. En effet, Poincaré (1854-1912) en 1888, à la suite de Radau en 1885, donne une nouvelle borne supérieure de l’aplatissement dans le cadre des théories hydrostatiques. Sans aucune hypothèse sur la répartition interne des densités, il montre, grâce à une astuce de calcul, que l’aplatissement doit être inférieur à 1/297, ce qui est manifestement en contradiction avec les déterminations de Clarke et de Faye. Le dilemme de Clairaut réapparaît : la Terre est-elle oui ou non à l’équilibre hydrostatique?

    Henri Poincaré (1854-1912)

    Poincaré tente une explication en supposant que la Terre, initialement en fusion, était bien à l’équilibre hydrostatique lorsqu’elle s’est consolidée. Mais que depuis ce moment la vitesse de rotation a varié, par exemple à la suite du freinage occasionné par les marées. La figure de la Terre solide ne serait donc plus aujourd’hui parfaitement ajustée à la distribution des forces centrifuges. L’incompatibilité entre les mesures géodésiques et la limite théorie de l’aplatissement serait donc un indice de la solidité du globe, qui ne posséderait pas de capacité de déformation et d’adaptation. Les considérations de Spencer et de G. Darwin sont oubliées.

    Les remarques de Poincaré, bien que révélatrices d’un état d’esprit, ont une portée limitée car en 1909, Hayford (1868-1925) effectue de nouvelles mesures géodésiques et montre que les aplatissements de Clarke et de Faye étaient légèrement surestimés. Il obtient la valeur de 1/(297± 0,8), cohérente avec la limite théorique. Cette valeur est également en accord avec l’aplatissement déterminé par Helmert en 1901 à l’aide de mesures de pesanteur. Celui-ci annonce la valeur « prophétique » de 1/298,3 qui est encore retenue aujourd’hui.
    Des déterminations toujours plus précises et des explications nouvelles

    Au cours du XXe siècle, la géodésie géométrique et la géodésie dynamique vont connaître des avancés considérables, conjointement au développement générale des sciences de la Terre. Les mesures, de plus en plus nombreuses et de mieux en mieux corrigées (notamment de la compensation isostatique), permettent d’affiner toujours davantage la figure de référence et la forme du géoïde. Le lancement des satellites artificiels dans les années 1960 ouvre encore une nouvelle ère de progrès qui se poursuit actuellement. Le géoïde est déterminé aujourd’hui au-dessus des mers par altimétrie radar avec des précisions de l’ordre du centimètre, et au-dessus des continents par l’analyse des perturbations des orbites des satellites avec des précisions de l’ordre du mètre.

    Le géoïde apparaît comme une surface irrégulière qui présente des ondulations par rapport à la surface ellipsoïdale de référence, avec des creux et des bosses à différentes échelles. Le creux le plus important, situé au sud de l’Inde, est de 94 m, plus faible encore que les prédictions de Helmert. Les ondulations traduisent la répartition hétérogène des masses à différentes profondeurs dans la Terre. Les irrégularités à grandes longueurs d’ondes sont attribuées aux hétérogénéités de masse du manteau profond, et les irrégularités à plus courts longueurs d’ondes reflètent les structures sous-marines liées à la tectonique des plaques.

    Voir Carte du géoïde
    2001 Bureau Gravimétrique International – CNES

    Carte des creux (en bleu) et des bosses (en rouge) du géoïde par rapport à la surface ellipsoïdale de référence suivant le modèle franco-allemand GRIM4-C4 ( Schwintzer P et al, Long-wave length global gravity field models: GRIM4-S4, GRIM4-C4, J. Geodesy, 71:189-208, 1997 ).

    Sans entrer dans le détail des investigations, que deviennent nos deux problématiques : « comment la Terre solide peut-elle avoir une forme proche d’une forme d’équilibre ?  » et « la Terre est-elle parfaitement à l’équilibre hydrostatique ? »

    La rotation d’une Terre visco-élastique

    À la première question, on répond encore au début du XXe siècle en invoquant la fusion originelle de la Terre. Wegener (1880-1930), en 1928, apporte cependant une autre explication. Les mouvements de compensation isostatique et d’une manière plus controversée, la dérive des continents montrent à souhait que la Terre, bien que solide pour les courtes échelles de temps, se comporte comme un fluide visqueux pour les longues échelles de temps. S’il en est ainsi, il n’y a pas de raison pour que la Terre ne se soit pas, au fil des temps, ajustée à sa rotation sans pour autant passer par un état fluide. La Terre solide se déforme pour minimiser les tensions internes et c’est pourquoi elle peut acquérir une forme d’équilibre.

    Wegener pousse sa réflexion plus avant. Il remarque que si la Terre est actuellement douée d’un comportement visqueux, sa forme s’adapte à chaque perturbation de sa rotation et en particulier à un déplacement de son axe. Le renflement équatorial, qui s’ajuste continuellement à la distribution des forces centrifuges, n’occupe donc plus nécessairement une position fixe par rapport au corps de la Terre et ne peut plus assurer la stabilité de la rotation. Par sa conception des mouvements de l’axe de rotation au cours du temps, Wegener montre qu’il a saisi, bien avant la communauté géophysique, toutes les implications de la rotation d’une Terre visco-élastique.

    Alfred Wegener (1880-1930)

    Les considérations de Wegener laissent perplexes. Seul Dive les relève en 1933 et il faut attendre Gold , en 1955 pour qu’elles soient redécouvertes et pleinement acceptées. L’étude de la rotation d’une Terre visco-élastique entre alors dans sa période moderne et il ne fait plus de doute que la Terre a une forme proche d’une forme d’équilibre parce qu’elle se déforme visqueusement pour s’ajuster à sa rotation.

    Figure d’équilibre et dynamique

    La détermination de l’aplatissement de la surface de référence s’est continuellement précisée au cours du siècle pour arriver à la valeur actuelle de 1/298,25. Cette valeur n’est pas cohérente avec l’aplatissement de 1/299,66 calculé à partir des théories hydrostatiques.

    L’explication avancée diffère cependant totalement des explications précédentes. On l’a vu, chaque écart à l’équilibre hydrostatique était interprété comme une preuve de la solidité de la Terre qui n’était pas ou plus (suite à une variation de la vitesse de rotation) ajustée aux forces centrifuges.

    Aujourd’hui, les études géophysiques reconnaissent l’existence de mouvements de convection à l’intérieur du manteau terrestre, qui se traduisent par des courants chauds montants (anomalies de masse légères) et des courants froids descendants (anomalies de masse lourdes). L’intérieur du globe n’est donc pas à l’équilibre hydrostatique. Non pas parce qu’il ne peut pas s’adapter aux forces de gravité et centrifuges mais parce qu’il est animé de grands mouvements de matière générés par l’évacuation de l’énergie thermique de la Terre. Une source dynamique dérange constamment la répartition hydrostatique des densités.

    La forme de la Terre est donc celle de sa figure hydrostatique légèrement perturbée par les mouvements internes de matière et l’écart entre l’aplatissement observé et l’aplatissement calculé révèle la dynamique terrestre.
    Bibliographie

    V. Deparis et H. Legros. Voyage à l’intérieur de la Terre . De la géographie antique à la géophysique actuelle. Une histoire des idées, Paris, CNRS Editions, 2000.
    Citations

    C’est à Thalès que l’on doit les premières réflexions sur la forme et la position de la Terre dans l’espace : » D’autres disent que la terre repose sur l’eau. C’est en effet la thèse la plus ancienne que nous avons reçue, et que l’on attribue à Thalès de Milet qui soutient que la terre flotte, immobile à la façon d’un morceau de bois ou de quelque autre chose de même nature (étant entendu qu’aucune ne demeure naturellement en repos sur l’air, mais au contraire sur l’eau) ; comme s’il ne fallait pas trouver une explication identique pour l’eau qui supporte la terre que pour la terre elle-même  » (d’après Aristote).

    Anaximandre franchit une étape essentielle en osant imaginer une Terre privée de tout appui :

     » Et la Terre est suspendue, soutenue par rien, mais stable à cause de son égal éloignement de tout. Sa forme est courbée, arrondie à la façon d’une colonne de pierre ; sur l’une des faces, nous marchons, mais l’autre se trouve à l’opposé.  » (d’après Hippolyte, Refutatio, I, 6, 2-7, in Anaximandre – Fragments et Témoignages, traduction de M. Conche, Paris, PUF, 1991, p. 192.)
     » [Anaximandre] affirme que la terre est, par sa forme, cylindrique, et a une profondeur qui est le tiers de sa largeur . » (d’après Pseudo-Plutarque, in Anaximandre – Fragments et Témoignages, traduction de M. Conche, Paris, PUF, 1991, p. 193.)
     » Certains disent que la terre demeure en repos par indifférence : ainsi Anaximandre, parmi les Anciens. Car se mouvoir vers le haut, vers le bas ou vers les côtés, l’un pas plus que l’autre ne convient à ce qui est établi au centre et se comporte pareillement à l’égard de tous les points extrêmes ; et comme il lui est impossible d’effectuer en même temps un mouvement dans des directions contraires, il s’ensuit que la terre doit nécessairement rester au repos . » (Aristote, Du Ciel, II, 13, 295b, 11-16 ; in Anaximandre – Fragments et Témoignages, traduction de M. Conche, Paris, PUF, 1991, p. 194.)

    La forme de la Terre dans la Bible :
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    CONCLUSION : LA TERRE EST OBLONGUE AVEC DES APLATISSEMENTS PAR ENDROIT.

    Bonne soirée.

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  • Tout ceci est magnifique, c’est même superbe mais totalement hors sujet. Il n’en demeure pas moins que:

    1/ La première carte utilisée est une projection Mercator (https://en.wikipedia.org/wiki/Mercator_projection) dont une des propriété caractéristique est que le plus court chemin entre deux point N’EST PAS UNE LIGNE DROITE sur la carte. Au contraire ce sont des courbes très incurvées au voisinage des pôles.

    2/ la deuxième carte utilisée n’est pas une carte de la « terre plate » mais une projection polaire azimutale qui à la propriété d’avoir des orthodromies proches des droite cartes dans les régions polaire. Cette carte, et c’est son auteur lui même qui le dit, “Since it is impossible to spread the surface of a globe on a flat surface without distortion, all maps are distorted in some respects. In this map the distortion occurs in the east and west distances. This distortion increases gradually from the North Pole to the Equator, and then quite rapidly to the outer limits. The distortion of the Antarctic areas would be so great that these are not shown.”

    3/ Les copies écran de stack sur google earth, que n’importe qui peut reproduire sur n’importe quel globe avec une simple ficelle, démontrent que la route la plus courte entre Paris et Los Angeles, sur une terre sphérique, passe précisément au Groenland et ça ,ce n’est pas le language des oiseaux (encore que les migrateurs…) mais des avions. Ce dernier point ruine totalement le propos même de cet article.

    Conclusion: cette « démonstration » que l’on voit un peut partout sur le net prouve:

    1: que leurs auteurs, vous inclus, ne maîtrisent rien à la cartographie et tirent des conclusions farfelues dues à cette ignorance.
    2: qu’effectivement la route Paris-Los Angeles passe bien par le Groenland sur une terre sphérique et que par conséquent le modele sphérique est ici cohérent avec l’observation
    3: Qu’il est assez vain de tenter de prouver que la terre est plate en produisant une car dont le propre auteur affirme qu’il l’a produire comme un model plat d’une terre sphérique!
    4: que dire que:

    « si la terre était ronde il y aurait des Vols DIRECTS : Moscou/San Francisco, le passage par l’Europe serait inutile. Le fait est qu’il n’y en a pas. »

    est juste une affirmation grotesque. Existe-t-il des vols directs entre Clermont-Ferrand et Vladivostok? Non plus… et cela prouve juste qu’il n’y a pas de marché et donc de raison économiques d’ouvrir de telles lignes.

    Voici quelques références intéressantes:

    Comprendre la projection permettant de produire des cartes de la terre plate à partir de la sphère terrestre
    https://en.wikipedia.org/wiki/Azimuthal_equidistant_projection

    Un site permettant à chacun de produire de telles cartes à la verticale de n’importe quel point du globe
    https://ns6t.net/azimuth/azimuth.html

    L’analyse de l’utilisation par les partisans de la terre plate de toutes ces notions qu’ils ne maîtrisent pas.
    http://flatearthdeception.com/maps-prove-the-flat-earth-deception/

    Alors oui la terre n’est pas plate, c’est une sphéroïde irrégulière à notre échelle et globalement très légèrement aplatie au pole à cause de sa rotation.

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  • « Conclusion: cette « démonstration » que l’on voit un peut partout sur le net prouve:

    1: que leurs auteurs, vous inclus, ne maîtrisent rien à la cartographie et tirent des conclusions farfelues dues à cette ignorance. »

    Réponse : Ravie d’apprendre que les Théoriciens de Renom soient par le Biais de votre Bouche de Vulgaires Imposteurs ! « Moi » incluse dans le Lot, cela s’entend !

    « 2: qu’effectivement la route Paris-Los Angeles passe bien par le Groenland sur une terre sphérique et que par conséquent le modele sphérique est ici cohérent avec l’observation »

    Réponse : Cela n’engage que vous, « L’Oservation » n’étant pas une MESURE EXACTE.

    « 3: Qu’il est assez vain de tenter de prouver que la terre est plate en produisant une car dont le propre auteur affirme qu’il l’a produire comme un model plat d’une terre sphérique! »

    Réponse : J’ai bien compris que vous êtes un être incompris : postulez à la NASA, là est votre place !

    « 4: que dire que:

    « si la terre était ronde il y aurait des Vols DIRECTS : Moscou/San Francisco, le passage par l’Europe serait inutile. Le fait est qu’il n’y en a pas. »

    est juste une affirmation grotesque. Existe-t-il des vols directs entre Clermont-Ferrand et Vladivostok? Non plus… et cela prouve juste qu’il n’y a pas de marché et donc de raison économiques d’ouvrir de telles lignes. »

    Réponse : Alors vous, si vous n’existiez pas il faudrait vous inventer ! Mon pauvre Monsieur !!! Les « Marchés Economiques » : LOL

    Il y a un « Marché Economique » pour aller dans l’espace et Aucun pour une ligne Directe qui irait de Moscou à San Francisco pour une GRANDE LIGNE AERIENNE ???

    L’affaire est close, mettez votre esprit en repos du fait en plus que vous considérez en « Hors Sujet » ce qui est LE SUJET CENTRAL des recherches sur la Terre.

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  • Bon….vous avez de vrais arguments? Il se trouve que je suis pilote de ligne et donc que je fais le Paris Los Angeles et que par consequent je sais par ou je passe et comment nous navigons, ce qu’est une projection etc….Bref on est en plein dans ma spécialité et mon quotidien.
    Manifestement la vérité ne vous interesse pas. Fort bien, ce n’est pas cela qui va applatir la terre.
    Et s’il vous plait épargnez moi le  » vous êtes un mytho » ou encore « vous faites partie du grand complot » inutile de vous ridiculiser d’avantage vous ne croyez pas?

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