LA CONVERSION DE MA FILLE, par Laurent Glauzy

J’ai longtemps hésité avant d’écrire ces quelques lignes qui ont trait à ma vie privée. Il s’agit de la récente conversion d’un de mes enfants, à l’occurrence, ma fille aînée.

Pensant que cette histoire peut aider des parents, j’ai donc décidé de ne pas la garder pour moi. J’aurais bien préférer l’entourer de silence, mais il faut savoir faire des exceptions…

Ma fille aînée approche les vingt ans. Universitaire, elle n’était pas davantage tournée vers la prière et vers la sainte Église catholique. Je n’ai jamais voulu l’obliger à pratiquer car je me serais fait remballer et le Saint-Esprit n’opère pas ainsi. J’avais tout simplement confiance en notre Créateur, en lui demandant d’entendre mes prières.

J’avais beau argumenter, que ce n’était quand même pas un monde de pousser la porte d’une église de la Tradition, le dimanche ; et que des prêtres étaient à sa disposition pour l’écouter. Rien n’y faisait.

Mes arguments tournaient aussi autour de Saint Bruno qui vit, avec les autres élèves et du personnel de l’université, lors de l’enterrement d’un professeur pourtant apprécié, le cadavre de ce dernier se redresser et dire qu’il était damné. La messe fut arrêtée à trois reprises, car à chaque fois le cadavre de ce professeur se redressait pour faire état de son jugement devant le Christ et de sa damnation.

Et, je dois bien avouer que les corps intacts de saints qui avaient notamment vu la sainte Vierge, n’avaient guère plus de succès. J’étais inquiet. La mort peut frapper à tout moment, et nous devons avoir une âme propre pour la rendre à Dieu. Car, comme j’aime le rappeler, si nous vivons une seule fois, nous mourons aussi une seule fois. Le comble de l’horreur est de perdre un enfant qui ne pratique pas les Sacrements. Comment peut-on vivre à l’idée que malgré nos avertissements, un enfant, le sien, se damne ?

Il fallut donc que la providence intervienne. Je priais, demandant devant la Croix, l’aide de notre Seigneur.

Le mois dernier, ma fille m’avoua qu’elle avait du mal à dormir. Je lui conseilla alors de confier le plus simplement possible ses nuits à José Luis del Rio, le cristeros assassiné d’un coup de poignard dans le dos et d’une balle dans la tête à 14 ans, le 10 février 1928 par les gauchistes francs-maçons.

J’étais persuadé que cette sainte initiative marcherait. Je connais en outre une dame de 85 ans, ayant son sommeil perturbé depuis trois ans, qui le retrouva grâce à Jose Luis. Ce petit saint marche également pour les couples en difficultés, etc.

Ma fille constata les résultats de ce jeune saint et me demanda de l’amener à la messe et à voir un prêtre pour confesser.

A présent, un prêtre de la Tradition catholique la voit deux fois par semaines pour la préparer à la communion. Bien entendu, je n’hésiterai pas à traverser toute la France pour être à côté d’elle sur le banc des communiants, pour prendre recueillis et remplis d’humilité la sainte communion, le corps de Notre Seigneur Jésus+Christ, donné par un prêtre de la Tradition Catholique.

Infiniment Merci Seigneur pour avoir ramené sous ton obéissance cette brebis qui m’est chère.

 

Photographie de José Luis del Rio (+1928)

 

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