Archives mensuelles : mars 2018

Beltrame, ce Bastien-Thiry « bis », par Laurent Glauzy

Le Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame quittait la secte des pédosatanistes de la franc-maçonnerie pour rejoindre le camp de la vraie religion, le catholicisme de Tradition.

Il est par ce simple acte un exemple de courage et d’intégrité, surtout à un moment où l’armée est un refuge de petites pédales carriéristes, sans idée, sans talent, sans colonne vertébrale, sans flamme, sans générosité, sans nationalisme et sans religion.

Il faudra un jour se débarrasser des loges et faire des charrettes de ces frères, petits golem de M et adeptes du Baphomet.

Le Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame a-t-il été exécuté en réprimande de ses nouvelles positions ? Poser la question est déjà y répondre.

 

La laïcité républicaine est d’essence satanique !

S’il faut en croire les définitions, l’adjectif « laïque», s’opposerait à « clérical », désignant l’indépendance du pouvoir politique par rapport à toute autorité religieuse. Pour les Républicains français, venant de tout l’horizon de l’arc politique – de l’extrême gauche à l’extrême droite – le cléricalisme renverrait d’ailleurs, non directement à la religion, mais à la prétention des clercs de l’Eglise à régir la vie publique d’un État au nom de Dieu.

 Or la laïcité, loin de cette image caricaturale et fallacieuse, a été appliquée lors de la Révolution en pratique par un combat anticlérical farouche, violent et criminel, consistant non pas à séparer le pouvoir politique du fait religieux en tant que tel comme on le prétend mensongèrement, mais à détruire systématiquement l’influence de l’Église catholique au sein de la Nation.

I. La laïcité vise à la destruction de l’ordre surnaturel

En effet, l’idéologie de la laïcité est orientée vers un seul et unique but : la destruction de l’ordre surnaturel, dérivant d’un centre obscur et ténébreux, alors même qu’elle ne l’avoue évidemment pas, comme l’enseigne Léon XIII dans l’encyclique Humanum Genus. [1] L’objectif de la laïcité est simple, c’est la destruction de l’Eglise. Comme le déclarait  M. Aulard, chargé d’enseigner en Sorbonne l’histoire de la Révolution : «Ne disons plus : nous ne voulons pas détruire la religion disons, au contraire nous voulons détruire la religion, afin de pouvoir établir la cité nouvelle».

 

 Tous les articles de la Déclaration des Droits de l’Homme 

sont de poignards dirigés contre la société chrétienne.

Les principes de la laïcité sont renfermés dans la déclaration des « Droits de l’Homme », alors qu’au jugement de Taine :

«Tous les articles de la Déclaration des Droits de l’Homme sont autant de poignards dirigés contre la société chrétienne. Il n’y a qu’à pousser le manche pour faire entrer la lame».

Pousser le manche, c’est travailler à leur complète réalisation, la ruine de l’Eglise, la mise à mort des fondements de la société chrétienne, anéantir les institutions religieuses pour ne laisser subsister que la haine du sacré, où à la place de l’ordre divin est substitué le suffrage universel, si justement appelé le « mensonge universel » par le pape Pie lX.

Le suffrage universel, fut appelé le « mensonge universel »

par le pape Pie lX

Le « Mensonge universel », c’est-à-dire la farce électorale, est l’un des piliers des valeurs républicaines, par lequel sont entraînées, avec un sens consommé de la démagogie et du spectacle, les multitudes ignorantes des hautes questions politiques, faciles à séduire par quiconque les flatte, ou qui, absorbées par les nécessités quotidiennes de la vie, sont incapables de préférer l’intérêt général à leurs intérêts particuliers du moment.

II. La République détruit les nations chrétiennes

La République, en poussant au pouvoir des hommes convaincus des thèses de 1789, est parvenue à tuer les nations chrétiennes, et en particulier la France. De ce fait, politiquement la France est morte et spirituellement à l’agonie, et il en faut dire autant de ses sœurs, les nations anciennement chrétiennes. Toutes ces nations renferment dans leur sein des partis puissants infectés par les idées de la Révolution française, ennemis absolus de la religion.

Il n’y aura plus de Français en France quand il n’y aura plus de catholiques, et il faut en dire autant des autres nations catholiques, il n’y aura plus d’Italiens en Italie, d’Espagnols en Espagne, quand il n’y aura plus de catholiques. Comme le souligne Mgr Delassus  :

« Les musulmans qui occupèrent l’Espagne ne furent pas Espagnols, à la différence des doctrinaires du dogme républicains, libres penseurs, hommes de la démocratie internationale  qui, se revendiquant Français, sont bien pires, et assurément beaucoup plus dangereux que les disciples du prophète de la Mecque ».

Les Républicains sont beaucoup plus dangereux

que les disciples du prophète de la Mecque !

Les républicains sont fidèles aux principes vitaux de la laïcité : la haine de Jésus-Christ et l’aspiration à la domination universelle des Droits de l’Homme.

Le surnaturel avait pénétré toutes les institutions de la France et des pays catholiques depuis Constantin et l’établissement de l’Ordre chrétien ; il était admis comme la norme de la vie, même par ceux qui en violaient les lois. Pour l’extirper, la révolution inonda la France de sang, et en fit un amoncellement de ruines. Elle prétendit établir le culte de la Nature, de la Raison. Ce culte eut sa liturgie, ses fêtes, ses catéchismes.

  La République n’a cessé de travailler à donner le naturalisme et le libéralisme comme bases de la législation des institutions, de la politique. Le surnaturel est l’ennemi qu’il fallait faire disparaître.

 La guerre fut si bien conduite que du domaine politique où les thèses perverses de la laïcité antireligieuse s’étendirent à tous les régimes totalitaires (Russie communiste, Espagne républicaine, Chine de Mao, Pol Pot, etc.), plongeant l’humanité dans un bain de sang sans précédent dans l’Histoire qui se chiffre sans doute par plusieurs centaines de millions de morts, en s’attaquant de façon terrifiante au christianisme, massacrant les ministres de la religion, brûlant et détruisant les églises.

Par ailleurs, l’idéologie née de la Révolution française généra dans l’Eglise le Modernisme, ce « rendez-vous de toutes les erreurs » qui a séduit des hommes se disant et se croyant catholiques, indifféremment prêtres, évêques, cardinaux et papes. Le Syllabus de Pie IX [2] se termine donc par cette proposition condamnable et condamnée : « Le Pontife romain peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne. »

 Comme l’écrivit Mgr Delassus :

« Tout le mouvement imprimé à la chrétienté par la Renaissance, la Réforme et la Révolution est un effort satanique pour arracher l’homme à l’ordre surnaturel établi par Dieu à l’origine et restauré par Notre-Seigneur Jésus-Christ au milieu des temps, et le confiner dans le naturalisme. Comme tout était chrétien dans la constitution française, tout était à détruire. La Révolution s’y employa consciencieusement. En quelques mois, elle fit table rase du gouvernement de la France, de ses lois et de ses institutions. Elle voulait « façonner un peuple nouveau – c’est l’expression qu’on retrouve, à chaque page, sous la plume des rapporteurs de la Convention; bien mieux « refaire l’homme» lui-même. »  (La Conjuration antichrétienne, 1910, Desclée de Brouwer, pp. 51-52).

Conclusion

La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905,

et les principes républicains de la laïcité,

sont des  éléments inspirés par le démon,

pensés et voulus par la franc-maçonnerie !

Inutile de nous étendre plus longuement sur l’œuvre entreprise par la Révolution. Le Pape Pie IX l’a caractérisée d’un mot, dans son Encyclique du 8 décembre 1849 :

« La Révolution est inspirée par Satan lui-même; son but est de détruire de fond en comble l’édifice du christianisme et de reconstruire sur ses ruines l’ordre social du paganisme. » (Encyclique Noscitis et Nobiscum).

Ainsi donc, s’appuyer sur la laïcité et les principes républicains, ou encore la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905,  éléments inspirés par le démon, pensés et voulus par la franc-maçonnerie pour défendre la civilisation, comme certains politiciens ou hommes publics contemporains tentent de nous en convaincre, est l’un des plus grands pièges tendus aux âmes catholiques d’aujourd’hui au moment où la société est prête de s’effondrer, car nul compromis – à aucun prix car le prétendu remède serait pire encore que le mal – n’est envisageable ni possible avec les forces de l’Enfer !

Lire :

Prêtre guillotine

L’essence satanique de la Révolution française

 Les fondements nihilistes de la modernité

Notes.

1. Humanum Genus, encyclique de Léon XIII publiée le 20 avril 1884, est directement dirigée contre l’idéologie républicaine et maçonnique en des termes extrêmement fermes, montrant que le monde est séparé entre deux forces antagonistes absolument irréconciliables : « Depuis que, par la jalousie du démon, le genre humain s’est misérablement séparé de Dieu auquel il était redevable de son appel à l’existence et des dons surnaturels, il s’est partagé en deux camps ennemis, lesquels ne cessent pas de combattre, l’un pour la vérité et la vertu, l’autre pour tout ce qui est contraire à la vertu et à la vérité. Le premier est le royaume de Dieu sur la terre, à savoir la véritable Eglise de Jésus Christ, dont les membres, s’ils veulent lui appartenir du fond du cœur et de manière à opérer le salut, doivent nécessairement servir Dieu et son Fils unique, de toute leur âme, de toute leur volonté. Le second est le royaume de Satan. Sous son empire et en sa puissance se trouvent tous ceux qui, suivant les funestes exemples de leur chef et de nos premiers parents, refusent d’obéir à la loi divine et multiplient leurs efforts, ici, pour se passer de Dieu, là pour agir directement contre Dieu. » 

2. En 1864, Pie IX énumère dans le Syllabus « quatre-vingts erreurs de notre temps ». Il s’agit d’une liste de contre-vérités concernant notamment la démocratie, la liberté de religion, la séparation de l’Église et de l’État, le rationalisme, le socialisme et toute forme de modernisme.  Le Syllabus fut publié avec l’encyclique Quanta cura du 8 décembre 1864, mais formellement sans signature ni date et envoyé par le cardinal Antonelli, Secrétaire d’État, aux évêques du monde entier. L’encyclique dénonce plus précisément le naturalisme politique. Le Syllabus déborde largement ce thème: il traite d’erreurs aussi diverses que le modernisme, panthéisme, le rationalisme, le socialisme, le laïcisme (sans le mot), la séparation de l’Eglise et de l’Etat (sans le mot), le naturalisme moral, la négation du principat civil du Pontife romain et enfin le libéralisme en général.

Le prince héritier saoudien révèle que le wahhabisme a été exporté à la demande des Occidentaux

Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane (MBS), a reconnu, dans un entretien accordé le 22 mars à une équipe de journalistes du Washington Post, que son pays était responsable de la propagation de l’intégrisme dans le monde musulman.

MBS a précisé que c’est durant la guerre froide et à la demande de ses alliés occidentaux que l’Arabie Saoudite a entrepris de répandre le wahhabisme.

« À l’origine, c’est à la demande de nos alliés que nous nous sommes investis dans la création d’écoles coraniques, de mosquées et la propagation du wahhabisme dans le monde musulman », a-t-il avoué.

Mohammed Ben Salmane a expliqué que le but de l’opération « était d’empêcher l’Union soviétique d’asseoir son influence dans le monde musulman » et par conséquent de faire barrage à l’avancée du communisme. « Nos alliés ont exigé de nous que nous utilisions nos ressources pour accomplir cette tâche », a-t-il en outre précisé.

Il faut comprendre par là que l’Arabie Saoudite a instrumentalisé l’islam pour renverser des régimes prosoviétiques ou tout simplement modernistes et encouragé la création de partis fondamentalistes. Le contenu des déclarations de MBS n’est pas en soi un scoop.

Aujourd’hui, à peu près tout le monde connaît l’étendue de la responsabilité de l’Arabie Saoudite dans l’émergence de l’intégrisme dans le monde musulman. La nouveauté réside surtout dans le fait que de tels aveux soient faits par un responsable saoudien.

Et pas n’importe lequel. Des aveux qui confirment également que l’islamisme et l’intégrisme sous leur forme actuelle sont de purs produits de laboratoire, des bêtes immondes qui, pour certains, ont fini par échapper à leurs concepteurs.

L’intégrisme, un produit de laboratoire

Le prince héritier saoudien, qui effectue actuellement une visite officielle aux Etats-Unis, ne s’arrête pas là dans sa critique de l’instrumentalisation par l’Arabie Saoudite du fait religieux. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il a admis également que « les gouvernements saoudiens successifs se sont égarés» et qu’il est urgent «aujourd’hui d’œuvrer à un retour à la normale ».

S’agissant du financement du wahhabisme – que tous les spécialistes considèrent comme étant la matrice idéologique du terrorisme qui ravage actuellement le monde musulman –, MBS a assuré qu’il « provient en grande partie d’institutions privées basées dans le royaume » et qu’il ne s’agit pas d’une politique d’État.

Sauf que sur ce point précis, des spécialistes de l’Arabie Saoudite soutiennent aussi que rien n’aurait pu se faire sans l’aval des locataires successifs du palais d’Al Yamamah. Et ils rappellent que ce ne sont pas les preuves qui manquent. Riyad a, par exemple, ouvertement affiché son soutien aux islamistes algériens durant les années 1990, y compris pendant la période des grands massacres. Et ce soutien était multiforme.

Quoi qu’il en soit, MBS a promis dans son entretien au Washington Post que l’État saoudien allait tout mettre en œuvre pour remédier à la situation et tarir les sources de financement du terrorisme et de l’intégrisme.

Ce n’est pas la première fois que le prince héritier Mohammed Ben Salmane fait des annonces aussi tonitruantes.

En automne dernier, il avait également étonné en promettant notamment une rupture nette avec « trente années d’idées extrémistes ». « Nous allons détruire les idées extrémistes aujourd’hui, immédiatement », a déclaré le prince héritier saoudien, mardi 24 octobre, dans le cadre d’un forum sur les investissements, organisé dans la capitale Riyad.

« En Arabie Saoudite, et dans toute la région, un projet de réislamisation (sahwa) s’est répandu depuis 1979 pour diverses raisons qu’on ne va pas rappeler ici maintenant. Mais nous n’étions pas comme ça. Nous allons simplement revenir à ce que nous étions avant, à un islam du juste milieu, modéré, ouvert sur le monde, l’ensemble des religions et l’ensemble des traditions et des peuples », avait-il encore déclaré devant les caméras de la chaîne américaine en langue arabe Sky News arabic.

C’est donc Mohammed Ben Salmane lui-même qui se propose aujourd’hui de tourner la page de ce sombre épisode. Toute la question maintenant est de savoir si les lobbies religieux en Arabie Saoudite et ailleurs le laisseront faire.


Zine Cherfaoui – El Watan 

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