Archives mensuelles : avril 2019

Trou noir et propagande sur la théorie de la relativité

Bien évidemment tout le monde s’ébahit devant une image floue d’un point noir avec du jaune rouge autour. Les images ont été prises en 2017 et leurs super ordinateurs nous sortent la photo seulement maintenant (https://eventhorizontelescope.org/).

Tout d’abord j’émettrai certains doutes concernant la possibilité de synchroniser 8 télescopes à travers le monde en partant de l’hypothèse que la terre tourne sur elle-même sur un axe déviée de 23° tout en tournant autour du soleil. La seule phrase que l’on trouve à ce sujet est « Les observations EHT utilisent une technique appelée interférométrie à très longue base (VLBI) qui synchronise les installations de télescope du monde entier et exploite la rotation de notre planète pour former un énorme télescope de la taille de la Terre, observant à une longueur d’onde de 1,3 mm. VLBI permet à l’EHT d’atteindre une résolution angulaire de 20 micro-arcsecondes – suffisamment pour lire un journal à New York dans un café-terrasse à Paris [6]. »

De plus si on peut juste lire un journal de New York à Paris qu’en est-il pour quelque chose qui se trouve à plusieurs milliers de km ?

Bien évidemment, il est très important de continuer à faire croire que la terre est ronde, qu’elle tourne sur elle-même et autour du soleil, et surtout que l’homme est une petite tâche qui pourra un jour ou l’autre se faire avaler par un trou noir venu de l’espace. Tout est bon pour éloigner les âmes de Dieu.

Il faut noter également que tous les articles et reportages qui ont été faits sur ce « trou noir » complimente Einstein concernant sa « découverte » de la théorie de la relativité qui serait confirmer par cette photo qui a entre nous rien de sensationnelle. Je pense qu’avec un petit niveau de Photoshop, on peut aisément réaliser la même image…

Ci-après une émission de feu Serge de Beketch sur radio courtoisie concernant le plagiat d’Einstein sur notre scientifique français, qui n’a pas eu la reconnaissance qu’on lui doit, Henri Poincaré.

L’Intelligence Artificielle n’existe pas.

Comme il est dit dans le Titre, l’Intelligence est bien ARTIFICIELLE.

Elle devrait s’appeler « Intelligence AUGMENTEE » car cette « Intelligence » ne peut fonctionner que par la Main de l’Homme qui la dirige.

Dans cet ouvrage, l’auteur raconte son incroyable parcours d’inventeur qui, déjà à l’âge de neuf ans, avait construit un robot pour faire son lit et a ensuite été l’un des deux créateurs de Siri. Avec la publication de ce livre, il aimerait tordre le cou aux idées reçues et aux fantasmes qui entourent l’IA aujourd’hui.

L'intelligence artificielle n'existe pas
L’intelligence artificielle n’existe pas

Luc Julia

Préface de Jean-Louis Gassée

Editions FIRST

290 pages

Janvier 2019

Luc Julia Diplômé en mathématiques et en informatique de l’Université Pierre et Marie Curie de Paris et doté d’un doctorat en informatique à l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris, Luc Julia est reconnu comme l’un des développeurs français les plus influents dans le monde numérique.
Il est l’un des deux créateurs de l’assistant vocal d’Apple, Siri.
Innovateur dans l’âme, il travaille notamment sur le domaine des big data et des architectures distribuées. Il s’intéresse particulièrement à la  fusion dse données,  à la domotique, aux dispositifs portables et à la prochaine génération d’interactions homme-machine basées sur le contexte.
A 51 ans, il est aujourd’hui  Senior Vice-président et directeur technique de Samsung, ainsi que chef du nouveau laboratoire d’intelligence artificielle de Samsung (SAIL) situé à Paris.Site de Luc Julia

Un ouvrage au titre provocateur, à dessein

Nous recommandons vivement la lecture de cet ouvrage car, dans le concert actuel de louanges de l’IA et de toutes les avancées futures qu’elle nous promet et l’eldorado économique supposé, il est toujours bon d’entendre aussi d’autres sons de cloches. De revenir aussi à ce qu’est  réellement l’intelligence artificielle et de connaître ses limites actuelles.
Ainsi, avec cet ouvrage, Luc Julia souhaite tordre le cou aux idées reçues et déconstruire les fantasmes gravitant autour du domaine.
Pour lui, plutôt qu’Intelligence Artificielle,  on devrait l’appeller « Intelligence Augmentée » (comme outil pour l’homme) car, à son avis, toutes les technologies qualifiées d’IA (des systèmes experts à l’apprentissage profond [le deep learning] n’ont rien à voir avec l’intelligence humaine. « ‘Dans les réseaux et domaines actuels, en deep learning, on n’atteindra jamais à une fiabilité de 100%. On pourra arriver à 98%, ou 99% et ce 1% manquant, c’est ce qu’on pourrait qualifier l’intelligence. »
Quand à l »IA généralisée » elle n’existera jamais : « Ce qui est appelé IA aujourd’hui, c’est de l’IA faible, c’est simplement ce qu’on peut faire avec du machine learning et du deep learning, et cela n’a rien à voir avec de l’intelligence ».
Il faut aussi se méfier du pouvoir des mots : « réseau de neurones », c’est une dérive sémantique »..

Pour l’auteur, l’intelligence artificielle n’est que de la reconnaissance : « nous apprenons des choses aux machines, on leur donne des exemples. Elles s’appuient sur la reconnaissance. L’humain utilise également cela, mais il a ceci en plus, un aspect fondamental, qui est la connaissance ».

Dans la première partie de ce livre, Luc Julia, raconte ses souvenirs, son passage au CNRS, puis son arrivée au Standford Resarch Institute, où ses travaux le mèneront à la création de Siri(1), start-up dont l’assistant vocal bien connu fut d’abord disponible sur Androïd avant d’être racheté par Apple. Luc Julia passera  ensuite chez Samsung, démarrant un laboratoire de R&D de cette entreprise en France. Une partie en quelque sorte pour bien montrer qu’en matière d’IA, il sait de quoi il parle.
Deuxième partie du livre : « le malentendu ». C’est là qu’il nous explique que les machines ne sont absolument pas intelligentes : la puissance de calcul, même si elle apporte une force brute, ne peut pas être comparée à l’intelligence humaine et n’a finalement pas de capacité de décision réelle. La machine n’est là que pour appuyer une démarche humaine (d’où la notion d' »Intelligence Augmentée »). Pour l’auteur, l’intelligence artificielle n’est que le « simulacre du simulé ».

L’ouvrage se termine par une projection des technologies actuelles (une journée en 2040..).

Finalement, l’un de ses propos majeurs est de nous rappeler que tant que les techniques actuelles resteront les mêmes dans l’IA, à savoir les techniques mathématiques et statistiques, le mythe de la création d’une «intelligence généralisée» – autrement dit meilleure que celle de l’humain – lui apparaît irréalisable. Rappelons que même les sciences humaines et cognitives, aujourd’hui, ne savant pas encore définir correctement l’intelligence.
Et pour réussir à modéliser cette dernière et mieux l’appréhender, on se doute qu’il faudra passer par un savant dosage de biologie, de physique (physique quantique aussi). « Quand on maîtrisera ces techniques, peut-être arrivera-t-on à une modélisation qui sera bien plus proche de l’ »Intelligence », qu’on pourra là ,véritablement, appeler intelligence artificielle ».
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Un peu dans la même veine, voici un autre ouvrage à conseiller :

Des intelligences très artficiellesDes intelligences très artificielles

Jean-Louis Dessalles

Editions Odile Jacob

204 pages

Février 2019

Jean-Louis DessallesChercheur en intelligence artificielle et en Sciences cognitives, Jean-Louis Dessalles est professeur à Télécom ParisTech, connu notamment pour ses contributions à la Théorie de la simplicité et pour une théorie originale sur l’origine (politique) du langage.
Ses recherches portent sur les principes fondamentaux sous-jacents de la faculté de langage et sur ses origines biologiques. Il étudie particulièrement l’intérêt narratif et la pertinence argumentative, ainsi que les conditions qui rendent la communication honnête entre agents potentiellement égoïstes, ceci dans le but d’expliquer l’émergence et de l’évolution du langage.
Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques et d’ouvrages, tels que le « Le Fil de la vie. La face immatérielle du vivant » (ouvrage collectif – 2016) ; « La pertinence et ses origines cognitives, Nouvelles théories » ; « Why We Talk, The evolutionary origins of language » (2007) ;  « Les origines de la culture : les origines du langage » (ouvrage collectif – 2006) ; « Aux origines du langage. Une histoire naturelle de la parole » (2000) ;  « L’ordinateur génétique » (1996) [voir notre rencension de ces deux derniers ouvrages].Site de Jean-Louis Dessalles

Texte de 4ème de couverture

L’IA » fait de plus en plus souvent la une des médias. Les mystérieux algorithmes de nos ordinateurs sont champions du monde d’échecs et de go, ils vont conduire nos voitures, traduire automatiquement en n’importe quelle langue, voire imiter nos modes de raisonnement. Hélas, ils ne savent même pas qu’ils sont intelligents.

Pour le dire plus clairement, ils ne savent rien. Tout ce que peuvent manifester les ordinateurs dotés des techniques les plus récentes d’IA est une intelligence qui ne comprend rien – du réflexe sans réflexion. Certains de nos mécanismes cognitifs, patiemment mis au point par l’évolution biologique, comme la recherche de la simplification et de la structure des phénomènes, sont encore hors de portée des machines, contraintes d’approcher au plus près de nos modes de raisonnement sans jamais les reproduire vraiment.

Le fantasme de la machine qui sait tout a donc de beaux jours devant lui, même si les progrès de l’IA posent avec toujours plus d’acuité la lancinante question de savoir si une véritable intelligence peut être produite par des circuits de silicium. »

Lire les premières pages de l’ouvrage.

Christophe Jacquemin
puce note Notes
(1) A propos de SIRI, il est intéressant de noter ce que Luc Julia a pu en dire dans certaines interviews :
« le succès de SIRI vient de l’introduction de la «stupidité artificielle»… En fait, à cette époque, on utlisait les mêmes techniques que tout le monde, on utilisait en reconnaissance de la parole, on utilisait tous de vieilles méthodes statistiques qui dataient des années 70-80. Et la stupidité introduite, c’est ce qu’on peut appeler le paradoxe de la boîte de nuit. Dans celle-ci, il y a beaucoup de bruit, et puis on est un peu fatigué et le reconnaisseur de la parole de cette époque-là est fatigué et géné par le bruit. Il comprend 80% de ce qu’il dit… Alors quand on ne comprend rien, on rit bêtement, et quand ça commence à se voir, on commence à parler d’autre chose. Quand Siri ne comprend pas, il détourne sur une blague ou sur autre chose ..  Cela l’a rendu plus humain. »
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