Archives mensuelles : avril 2019

Pour Changer les Radars, les Sous sont là, pas de Problème !

Plus de 400 radars nouvelle génération plus puissants et plus solides vont être installés dès cette année en France

Le radar Mesta Fusion dans sa version définitive (à gauche) et dans sa version de test (à droite).
Le radar Mesta Fusion dans sa version définitive (à gauche) et dans sa version de test (à droite). (OLIVIER BOITET / MAXPPP)

Ces nouveaux radars « tourelle » seront à terme capables de mesurer la vitesse, mais aussi de repérer les conducteurs sans ceinture de sécurité ou utilisant leur téléphone en conduisant.

Plus de 400 radars nouvelle génération vont être installés dès 2019 en France et trois fois plus d’ici 2020, selon les informations recueillies par franceinfo mardi 2 avril. 75% des radars fixes ont été détruits ou dégradés ces derniers mois, et notamment depuis le début du mouvement des « gilets jaunes« . Le gouvernement entend les remplacer par des radars plus difficiles à dégrader.

 

Un « radar du futur » redoutable

C’est un véritable radar du futur, entièrement automatisé. On l’appelle le « radar tourelle », de son vrai nom le « Mesta Fusion 2 ». Une dizaine sont déjà déployés en France, notamment à Strasbourg et Marseille.

Perché sur un mât de quatre mètres de haut, « il sera beaucoup plus difficile de le casser que ses prédécesseurs », indique le ministère de l’Intérieur. Une hauteur qui lui permet de scanner huit voies de circulation et plusieurs véhicules en simultané. Ces radars sauront faire aussi la différence entre un poids lourd et une voiture, le tout sur un tronçon de 200 mètres.

Il contrôlera seulement la vitesse… pour l’instant

Pour l’instant, le « radar tourelle » n’a été homologué que pour contrôler la vitesse, précise la Sécurité routière. Mais il est aussi capable de savoir si l’on porte ou non sa ceinture, si l’on téléphone en conduisant, si l’on respecte les distances de sécurité ou si l’on double par la droite.

Enfin, ce radar pourra également changer d’emplacement régulièrement, car pour une cabine opérationnelle, il y aura quatre cabines leurres. Les caméras de contrôle pourront être déplacées d’une cabine à l’autre sans que les automobilistes le sachent. Un radar nouvelle génération auquel il sera très difficile, voire impossible, d’échapper.

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Mieux vaut Risquer sa Vie pour Virer tous ces Malfrats que continuer de rester passif et devoir supporter ces Usuriers-Âpoticaires.

Quels sont les rappels que doivent affirmer les catholiques aujourd’hui avec à la visite du pape François au Maroc ? Par AyM.B.

L’homme d’intelligence, de bon sens, ou de saine clairvoyance, doit s’exprimer et dire les choses.
Autrefois, c’était le rôle de l’Église catholique de motiver l’observance, la juste obéissance que l’homme éduqué devait lui rendre.
C’était donc pour le bien de sa famille, de sa patrie, pour le bien des âmes et pour son propre salut, que le français attendait en confiance, que la sainte Église catholique donne son avis sur la pastorale comme sur l’observance de la doctrine. Le français savait donc ce qu’il fallait faire pour préserver le bien commun la justice.
Oui ! L’église était un guide pour le troupeau terrestre, selon la parole de Jésus: « Allez répandre la bonne nouvelle de l’Évangile sur toute la terre » .
Une guidance pour les prêtres, les fidèles, les princes et les royaumes.
L’Église catholique était jadis écoutée de tous avec grande confiance, aujourd’hui, celle-ci est dévoyée, éclipsée.
C’est pour cette raison, sans réel phare pour illuminer les coeurs et les intelligences, que l’homme qui sent son cœur vibrer, doit prendre la parole pour évoquer qui est juste, ce qui est sain.
Oui celui qui voit clairement, qui comprend sûrement, doit s’exprimer, doit le dire aux autres.
Ainsi donc, c’est par amour pour sa famille, pour amour de la terre de ses pères, pour le Dieu vivant, mettant la vérité au-dessus de tout que le français, par et pour le témoignage de son peuple, doit dire ces choses.

Les magiciens juifs ou marranes qui dirigent la France technocratique du 21ème siècle, veulent une France métissée, café au lait et islamique. Mais pourquoi ?
Et bien simplement car l’islam est aimé des magiciens révoltés pour l’erreur qu’il représente, comme toutes les autres erreurs l’islam doit être glorifié, sanctifié.
En vérité je vous le dis, les satanistes détestent les musulmans mais adorent l’islam. La charia n’est pas un obstacle au projet de Satan car la doctrine coranique sert le noachisme, à savoir la doctrine de la religion universelle, qui est aussi celle de Vatican 2 et celle du nouvel ordre mondial pour la dictature à venir.

Ces fous furieux juifs et kabbalistes, savent très bien ce qu’ils font et disent, les hommes métissés, doublés de nomades sans attache, sont plus facilement contrôlables, tous les hommes embrigadés par le mensonge diabolique de la conquête terrestre, le sont tout autant. C’est contre cela qu’ont lutté de tout temps les hommes bien guidés et les rois de France.
N’est-ce pas là, d’ailleurs, la volonté profonde inhérente au judaïsme talmudique, le culte qui a kidnappé la France, à savoir la conquête du monde à partir de Jérusalem où chaque juif aura, pour lui seul, 2800 esclaves selon la tradition rabbinique !!

Pauvre France, gens de peu de foi.
Que ferez-vous quand les égorgements se multiplieront à vos portes ?

L’histoire juive apocalyptique des trois coqs raisonne amèrement.
Le rabbin ne dit-il pas que l’islam est le balai d’Israël ?
Pour détruire la Croix, nous les Juifs, utiliserons ceux qui la combattent, pour une gloire terrestre.
Comme si Dieu pouvait accepter au paradis le meurtrier ?

Dieu a interdit aux hommes de chercher un bonheur terrestre car ce que nous avons à combattre, ce sont les autorités, ce sont les princes du royaume des ténèbres. Il n’y a aucune gloire ici-bas, si ce n’est celle de Satan.

Le combat qui plaît à Dieu n’est pas dans la conquête terrestre mais un combat personnel contre ses propres iniquités.
Ô chrétiens modernes, la foi n’est-elle pas strictement définie, n’est-elle pas un combat de tous les jours ?
Ô musulmans fièrs et vindicatifs, où est le renoncement de votre vie propre, comment ferez-vous pour échapper au feu de la géhenne ?

L’Église catholique d’aujourd’hui est venue faire reconnaître sa nouvelle théologie de compromis à Marrakech.
Le pape a rencontré le roi du Maroc. Depuis que l’Église est dans l’erreur elle n’a jamais été aussi proche de l’islam.
Mais que disaient aux musulmans les saints ?

Le voyage du pape François au Maroc les 30 et 31 mars 2019, nous rappelle la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, intervient huit siècles après la passion des premiers martyrs de l’ordre franciscain, survenue en 1220, à Marrakech. Des saints peu familiers de la conception moderne du dialogue interreligieux.

Cinq proto-martyrs illustrèrent les commencements de l’ordre séraphique fondé en 1209 par saint François : Bérard de Carbio, originaire d’Ombrie et fin connaisseur de la langue arabe, Othon, Pierre, Adjute et Accurse, ces deux derniers étant frères lais.

Arrivés clandestinement en Andalousie, ils se mirent à prêcher l’Evangile devant la mosquée de Séville avant d’aller trouver le calife. Ils l’exhortèrent à embrasser la foi chrétienne, ce qui leur valut dans un premier temps d’être seulement emprisonnés. Bientôt libérés, les cinq religieux furent emmenés au Maroc, selon leur souhait.

Arrivés dans ce pays, ils se présentèrent devant le sultan à Marrakech, non pour lui expliquer que le pluralisme des religions était voulu par Dieu, mais afin de le convaincre d’embrasser la vraie foi, et donc de rejeter l’islam et de se faire baptiser.

Devant leur détermination à prêcher la foi chrétienne dans la ville, les cinq moines furent aussitôt arrêtés et décapités à coups de cimeterre par le sultan lui-même.

Lorsque les corps des martyrs furent rapatriés, un jeune homme nommé Fernando, chanoine du monastère Sainte-Croix de Coïmbra, au Portugal, fut tellement bouleversé au passage des reliques de ces saints martyrs, qu’il rejoignit l’ordre franciscain, prenant le nom d’Antoine. L’histoire du grand saint Antoine de Padoue venait de commencer.

Le catholique doit reconnaître que l’obéissance est une part importante de sa religion et qui fortifie son âme.

Mais avant l’obéissance saine, je crois sincèrement, le catholique doit conserver la vérité, notre Seigneur Jésus-Christ. La foi prédomine l’obéissance.

Voici donc les rappels que doivent garder les catholiques avec la visite du pape François au Maroc, pour faire briller leur intelligence et vibrer leur cœur. Et pour la conversion des musulmans à la vérité révélée selon le souhait de Dieu. Par AyM.B.

Sources: Google pour les iconographies chrétiennes. Fraternité sacerdotale saint Pie X pour l’histoire des saints de l’Église catholique.

De Secta Masonum : Encyclique de Sa Sainteté Léon XIII – Humanun Genus.

LETTRE ENCYCLIQUE DE S.S.LÉON XIII DU 20 AVRIL 1884 SUR LA SECTE DES FRANCS-MAÇONS.

HUMANUM GENUS

Depuis que, par la jalousie du démon, le genre humain s’est misérablement séparé de Dieu auquel il était redevable de son appel à l’existence et des dons surnaturels, il s’est partagé en deux camps ennemis, lesquels ne ces-sent pas de combattre, l’un pour la vérité et la vertu, l’autre pour tout ce qui est contraire à la vertu et à la vérité. Le premier est le royaume de Dieu sur la terre, à savoir la véritable Eglise de Jésus Christ, dont les membres, s’ils veulent lui appartenir du fond du cœur et de manière à opérer le salut, doivent nécessairement servir Dieu et Son Fils unique, de toute leur âme, de toute leur volonté. Le second est le royaume de Satan. Sous son empire et en sa puissance se trouvent tous ceux qui, suivant les funestes exemples de leur chef et de nos premiers parents, refusent d’obéir à la loi divine et multiplient leurs efforts, ici, pour se passer de Dieu, là pour agir directement contre Dieu. Ces deux royaumes, saint Augustin les a vus et décrits avec une grande perspicacité, sous la forme de deux ci-tés opposées l’une à l’autre, soit par les lois qui les régissent, soit par l’idéal qu’elles poursuivent; et, avec un ingé-nieux laconisme, il a mis en relief dans les paroles suivantes le principe constitutif de chacune d’elles : « Deux amours ont donné naissance à deux cités : la cité terrestre procède de l’amour de soi porté jusqu’au mépris de Dieu; la cité céleste procède de l’amour de Dieu porté jusqu’au mépris de soi ». Dans toute la suite des siècles qui nous ont précé-dés, ces deux cités n’ont pas cessé de lutter l’une contre l’autre, en employant toutes sortes de tactiques et les armes les plus diverses, quoique non toujours avec la même ardeur, ni avec la même impétuosité. A notre époque, les fauteurs du mal paraissent s’être coalisés dans un immense effort, sous l’impulsion et avec l’aide d’une Société répandue en un grand nombre de lieux et fortement organisée, la Société des francs-maçons. Ceux-ci, en effet, ne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions et ils rivalisent d’audace entre eux contre l’auguste majesté de Dieu.
C’est publiquement, à ciel ouvert, qu’ils entreprennent de ruiner la sainte Eglise, afin d’arriver, si c’était possible, à dépouiller complètement les nations chrétiennes des bienfaits dont elles sont rede-vables au Sauveur Jésus Christ. Gémissant à la vue des maux et sous l’impulsion de la charité, Nous Nous sentons souvent porté à crier vers Dieu : « Seigneur, voici que vos ennemis font un grand fracas, ceux qui vous haïssent ont levé la tête. Ils ont ourdi contre votre peuple des COMPLOTS pleins de malice et ils ont résolu de perdre vos saints. Oui, ont-ils dit, venez et chassons-les du sein des nations ». Cependant, en un si pressant danger, en présence d’une attaque si cruelle et si opiniâtre du christianisme, c’est de Notre devoir de signaler le péril, de dénoncer les adversaires, d’opposer toute la résistance possible à leurs pro-jets et à leur industrie, d’abord pour empêcher la perte éternelle des âmes dont le salut Nous a été confié ; puis afin que le royaume de Jésus Christ, que Nous sommes chargé de défendre, non seulement demeure debout et dans toute son intégrité, mais fasse par toute la terre de nouveau progrès, de nouvelles conquêtes. Dans leur vigilante sollicitude pour le salut du peuple chrétien, Nos prédécesseurs eurent bien vite reconnu cet ennemi capital au moment où, sortant des ténèbres d’une conspiration occulte, il s’élançait à l’assaut en plein jour. Sachant ce qu’il était, ce qu’il voulait, et lisant pour ainsi dire dans l’avenir, ils donnèrent aux princes et aux peuples le signal d’alarme et les mirent en garde contre les embûches et les artifices préparés pour les surprendre.
Le péril fut prononcé pour la première fois par Clément XII en 1738, et la constitution promulguée par ce pape fut renouvelée et confirmée par Benoît XIV. Pie VII marcha sur les traces des Pontifes et Léon XII, renfermant dans sa constitution apostolique Quograviora tous les actes et décrets des précédents papes sur cette matière, les ratifia et les confirma pour toujours. Pie VIII, Grégoire XVI et, à diverses reprises, Pie IX, ont parlé dans le même sens. Le but fondamental et l’esprit de la secte maçonnique avaient été mis en pleine lumière par la manifestation évi-dente de ses agissements, la connaissance de ses principes, l’exposition de ses règles, de ses rites et de leurs commentaires auxquels, plus d’une fois, s’étaient ajoutés les témoignages de ses propres adeptes. En présence de ces faits, il était tout simple que ce Siège apostolique dénonçât publiquement la secte des francs-maçons comme uneassociation criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu’à ceux de la société civile. Il édicta donc contre elle les peines les plus graves dont l’Eglise a coutume de frapper les coupables et interdit de s’y affilier. Irrités de cette mesure et espérant qu’ils pourraient, soit par le dédain, soit par la calomnie, échapper à ces con-damnations ou en atténuer la force, les membres de la secte accusèrent les papes qui les avaient portées, tantôt d’avoir rendu des sentences iniques, tantôt d’avoir excédé la mesure dans les peines infligées. C’est ainsi qu’ils s’ef-forcèrent d’éluder l’autorité ou de diminuer la valeur des constitutions promulguées par Clément XII, Benoît XIV, Pie VII et Pie IX. Toutefois, dans les rangs mêmes de la secte, il ne manqua pas d’associés pour avouer, même malgré eux, que, étant donné la doctrine et la discipline catholiques, les Pontifes romains n’avaient rien fait que de très légitime. A cet aveu, il faut joindre l’assentiment explicite d’un certain nombre de princes ou de Chefs d’Etats qui eurent à cœur, soit de dénoncer la société des francs-maçons au Siège apostolique, soit de la frapper eux-mêmes comme dangereuse et portant des lois contre elle, ainsi que cela s’est pratiqué en Hollande, en Autriche, en Suisse, en Es-pagne, en Bavière, en Savoie et dans quelques parties de l’Italie. Il importe souverainement de faire remarquer combien les événements donnèrent raison à la sagesse de Nos prédécesseurs.
Leurs prévoyantes et paternelles sollicitudes n’eurent pas partout ni toujours le succès désirable : ce qu’il faut attribuer, soit à la dissimulation et à l’astuce des hommes engagés dans cette secte pernicieuse, soit à l’imprudente légèreté de ceux qui auraient eu cependant l’intérêt le plus direct à la surveiller attentivement. Il en résulte que, dans l’espace d’un siècle et demi, la secte des francs-maçons a fait d’incroyables progrès. Employant à la fois l’audace et la ruse, elle a envahi tous les rangs de la hiérarchie sociale et commence à prendre, au sein des Etats modernes, une puissance qui équivaut presque à la souveraineté. De cette rapide et formidable extension sont préci-sément résultés pour l’Eglise, pour l’autorité des princes, pour le salut public, les maux que Nos prédécesseurs avaient depuis longtemps prévus. On est venu à ce point qu’il y a lieu de concevoir pour l’avenir les craintes les plus sérieuses ; non certes, en ce qui concerne l’Eglise, dont les solides fondements ne sauraient être ébranlés par les efforts des hommes, mais par rapport à la sécurité des Etats, au sein desquels sont devenues trop puissantes, ou cette secte de la franc-maçonnerie, ou d’autres associations similaires qui se font ses coopératrices et ses satellites. Pour tous ces motifs, à peine avions-Nous mis la main au gouvernail de l’Eglise que Nous avons clairement senti la nécessité de résister à un si grand mal et de dresser contre lui, autant qu’il serait possible, Notre autorité aposto-lique. Aussi profitant de toutes les occasions favorables, Nous avons traité les principales thèses doctrinales sur les-quelles les opinions perverses de la secte maçonnique semblent avoir exercé la plus grande influence.
C’est ainsi que dans Notre encyclique Quod apostoli muneris Nous Nous sommes efforcé de combattre les monstrueux sys-tèmes des socialistes et des communistes. Notre autre encyclique Arcanum Nous a permis de mettre en lumière et de défendre la notion véritable et authentique de la société domestique, dont le mariage est l’origine et la source. Dans l’encyclique Diuturnum Nous avons fait connaître, d’après les principes de la sagesse chrétienne, l’essence du pouvoir politique et montré ses admirables harmonies avec l’ordre naturel aussi bien qu’avec le salut des peuples et des princes. Aujourd’hui, à l’exemple de Nos prédécesseurs, Nous avons résolu de fixer directement Notre attention sur la so-ciété maçonnique, sur l’ensemble de sa doctrine, sur ses projets, ses sentiments et ses actes traditionnels, afin de mettre en une plus éclatante évidence, sa puissance pour le mal et d’arrêter dans ses progrès la contagion de ce fu-neste plan. Il existe dans le monde un certain nombre de sectes qui, bien qu’elles diffèrent les unes des autres par le nom, les rites, la forme, l’origine, se ressemblent et sont d’accord entre elles par l’analogie du but et des principes essentiels. En fait, elles sont identiques à la franc-maçonnerie, qui est pour toutes les autres comme le point central d’où elles procèdent et où elles aboutissent. Et, bien qu’à présent elles aient l’apparence de ne pas aimer à demeurer cachées, bien qu’elles tiennent des réunions en plein jour et sous les yeux de tous, bien qu’elles publient leurs jour-naux, toutefois, si l’on va au fond des choses, on peut voir qu’elles appartiennent à la famille des sociétés clandes-tines et qu’elles en gardent les allures. Il y a, en effet, chez elles, des espèces de mystères que leur constitution in-terdit avec le plus grand soin de divulguer, non seulement aux personnes du dehors, mais même à bon nombre de leurs adeptes.
À cette catégorie, appartiennent les conseils intimes et suprêmes, les noms des chefs principaux, cer-taines réunions plus occultes et intérieures ainsi que les décisions prises, avec les moyens et les agents d’exécution. A cette loi du secret concourent merveilleusement : la division faite entre les associés des droits, des offices et des charges, la distinction hiérarchique savamment organisée des ordres et des degrés et la discipline sévère à laquelle tous sont soumis. La plupart du temps, ceux qui sollicitent l’initiation doivent promettre, bien plus, ils doivent faire le serment solennel de ne jamais révéler à personne, à aucun moment, d’aucune manière, les noms des associés, les notes caractéristiques et les doctrines de la Société. C’est ainsi que, sous les apparences mensongères et en faisant de la dissimulation, une règle constante de conduite, COMME AUTREFOIS LES MANICHÉENS, les francs-maçons n’épargnent aucun effort pour se cacher et n’avoir d’autres témoins que leurs complices. Leur grand intérêt étant de ne pas paraître ce qu’ils sont, ils jouent le personnage d’amis des lettres ou de philo-sophes réunis ensemble pour cultiver les sciences. Ils ne parlent que de leur zèle pour les progrès de la civilisation, de leur amour pour le pauvre peuple. A les en croire, leur seul but est d’améliorer le sort de la multitude et d’étendre à un plus grand nombre d’hommes les avantages de la société civile. Mais à supposer que ces intentions fussent sin-cères, elles seraient loin d’épuiser tous leurs desseins.
En effet, ceux qui sont affiliés doivent promettre d’obéir aveu-glément et sans discussion aux injonctions des chefs, de se tenir toujours prêts sur la moindre notification, sur le plus léger signe, à exécuter les ordres donnés, se vouant d’avance, en cas contraire, aux traitements les plus rigoureux et même à la mort. De fait, il n’est pas rare que la peine du dernier supplice soit infligée à ceux d’entre eux qui sont con-vaincus, soit d’avoir livré la discipline secrète, soit d’avoir résisté aux ordres des chefs ; et cela se pratique avec une telle dextérité que, la plupart du temps, l’exécuteur de ces sentences de mort échappe à la justice établie pour veiller sur les crimes et en tirer vengeance. Or, vivre dans la dissimulation et vouloir être enveloppé de ténèbres ; enchaîner à soi par les liens les plus étroits et sans leur avoir préalablement fait connaître à quoi ils s’engagent, des hommes réduits ainsi à l’état d’esclaves; employer à toutes sortes d’attentats ces instruments passifs d’une volonté étrangère ; armer pour le meurtre des mains à l’aide desquelles on s’assure l’impunité du crime, ce sont là de monstrueuses pra-tiques condamnées par la nature elle-même. La raison et la vérité suffisent donc à prouver que la Société dont Nous parlons est en opposition formelle avec la justice et la moralité naturelles. D’autres preuves d’une grande clarté, s’ajoutent aux précédentes et font encore mieux voir combien, par sa consti-tution essentielle, cette association répugne à l’honnêteté. Si grandes, en effet, que puissent être parmi les hommes l’astucieuse habileté de la dissimulation et l’habitude du mensonge, il est impossible qu’une cause, quelle qu’elle soit, ne se trahisse pas par les effets qu’elle produit : un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, et un mauvais n’en peut pas porter de bons. Or, les fruits produits par la secte maçonnique sont pernicieux et les plus amers. Voici, en effet, ce qui résulte de ce que Nous avons précédemment indiqué et cette conclusion Nous livre le dernier mot de ses desseins.
Il s’agit pour les francs-maçons, et tous leurs efforts tendent à ce but, il s’agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des institutions chrétiennes et de lui en substituer une nouvelle façonnée à leurs idées et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntées au naturalisme. Tout ce que Nous venons ou ce que Nous Nous proposons de dire doit être entendu de la secte maçonnique en-visagée dans son ensemble, en tant qu’elle embrasse d’autres sociétés qui sont pour elle des sœurs et des alliées. Nous ne prétendons pas appliquer toutes ces réflexions à chacun de leurs membres pris individuellement. Parmi eux, en effet, il s’en peut trouver, et même en bon nombre, qui, bien que non exempts de faute pour s’être affiliés à de semblables sociétés, ne trempent cependant pas dans leurs actes criminels et ignorent le but final que ces sociétés s’efforcent d’atteindre. De même encore, il se peut faire que quelques uns des groupes n’approuvent pas les conclu-sions extrêmes auxquelles la logique devrait les contraindre d’adhérer, puisqu’elles découlent nécessairement des principes communs à toute l’association. Mais le mal porte avec lui une turpitude qui, d’elle-même, repousse et ef-fraie. En outre, si des circonstances particulières de temps ou de lieux peuvent persuader à certaines fractions de demeurer en deçà de ce qu’elles souhaiteraient de faire, ou de ce que font d’autres associations, il n’en faut pas con-clure pour cela que ces groupes soient étrangers au pacte fondamental de la maçonnerie. Ce pacte demande à être apprécié, moins par les actes accomplis et par leurs résultats que par l’esprit qui l’anime et par ses principes gé-néraux. Or, le premier principe des naturalistes, c’est qu’en toutes choses, la nature ou la raison humaine doit être maî-tresse et souveraine.
Cela posé, il s’agit des devoirs envers Dieu, ou bien ils en font peu de cas, ou ils en altère l’es-sence par des opinions vagues et des sentiments erronés. Ils nient que Dieu soit l’auteur d’aucune révélation. Pour eux, en dehors de ce que peut comprendre la raison humaine, il n’y a ni dogme religieux, ni vérité, ni maître en la pa-role de qui, au nom de son mandat officiel d’enseignement, on doive avoir foi. Or, comme la mission tout à fait propre et spéciale de l’Eglise catholique consiste à recevoir dans leur plénitude et à garder dans une pureté incorruptible, les doctrines révélées de Dieu, aussi bien que l’autorité établie pour les enseigner avec les autres secours donnés du ciel en vue de sauver les hommes, c’est contre elle que les adversaires déploient le plus d’acharnement et dirigent leurs plus violentes attaques. Maintenant, qu’on voie à l’œuvre la secte des francs-maçons dans les choses qui touchent à la religion, là princi-palement où son action peut s’exercer avec une liberté plus licencieuse et que l’on dise si elle ne semble pas s’être donné pour mandat de mettre à exécution les décrets des naturalistes. Ainsi, dut-il lui en coûter un long et opiniâtre labeur, elle se propose de réduire à rien, au sein de la société ci-vile, le magistère et l’autorité de l’Eglise; d’où cette conséquence que les francs-maçons s’appliquent à vulgariser, et pour laquelle ils ne cessent pas de combattre, à savoir qu’il faut absolument séparer l’Eglise de l’État. Par suite, ils excluent des lois aussi bien que de l’administration de la chose publique, la très salutaire influence de la religion catholique et ils aboutissent logiquement à la prétention de constituer l’État tout entier en dehors des institutions et des préceptes de l’Eglise. Mais il ne leur suffit pas d’exclure de toute participation au gouvernement des affaires humaines, l’Eglise, ce guide si sage et si sûr : il faut encore qu’ils la traitent en ennemie et usent de violence contre elle.
De là l’impunité avec la-quelle, par la parole, par la plume, par l’enseignement, il est permis de s’attaquer aux fondements même de la religion catholique. Ni les droits de l’Eglise, ni les prérogatives dont la Providence l’avait dotée, rien n’échappe à leurs at-taques. On réduit presque à rien sa liberté d’action, et cela par des lois qui, en apparence, ne semblent pas trop op-pressives, mais qui, en réalité, sont expressément faites pour enchaîner cette liberté. Au nombre des lois excep-tionnelles faites contre le clergé, Nous signalerons particulièrement celles qui auraient pour résultat de diminuer nota-blement le nombre des ministres du sanctuaire et de réduire toujours davantage leurs moyens indispensables d’ac-tion et d’existence. Les restes des biens ecclésiastiques soumis à mille servitudes, sont placés sous la dépendance et le bon plaisir d’administrateurs civils. Les communautés religieuses sont supprimées ou dispersées. A l’égard du Siège apostolique et du Pontife romain, l’inimitié de ces sectaires a redoublé d’intensité. Après avoir, sous de faux prétextes, dépouillé le pape de sa souveraineté temporelle, nécessaire garantie de sa liberté et de ses droits, ils l’ont réduit à une situation tout à la fois inique et intolérable, jusqu’à ce qu’enfin, en ces derniers temps, les fauteurs de ces sectes en soient arrivés au point qui était depuis longtemps le but de leur secret dessein : à savoir, de proclamer que le moment est venu de supprimer la puissance sacrée des Pontifes romains et de détruire entièrement cette Papauté qui est d’institution divine. Pour mettre hors de doute l’existence d’un tel plan, à défaut d’autres preuves, il suffirait d’invoquer le témoignage d’hommes qui ont appartenu à la secte et dont la plupart, soit dans le passé, soit à une époque plus récente, ont attesté comme certaine la volonté où sont les francs-maçons de pour-suivre le catholicisme d’une inimitié exclusive et implacable, avec leur ferme résolution de ne s’arrêter qu’après avoir ruiné de fond en comble toutes les institutions religieuses établies par les Papes.
Que si tous les membres de la secte ne sont pas obligés d’adjurer explicitement le catholicisme, cette exception, loin de nuire au plan général de la franc-maçonnerie, sert plutôt ses intérêts. Elle lui permet d’abord de tromper plus facilement les personnes simples et sans défiance, et elle rend accessible à un plus grand nombre l’admission dans la secte. De plus, en ouvrant leurs rangs à des adeptes qui viennent à eux des religions les plus diverses, ils deviennent plus capables d’accréditer la grande erreur du temps présent, laquelle consiste à reléguer au rang des choses indifférentes le souci de la religion, et à mettre sur le pied de l’égalité toutes les formes religieuses. Or, à lui seul, ce principe suffit à ruiner toutes les religions, et particulièrement la religion catholique, car, étant la seule véri-table, elle ne peut, sans subir la dernière des injures et des injustices, tolérer que les autres religions lui soit égalées. Les naturalistes vont encore plus loin. Audacieusement engagés dans la voie de l’erreur sur les plus importantes questions, ils sont entraînés et comme précipités par la logique jusqu’aux conséquences les plus extrêmes de leurs principes, soit à cause de la faiblesse de la nature humaine, soit par le juste châtiment dont Dieu frappe leur orgueil. Il suit de là qu’ils ne gardent même plus dans leur intégrité et dans leur certitude, les vérités accessibles à la seule lu-mière de la raison naturelle, telles que sont assurément l’existence de Dieu, la spiritualité et l’immortalité de l’âme.
Emportée dans cette nouvelle voie d’erreur, la secte des francs-maçons n’a pas échappé à ces écueils. En effet, bien que, prise dans son ensemble, la secte fasse profession de croire à l’existence de Dieu, le témoignage de ses propres membres établit que cette croyance n’est pas, pour chacun d’eux individuellement, l’objet d’un assentiment ferme et d’une inébranlable certitude. Ils ne dissimulent pas que la question de Dieu est parmi eux une cause de grands dissentiments. Il est même avéré qu’il y a peu de temps, une sérieuse controverse s’est engagée entre eux à ce sujet. En fait, la secte laisse aux initiés liberté entière de se prononcer en tel ou tel sens, soit pour affirmer l’exis-tence de Dieu, soit pour la nier; et ceux qui nient résolument ce dogme sont aussi bien reçus à l’initiation que ceux qui, d’une façon certaine, l’admettent encore, mais en le dénaturant, comme les panthéistes dont l’erreur consiste précisément, tout en retenant de l’Être divin on ne sait quelles absurdes apparences, à faire disparaître ce qu’il y a d’essentiel dans la vérité de son existence. Or, quand ce fondement nécessaire est détruit ou seulement ébranlé, il va de soi que les autres principes de l’ordre naturel chancellent dans la raison humaine et qu’elle ne sait plus à quoi s’en tenir, ni sur la création du monde par un acte libre et souverain du Créateur, ni sur le gouvernement de la Providence, ni sur la survivance de l’âme et de la réalité d’une vie future et immortelle succédant à la vie présente. L’effondrement des vérités, qui sont la base de l’ordre naturel et qui importent si fort à la conduite rationnelle et pratique de la vie, aura un contrecoup sur les mœurs privées et publiques. Passons sous silence ces vertus surnaturelles que, à moins d’un don spécial de Dieu, personne ne peut ni pratiquer ni acquérir; ces vertus dont il est impossible de trouver aucune trace chez ceux qui font profes-sion d’ignorer dédaigneusement la Rédemption du genre humain, la grâce des sacrements, le bonheur futur à con-quérir dans le ciel. Nous parlons simplement des devoirs qui résultent des principes de l’honnêteté naturelle.
Un Dieu qui a créé le monde et qui le gouverne par sa Providence; une loi éternelle dont les prescriptions ordon-nent de respecter l’ordre de la nature et défendent de le troubler; une fin dernière placée pour l’âme dans une région supérieure aux choses humaines et au-delà de cette hôtellerie terrestre ; voilà les sources, voilà les principes de toute justice et honnêteté. Faites-les disparaître (c’est la prétention des naturalistes et des francs-maçons) et il sera impos-sible de savoir en quoi consiste la science du juste et de l’injuste ou sur quoi elle s’appuie. Quant à la morale, la seule chose qui ait trouvé grâce devant les membres de la secte franc-maçonnique et dans laquelle ils veulent que la jeu-nesse soit instruite avec soin, c’est celle qu’ils appellent « morale civique », « morale indépendante », « morale libre », en d’autres termes, morale qui ne fait aucune place aux idées religieuses. Or, combien une telle morale est insuffisante, jusqu’à quel point elle manque de solidité et fléchit sous le souffle des passions, on le peut voir assez par les tristes résultats qu’elle a déjà donnés. Là en effet où, après avoir pris la place de la morale chrétienne, elle a commencé à régner avec plus de liberté, on a vu promptement dépérir la probité et l’intégrité des mœurs, grandir et se fortifier les opinions les plus monstrueuses, et l’audace des crimes partout dé-borde. Ces maux provoquent aujourd’hui des plaintes et des lamentations universelles, auxquelles font parfois échos bon nombre de ceux-là mêmes qui, bien malgré eux, sont contraints de rendre hommage à l’évidence de la vérité. En outre, la nature humaine ayant été violée par le péché originel, et à cause de cela, étant devenue beaucoup plus disposée au vice qu’à la vertu, l’honnêteté est absolument impossible si les mouvements désordonnés de l’âme ne sont pas réprimés et si les appétits n’obéissent pas à la raison. Dans ce conflit, il faut souvent mépriser les intérêts terrestres et se résoudre aux plus durs travaux et à la souffrance, pour que la raison victorieuse demeure en posses-sion de sa principauté.
Mais les naturalistes et les francs-maçons n’ajoutent aucune foi à la Révélation que Nous te-nons de Dieu, nient que le père du genre humain ait péché et, par conséquent, que les forces du libre arbitre soient d’une façon « débilitées ou inclinées vers le mal ». Tout au contraire, ils exagèrent la puissance et l’excellence de la na-ture et, mettant uniquement en elle le principe et la règle de la justice, ils ne peuvent même pas concevoir la nécessi-té de faire de constants efforts et de déployer un très grand courage pour comprimer les révoltes de la nature et pour imposer silence à ses appétits. Aussi voyons-nous multiplier et mettre à la portée de tous les hommes ce qui peut flatter leurs passions. Journaux et brochures d’où la réserve et la pudeur sont bannies; représentations théâtrales dont la licence passe les bornes; œuvres artistiques où s’étalent avec un cynisme révoltant les principes de ce qu’on appelle aujourd’hui le réalisme ; inventions ingénieuses destinées à augmenter les délicatesses et les jouissances de la vie ; en un mot, tout est mis en œuvre pour satisfaire l’amour du plaisir avec lequel finit par se mettre d’accord la vertu endormie. Assurément ceux-là sont coupables mais, en même temps, ils sont conséquents avec eux-mêmes qui, supprimant l’espérance des biens futurs, abaissent la félicité au niveau des choses périssables, plus bas même que les horizons terrestres. A l’appui de ces assertions, il serait facile de produire des faits certains bien qu’en apparence, incroyables. Personne en effet, n’obéissant avec autant de servilité à ces habiles et rusés personnages que ceux dont le courage s’est énervé et brisé dans l’esclavage des passions, il s’est trouvé dans la franc-maçonnerie des sectaires pour sou-tenir qu’il fallait systématiquement employer tous les moyens de saturer la multitude de licences et de vices, bien as-surés qu’à ces conditions, elle serait tout entière entre leurs mains et pourrait servir d’instrument à l’accomplissement de leurs projets les plus audacieux.
Relativement à la société domestique, voici à quoi se résume l’enseignement des naturalistes. Le mariage n’est qu’une variété de l’espèce des contrats ; il peut donc être légitimement dissout à la volonté des contractants. Les chefs du gouvernement ont puissance sur le lien conjugal. Dans l’éducation des enfants, il n’y a rien à leur enseigner méthodiquement, ni à leur prescrire en fait de religion. C’est affaire à chacun d’eux, lorsqu’ils seront en âge, de choisir la religion qui leur plaira. Or, non seulement les francs-maçons adhèrent entièrement à ces principes, mais ils s’appliquent à les faire passer dans les mœurs et dans les institutions. Déjà, dans beaucoup de pays, même catholiques, il est établi qu’en dehors du mariage civil, il n’y a pas d’union légitime. Ailleurs, la loi autorise le divorce que d’autres peuples s’apprêtent à introduire dans leur législation, le plus tôt possible. Toutes ces mesures hâtent la réalisation prochaine du projet de changer l’essence du mariage et de le réduire à n’être plus qu’une union instable, éphémère, née du caprice d’un instant et pouvant être dissoute quand ce caprice changera. La secte concentre aussi toutes ses énergies et tous ses efforts pour s’emparer de l’éducation de la jeunesse. Les francs-maçons espèrent qu’ils pourront aisément former d’après leurs idées cet âge si tendre et en plier la flexibilité dans le sens qu’ils voudront, rien ne devant être plus efficace pour préparer à la société civile, une race de citoyens telle qu’ils rêvent de la lui donner.
C’est pour cela que, dans l’éducation et l’instruction des enfants, ils ne veulent tolé-rer les ministres de l’Eglise, ni comme surveillants, ni comme professeurs. Déjà, dans plusieurs pays, ils ont réussi à faire confier exclusivement à des laïques l’éducation de la jeunesse, aussi bien qu’à proscrire totalement de l’ensei-gnement de la morale, les grands et saints devoirs qui unissent l’homme à Dieu. Viennent ensuite les dogmes de la science politique. Voici quelles sont en cette matière les thèses des natura-listes : « Les hommes sont égaux en droit ; tous, à tous les points de vue, sont d’égale condition. Etant tous libres par nature, aucun d’eux n’a le droit de commander à un de ses semblables et c’est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d’eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre ; ceux qui exercent le commandement n’en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple, de telle sorte que si la volonté populaire change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l’État, même malgré eux. La source de tous les droits et de toutes les fonctions civiles réside, soit dans la multitude, soit dans le pouvoir qui régit l’État, mais quand il a été constitué d’après les nouveaux principes. En outre, l’État doit être athée. Il ne trouve, en effet, dans les diverses formes religieuses, aucune raison de préférer l’une à l’autre; donc, toutes doivent être mises sur un pied d’égalité ». Or, que ces doctrines soient professées par les francs-maçons, que tel soit pour eux l’idéal d’après lequel ils en-tendent constituer les sociétés, cela est presque trop évident pour avoir besoin d’être prouvé.
Il y a déjà longtemps qu’ils travaillent à le réaliser, en y employant toutes leurs forces et toutes leurs ressources. Ils frayent ainsi le chemin à d’autres sectaires nombreux et plus audacieux, qui se tiennent prêts à tirer de ces faux principes des conclusions encore plus détestables, à savoir le partage égal et la communauté des biens entre tous les citoyens, après que toute distinction de rang et de fortune aura été abolie. Les faits que Nous venons de résumer mettent en une lumière suffisante la constitution intime des francs-maçons et montrent clairement par quelle route ils s’acheminent vers leur but. Leurs dogmes principaux sont en un si complet et si manifeste désaccord avec la raison qu’il ne se peut imaginer rien de plus pervers. En effet, vouloir détruire la re-ligion et l’Église, établies par Dieu lui-même et assurées par lui d’une perpétuelle protection, pour ramener parmi nous, après dix huit siècles, les mœurs et les institutions des païens, n’est-ce pas le comble de la folie et de la plus audacieuse impiété ? Mais ce qui n’est ni moins horrible ni plus supportable, c’est de voir répudier les bienfaits misé-ricordieux acquis par Jésus Christ, d’abord aux individus, puis aux hommes groupés en familles et en nations : bien-faits qui, au témoignage des ennemis du christianisme, sont du plus haut prix.
Certes, dans un plan si insensé et si criminel, il est bien permis de reconnaître la haine implacable dont Satan est animé à l’égard de Jésus Christ et sa passion de vengeance. L’autre dessein, à la réalisation duquel les francs-maçons emploient tous leurs efforts, consiste à détruire les fon-dements principaux de la justice et de l’honnêteté. Par là, ils se font les auxiliaires de ceux qui voudraient, qu’à l’instar de l’animal, l’homme n’eût d’autre règle d’action que ses désirs. Ce dessein ne va rien moins qu’à déshonorer le genre humain et à le précipiter ignominieusement à sa perte. Le mal s’augmente de tous les périls qui menacent la société domestique et la société civile. Ainsi que Nous l’avons exposé ailleurs, tous les peuples, tous les siècles s’ac-cordent à reconnaître dans le mariage quelque chose de sacré et de religieux et la loi divine a pourvu à ce que les unions conjugales ne puissent pas être dissoutes. Mais si elles deviennent purement profanes, s’il est permis de le rompre au gré des contractants, aussitôt la constitution de la famille sera en proie au trouble et à la confusion ; les femmes seront découronnées de leur dignité ; toute protection et toute sécurité disparaîtront pour les enfants et pour leurs intérêts. Quant à la prétention de faire l’État complètement étranger à la religion et pouvant administrer les affaires pu-bliques sans tenir plus de compte de Dieu que s’il n’existait pas, c’est une témérité sans exemple, même chez les païens. Ceux-ci portaient si profondément gravée au plus intime de leur âme, non seulement une idée vague des cieux, mais la nécessité sociale de la religion, qu’à leur sens il eût été plus aisé à une ville de se tenir debout sans être appuyée au sol que privée de Dieu. De fait, la société du genre humain, pour laquelle la nature nous a créés, a été constituée par Dieu autour de la nature. De lui, comme principe et comme source, découlent dans leur force et dans leur pérennité, les bienfaits innombrables dont elle nous enrichit. Aussi, de même que la voix de la nature rap-pelle à chaque homme en particulier l’obligation où il est d’offrir à Dieu le culte d’une pieuse reconnaissance, parce que c’est à lui que nous sommes redevables de la vie et des biens qui l’accompagnent, un devoir semblable s’impose aux peuples et aux sociétés.
De là résulte avec la dernière évidence que ceux qui veulent briser toute relation entre la société civile et les de-voirs de la religion, ne commettent pas seulement une injustice, mais, par leur conduite, prouvent leur ignorance et leur ineptie. En effet, c’est par la volonté de Dieu que les hommes naissent pour être réunis et pour vivre en société; l’autorité est le lien nécessaire au maintien de la société civile, de telle sorte que, ce lien brisé, elle se dissout fatale-ment et immédiatement. L’autorité a donc pour auteur le même Etre qui a créé la société. Aussi, quel que soit celui entre les mains de qui le pouvoir réside, il est le ministre de Dieu. Par conséquent, dans la mesure où l’exigent la fin et la nature de la société humaine, il faut obéir au pouvoir légitime commandant des choses justes, comme à l’autorité même de Dieu qui gouverne tout; et rien n’est plus contraire à la vérité que de soutenir qu’il dépend de la volonté du peuple de refuser cette obéissance quand il lui plaît. De même, si l’on considère que tous les hommes sont de même race et de même nature et qu’ils doivent tous at-teindre la même fin dernière et si l’on regarde aux devoirs et aux droits qui découlent de cette communauté d’origine et de destinée, il n’est pas douteux qu’ils soient tous égaux. Mais, comme ils n’ont pas tous les mêmes ressources d’intelligence et qu’ils diffèrent les uns des autres, soit par les facultés de l’esprit, soit par les énergies physiques, comme enfin il existe entre eux mille distinctions de mœurs, de goûts, de caractères, rien ne répugne tant à la raison que de prétendre les ramener tous à la même mesure et d’introduire dans les instructions de la vie civile une égalité rigoureuse et mathématique. De même en effet que la parfaite constitution du corps humain résulte de l’union et de l’assemblage des membres, qui n’ont ni les mêmes forces, ni les mêmes fonctions, mais dont l’heureuse association et le concours harmonieux donnent à tout l’organisme sa beauté plastique, sa force et son aptitude à rendre les ser-vices nécessaires, de même, au sein de la société humaine, se trouve une variété presque infinie de parties dissemblables.
Si elles étaient toutes égales entre elles et libres, chacune pour son compte, d’agir à leur guise, rien ne serait plus difforme qu’une telle société. Si, au contraire, par une sage hiérarchie des mérites, des goûts, des aptitudes, chacune d’elles concourt au bien général, vous voyez se dresser devant vous l’image d’une société bien ordonnée et conforme à la nature. Les malfaisantes erreurs que Nous venons de rappeler menacent les États des dangers les plus redoutables. En effet, supprimez la crainte de Dieu et le respect dû à ses lois ; laissez tomber en discrédit l’autorité des princes ; don-nez libre carrière et encouragement à la manie des révolutions ; lâchez la bride aux passions populaires ; brisez tout frein sauf celui du châtiment ; vous aboutissez par la force des choses à un bouleversement universel et à la ruine de toutes les institutions : tel est, il est vrai, le but avéré, explicite, que poursuivent de leurs efforts beaucoup d’associa-tions communistes et socialistes ; et la secte des francs-maçons n’a pas le droit de se dire étrangère à leurs attentats, puisqu’elle favorise leurs desseins et que, sur le terrain des principes, elle est entièrement d’accord avec elles. Si ces principes ne produisent pas immédiatement et partout leurs conséquences extrêmes, ce n’est ni à la discipline de la secte, ni à la volonté des sectaires qu’il faut l’attribuer; mais d’abord à la vertu de cette divine religion qui ne peut être anéantie ; puis aussi à l’action des hommes qui, formant la partie la plus saine des nations, refusent de subir le joug des sociétés secrètes et luttent avec courage contre leurs entreprises insensées. Et plût à Dieu que tous, jugeant l’arbre par ses fruits, sussent reconnaître le germe et le principe des maux qui nous accablent, des dangers qui nous menacent. Nous avons affaire à un ennemi rusé et fécond en artifices. Il ex-celle à chatouiller agréablement les oreilles des princes et des peuples ; il a su prendre les uns et les autres par la douceur de ses maximes et l’appât de ses flatteries. Les princes ? Les francs-maçons se sont insinués dans leurs fa-veurs sous le masque de l’amitié, pour faire d’eux des alliés et de puissants auxiliaires, à l’aide desquels ils opprime-raient plus sûrement les catholiques. Afin d’aiguillonner plus vivement le zèle de ces hauts personnages, ils poursui-vent l’Eglise d’impudentes calomnies.
C’est ainsi qu’ils l’accusent d’être jalouse de la puissance des souverains et de leur contester leurs droits. Assurés par cette politique, de l’impunité de leur audace, ils ont commencé à jouir d’un grand crédit sur les gouvernements. D’ailleurs, ils se tiennent toujours prêts à ébranler les fondements des empires, à poursuivre, à dénoncer et même à chasser les princes, toutes les fois que ceux-ci paraissent user du pouvoir autre-ment que la secte ne l’exige. Les peuples, ils se jouent d’eux en les flattant par des procédés semblables. Ils ont toujours à la bouche les mots de « liberté » et de « prospérité publique ». A les en croire, c’est l’Eglise, ce sont les souverains qui ont toujours fait obs-tacle à ce que les masses fussent arrachées à une servitude injuste et délivrées de la misère. Ils ont séduit le peuple par ce langage fallacieux et, excitant en lui la soif des changements, ils l’ont lancé à l’assaut des deux puissances ec-clésiastique et civile. Toutefois, la réalité des avantages qu’on espère demeure toujours au-dessous de l’imagination et de ses désirs. Bien loin d’être devenu plus heureux, le peuple, accablé par une oppression et une misère crois-santes, se voit encore dépouillé des consolations qu’il eût pu trouver avec tant de facilité et d’abondance dans les croyances et les pratiques de la religion chrétienne. Lorsque les hommes s’attaquent avec l’ordre providentiellement établi par une juste punition de leur orgueil, ils trouvent souvent l’affliction et la ruine de la fortune prospère sur laquelle ils avaient témérairement compté pour l’assouvissement de tous leurs désirs. Quant à l’Eglise, si, par-dessus toute chose, elle ordonne aux hommes d’obéir à Dieu, souverain Seigneur de l’Univers, l’on porterait contre elle un jugement calomnieux si l’on croyait qu’elle est jalouse de la puissance civile ou qu’elle songe à entreprendre sur les droits des princes. Loin de là !
Elle met sous la sanction du devoir et de la cons-cience, l’obligation de rendre à la puissance civile ce qui lui est légitimement dû. Si elle fait découler de Dieu lui-même, le droit de commander, il en résulte pour l’autorité, un surcroît considérable de dignité et une facilité plus grande de se concilier l’obéissance, le respect et le bon vouloir des citoyens. D’ailleurs, toujours amie de la paix, c’est elle qui entretient la concorde en embrassant tous les hommes dans la tendresse de sa charité maternelle. Uniquement attentive à procurer le bien des mortels, elle ne se lasse pas de rap-peler qu’il faut toujours tempérer la justice par la clémence, le commandement par l’équité, les lois par la modération ; que le droit de chacun est inviolable ; que c’est un devoir de travailler au maintien de l’ordre et de la tranquillité géné-rale et de venir en aide, dans toute la mesure du possible, par la charité privée et publique, aux souffrances des mal-heureux. Mais, pour employer fort à propos les paroles de saint Augustin, ils croient ou cherchent à faire croire que la doctrine chrétienne est incompatible avec le bien de l’État, parce qu’ils veulent fonder l’État, non sur la solidité des vertus, mais sur l’impunité des vices. Si tout cela était mieux connu, princes et peuples feraient preuve de sagesse politique et agiraient conformément aux exigences du salut général, en s’unissant à l’Eglise pour résister aux at-taques des francs-maçons, au lieu de s’unir aux francs-maçons pour combattre l’Eglise. Quoi qu’il en puisse advenir, Notre devoir est de Nous appliquer à trouver des remèdes proportionnés à un mal si intense et dont les ravages ne se sont que trop étendus. Nous le savons : notre meilleur et plus solide espoir de gué-rison est dans la vertu de cette religion divine que les francs-maçons haïssent d’autant plus qu’ils la redoutent davan-tage.
Il importe donc souverainement de faire d’elle le point central de la résistance contre l’ennemi commun. Aussi, tous les décrets portés par les Pontifes romains, Nos prédécesseurs, en vue de paralyser les efforts et les tentatives de la secte maçonnique, toutes les sentences prononcées par eux pour détourner les hommes de s’affilier à cette secte ou pour les déterminer à en sortir, Nous entendons les ratifier à nouveau, tant en général qu’en particulier. Plein de confiance à cet égard dans la bonne volonté des chrétiens, Nous les supplions, au nom de leur salut éternel, et Nous leur demandons de se faire une obligation sacrée de conscience de ne jamais s’écarter, même d’une seule ligne, des prescriptions promulguées à ce sujet par le Siège apostolique. Quant à vous, Vénérables Frères, Nous vous prions, Nous vous conjurons d’unir vos efforts aux Nôtres et d’em-ployer votre zèle à faire disparaître l’impure contagion du poison qui circule dans les veines de la société et l’infecte tout entière. Il s’agit pour vous de procurer la gloire de Dieu et le salut du prochain. Combattant pour de si grandes causes, ni le courage, ni la force ne vous ferons défaut. Il vous appartient de déterminer dans votre sagesse par quels moyens plus efficaces vous pourrez avoir raison des difficultés et des obstacles qui se dresseront contre vous. Mais puisque l’autorité inhérente à Notre charge Nous impose le devoir de vous tracer Nous-même la ligne de con-duite que Nous estimons la meilleure, Nous vous dirons : En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu’elle est.
Secondement par vos discours et par vos Lettres pastorales spécialement consacrées à cette question, instruisez vos peuples ; faites leur connaître les artifices employés par ces sectes pour séduire les hommes et les attirer dans leurs rangs, montrez leur la perversité de leur doctrine et l’infamie de leurs actes. Rappelez leur qu’en vertu des sen-tences plusieurs fois portées par Nos prédécesseurs, aucun catholique, s’il veut rester digne de ce nom et avoir de son salut le souci qu’il mérite, ne peut, sous aucun prétexte, s’affilier à la secte des francs-maçons. Que personne donc ne se laisse tromper par de fausses apparences d’honnêteté. Quelques personnes peuvent en effet croire que, dans les projets des francs-maçons, il n’y a rien de formellement contraire à la sainteté de la religion et des mœurs. Toutefois, le principe fondamental qui est comme l’âme de la secte, étant condamné par la morale, il ne saurait être permis de se joindre à elle ni de lui venir en aide d’aucune façon. Il faut ensuite, à l’aide de fréquentes instructions et exhortations, faire en sorte que les masses acquièrent la con-naissance de la religion. Dans ce but, Nous conseillons très fort d’exposer, soit par écrit, soit de vive voix et dans des discours ad hoc les éléments des principes sacrés qui constituent la philosophie chrétienne. Cette dernière recom-mandation a surtout pour but de guérir, par une science de bon aloi, les maladies intellectuelles des hommes et de les prémunir tout à la fois contre les formes multiples de l’erreur et contre les nombreuses séductions du vice, surtout en un temps où la licence des écrits va de pair avec une insatiable avidité d’apprendre. Pour l’accomplir, vous aurez avant tout l’aide et la collaboration de votre clergé, si vous donnez tout le soin à le bien former et à le maintenir dans la perfection de la discipline ecclésiastique et dans la science des Saintes Lettres.
Toutefois, une cause si belle et d’une si haute importance appelle encore à son secours le dévouement intelligent des laïques qui unissent les bonnes mœurs et l’instruction à l’amour de la religion et de la patrie. Mettez en commun, Vénérables Frères, les forces de ces deux ordres, et donnez tous vos soins à ce que les hommes connaissent à fond l’Eglise catholique et l’aiment de tout leur cœur. Car plus cette connaissance et cet amour grandiront dans les âmes, plus on prendra en dégoût les sociétés secrètes, plus on sera empressé d’en finir. Nous profitons à dessein de la nouvelle occasion qui Nous est offerte d’insister sur la recommandation déjà faite par Nous en faveur du tiers ordre de saint François, à la discipline duquel Nous avons apporté de sages tempéra-ments. Il faut mettre un grand zèle à le propager et à l’affermir. Tel, en effet, qu’il a été établi par son auteur, il con-siste tout entier en ceci : attirer les hommes à l’amour de Jésus Christ, à la pratique des vertus chrétiennes. Il peut donc rendre de grands services pour aider à vaincre la contagion de ces sectes détestables. Que cette sainte Asso-ciation fasse donc tous les jours de nouveaux progrès. Un grand nombre de fruits peuvent en être attendus et le prin-cipal est de conduire les âmes à la liberté, à la fraternité, à l’égalité juridique, non selon l’absurde façon dont les francs-maçons entendent ces choses, mais telles que Jésus Christ a voulu enrichir le genre humain et que saint François les a mises en pratique.
Nous parlons donc ici de la liberté des enfants de Dieu au nom de laquelle Nous refusons d’obéir à des maîtres iniques qui s’appellent Satan et les mauvaises passions. Nous parlons de la fraternité qui nous rattache à Dieu comme au Créateur et Père de tous les hommes. Nous parlons de l’égalité qui, établie sur les fondements de la jus-tice et de la charité, ne rêve pas de supprimer toute distinction entre les hommes, mais excelle à faire, de la variété des conditions et des devoirs de la vie, une harmonie admirable et une sorte de merveilleux concert dont profitent na-turellement les intérêts et la dignité de la vie civile. En troisième lieu, une institution due à la sagesse de nos pères et momentanément interrompue par le cours des temps, pourrait, à l’époque où nous sommes, redevenir le type et la forme de créations analogues. Nous voulons par-ler de ces corporations ouvrières destinées à protéger, sous la tutelle de la religion, les intérêts du travail et les mœurs des travailleurs. Si la pierre de touche d’une longue expérience avait fait apprécier à nos ancêtres l’utilité de ces associations, notre âge en retirerait peut-être de plus grands fruits, tant elles offrent de précieuses ressources pour combattre avec succès et pour écraser la puissance des sectes. Ceux qui n’échappent à la misère qu’au prix du labeur de leurs mains, en même temps que, par leur condition, ils sont souverainement dignes de la charitable assis-tance de leurs semblables, sont aussi les plus exposés à être trompés par les séductions et les ruses des apôtres du mensonge. Il faut donc leur venir en aide avec une grande habileté et leur ouvrir les rangs d’associations honnêtes pour les empêcher d’être enrôlés dans les mauvaises.
En conséquence, et pour le salut du peuple, Nous souhaitons ardemment de voir se rétablir, sous les auspices et le patronage des évêques, ces corporations appropriées aux besoins du temps présent. Ce n’est pas pour Nous une joie médiocre d’avoir vu déjà se constituer en plusieurs lieux, des associations de ce genre, ainsi que des sociétés de patrons, le but des uns et des autres étant de venir en aide à l’honnête classe des prolétaires, d’assurer à leurs familles et à leurs enfants, le bienfait d’un patronage tutélaire, de leur fournir les moyens de garder, avec de bonnes mœurs, la connaissance de la religion et l’amour de la piété. Nous ne saurions passer ici sous silence une Société qui a donné tant d’exemples admirables et qui a si bien mé-rité des classes populaires : Nous voulons parler de celle qui a pris le nom de son père, saint Vincent de Paul. On connaît assez les œuvres accomplies par cette société et le but qu’elle se propose. Les efforts de ses membres ten-dent uniquement à se porter, par une charitable initiative, au secours des pauvres et des malheureux, ce qu’ils font avec une merveilleuse sagacité et une non moins admirable modestie. Mais plus cette société cache le bien qu’elle opère, plus elle est apte à pratiquer la charité chrétienne et à soulager les misères des hommes. Quatrièmement, afin d’atteindre plus aisément le but de Nos désirs, Nous recommandons avec une nouvelle insis-tance à votre foi et à votre vigilance, la jeunesse qui est l’espoir de la société.
Appliquez à sa formation la plus grande partie de vos sollicitudes pastorales. Quels qu’aient déjà pu être à cet égard votre zèle et votre prévoyance, croyez que vous n’en ferez jamais assez pour soustraire la jeunesse aux écoles et aux maîtres prés desquels elle se-rait exposée à respirer le souffle empoisonné des sectes. Parmi les prescriptions de la doctrine chrétienne, il en est une sur laquelle devront insister les parents, les pieux instituteurs, les curés, sous l’impulsion de leurs évêques. Nous voulons parler de la nécessité de prémunir leurs enfants ou leurs élèves contre ces sociétés criminelles, en leur ap-prenant de bonne heure à se méfier des artifices perfides et variés à l’aide desquels leurs prosélytes cherchent à en-lacer les hommes. Ceux qui ont charge de préparer les jeunes gens à recevoir les sacrements comme il faut, agi-raient sagement s’ils amenaient chacun d’eux à prendre la ferme résolution de ne s’agréger à aucune société à l’insu de leurs parents ou sans avoir consulté leur curé ou leur confesseur. Du reste, nous savons très bien que nos communs labeurs, pour arracher du champ du Seigneur ces semences pernicieuses, seraient tout à fait impuissants si, du haut du ciel, le Maître de la vigne ne secondait ces efforts. Il est donc nécessaire d’implorer Son assistance et Son secours avec une grande ardeur et par des sollicitations réitérées, proportionnées à la nécessité des circonstances et à l’intensité du péril. Fière de ses précédents succès, la secte des francs-maçons lève insolemment la tête et son audace semble ne plus connaître aucune borne. Rattachés les uns aux autres par le lien d’une fédération criminelle et de leurs projets occultes, ses adeptes se prêtent un mutuel appui et se provoquent entre eux à oser et à faire le mal.
A une si violente attaque doit répondre une défense énergique. Que les gens de bien s’unissent donc, eux aussi, et forment une immense coalition de prière et d’efforts. En conséquence, Nous leur demandons de faire entre eux, par la concorde des esprits et des cœurs, une cohésion qui les rendent invincibles contre les assauts des sectaires. En outre, qu’ils tendent vers Dieu des mains suppliantes et que leurs gémissements s’efforcent d’obtenir la prospérité et les progrès persévérants du christianisme, la paisible jouissance pour l’Eglise de la liberté nécessaire, le retour des égarés au bien, le triomphe de la vérité sur l’erreur, de la vertu sur le vice. Demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu, de se faire notre auxiliaire et notre interprète. Victorieuse de Satan dès le premier instant de sa conception, qu’Elle déploie sa puissance contre les sectes réprouvées qui font si évi-demment revivre parmi nous l’esprit de révolte, l’incorrigible perfidie et la ruse du démon. Appelons à notre aide le prince des milices célestes, saint Michel, qui a précipité dans les enfers les anges révoltés ; puis saint Joseph, l’époux de la Très Sainte Vierge, le céleste et tutélaire patron de l’Eglise catholique et les grands apôtres saint Pierre et saint Paul, ces infatigables semeurs et ces champions invincibles de la foi catholique. Grâce à leur protection et à la persévérance de tous les fidèles dans la prière, Nous avons la confiance que Dieu daignera envoyer un secours opportun et miséricordieux au genre humain en proie à un si grand danger. En attendant, comme gage des dons célestes et comme témoignage de Notre bienveillance, Nous vous envoyons du fond du cœur la bénédiction apostolique, à vous, Vénérables Frères, ainsi qu’au clergé et aux peuples confiés à votre sollicitude.
Donné à Rome, près Saint Pierre, le 20 avril 1884, de Notre Pontificat la septième année. LÉON XIII, PAPE

ARCANUM DIVINAE : lettre encyclique du Pape Léon XIII sur le Mariage Chrétien.

ARCANUM DIVINAE

LETTRE ENCYCLIQUE
DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIII
SUR LE MARIAGE CHRÉTIEN



Aux Patriarches, Primats, Archevêques, et Evêques du monde catholique en grâce et communion avec le Siège apostolique.

Le mystérieux dessein de la sagesse divine que Jésus-Christ, le sauveur des hommes, devait accomplir sur terre, était de restaurer divinement par Lui et en Lui le monde, atteint d’une espèce de sénilité. C’est ce que l’apôtre saint Paul exprimait en termes magnifiques lorsqu’il écrivait aux Ephésiens : Le mystère de sa volonté… c’est de restaurer dans le Christ toutes les choses qui sont au ciel et sur 1a terre ( Eph. I, 9-10. ).
Lorsque le Christ, Notre-Seigneur, entreprit d’exécuter l’ordre que lui avait donné son Père, il délivra le monde de sa décrépitude en imprimant aussitôt à toutes choses comme une nouvelle forme et une nouvelle beauté. Il guérit les blessures que le péché de notre premier père avait faites à la nature humaine. Il remit en grâce avec Dieu l’homme qui, par nature, était enfant de la colère. Il amena à la lumière de la vérité les esprits fatigués par de longues erreurs. Il fit renaître à toutes les vertus ceux qui étaient usés par toutes les impuretés. Ayant rendu aux hommes l’héritage de la béatitude éternelle, il leur donna, l’espérance certaine que leur corps mortel et périssable participerait un jour à l’immortalité et à la gloire céleste.

Pour rendre de si remarquables bienfaits aussi durables que l’humanité, il constitua enfin l’Eglise dépositaire de son pouvoir. Il la chargea, en prévision de l’avenir, de rétablir l’ordre dans la société humaine là où il serait troublé, de relever ce qui viendrait à tomber en ruine.

Cette restauration divine, dont Nous avons parlé, concerne principalement et directement les hommes établis dans l’ordre surnaturel de la grâce. Cependant les résultats précieux et salutaires qui en découlent se sont fait largement sentir même dans l’ordre naturel. Il en est résulté, tant pour la société universelle du genre humain que pour l’individu en particulier, un grand perfectionnement sous tous rapports.

L’ordre chrétien des choses une fois fondé eut pour l’homme cet heureux résultat que chacun apprit et s’accoutuma à se reposer sur la providence paternelle de Dieu, et à espérer les secours célestes avec la certitude de n’être pas trompé. De là sont nées la force, la modération, la constance, l’égalité d’âme provenant de la paix, enfin un grand nombre de vertus éclatantes et d’œuvres excellentes.

Quant à la société familiale et à la société civile, il est étonnant de voir à quel point elles ont gagné en dignité, en stabilité, en honneur. L’autorité des princes devint plus équitable et plus sainte, l’obéissance des peuples plus volontaire et plus facile, l’union des citoyens plus étroite, le droit de propriété plus garanti. Bref la religion chrétienne veilla et pourvut à toutes les choses qui sont considérées comme utiles dans l’Etat. Ainsi, selon le mot de saint Augustin, elle n’aurait pas, semble-t-il, pu rendre la vie plus tranquille et plus heureuse, lors même qu’elle aurait été établie dans le but unique de procurer et de multiplier les avantages et les bienfaits de la vie présente.

Mais notre intention n’est pas d’énumérer tout ce qui a été fait en ce genre. Nous voulons seulement parler de la société familiale, dont le mariage est le principe et le fondement.

Tout le monde sait, Vénérables Frères, quelle est la véritable origine du mariage. Les détracteurs de la foi chrétienne refusent d’admettre en cette matière la doctrine constante de l’Eglise. Ils veulent, depuis longtemps déjà, détruire la tradition de tous les peuples et de tous les siècles. Malgré leurs efforts, ils n’ont pu, ni éteindre, ni affaiblir la force et l’éclat de la vérité. Nous rappelons donc des choses qui sont connues de tous et ne font doute pour personne.

Après avoir, au sixième jour de la création, formé l’homme du limon de la terre, et après avoir envoyé sur sa face le souffle de vie, Dieu voulut lui adjoindre une compagne, qu’il tira merveilleusement du flanc de l’homme endormi. En agissant ainsi, Dieu voulut, dans sa très haute providence, que ce couple fût l’origine naturelle de tous les hommes et qu’il servît à la propagation du genre humain et à sa conservation dans tous les temps par une série ininterrompue de générations.

Afin de répondre plus parfaitement aux très sages desseins de Dieu, cette union de l’homme et de la femme se présenta, dès ce temps-là, avec deux propriétés principales et nobles entre toutes, qui lui furent pour ainsi dire profondément imprimées et gravées, à savoir l’unité et la perpétuité. C’est ce que nous voyons déclaré et ouvertement confirmé dans l’Evangile par la divine autorité de Jésus-Christ. Selon l’affirmation qu’il fit aux Juifs et aux apôtres, le mariage, en vertu de son institution même, ne doit exister qu’entre deux personnes, c’est-à-dire entre l’homme et la femme : des deux il se forme comme une seule chair, et le lien nuptial est, de par la volonté de Dieu, si intimement et si fortement noué, qu’il n’est au pouvoir de personne de le délier ou de le rompre. L’homme s’attachera à son épouse, et ils seront deux en une seule chair. C’est pourquoi ils ne sont déjà plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc point ce que Dieu a uni (

Matth. XIX, 5-6) .
Cette forme de mariage, si excellente et si élevée, commença peu à peu à se corrompre et à disparaître chez les peuples païens.

On la vit même se voiler et s’obscurcir jusque dans la race des Hébreux. Une coutume en effet s’était établie parmi eux, qui permettait à chaque homme d’avoir plus d’une femme. Plus tard Moïse, en raison de la dureté de leur cœur (

Matth. XIX, 8 ), eut la condescendance de leur laisser la faculté de la répudiation. La voie fut ainsi ouverte au divorce.
Quant à la société païenne, on peut à peine croire à quelle corruption, à quelle déformation le mariage y fut réduit, asservi qu’il était aux fluctuations des erreurs de chaque peuple et des plus honteuses passions.

Toutes les nations oublièrent plus ou moins la notion et la véritable origine du mariage. On promulguait partout sur cet objet des lois qui semblaient dictées par des raisons d’Etat et n’étaient pas conformes aux prescriptions de la nature. Des rites solennels, inventés selon le caprice des législateurs, faisaient attribuer aux femmes, ou bien le nom honorable d’épouse, ou bien le nom honteux de concubine. On en était même arrivé à ce point que l’autorité des chefs de l’Etat décidait qui pouvait se marier et qui ne le pouvait pas ; car les lois étaient, en bien des points, contraires à l’équité et favorables à l’injustice. En outre, la polygamie, la polyandrie, le divorce furent cause que le lien nuptial se relâcha considérablement.

De plus il y avait une extrême perturbation dans les droits et les devoirs mutuels des époux.

Le mari acquérait sa femme comme une propriété et la répudiait souvent sans juste cause. Adonné à une licence indomptable et effrénée, il se permettait impunément de fréquenter les mauvais lieux et les courtisanes esclaves, comme si ce n’était pas la volonté déréglée, mais la dignité compromise, qui constituait le péché (

S. Jérôme Epist. 77, 3 PL 22, 691 ).
Au milieu de ce déchaînement du libertinage de l’homme, rien n’était plus misérable que la femme. Elle était abaissée à ce point d’humiliation qu’elle était en quelque sorte considérée comme un simple instrument destiné à assouvir la passion ou à produire des enfants. On n’eut même pas honte de vendre et d’acheter les femmes à marier, ainsi que l’on fait pour les choses matérielles (

Arnobius, Adversus Gentes, 4 ). En même temps on donnait au père et au mari la faculté d’infliger à la femme le dernier supplice.
Sortie de tels mariages, la famille était nécessairement, ou bien dans la main de l’Etat, ou bien à la merci du père (

Dionysius Halicarnassus, lib. II, c. 26-27 ). Les lois donnaient, en outre, à ce dernier le pouvoir non seulement de conclure et de rompre à son gré les mariages de ses enfants, mais d’exercer sur eux-mêmes le droit barbare de vie ou de mort.
Tous ces vices, toutes ces ignominies qui déshonoraient les mariages furent enfin supprimés et guéris par Dieu. Jésus-Christ voulant restaurer la dignité humaine et perfectionner les lois mosaïques, s’occupa du mariage avec une sollicitude toute particulière.

En effet, il ennoblit par sa présence les noces de Cana en Galilée, et les rendit mémorables par le premier de ses miracles (

Joan. II ). Aussi le mariage semble-t-il avoir commencé à recevoir ce jour-là, en raison de ces circonstances, un nouveau caractère de sainteté.
Ensuite il ramena le mariage à la noblesse de sa première origine. Il réprouva donc les mœurs des Juifs qui abusaient de la multiplicité des épouses et de la faculté de les répudier. Il voulut surtout que personne n’osât séparer ce que Dieu avait joint par un lien d’union perpétuelle. C’est pourquoi, après avoir écarté les difficultés que l’on tirait des institutions mosaïques, il formula, en qualité de législateur suprême, cette règle sur le mariage : Or, je vous dis que quiconque aura renvoyé sa femme hors le cas d’adultère, et en aura pris une autre, commet un adultère, et celui qui aura pris celle qui a été renvoyée commet aussi un adultère (

Matth. XIX, 9 ).
Ce qui a été décrété et établi par l’autorité de Dieu au sujet des mariages, fut transmis oralement ou par écrit, en termes plus explicites et plus clairs, par les apôtres, messagers des lois divines. Il faut rapporter à leur enseignement ce que les Saints Pères, les Conciles et la tradition universelle de l’Eglise nous ont toujours affirmé (

Conc. Trid., sess. XXIV, in principio) à savoir que Notre-Seigneur Jésus-Christ a élevé le mariage à la dignité de sacrement. Grâce à Lui, les époux, revêtus et munis de la grâce céleste, fruit de ses mérites, purent se sanctifier dans le mariage même. Dans ce mariage, image admirable de son union mystique avec l’Eglise, il a rendu l’amour naturel plus parfait et resserré plus étroitement, par le lien de la divine charité, la société familiale, déjà indivisible de sa nature ( Conc. Trid., sess. XXIV, cap.1, De reformatione matrimonii. ). Epoux, dit saint Paul aux Ephésiens, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle afin de la sanctifier… Les époux doivent aimer leurs femmes comme leur propre corps… car jamais personne n’a haï sa chair, mais il la nourrit et la soigne comme fait le Christ pour l’Eglise, parce que nous sommes les membres de son corps, formés de sa chair et de ses os. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et ils seront deux en une seule chair. Ce mystère est grand ; je veux dire, par rapport au Christ et à l’Eglise ( Eph. V, 25-32).
Nous avons appris également par l’enseignement des apôtres que Jésus-Christ a déclaré saintes et décrété à jamais inviolables l’unité et la stabilité perpétuelle exigées par l’origine même du mariage. A ceux qui sont unis par le mariage, dit encore saint Paul, je prescris, ou plutôt ce n’est pas moi, c’est le Seigneur, que la femme ne se sépare pas de son mari. Si elle s’en sépare, qu’elle reste sans se marier, ou se réconcilie avec son mari (

I Cor. VII, 10-11 ). Et il ajoute : La femme est liée à la loi, tant que vit son mari ; si son mari vient à mourir, elle est libre ( I Cor. VII, 39 ). Pour ces motifs le mariage est donc un grand sacrement ( Eph. V, 32 ), honorable en tout ( Hebr. XIII, 4 ), saint, chaste, digne de respect en raison des choses très hautes dont il est la figure.


Mais ce n’est pas uniquement dans ce qui vient d’être rappelé que se trouve la chrétienne et souveraine perfection du mariage. Car en premier lieu, la société conjugale eut désormais un but plus noble et plus élevé qu’auparavant. Sa mission ne fut plus seulement de pourvoir à la propagation du genre humain, mais d’engendrer les enfants de l’Eglise, les concitoyens des saints et les serviteurs de Dieu (Eph. II, 19) , afin qu’un peuple fût procréé et élevé pour le culte et la religion du vrai Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ ( Catéch. Rom., c. XXVII, IV ).
En second lieu, les devoirs de chacun des deux époux furent nettement définis, leurs droits exactement fixés. Il faut qu’ils se souviennent toujours qu’ils se doivent mutuellement le plus grand amour, une fidélité constante, une aide prompte et assidue.
L’homme est le prince de la famille et le chef de la femme. Celle-ci cependant est la chair de sa chair et l’os de ses os. Comme telle, elle doit être soumise à son mari et lui obéir, non à la manière d’une esclave, mais d’une compagne. Ainsi l’obéissance qu’elle lui rend ne sera pas sans dignité ni sans honneur. Dans celui qui commande, ainsi que dans celle qui obéit, puisque tous deux sont l’image, l’un du Christ, l’autre de l’Eglise, il faut que la charité divine soit la règle perpétuelle du devoir, car le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef de l’Eglise. Mais de même que l’Eglise est soumise au Christ, ainsi les femmes doivent être soumises à leurs maris en toutes choses (Eph. V, 23-24).Pour ce qui regarde les enfants, ils doivent être soumis à leurs parents, leur obéir et les honorer par devoir de conscience. En retour, les parents doivent appliquer toutes leurs pensées et tous leurs soins à protéger leurs enfants et surtout les élever dans la vertu. Pères, élevez-les (vos fils), en les corrigeant et en les avertissant selon le Seigneur (

Eph. VI, 4) . On voit par là que les devoirs des époux sont nombreux, et graves. Grâce à la vertu que donne le sacrement, ils deviennent cependant pour les bons époux, non seulement tolérables, mais pleins de joie.
Lorsque Jésus-Christ eut ainsi ramené le mariage à une si grande perfection, il en remit et en confia toute la discipline à l’Eglise. L’Eglise, en effet, exerça ce pouvoir sur les mariages des chrétiens en tout temps et en tout lieu. Elle le fit de façon à montrer évidemment que ce pouvoir lui appartenait en propre, qu’il ne lui venait pas du consentement des hommes, mais qu’elle l’avait acquis par la volonté divine de son auteur. On sait avec quel soin et quelle vigilance elle s’occupa de maintenir la sainteté du mariage et de lui garder son véritable caractère ; il est inutile de le démontrer.

Ainsi une décision du concile de Jérusalem a réprouvé les amours dissolues et libres (

Act. XV, 29 ). Saint Paul a condamné un citoyen de Corinthe, coupable d’inceste ( I Cor. V, 5) . L’Eglise a toujours, avec la même énergie, repoussé et réprimé les efforts de ceux qui s’attaquèrent au mariage chrétien, tels que les gnostiques, les manichéens, les montanistes, dans les premiers temps du christianisme, et de nos jours, les mormons, les saint-simoniens, les phalanstériens, les communistes.


Ainsi encore le droit du mariage fut établi égal entre tous et le même pour tous, par la suppression de l’ancienne distinction entre esclaves et hommes libres. Les droits du mari et de la femme devinrent semblables. Comme le disait saint Jérôme, chez nous ce qui n’est pas permis aux femmes ne l’est pas non plus aux maris et ils subissent le même joug sous une même condition (S. Jérôme, Epist. 77 PL 22, 691) . Ces droits trouvèrent dans l’affection mutuelle et les devoirs réciproques un affermissement solide. La dignité de la femme fut revendiquée et garantie. Il fut défendu à l’homme de punir de mort la femme adultère et de violer la foi jurée, pour satisfaire ses passions et son impudicité. Et, ce qui est aussi de grande importance, l’Eglise limita, dans la mesure voulue, le pouvoir du père de famille, afin que la juste liberté des fils et des filles désireux de se marier ne fût en rien diminuée. Elle décréta la nullité des mariages entre parents et alliés à un certain degré, afin que l’amour surnaturel des époux se répandît en un champ plus vaste. Elle prit soin, tant qu’elle le put, d’écarter du mariage l’erreur, la violence et la fraude. Elle voulut que la sainte pudeur de la couche nuptiale, la sécurité des personnes, l’honneur des mariages, les droits de la religion, fussent maintenus et sauvegardés. Enfin, elle entoura cette institution divine de tant de force, de tant de lois prévoyantes, que, pour tout juge impartial, l’Église, même en ce qui concerne le mariage est la meilleure garde, la meilleure défense de la société humaine. Sa sagesse a triomphé de la course du temps, de l’injustice des hommes, des vicissitudes innombrables de la politique.

Par suite des efforts de l’ennemi du genre humain, il y a des hommes qui, répudiant avec ingratitude les autres bienfaits de la Rédemption, méprisent ou méconnaissent tout à fait la restauration opérée et la perfection introduite dans le mariage. Ce fut la honte d’un certain nombre d’anciens d’avoir combattu le mariage en quelques-unes de ses prérogatives. Mais combien plus pernicieuse est la faute de ceux qui, à notre époque, veulent modifier de fond en comble la nature du mariage qui est parfaite et complète sous tous ses rapports et dans toutes ses parties !
La raison principale de ces attaques, c’est qu’imbus des opinions d’une fausse philosophie et livrés à des habitudes corrompues, de nombreux esprits ont avant tout l’horreur de la soumission et de l’obéissance. Ils travaillent donc avec acharnement à amener, non seulement les individus, mais encore les familles et toute la société humaine, à mépriser orgueilleusement la souveraineté de Dieu.
Or, la source et l’origine de la famille et de la société humaine tout entière se trouvent dans le mariage. Ils ne peuvent donc souffrir en aucune façon qu’il soit soumis à la juridiction de l’Eglise. Bien plus, ils s’efforcent de le dépouiller de toute sainteté et de le faire entrer dans la petite sphère de ces choses instituées par l’autorité humaine, régies et administrées par le droit civil. En conséquence, ils attribuent aux chefs de l’Etat et refusent à l’Eglise tout droit sur les mariages ; ils affirment qu’elle n’a exercé autrefois un pouvoir de ce genre qua par concession des princes, ou par usurpation. Ils ajoutent qu’il est temps désormais que les chefs d’Etat revendiquent énergiquement leurs droits et se mettent à régler librement tout ce qui concerne la matière du mariage. De là est venu ce qu’on appelle vulgairement le mariage civil.
De là ces lois promulguées sur les cas d’empêchement de mariage ; de là ces sentences judiciaires sur les contrats de mariage, décidant s’ils sont valides ou non. Enfin nous voyons que tout pouvoir de légiférer ou de juger en cette matière a été si soigneusement enlevé à l’Église, qu’on ne tient plus aucun compte, ni de son autorité divine, ni des lois prudentes sous l’empire desquelles ont vécu pendant si longtemps les peuples qui reçurent avec la sagesse chrétienne la lumière de la civilisation.

Cependant les rationalistes et tous ceux qui, professant avant tout le culte de l’Etat-Dieu, s’efforcent par ces mauvaises doctrines de jeter le trouble dans tous les peuples, ne peuvent échapper au reproche de fausser la vérité.

En effet, le mariage a Dieu pour auteur. Il a été dès le principe comme une figure de l’incarnation du Verbe de Dieu. Il y a par cela même en lui quelque chose de sacré et de religieux, qui n’est pas surajouté, mais inné, qu’il ne doit pas aux hommes, mais qu’il tient de la nature. C’est pourquoi Innocent III et Honorius III, Nos prédécesseurs ont pu, avec raison et sans témérité, affirmer que le sacrement de mariage existe chez les fidèles et chez les infidèles. Ainsi l’attestent les témoignages mêmes de l’antiquité, les mœurs et les institutions des peuples qui ont été les plus civilisés et se sont distingués par une connaissance plus parfaite du droit et de l’équité. Il est certain que chez tous ces peuples, par l’effet d’une perception innée et habituelle, l’idée du mariage éveillait spontanément dans l’esprit la notion d’une chose associée à la religion et à la sainteté. Aussi était-il d’usage chez eux de ne point célébrer de mariage sans les cérémonies du culte, l’autorité des Pontifes et le ministère des prêtres ; tant avaient de force, même dans les âmes privées de la doctrine céleste, la nature des choses, le souvenir des origines et la conscience du genre humain ! Le mariage étant donc, de lui-même, par essence et par nature, une chose sacrée, doit être réglé et régi, non par le pouvoir des princes, mais par la divine autorité de l’Église, seule maîtresse des choses sacrées.

Il faut considérer ensuite la dignité du sacrement qui, en se surajoutant au mariage chrétien, l’a rendu beaucoup plus noble. Or, par la volonté de Jésus-Christ, l’Eglise seule peut et doit statuer et disposer sur les sacrements. Il est donc tout à fait absurde de vouloir faire passer aux mains de l’autorité civile la moindre parcelle de ce pouvoir.

Enfin, le témoignage de l’histoire est ici très important et très fort. Il montre manifestement que ce pouvoir législatif et judiciaire, dont Nous parlons, a toujours été librement exercé par l’Eglise, même dans les temps où il serait ridicule et insensé d’imaginer pour cela l’assentiment ou la connivence des chefs de l’Etat. En effet, quoi de plus incroyable et de plus absurde que de prétendre que le Christ Notre-Seigneur ait reçu délégation du procureur de la province ou du roi des Juifs, pour condamner l’habitude invétérée de la polygamie et de la répudiation ! de même, que l’apôtre saint Paul, lorsqu’il interdit les divorces et les mariages incestueux, ait agi par permission ou par mandat tacite de Tibère, de Caligula, de Néron ! On ne pourra jamais non plus persuader à un homme sain d’esprit, que toutes les lois de l’Eglise sur la sainteté et l’indissolubilité du mariage, sur les unions entre esclaves et femmes libres aient été promulguées après autorisation obtenue des empereurs romains. Ces ennemis déclarés du nom chrétien n’avaient rien de plus à cœur que de l’étouffer par la violence et le massacre. Ceci est d’autant plus évident que le droit établi par l’Eglise s’écartait parfois du droit civil, au point qu’Ignace le Martyr (

Epistola ad Polycarpum, cap. 5 PG 5, 723-724) , Justin ( Apolog. Maj., 15 PG 6. 349A. B ), Athenagoras ( Legat. pro Christian., 32, 33 PG 6, 963-968) et Tertullien ( De coron. milit., 13 PL 2, 116 ), dénonçaient publiquement, comme illicites et adultères, quelques-unes de ces unions que les lois impériales favorisaient cependant.
Plus tard, lorsque toute la puissance eut passé aux empereurs chrétiens, les souverains Pontifes et les évêques réunis en conciles continuèrent toujours, avec la même liberté et la même conscience de leur droit, à ordonner et à défendre au sujet du mariage ce qu’ils jugeaient utile, ce qui leur semblait convenir aux différentes époques, malgré le désaccord qui pouvait exister entre leurs décrets et les institutions civiles. Personne n’ignore combien de décisions, souvent contraires aux ordonnances de la législation impériale, furent prises par les pasteurs de l’Eglise dans les conciles de Grenade, d’Arles, de Chalcédoine, dans le deuxième de Milève et dans les autres, au sujet des empêchements de mariages pour motifs de vœu, différence du culte, consanguinité, crime, honnêteté publique. Bien loin de s’attribuer le pouvoir sur le mariage chrétien, les princes ont plutôt reconnu et proclamé qu’il appartenait, dans sa plénitude, à l’Eglise. En effet, Honorius, Théodose le Jeune, Justinien, n’hésitèrent pas à avouer que, dans les matières qui se rapportent au mariage, ils n’avaient d’autre autorité que celle de gardiens et de défenseurs des saints canons. Quant aux empêchements de mariage, s’ils promulguèrent à ce sujet des édits, ils en exposèrent spontanément le motif en déclarant qu’ils le faisaient avec la permission et par l’autorité de l’Eglise. C’est à son jugement d’ailleurs qu’ils avaient coutume de recourir ou de déférer avec respect dans les controverses au sujet de la légitimité des naissances, des divorces, et de toutes les questions enfin qui avaient quelque rapport essentiel avec le lien conjugal. Il a donc été défini à bon droit au concile de Trente qu’il est au pouvoir de l’Eglise d’établir des empêchements dirimants (

Conc. Trid., sess. XXIV, can. 4 ) et que les causes matrimoniales ressortissent aux tribunaux ecclésiastiques ( Ibid., can. 12).
Que personne non plus ne se laisse prendre à cette distinction, tant prônée des légistes, qui sépare le contrat nuptial du sacrement. Son but est de livrer le contrat au pouvoir et au jugement des princes temporels, en réservant à l’Eglise le sacrement.

Cette distinction, ou, pour mieux dire, cette séparation ne saurait être admise. Il est reconnu que, dans le mariage chrétien, le contrat ne peut être séparé du sacrement. Il ne peut donc y avoir contrat véritable et légitime, sans qu’il y ait, par cela même, sacrement. En effet, Notre-Seigneur Jésus-Christ a élevé le mariage à la dignité de sacrement ; or, le mariage c’est le contrat lui-même, s’il est fait selon le droit.

En outre, le mariage est un sacrement, parce qu’il est un signe sacré qui produit la grâce et offre l’image des noces mystiques du Christ avec l’Eglise. Or, la forme et la figure de ces noces sont précisément ce lien de parfaite union qui lie l’homme et la femme l’un à l’autre, et qui n’est autre que le mariage lui-même. Toute union légitime entre chrétiens est donc évidemment, en soi et par soi, sacrement. Il n’y a rien de plus contraire à la vérité que de considérer le sacrement comme une sorte de cérémonie additionnelle, ou un caractère extrinsèque qui puisse au gré des hommes être disjoint et retranché du contrat.

Donc, la raison ne prouve pas, et l’histoire, ce témoin des temps, ne montre pas davantage que le pouvoir sur le mariage des chrétiens ait été légitimement attribué aux chefs de l’Etat. Si le droit d’autrui a été violé en cette matière, personne ne dira qu’il l’a été par l’Eglise.

Plût à Dieu que les doctrines rationalistes ne fussent pas aussi fécondes en ruines et en calamités qu’elles sont pleines de mensonge et d’injustice. Mais on voit facilement quels maux la profanation des mariages a produits et produira dans la société tout entière.

D’après une loi divinement établie dès l’origine, les institutions dont Dieu et la nature ont été les auteurs, nous sont d’autant plus utiles et salutaires qu’elles demeurent plus intégralement et plus immuablement dans leur état primitif. Dieu, le créateur de toutes choses, savait bien ce qu’exigeaient l’établissement et la conservation de chacune d’elles. Il les a toutes ordonnées par sa volonté et dans son esprit, de façon que chacune atteignît convenablement sa fin. Mais si la témérité ou la malice des hommes veut changer et troubler l’ordre des choses établi avec la plus admirable providence, les institutions les plus sagement et les plus utilement disposées deviennent nuisibles ou cessent d’être utiles, soit qu’elles aient en se modifiant perdu leur efficacité pour le bien, soit que Dieu lui-même veuille tirer ce châtiment de l’orgueil et de l’audace des hommes.

Or ceux qui nient le caractère sacré du mariage et qui, après l’avoir dépouillé de toute sainteté, le mettent au rang des choses profanes renversent les fondements de la nature. Ils s’opposent aux desseins de la divine Providence, et détruisent, autant qu’il est en eux, ce que Dieu a établi. Aussi n’est-il pas étonnant que ces efforts insensés et impies produisent tant de maux si funestes au salut des âmes et au maintien de la société.

Si l’on considère le but de l’institution divine du mariage, Dieu a voulu évidemment mettre en lui les sources les plus fécondes du bien et du salut publics. En effet, le mariage, qui tend à la propagation du genre humain, a aussi pour objet de rendre la vie des époux meilleure et plus heureuse. Il le fait de plusieurs manières : par l’assistance mutuelle dans le support des nécessités de la vie, par un amour constant et fidèle, par la mise en commun de tous les biens, par la grâce céleste qui émane du sacrement.

Le mariage est aussi, pour la famille, une aide très efficace. Quand il est selon l’ordre de la nature et conforme aux desseins de Dieu, il contribue puissamment à maintenir la concorde entre les parents, à assurer la bonne éducation des enfants, à régler la puissance paternelle sur le modèle de la puissance divine, à rendre les enfants obéissants à leurs parents et les serviteurs à leurs maîtres.

Les Etats peuvent attendre de tels mariages une race et des générations de citoyens qui, animés de sentiments honnêtes et élevés dans le respect et l’amour de Dieu, se considéreront comme obligés d’obéir à ceux qui commandent justement et légitimement, d’aimer leur prochain et de ne léser personne.

Ces résultats, si nombreux et si importants, le mariage les a réellement procurés, aussi longtemps qu’il a conservé les qualités de sainteté, d’unité de perpétuité d’où dépend toute son influence féconde et salutaire. Il aurait certainement continué à produire les mêmes effets, s’il était resté toujours et partout sous l’autorité et sous la sauvegarde de l’Eglise, fidèle gardienne et restauratrice de ses prérogatives. Mais on a voulu partout substituer le droit humain au droit naturel et divin. Dès lors, la haute conception du mariage, imprimée et comme scellée par la nature dans l’esprit des hommes, a commencé à s’altérer. De plus dans les mariages des chrétiens eux-mêmes, la source productrice de ces grands bienfaits s’est beaucoup affaiblie par la malice des hommes.

Que peut-on attendre de bon de ces familles, d’où l’on veut bannir la religion chrétienne, qui est la mère de tous les biens, qui entretient les plus hautes vertus, qui excite et entraîne vers tout ce qui honore une âme généreuse et élevée ?

La religion écartée et rejetée, le mariage tombe nécessairement sous la servitude de la nature vicieuse de l’homme et des pires passions maîtresses de son cœur : l’honnêteté naturelle ne peut pas lui fournir une efficace protection. C’est de là que tant de maux ont découlé non seulement dans les familles particulières, mais aussi dans les Etats. Sans la crainte salutaire de Dieu, sans cet adoucissement aux épreuves de la vie qu’on ne trouve nulle part autant que dans la religion chrétienne, il arrive très souvent, comme par une pente naturelle, que les charges et les devoirs du mariage semblent presque insupportables.

Le nombre n’est que trop grand de ceux qui, jugeant que le lien contracté dépend de leur volonté et d’un droit purement humain, éprouvent le désir de le rompre lorsque l’incompatibilité des caractères, ou la discorde, ou l’infidélité d’un des époux, ou le consentement réciproque, ou d’autres raisons les engagent à recouvrer leur liberté.

Si la loi s’oppose à la réalisation de leurs intentions déréglées, ils s’écrient que les lois sont injustes, inhumaines, contraires au droit de citoyens libres. Ils en concluent qu’il faut mettre tout en œuvre pour les annuler et les abroger et leur autoriser le divorce par une loi plus commode. Les législateurs actuels, qui professent un attachement si tenace aux mêmes principes de droit ne peuvent pas se défendre contre ces tendances perverses dont nous avons parlé, lors même qu’ils le voudraient ardemment. C’est pourquoi on en conclut qu’il faut céder aux exigences de l’époque et que le divorce doit être autorisé.

C’est ce que l’histoire elle-même nous apprend, par exemple, à la fin du siècle dernier. Pendant cette révolution ou plutôt cette dissolution de la France, alors que la société s’était sécularisée en chassant Dieu de son sein, on en vint finalement à sanctionner le divorce par les lois. Beaucoup de gens désirent aujourd’hui les voir remises en vigueur, parce qu’ils veulent bannir Dieu et l’Église et les chasser de la société humaine. Ils s’imaginent follement qu’il faut demander à de pareilles lois un remède suprême à la corruption croissante des mœurs.

Mais il est à peine besoin de dire tout ce que le divorce renferme de conséquences funestes.

Il rend les contrats de mariage révocables ; il amoindrit l’affection mutuelle ; il fournit de dangereux stimulants à l’infidélité ; il compromet la conservation et l’éducation des enfants ; il offre une occasion de dissolution à la société familiale ; il sème des germes de discorde entre les familles ; il dégrade et ravale la dignité de la femme, qui court le danger d’être abandonnée après avoir servi aux passions de l’homme.

Or il n’y a rien de plus puissant pour détruire les familles et briser la force des Etats que la corruption des mœurs. Il n’y a donc rien de plus contraire à la prospérité des familles et des Etats que le divorce. Né de la perversion morale des peuples, le divorce, l’expérience l’atteste, ouvre la voie et la porte à une dépravation plus grande encore des mœurs privées et publiques.

Ces maux paraîtront encore plus graves si l’on considère qu’une fois la liberté du divorce accordée, il n’y aura jamais d’obstacle assez puissant pour la contenir dans les limites déterminées et prévues d’avance.

Grande est la force des exemples, plus grande encore est celle des passions. Avec de pareils stimulants, il doit arriver que le désir effréné du divorce, s’insinuant chaque jour davantage, s’empare d’un plus grand nombre de cœurs. C’est comme une maladie qui se propage par contagion, ou comme un fleuve qui déborde après avoir franchi ses digues.

Toutes ces choses sont évidentes par elles-mêmes. Elles deviennent plus manifestes encore par l’évocation des souvenirs du passé. Dès que la loi eut facilité les divorces, on vit croître rapidement les dissentiments, les querelles, les séparations. Il en est résulté une telle corruption que ceux mêmes qui avaient été les défenseurs du divorce en vinrent à se repentir de leur œuvre. S’ils n’avaient cherché à temps à y remédier par la loi contraire, il était à craindre que la société ne courût précipitamment à sa perte.

On rapporte que les anciens Romains virent avec horreur les premiers cas de divorce. Mais le sentiment de l’honnêteté s’oblitéra bientôt dans les esprits. La pudeur, modératrice de la passion, disparut. La foi conjugale fut alors violée avec une telle licence qu’on peut admettre comme très vraisemblable ce que nous lisons dans plusieurs écrivains, que les femmes avaient coutume de compter leurs années, non par le changement des consuls, mais par celui de leurs maris.

De même chez les protestants, on avait d’abord promulgué des lois pour permettre le divorce en certains cas déterminés, vraiment peu nombreux. Mais, on le reconnut bientôt, en raison du rapprochement de causes semblables, le nombre s’en accrut en Allemagne, en Amérique et ailleurs, à tel point que les gens encore sensés estimèrent souverainement déplorable cette extrême dépravation des mœurs et l’intolérable imprudence des lois.

Les choses ne se passèrent pas autrement dans les Etats catholiques. Lorsqu’on y permit la rupture des mariages, la multitude des inconvénients qui en résultèrent dépassa de beaucoup les prévisions des législateurs. Ce fut un crime très fréquent que d’imaginer toute espèce d’artifices et de fraudes, et au moyen de sévices, d’injures et d’adultères, de forger des cas de divorce pour pouvoir dissoudre impunément les liens trop lourds de l’union conjugale. L’honnêteté publique en fut si ébranlée, que tous jugèrent qu’il fallait travailler au plus tôt à corriger les lois.

Comment douter que les lois favorables au divorce ne dussent avoir des suites également tristes et désastreuses, si elles étaient remises maintenant en vigueur ? Les inventions et les décrets des hommes ne sauraient avoir le pouvoir de changer la nature et le caractère des choses. Aussi ceux-là comprennent bien mal le bien public, qui croient pouvoir impunément bouleverser la condition essentielle du mariage, et qui, au mépris de la sainteté attachée au mariage par la religion et le sacrement, semblent vouloir l’avilir et l’abaisser au-dessous même du niveau établi par les lois païennes. S’ils ne changent pas d’avis, les familles et la société humaine auront donc toujours à craindre d’être misérablement jetées dans ce conflit et ce bouleversement universels, projetés depuis longtemps par les sectes criminelles des socialistes et des communistes. On voit combien il est déraisonnable et absurde de demander le salut public au divorce, qui doit plutôt amener la ruine certaine de la société.

Il faut donc le reconnaître, l’Eglise catholique a bien mérité de tous les peuples par le soin qu’elle a pris constamment de protéger la sainteté et la perpétuité des mariages. On lui doit une grande reconnaissance pour ses interventions. Elle a hautement réclamé contre les lois civiles si défectueuses en cette matière qui ont été promulguées depuis cent ans (

Pie VI, Epist. ad episc. Lucion., 20 mai 1793 ; Pie VII, let. encycl. du 17 fév. 1809 et constitution du 19 juillet 1817 ; Pie VIII, let. encycl. du 29 mai 1829 ; Grégoire XVI, constitution du 15 août 1832 ; Pie IX, alloc. du 22 sept. 1852.) . Elle a frappé d’anathème l’abominable hérésie des protestants sur le divorce et la répudiation (Conc. Trid., sess. XXIV, can. 5 et 7) . Elle a condamné à plusieurs reprises certains cas de dissolution de mariage adoptés par les Grecs (Concile de Florence et instructions d’Eugène IV aux Arméniens, Benoît XIV, constitution Etsi Pastoralis, 6 mai 1742). Elle a prononcé la nullité des mariages conclus à cette condition qu’ils pourraient être un jour dissous. Elle a enfin rejeté, dès le commencement, les lois impériales qui favorisaient malheureusement le divorce et la répudiation (S. Jérôme, Epist. 69, ad Oceanum PL 22, 657 ; S. Ambroise, Lib. 8 in cap. 16 Lucae, n. 5 PL 15, 1857 ; S. Augustin, De nuptiis, 1, 10, 11 PL 44, 420).
Chaque fois que les Pontifes suprêmes ont résisté aux princes les plus puissants, qui demandaient avec menaces à l’Eglise, de ratifier le fait de leur divorce, ils ont certainement lutté, non seulement pour l’intégrité de la religion, mais aussi pour la civilisation de l’humanité. Tous les âges admireront l’invincible fermeté dont témoignent les décrets de Nicolas Ier contre Lothaire ; ceux d’Urbain II et de Paschal II contre Philippe Ier, roi de France ; ceux de Célestin III et d’Innocent III contre Alphonse de Léon et Philippe II, roi de France ; ceux de Clément VII et de Paul III contre Henri VIII, ceux enfin du très saint et intrépide Pie VII contre Napoléon Ier, enorgueilli de ses succès et de la grandeur de son empire.

Si tous ceux qui gouvernent et administrent les affaires publiques avaient voulu se conformer à la raison, à la sagesse, et agir pour le bien des peuples, ils auraient dû maintenir intactes les saintes lois du mariage, et profiter du concours offert par l’Eglise, pour la protection des bonnes mœurs et la prospérité des familles, au lieu de faire soupçonner l’Eglise d’hostilité et de l’accuser faussement et injustement d’avoir violé le droit civil.

C’étaient d’autant plus leur devoir que l’Eglise catholique, qui ne peut manquer à aucune de ses obligations, ni renoncer à défendre son droit, a également pour habitude de se montrer toujours disposée à la bonté et à l’indulgence, lorsque l’intégrité de ses droits et la sainteté de ses devoirs ne sont pas menacées. Elle n’a donc jamais rien décrété sur le mariage sans avoir égard à l’état de la société et à la situation des peuples. Elle a plus d’une fois adouci, dans la mesure du possible, les rigueurs de ses lois, lorsqu’il y avait des causes graves et justes.

Elle n’ignore pas, et elle reconnaît, que le sacrement du mariage, ayant pour objet la conservation et l’accroissement de la société humaine, a des relations nécessaires et des points de contact avec les choses humaines. Celles-ci sont bien des conséquences du mariage, mais elles rentrent dans l’ordre civil et sont de la compétence et du ressort des chefs de l’Etat.

Jésus-Christ, le fondateur de l’Eglise, a voulu sans aucun doute que le pouvoir religieux fût distinct du pouvoir civil. Chacun d’eux peut, dans sa sphère propre, agir librement et sans contrainte.

Il y a toutefois une condition. Comme le requièrent leur avantage à tous deux et l’intérêt des hommes, l’union et la concorde doivent régner entre eux. De plus, dans les questions qui appartiennent pour des motifs différents à la juridiction et au jugement de l’un et de l’autre, celui à qui les choses humaines ont été confiées doit dépendre, comme il convient, de celui qui a la garde des choses célestes.

Cet arrangement et cette espèce d’harmonie sont ce qu’il y a de mieux pour les deux pouvoirs. C’est encore le moyen le plus opportun et le plus efficace de venir en aide aux hommes, en ce qui concerne la conduite de la vie et l’espérance du salut éternel. Ainsi que Nous l’avons démontré dans Nos précédentes Encycliques, de même que l’intelligence de l’homme, en s’accordant avec la foi chrétienne, s’ennoblit grandement et devient beaucoup plus forte pour éviter et repousser les erreurs, tandis que de son côté la foi reçoit de l’intelligence un précieux appui (

Aeterni Patris, 4 août 1879 ) ; de même, le bon accord de l’autorité civile avec le pouvoir sacré de l’Eglise assure à tous deux de grands avantages. La première y gagne en dignité et son autorité, ayant la religion pour guide, ne sera jamais injuste ; l’autre y trouve des moyens de protection et de défense pour le bien public des fidèles.
D’après ces considérations, Nous exhortons de nouveau fortement, comme déjà Nous l’avons fait en d’autres circonstances tous les chefs d’Etat à la concorde et à l’amitié avec l’Eglise. Nous leur tendons, en quelque sorte, la main les premiers, avec une bienveillance paternelle. Nous leur offrons le secours de notre puissance suprême, dont l’appui leur est à cette époque d’autant plus nécessaire que le droit de commander, comme s’il avait reçu quelque blessure, se trouve tout ébranlé dans l’opinion publique. En ce moment, les esprits sont avides d’une liberté sans frein et secouent avec une abominable audace le joug de toute autorité, même la plus légitime. Le salut public demande donc que les deux pouvoirs associent leurs forces pour prévenir les catastrophes qui menacent non seulement l’Eglise, mais encore la société civile.

Tout en recommandant hautement cet accord amical des volontés, et en priant Dieu, prince de la paix, d’inspirer à tous les hommes l’amour de la concorde, Nous ne pouvons Nous empêcher, Vénérables Frères, d’encourager de plus en plus, par Nos exhortations, votre activité, Votre zèle et votre vigilance, que Nous savons être si grands. Employez tous vos efforts, toute votre autorité, afin que, parmi les populations confiées à vos soins, rien ne vienne altérer ou corrompre la doctrine que Notre-Seigneur Jésus-Christ et les apôtres, interprètes de la volonté céleste, nous ont transmise, que l’Eglise catholique a conservée religieusement et qu’elle veut voir pratiquée par tous les chrétiens et dans tous les temps.

Prenez grand soin à ce que les peuples reçoivent abondamment les préceptes de la sagesse chrétienne. Qu’ils n’oublient jamais que le mariage a été établi originairement, non par la volonté des hommes, mais par l’autorité et la volonté de Dieu, avec cette loi absolue qu’il ne peut exister qu’entre un seul homme et une seule femme ; que le Christ, auteur de la nouvelle alliance, a transformé en sacrement cette institution qui était seulement réglée par la loi naturelle, et qu’il a transmis à son Eglise le pouvoir législatif et judiciaire sur ce qui concerne le lien conjugal. Il faut veiller attentivement à ce que les esprits ne soient pas induits en erreur sur ce point par les trompeuses théories des adversaires qui voudraient enlever ce pouvoir à l’Eglise.

Tout le monde doit savoir aussi que chez les chrétiens l’union de l’homme et de la femme, contractée en dehors du sacrement, n’a ni la validité, ni la nature d’un vrai mariage. Fût-elle conforme aux lois civiles, elle n’a cependant d’autre valeur que celle d’une formalité ou d’un usage introduit par le droit civil. Mais le droit civil ne peut régler et administrer que les choses qui, dans l’ordre civil, sont des conséquences du mariage. Or ces conséquences ne peuvent évidemment pas se produire si leur cause vraie et légitime, c’est-à-dire le lien nuptial, n’existe pas.

Il est d’un très grand intérêt pour les époux de bien connaître toutes ces choses, de s’en pénétrer et de se les graver dans l’esprit. Ils pourront ainsi, en sûreté de conscience, se conformer aux lois civiles sur ce point. L’Eglise même ne s’y oppose pas, parce qu’elle veut et désire que les effets du mariage soient sauvegardées dans toutes leurs parties, et que les enfants ne soient aucunement lésés dans leurs intérêts.

Au milieu de la grande confusion des opinions qui s’insinuent chaque jour davantage, il faut également savoir qu’il n’est au pouvoir de personne de rompre le lien d’un mariage conclu et consommé entre chrétiens. Les époux qui veulent s’engager dans les liens d’un nouveau mariage avant que la mort n’ait rompu le premier sont donc gravement coupables, quel que soit le motif invoqué.

Si les choses en arrivent à ce point que la vie commune ne paraisse pas pouvoir être supportée plus longtemps, l’Eglise permet la séparation des deux époux. Mais elle s’efforce d’en adoucir les inconvénients en prenant tous les moyens et en employant tous les remèdes en rapport avec la situation des époux, et elle ne néglige pas de travailler à leur réconciliation dont jamais elle ne désespère.

Les époux pourraient facilement échapper à ces extrémités, si, au lieu de se laisser emporter par la passion, ils s’approchaient du mariage avec les dispositions requises après avoir mûrement pesé les devoirs des époux et les motifs très nobles du mariage et s’ils n’excitaient pas la colère de Dieu, en anticipant sur le mariage par une série continuelle de fautes. Pour résumer tout en peu de mots, la stabilité heureuse et paisible des familles sera assurée lorsque les époux puiseront l’esprit et la vie dans la vertu de religion. La religion rend l’âme forte et invincible. Grâce à elle, les défauts, qui peuvent exister dans les personnes, la différence des habitudes et des caractères, le poids des soucis maternels, l’instante sollicitude de l’éducation des enfants, les peines inséparables de la vie, les malheurs, sont supportés avec patience, et même avec générosité.

Il faut aussi veiller à ce qu’on ne se décide pas facilement à contracter mariage avec des non-catholiques. Lorsque les âmes sont en désaccord sur la religion, il est bien difficile qu’elles soient longtemps d’accord sur les autres points. De semblables unions fournissent l’occasion de participer à des pratiques religieuses défendues. Elles créent un péril pour la foi de l’époux catholique. Elles sont un empêchement à la bonne éducation des enfants, et très souvent elles accoutument les esprits à tenir pour équivalentes toutes les religions, en leur faisant perdre le discernement du vrai et du faux. Ce sont autant de raisons de les éviter.

En dernier lieu, comprenant que personne ne doit être étranger à Notre charité, Nous recommandons, Vénérables Frères, à votre autorité, à votre foi et à votre piété les malheureux qui, dévorés par le feu des passions et complètement oublieux de leur salut, vivent dans le désordre, unis par des liens illégitimes. Appliquez donc les ressources de votre zèle à rappeler ces hommes à leur devoir. Efforcez-vous de toute manière, soit par vous-mêmes, soit par l’entremise des œuvres constituées par les gens de bien, de leur faire comprendre leur tort, de les porter au repentir de leur faute et de les disposer à contracter un mariage légitime selon le rite catholique.

Il vous est facile de voir, Vénérables Frères, que les enseignements et les préceptes que Nous avons jugé à propos de vous donner par cette lettre, ne sont pas moins utiles à la conservation de la société civile qu’au salut éternel des hommes. Plaise à Dieu qu’ils soient acceptés par tous les esprits avec d’autant plus d’empressement et de docilité qu’ils sont plus graves et plus importants.

A cet effet, implorons tous ensemble, par une humble et suppliante prière le secours de la bienheureuse Vierge Marie Immaculée. Qu’elle se montre la mère et l’auxiliaire de tous les hommes, en inclinant les esprits à se soumettre à la foi. Prions avec la même ardeur Pierre et Paul, princes des apôtres, vainqueurs de la superstition, semeurs de la vérité. Que, par leur puissante protection, ils préservent le genre humain du déluge des erreurs renaissantes.

En attendant, comme présage des faveurs célestes, et en témoignage de Notre particulière bienveillance, Nous accordons de tout cœur, à vous tous, Vénérables Frères, et aux peuples confiés à Votre vigilance, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 10 février 1880, la deuxième année de notre pontificat.

 

 


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Quelle est cette Police qui étrangle et matraque les Français Gilets Jaunes ?

Des méthodes de moins en moins Françaises s’excercent depuis au moins 3 semaines sur les Français Gilets Jaunes.

Lors du Visionnage de l’Acte 20, nous ne pouvons plus croire qu’il s’agit de quelques policiers énervés qui s’en prennent à de pacifiques manifestants.

Il s’agit de nouvelles méthodes qui sont appliquées CONTRE les Français Gilets Jaunes par une certaine « Police » qui n’aime pas les Français.

 

Des policiers qui étranglent, ça n’a Jamais existé chez nous !

Joss.png

 

Des policiers armés de Marteaux et qui cassent ouvertement non plus.

Affreux JOJO.png

 

Des policiers qui arrêtent un manifestant pacifique avec Brutalité encore moins.

 

 

 

 

Un policier qui donnent Gratuitement un coup de matraque sur le crâne d’un manifestant pacifique, jamais chez nous.

 

 

 

Des policiers qui font des rafles et usent de Violence contre les Streets Medic qui portent Secours ?

Du Jamais vu chez Nous.

 

 

Des Touristes obligés de s’enfuir pour ne pas se faire Matraquer, ça n’a jamais existé en France.

 

Il semblerait que Thomas Guénolé soit « au courant » de quelque chose !

Thomas Guénolé

 

« Des renforts Policiers « UN PEU PARTOUT » » nous dit Thomas !

Quel pays pratique de pareilles Méthodes Indignes ?

 

Voilà ce qu’écrit Eric Zemmour dans son livre « Un Quinquennat pour Rien » en page 36 :

Opération Ronce.png

Le problème Eric, c’est que les Français Gilets Jaunes SONT SUR LEUR TERRITOIRE, SONT CHEZ EUX, ils ne sont pas « En terre Etrangère » eux !

Et chez eux ils n’ont pas à être matraqués, étranglés et défigurés par PERSONNE.

Quelques « Plans » de l’Opération RONCES  ont été dévoilés, en effet !

Quelques Militaires attendent les directives pour pouvoir voler sur les quartiers Nord de Marseilles en avion de chasse et BOMBARDER.

Question : Pourquoi faire venir de plus en plus de Migrants ?

Pour les Tuer en France ? Pour faire encore passer la France pour MEURTRIERE ?

 

La question reste posée.

Bergoglio, le Vrai pape des Migrants qui veut Tuer l’Europe Chrétienne.

Bergoglio vient de nous démontrer, par ce qu’il vient de dire, pourquoi il a été mis en place : Faire périr l’Europe encore Chrétienne sous le Poids des Migrants Musulmans protégé par la secte Vatican II.

Site : Boulevard Voltaire

Le pape et l’immigration : est-ce bien catholique ?

Du pain bénit : le pape argentin vient d’en offrir une pleine corbeille à tous ceux qui souhaitent que l’Europe ouvre toujours plus largement ses portes à l’immigration. “La sécurité des migrants passe toujours avant la sécurité nationale”, a déclaré François Ier.

D’emblée, une question me vient à l’esprit : et la sécurité des millions de personnes qui souhaitent tout simplement vivre en paix dans le pays de leurs ancêtres, elle passe avant ou après la sécurité des migrants ? Au nom même des principes édictés par le pape – “la centralité de la personne humaine […] nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale”, a-t-il déclaré -, ne sommes-nous pas en droit de nous poser légitimement cette question ? Et si l’accueil, toujours plus large, toujours plus généreux – le pape préconise carrément le regroupement familial au sens le plus large du terme : “grands-parents, frères et sœurs et petits-enfants” et sans qu’il ne soit soumis à des contingences économiques -, met en cause la sécurité personnelle de nos concitoyens (sécurité physique, matérielle, sociale, spirituelle), comment fait-on ? Le pape se garde bien de donner la réponse.

De fait, que vient de faire le pape ? Tout simplement, sous les atours d’une charité dont on se demande comment elle pourra bien s’ordonner, de légitimer toutes les formes d’immigration, y compris illégales puisqu’il est favorable à une “offre de parcours de régularisation extraordinaire pour les migrants qui peuvent faire valoir une longue présence dans le pays”.

Par ailleurs, le pape est opposé au principe de l’assimilation qui, pour lui, “conduit à supprimer ou à oublier sa propre identité culturelle”. On comprend donc – et l’on est rassuré ! – que le souverain pontife est soucieux des identités culturelles. Nouvelle question, alors, qui me vient à l’esprit : mais si notre propre identité culturelle est menacée face à des vagues toujours plus importantes de migrations sur notre sol européen, nous concède-t-il le droit de ne pas nous assimiler afin de rester nous-mêmes et, accessoirement, de continuer à pratiquer la religion qui nous a été transmise et, à notre tour, de la transmettre ? C’est donc la fin des nations, pourtant reconnues par les Écritures (“Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit”, Matthieu 28) que l’on peut alors prophétiser.

On voit, là, que les propos du pape méritent d’être confrontés à la réalité. Pour faire court, ils ne sont pas parole d’Évangile !

Sur ce sujet des migrants, déjà en 1989, le cardinal Etchegaray, qui ne passait pas pour un affreux réactionnaire, alors qu’il présidait la commission Justice et Paix, déclarait : “Il appartient aux pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés et d’immigrés que leur pays peut accueillir.” Le catéchisme de l’Église catholique, lui-même, est assez précis sur ce sujet : “Les autorités publiques peuvent en vue du bien commun subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption ; l’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil.” On est loin de l’espèce d’open bar préconisé par le pape actuel.

En faisant passer la “sécurité personnelle” devant la “sécurité nationale”, le pape semble faire passer le bien commun au second plan, et ce, en contradiction avec ce que d’autres papes ont pu énoncer. Ainsi, Pie XII déclarait en 1946, à propos de l’immigration : “En cette matière, ce ne sont pas les seuls intérêts des immigrants, mais aussi la prospérité du pays qui doivent être consultés.” Et peut-être même en contradiction avec la doctrine sociale de l’Église. En effet, le compendium de cette doctrine ne précise-t-il pas que “le bien commun ne consiste pas dans la simple somme des biens particuliers de chaque sujet du corps social”.

*****

Bergoglio doit savoir que Rien ne dure Eternellement. Son Vatican II n’est plus qu’une antre dans laquelle pullule des pédo-criminels, des sorciers vaudoux et des vampires.

Les Catholiques ont le Devoir de reprendre le Vatican des mains de ces sbires qui font des ORGIES dans des Lieux qui ont martelé l’Histoire de la Rome Catholique depuis l’ Empereur Constantin et Sainte Hélène.

Nous devrons Marcher sur Rome et sortir avec Force toute cette prêtraille sataniste qui n’a sa place qu’en Guyane, au Bagne de Cayenne, enchaînée à la roue qu’ils tourneront jusqu’a leur mort.

Le Vatican doit être repris à cette engeance de Mort.

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Les Catholiques ont le devoir d’aller Libérer Rome et de jeter les ordures et les sectes maçonnes dans les poubelles de l’histoire.

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Marcher sur Rome

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Parce-que Nous Savons.

« La Conspiration des Philosophes » : Adrien Abauzit reçoit Alain Pascal sur Radio Athena.

Le Vrai Visage de Descartes et la Conspiration des Philosophes.

Excellente émission qui permet de comprendre les Dangers qu’ont répandu certains philosophes au sein des sociétés.

Nous en avons la Preuve aujourd’hui avec Bernard-Henri Levy et son poison Mortifère Mondialiste qu’il répand en Europe avec ses pièces de théâtre alambiquées du genre « Hôtel Europe ».

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