Archives de Catégorie: Religion Catholique

Comment l’Eglise du Christ a été chassée de France.

De la France Royale et Catholique à la révolution républicaine.

 

Messianisme – Frankisme : Ses Acteurs.

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EDGAR QUINET, Initié en 1848 :

« Le Catholicisme ne peut pas être adapté à la république donc nous ne pouvons transformer celui-ci pour en faire une religion MESSIANIQUE. »

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Ferdinand Buisson et Jules Ferry (3ème république) se réfèreront à Edgar Quinet et Chasserons l’Eglise du Christ pour faire pénétrer dans l’Ecole l’idée que chaque élève est à lui seul un Sauveur, un Messie, un Christ qui va amener la rédemption finale.

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Concernant la LOI DE 1905.

Ferdinand Buisson sera à la tête des écoles Primaires sous la Direction de Jules Ferry à partir de 1880.

Il fera entrer cette idée de « rédemption finale » dans l’Ecole via son Ministère, les Institutions des Hauts Fonctionnaires et dans les cercles des Professeurs.

Ferdinand Buisson sera également à la tête de la Commission Parlementaire de 1905 concernant la LOI DE SEPARATION DE L’EGLISE ET DE L’ETAT.

De fait, la laïcité n’est pas la Loi de 1905 : la laïcité EST LA RELIGION DE LA REPUBLIQUE.

Vincent Peillon le confirme dans son livre : « La révolution n’est pas terminée ».

La Loi de 1905 EST L’ARME de la laïcité qui a pour objectif :

Chasser l’Eglise du Christ et Confisquer Tous les Biens du Clergé Catholique pour ne légitimer que la république et sa religion.

Une Guerre Acharnée contre la Monarchie et la Religion Catholique alors que les Français ne veulent pas de république.

Guerre Acharnée également contre les Français qui repoussent à chacun des votes la république et sa laïcité car les Français ne veulent ni de la république ni de sa laïcité.

Preuve en est :

1870 : Institution de la 3ème république.

1871 : Les Français élisent une Majorité de Monarchistes à la Chambre.

1876/1879 : Les républicains ont à nouveau une majorité dans le régime qu’ils ont fondé.

« Un Miracle politique » diront certains. Sauf que ce Miracle fut le Premier « Miracle » d’une série ininterrompue de FRAUDES DE MASSES.

C’est ainsi que la république survivra et survit : par la corruption au plus haut sommet de l’Etat.

L’enrichissement plus que considérable de Jules Grévy, président de la république de 1879 à 1887 n’est pas dû au hasard. Son « Clan Grévy » -premier lobby républicain- prendra en Otage le régime afin d’en tirer des profits personnels.

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Scandales Financiers de la Société de Percements du Canal du Panama 1889/1892.

Sera impliqué Jacob Adolf Reinach qui lance alors une campagne pour encourager le financement de ce projet avec la complicité d’hommes politiques de la 3ème république.

En 1889, la société dépose le bilan en entraînant la Ruine de 85 000 souscripteurs. Entraînant également des Faillites en Chaînes : comptoirs d’escompte de Paris, Cuivres, etc.

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Juste après ce scandale, entreront en Vigueur LES LIGUES.

-Ligue Monarchiste – Ligue Nationaliste – Ligue Catholique qui déclencheront des émeutes antisémites en réponse aux scandales financiers. Très peu de morts seront à déplorer mais il sera noté un Total Rejet de la république et de sa laïcité.

La Ligue Antisémite naîtra alors.

A cet effet, en Opposition à la république, à sa laïcité, à sa révolution, ces Ligues vont redéfinir l’Identité Française car la république est considérée comme un CORPS ETRANGER.

Le socle à cette identité sera LE CATHOLICISME et l’Adversaire, l’Ennemi à exclure sera Désigné.

Cet Adversaire sera : Tous ceux qui soutiennent la république et la laïcité à savoir :

« Les Juifs, les francs-maçons et les Protestants ».

A ce titre, Jules Aper commettra en 1898 un livre : « Le Trio juifs, francs-maçons, Protestants.

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En PDF Gratuit : https://isabellerrnf.firebaseapp.com/eub449/2012690513-le-trio-juifs-francs-maons-protestants-d1898-par-jules-aper.pdf

 

Pour savoir si Oui ou Non des Juifs ont joué un rôle dans la révolution dite Française, il n’est pas nécessaire d’aller se référer à Edouard Drumont (La France Juive) ou à « l’Antisémite » proclamé Charles Maurras, NON !

Il suffit de se référer simplement au très Pro-Sémite : Anacharsis Cloots.

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Robespierre suspectera Anacharsis Cloots d’être : « Un Agent de l’Etranger », c’est tout dire !

Voilà ce qu’Anacharsis Cloots écrit dans son livre « La république Universelle » en pages 186 et 187 par rapport à l’implication des juifs dans la révolution dite Française :

« Nous (les Révolutionnaires) trouverons encore de puissants auxiliaires, de fervents apôtres dans les tribus judaïques, qui regardent la France comme une seconde Palestine. Nos concitoyens circoncis nous bénissent dans toutes les synagogues de la captivité. Le juif, avili dans le reste du monde, est devenu citoyen français, citoyen du monde, par nos décrets philosophiques (Emancipation en 1791 par la Convention). Cette fraternisation alarme beaucoup les princes allemands ; d’autant plus que la guerre ne saurait ni commencer ni durer en Allemagne, sans l’activité, l’intelligence, l’économie et le numéraire des juifs.

Les magasins, les munitions de toute espèce sont fournis par les capitalistes hébreux, et tous les agents subalternes de l’approvisionnement militaire sont de la même nation. Il ne faudra que s’entendre avec nos frères les rabbins, pour produire des effets étonnants, miraculeux. J’ai reçu à cet égard des réponses infiniment satisfaisantes de mes commettants du Nord. La cause des tyrans* est tellement désespérée, que les aliments les plus sains se changent pour eux en poison subtil. On accusa les juifs, dans les siècles de ténèbres, d’empoisonner les sources ou les puits ; et voici que dans notre siècle lumineux, les juifs, en fournissant viandes pures, aideront l’humanité à exterminer la tyrannie*. »

*Tyran / Tyrannie = Tyran = Le ROI       –        *La Tyrannie = L’EGLISE CATHOLIQUE.

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Prêtres massacrés

 

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« Parmi les juifs qui participeront à l’exportation en Europe de la Révolution, il y a le commandant de l’artillerie hollandaise dans l’armée de Napoléon, le lieutenant-général Georges Alexandre Matuszewitz (1755-1819), qui était le fils d’un lettré de Kopyczynce, un des piliers de la secte frankiste et confident de Jacob Frank. »

« Le témoignage édifiant d’Anacharsis Cloots sur l’apport matériel des juifs à l’expansion de la Révolution est la partie émergée de l’influence qu’a exercée le judaïsme, via notamment sa kabbale, sur la fondation de la République française ; l’histoire secrète de la religion de la République dont j’ai retracé la généalogie dans mon ouvrage La mystique de la laïcité – Généalogie de la religion républicaine, de Junius Frey à Vincent Peillon .

Le spécialiste de l’histoire religieuse de la République, Vincent Peillon (lui-même de confession juive), affirme que « avec la Révolution, la Providence a fait sa part de l’œuvre, et c’est du côté humain qu’elle n’est pas encore accomplie… Ce thème du concours de l’homme à la création de Dieu fait jonction entre la kabbale juive, l’illuminisme et les philosophies de l’histoire républicaine… », et il ajoute « dès lors que, fondamentalement, l’admirable hérésie protestante conduit, comme la kabbale ou l’illuminisme, à considérer que l’action de Dieu exige d’être continuée par l’action de l’homme, que la créature est elle-même créatrice, que la révélation est devant nous, nous nous trouvons face à une anthropologie républicaine qui repose sur une disposition onto-théologico-politique spécifique. »

Il faut revenir aux débuts de la Révolution de 1789 pour saisir cette influence juive kabbalistique sur la République, dont Vincent Peillon se garde bien d’expliciter l’histoire et la généalogie…

Tandis que, comme l’explique Cloots, des juifs soutiennent l’effort de guerre révolutionnaire, des crypto-juifs travailleront à influencer idéologiquement la Révolution. Le plus important et le plus influent d’entre eux est sans aucun doute le petit-cousin de Jacob Frank. Il s’agit de Moses Dobruschka, alias Franz Thomas von Schönfeld, alias Junius Frey (1753-1794).

Lorsqu’éclata la Révolution française, il se rendit à Strasbourg (en 1792) et devint un membre activiste influent au sein du club directeur de la Révolution, le Club des Jacobins ; et ce, en demeurant toujours en relation avec son groupe frankiste, le bruit ayant d’ailleurs couru qu’il devait prendre la direction de la secte après la mort de Frank.

La principale contribution de Junius Frey à la Révolution française fut littéraire et philosophique. Bien installé dans les milieux révolutionnaires français, occupant une place importante au Club des Jacobins, Junius Frey rédige un livre dans lequel il théorise les fondements théologiques (en fait kabbalistiques) de la démocratie et de la République. L’ouvrage a pour titre Philosophie sociale dédiée au peuple français (1793). Commentant ce livre, le grand historien du judaïsme et spécialiste de la kabbale, Gershom Scholem, explique que « cet ouvrage est animé, dans les passages relatifs à la religion, par un radicalisme éclairé qui, aux yeux des frankistes, ne contredit nullement la mystique ésotérique, mais au contraire la complète ».

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Les révolutionnaires et les républicains ont, dès le lendemain de la Révolution, eu pour ambition d’établir une religion pour sous-tendre et faire vivre leur régime ; et c’est ce qu’on lit dès l’introduction du livre de Junius Frey qui écrit :

« Chaque gouvernement est une espèce de religion, qui a sa théologie, le système de la démocratie ou de la liberté a la sienne… » 

Junius Frey présente ensuite les bases de cette religion occulte de la République – qui deviendra la laïcité – d’essence kabbalistique, que l’on retrouvera chez les théoriciens républicains du XIXe siècle (voir : La mystique de la laïcité, chapitres III et IV).

Cette pénétration de la kabbale dans la Révolution et la République est clairement affirmée par Gershom Scholem lorsqu’il écrit que :

« Cette tentative d’union des idées de la Révolution française et des idées messianiques a eu un succès extraordinaire. Nous avons perdu de vue en général l’attrait qu’elle a exercé sur les esprits et aussi ce qu’avait d’insolite à l’origine ce projet visant à identifier ces deux courants d’idées et à interpréter le messianisme des livres prophétiques et de la tradition juive d’après l’idéal de la philosophie nouvelle du XVIIIe siècle… Nous serons stupéfaits de constater que les racines de cette idée doivent être cherchées précisément dans la Kabbale » 

La République est donc bien organiquement liée au judaïsme et par suite aux juifs ainsi qu’à leurs aspirations messianiques. Le lobby judéo-sioniste ne perdra par conséquent son emprise sur la France que lorsque le régime républicain s’effondrera. N’en déplaise aux idéalistes naïfs qui imaginent que l’idéal républicain aurait été perverti et qu’il suffirait donc simplement réformer la République.

Références : Youssef Hindi

 

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Confirmation pour la Révolution de 1848 par Bernard Lazare : « L’Antisémitisme son histoire et ses causes ».

« De nouveau, ils (les juifs) durent leur indépendance à l’esprit révolutionnaire qui une fois encore vint de France. Nous verrons du reste qu’ils ne furent pas étrangers à ce grand mouvement qui agita toute l’Europe ; en certains pays, notamment en Allemagne, ils aidèrent à le préparer, et ils furent les défenseurs de la liberté. Ils furent aussi parmi les premiers à en bénéficier, car on peut dire qu’après 1848 l’antijudaïsme légal est fini en Occident ; peu à peu les dernières entraves tombent, et les dernières restrictions sont abolies. En 1870, la chute du pouvoir temporel des papes fit disparaître le dernier ghetto occidental, et les Juifs purent être des citoyens même dans la ville de saint Pierre. »

 

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Emmanuel Todd :

« Républicanisme, socialisme, communisme se sont en pratique définis contre un catholicisme résiduel, qui les structurait pour ainsi dire négativement. La mort de cette religion a tué comme par ricochet les idéologies modernes. Nous sommes ici, explique-t-il, tout proches de l’un des points nodaux de la crise qui, bien loin de n’affecter que la surface politique des choses, touche en réalité le socle métaphysique de la société, fonds de croyance irrationnelles et inconscientes venues d’une histoire très lointaine. »

L’on comprend pourquoi il fallait un : « VATICAN D’EUX ».

 

 

Absolument.

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Nous, nous sommes LA FRANCE.

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La république n’étant qu’une Intruse, comme nous venons de le voir, au Sein de la Nation FRANCE dans laquelle Jésus-Christ est Roi et notre Sainte Mère Marie Reine.

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La Belle Histoire du Crucifix des Yvelines.

Le Parisien : https://t.co/7c9yMxL89x?amp=1

Un calvaire qui retrouve sa place grâce à l’acharnement d’un maire athée. C’est l’étonnante histoire vécue à Boissy-Mauvoisin, un petit village proche de Mantes-la-Jolie.

Screenshot_2019-10-13 Yvelines la belle histoire du crucifix ressuscité

Elle a retrouvé sa place originelle, à la sortie du village. Les champs ont été remplacés par quelques pavillons modernes, le goudron a recouvert la terre battue, mais la croix trône toujours face à la vallée de Boissy-Mauvoisin, à quelques kilomètres de Mantes-la-Jolie.

C’est dans ce coin de nature préservée que se retrouveront ce samedi, à 17h30, élus et membres de la paroisse de Bréval pour fêter le retour du calvaire, disparu il y a une vingtaine d’années.

La bénédiction officielle et le retour du Jésus agonisant sur sa croix, ici, dans ce village, signe l’aboutissement d’une belle histoire humaine, des convictions d’un maire partagé entre son athéisme et le respect de la parole donnée et du dévouement de certains habitants. « À l’origine, au début du XXe siècle, ce crucifix avait été installé au bord d’un champ, raconte le maire Alain Gagne (SE). C’était une façon pour les paysans de l’époque, de s’acheter sa place au paradis et de s’attirer les grâces divines. Mais il y a une vingtaine d’années, la mairie a réalisé des travaux d’élargissement de la route et le calvaire avait été retiré. »

Le maire a lui-même construit le socle en pierre

Les élus d’alors avaient promis à l’agriculteur de le remettre au même endroit, mais les choses ont tardé… « À mon arrivée, en 2014, je me suis engagé à tenir cette promesse, reprend Alain Gagne. Dans nos campagnes, le respect de la parole donnée est plus important qu’une signature sur un bout de papier. Je suis complètement athée, je n’ai aucune appartenance religieuse. Mais je respecte l’engagement. »

Pour l’anecdote, l’élu appartient à l’association des… Libres penseurs, un mouvement philosophique qui préconise l’absence de dogme religieux. Et pourtant, pendant plusieurs mois, Alain Gagne s’est démené pour tenir cette fameuse parole municipale. Avec une contrainte : ne pas dépenser d’argent public pour cet aménagement à caractère religieux.

Alors, il applique le système D en vigueur dans tant de petits villages. Il contacte une connaissance, menuisier à la retraite. Ce dernier reprendra brièvement du service pour fabriquer la croix, en chêne massif. Le maire, lui, construira lui-même le socle en pierre et les fondations. « Il a fallu creuser à une soixantaine de centimètres de profondeur. Un copain est venu me donner un coup de main avec sa pelleteuse », rapporte Alain Gagne qui s’attellera, pendant plusieurs semaines, à tailler et polir les pierres. « Il a joué son rôle de maire d’une très belle façon, il a honoré sa promesse, c’est remarquable », vante le père Olivier Laroche, le curé de la paroisse de Bréval.

Le Christ ramené de Lourdes par un conseiller municipal

Reste à trouver Jésus, le Christ crucifié sur sa croix. Là, c’est une histoire dans l’histoire qui s’écrit grâce au dévouement de Jean-Michel Harent, un conseiller municipal de Boissy-Mauvoisin. Gravement malade, ce dernier se rend à Lourdes (Hautes-Pyrénées) en 2017, y espérant un miracle pour se débarrasser du mal qui le ronge. Il y reviendra avec le Christ dans sa valise, acheté 80 € sur ses propres deniers. L’homme, dont les proches seront présents ce samedi pour la cérémonie, décédera quelques mois plus tard.

Sa dernière mission aura été achevée avec succès. C’est un peu grâce à lui que le village retrouvera, ce samedi, une partie de son patrimoine, sans utilisation d’argent public. « Cela n’a rien coûté aux finances communales, juste un mal de dos pour moi ! », rigole Alain Gagne.

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Bon et Saint Dimanche à Tous.

Le Gauchisme est une Maladie Mentale : la Bête les Rend Bête.

Voilà ce qu’écrit ce pauvre Nicolas Kirkitadze sur Agora Vox :

Ce Gauchiste, coincé de Toute part  par sa médiocre Existence sans Dieu, jette ses relents d’aigreurs sur le Nationalisme Français qui porte en lui la Religion Catholique contrairement au Nationalisme Italien et Allemand.

Voilà pour ce triste sire Où ça coince : La Religion Catholique est comprise dans le Nationalisme Français. Il n’arrive pas a assimiler que la France est née d’un Baptême, contrairement à L’Italie et à L’ Allemagne. De plus, ce sont les Lumières franc-maçonnes qui ont oeuvré pour faire chuter la religion Catholique qui était la Lumière du Monde. Cela, c’est Trop pour lui, ses Neurones se percutent de Toute Part et il débite un torrent de Gloire à la Bête, sa seule référence avec les débilités et les mensonges qui vont avec !

Quant à l’immigration, il suffit d’avoir des Yeux pour voir ce que cet individu ne verra jamais du fait qu’il a pris la défense d’un Turc tueur d’un enfant à Lorient. Pour ce genre d’individu, prendre la défense d’un homme à la peau foncée, même si cet homme à tué un enfant, c’est être sur la bonne voie ! Voilà ce qu’est le Gauchisme qui est le Cancer Mental en action contre Tous les Peuples d’Europe.

Nicolas Kirkitadze fait un caca nerveux : RR aurait dit du mal du pauvre Turc qui a tué un enfant à Lorient

Le nationalisme français a ceci de particulier qu’à la différence de ses homologues italien, allemand et scandinave (qui puisent leurs sources dans un nationalisme républicain issu des Lumières et du romantisme) il est une émanation directe du catholicisme, et, plus spécifiquement, du thomisme : la branche philosophique la plus réactionnaire et la plus dogmatique de cette religion où la distinction entre temporel et spirituel est abolie (ce qui, comme le dit Hannah Arendt, constitue un marqueur du totalitarisme). Cette explication jette un éclairage nouveau sur le manichéisme inhérent à l’extrême-droite française dont le fonctionnement binaire n’admet que deux options « patriote » et « ennemi ». Ceci dit, même dans sa définition de l’ « ennemi », le nationalisme français se démarque de ses homologues européens par sa vision eschatologique. Prenons l’exemple de l’immigration, bête noire de toutes les extrême-droites du monde. Là où les nationalistes allemands et italiens voient l’immigration comme une menace conjoncturelle et purement politique, les nationalistes français y décèlent aussi un péril spirituel et imaginent l’arrivée de personnes étrangères non comme un phénomène socio-économique inscrit dans la logique des évènements, mais comme une conjuration contre la France afin de lui faire perdre son « âme ».

Oui, son « âme », vous avez bien lu. Car, toujours contrairement aux nationalistes des autres pays, ils voient leur prétendue patrie comme une personne morale bien vivante. Or, au même titre que l’Antéchrist s’oppose au Christ, ils considèrent que la France a aussi un ennemi naturel : l’anti-France. Cette dernière étant à l’œuvre non pas depuis 1968 ou même 1789 (qui en seraient les simples émanations) mais dès la naissance même de la France, que ces nationalistes situent au 25 décembre 496, date (très hypothétique) du baptême de Clovis. L’une des figures de la pensée néo-thomiste, le professeur Harouel (qui, au passage, n’est pas historien mais juriste) fait remonter le clivage droite/gauche non pas à la Révolution comme la plupart des historiens (y compris droitards) mais… au IIIème siècle et à la naissance des Gnostiques, qui seraient des Pharisiens infiltrés chargés de dynamiter le christianisme de l’intérieur… Une vision dénuée de toute historicité qui frôle (de très près) l’antisémitisme mais qui a néanmoins fait florès dans les rangs de l’extrême-droite royaliste.

Ainsi, la Réforme de Luther, l’édit de Nantes, la Révolution, la franc-maçonnerie, la Libération et Vatican II ne seraient que des réminiscences de cette Gnose qui tente de « remplacer » le christianisme. Et puisque, selon la formule consacrée, « Dieu a choisi la France », il semble tout à fait naturel à ces nationalistes que les ennemis du Christ soient aussi ennemis de la France, prétendue « fille aînée de du christianisme » (en vrai, la fille aînée, c’est l’Arménie, puis la Géorgie, puis Rome, le royaume franc ne venant qu’en 7ème place). Dès lors, l’anti-France serait à l’œuvre afin de séculariser, de « météquiser » (sic) et de remplacer la France par la République universelle. Toujours cette lubie du « remplacement », typique du nationalisme français… De fait, le fantasme du « Grand Remplacement » démographique imaginé par Renaud Camus n’est pas à considérer comme un courant de pensée indépendant mais comme un avatar du système de pensée dextrogyre où la théorie de l’éclipse tient une place prépondérante : l’Église authentique éclipsée par l’église conciliaire, le « pays réel » éclipsé par le « pays légal », les Français éclipsés par les « métèques » et la France éclipsée, bien sûr, par l’anti-France…

Ce terme d’ « anti-France » est né durant l’affaire Dreyfus, dans les pamphlets hallucinés d’un Déroulède avant d’être repris en 1918 par Léon Daudet, lequel clamait que « la victoire du traitre Dreyfus » (sic) signait aussi « la victoire de l’anti-France ». Un terme qui allait faire florès dans l’extrême-droite antirépublicaine de l’entre-deux-guerres, surtout chez Maurras puis Pétain lequel clama dès l’automne 1940 que son inique « révolution nationale » avait pour but de vaincre une fois pour toute cette « anti-France » représentée selon lui (s’inspirant directement de Maurras) par les « quatre états confédérés » qu’étaient, dans l’ordre, les Juifs, les franc-maçons, les protestants et les « métèques ».

En 2019, l’extrême-droite française croit toujours à ces théories. Certes, le FN et DLF n’en font pas ouvertement mention et jurent par la République mais le vivier intellectuel de l’extrême-droite (à commencer par les plumitifs Soral et Marion Sigaut) promeut sans relâche ce fantasme remplaciste. La seule chose qui a changé, c’est que les Protestants (trop peu nombreux pour exciter la haine des nationalistes) ont cédé la place aux Musulmans dans la liste des « quatre états confédérés ». L’historien Jean de Viguerie, ancien cadre du FN, ne dit pas autre chose dans son opuscule Les deux patries, paru en 1998, où il réactualise cette théorie du complot. Bien qu’indigeste et clairement WTF, cet ouvrage est très intéressant pour comprendre la psychologie de la droite catho. Le professeur Jean de Viguerie (car, hélas, il est prof de fac) présente en effet la France comme une personne morale et non comme une entité politique : son opposante de toujours, l’anti-France, qui est selon lui au pouvoir depuis 1789 (avec un bref interlude entre 1940 et 1944 où la « vraie France » aurait, un temps, repris les commandes). Ainsi, la « vrai France » serait celle des rois, des clochers, de Pétain et de la blancheur cutanée.

Je me souviens avoir eu « l’honneur » en 2016 d’être convié à une conférence sur le thème de l’anti-France, coanimée par l’ex-rappeur gabonais Tepa (reconverti dans le journalisme fachosphérique) et son ami l’avocat pétainiste antidreyfusard Adrien Abauzit. Une conférence lors de laquelle les deux compères avaient repris mot pour mot les vieilles théories maurasso-pétainistes de l’anti-France en les réactualisant : aujourd’hui, l’anti-France ne se limiterait plus à quatre groupes confédérés mais il faudrait y ajouter aussi la finance, les médias et l’UE… Navré, mais je ne me souviens pas du reste, la conférence étant si lénifiante que des ronflements s’étaient élevés dans la salle et que j’avais moi-même failli m’assoupir tel un vieillard. L’ambiance s’était dégrisée lorsque le jeune avocat avait comparé la France à un bateau : les personnes de toutes origines (mais blanches et chrétiennes, de préférence) y seraient les bienvenus à condition de ramer au rythme de l’équipage et de ne pas en modifier la structure, toute personne servant l’anti-France devait être « jetée par-dessus bord ». Une imprécation galvanisante qui déclencha une standing ovation dans la salle, un vieux moustachu visiblement éméché entonna même la chanson Santiano de Hugues Aufray (« c’est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau…« ). Ces preux matelots du navire France ne se doutaient pas qu’un flibustier libéral était à bord.

Car, faisons le compte. Métèque, je le suis comme l’atteste mon nom. Protestante, une partie de ma famille l’est. Libéral, je le suis devenu, comme je suis devenu islamophile suite à mes lectures et aux belles rencontres offertes par la vie. C’est officiel, si Vichy était toujours au pouvoir, votre serviteur serait tondu à l’heure qu’il est (si on y ajoute mon handicap visuel, le compte est bon : le régime vichyssois ayant fait liquider des milliers de handicapés visuels, mentaux et moteurs). Alors, nous, libéraux, banlieusards, europhiles, handicapés, anticléricaux, sommes-nous vraiment l’anti-France ? Oui, et voici pourquoi.

Premièrement, parce que l’extrême-droite n’a pas totalement tort lorsque elle déclare que la « vraie France » est celle des clochers et de la Tradition. Pour le coup, je suis d’accord avec eux, sauf que je n’y vois là aucun motif de fierté. Bien au contraire. Oui, la France est, dans ses fondements même, une entité traditionaliste et passéiste qui a un mal fou à adopter la nouveauté, non pas uniquement sur un plan politico-religieux mais même sur des choses anodines telles que la télévision couleur (décriée par 70% des ménages lors de son invention). Il n’y a qu’à voir le tollé suscité par la création du livre numérique (les Français sont nostalgique des bouquinistes et de l’odeur du papier rongé par les mites) pour comprendre que ce pays est enchaîné au passé et que même ceux dits « de gauche » sont en fait dans la perpétuation d’une vision réactionnaire. Si vous aimez les nouvelles technologies, le progrès, la nouveauté, alors vous êtes (que vous le vouliez ou non) partie prenante de cette fameuse anti-France. Idem si vous êtes antichrétien. Car, le christianisme a hélas imprégné l’ensemble de la société française qui continue de l’observer sans s’en rendre compte et parfois en se croyant athée… Comme l’a déclaré le réalisateur dextrogyre Sylvain Durain sur les ondes de Radio Courtoisie en novembre 2017 : « Même le plus athée des Français a en lui un fond chrétien« . Encore une fois, je suis d’accord. Sauf que si lui s’en réjouit, moi, je le déplore. Il n’y a qu’à voir l’émoi suscité par la brûlerie de Notre-Dame (suspension de campagne électorale, milliards débloqués) pour se rendre compte que la loi de 1905 n’est que de la poudre aux yeux et que nous vivons dans un pays faussement laïc. En effet, pensez-vous qu’on aurait eu tout ce cirque si c’est la Grande Mosquée de Paris qui avait flambé ? Il est permis d’en douter…

Deuxièmement parce que la France, si elle est passéiste, a aussi – je le dis sans intention d’insulter les Français – un fonds raciste ou du moins une antipathie envers ce qui est perçu comme étranger. Bien sûr, tous les Français ne sont pas des Le Pen en puissance, le score du RN dépassant rarement les 20%. Mais tout le vice serait justement de croire que le peuple est xénophile sous prétexte qu’il rejette l’extrême-droite. En vérité, si les Français rechignent à voter pour l’extrême-droite ce n’est pas tant par humanisme et par xénophilie que par peur pour leur portefeuille et, accessoirement, par hédonisme inné : l’extrême-droite étant vue (à tort, d’ailleurs) comme celle qui empêchera les gens de boire et de forniquer librement et qui interdira les jeans moulants. Mais si la majorité des Français se désolidarise du nationalisme réac sur les questions sociétales (euthanasie, féminisme, mariage gay, cannabis, avortement) et rejette son programme économique dangereux (sortie de l’euro, localisme économique, taxation des produits importés) la majorité d’entre eux se retrouve sur les thèses anti-immigrationnistes. Combien de fois ai-je lu ou entendu, parfois même sur AgoraVox, des personnes dites « de gauche » voire communistes proférer des préjugés sur les immigrés et dire, de plus en plus ouvertement, que « il y en a trop ». Les Français ne veulent pas de l’extrême-droite mais ils en partagent les thèses. De fait, bien qu’on parle souvent (moi le premier) de la « menace nationaliste », l’honnêteté m’oblige à vous confier qu’il me semble très peu probable de voir un jour ces gens arriver au pouvoir, tant la méfiance des Français est grande envers l’extrême-droite depuis l’épisode vichyssois. Mais, hélas, l’hypocrisie est un des défauts inhérents à notre pays où l’on craint davantage le bruit du vice que le vice lui-même. Si les gens bouderont à coup sûr un mouvement ouvertement d’extrême-droite, ils ne verront aucun mal à voter pour celui qui en reprendra les thèses xénophobes sans en reprendre l’étiquette. Ironiquement, on peut dire que le mot « extrême-droite » effraie plus que l’idéologie d’extrême-droite elle-même. Or, le danger réside dans l’idéologie et les thèses de l’extrême-droite qui se sont métastasées sur l’ensemble de l’échiquier politique et qui sont déjà au pouvoir : les déclarations du président Macron sur la fécondité des femmes africaines, le positionnement anti-immigrationniste de Gérard Collomb et l’islamophobie générale de l’échiquier politique suffisent à le démontrer. Alors, puisque nous nous opposons aux idées nationalistes et à la xénophobie qui gangrènent les mentalités, oui, nous sommes l’anti-France.

J’ai évoqué plus haut l’islamophobie. Le sujet mérite plus de développement. La majorité des Français sont par essence islamophobes. Ne pensons pas que l’islamophobie est exclusive à l’extrême-droite. Il existe en fait deux islamophobies en France, celle de gauche (inspirée par une lecture dévoyée des Lumières) et celle de droite inspirée par le national-catholicisme évoqué au début du présent article. Le bouc-émissaire idéal fut successivement le protestant, le franc-maçon, le Juif, le communiste ou le patron… aujourd’hui, c’est le Musulman (et la Musulmane) qui font office de punching-ball général. Pour le « peuple de droite », le Musulman n’est autre que le Sarrasin, ennemi héréditaire de la chrétienté, désireux d’envahir l’Europe blanche et d’y imposer la charia. L’islamophobie de gauche, plus insidieuse, est quelque peu différente : le Musulman y fait figure de « nouveau beauf », celui qui tape femme et enfants, qui commande à la maison, qui se comporte en patriarche et qui est donc suspect d’être réactionnaire. La femme musulmane exacerbe aussi les passions : réceptacle du Grand Remplacement pour l’extrême-droite, obstacle au féminisme universaliste pour la gauche. Bref, le Musulman fait figure de punching-ball idéal dans la mesure où ils font l’objet d’une suspicion générale qui s’est certes accrue avec la vague terroriste de 2015 mais qui gangrénait déjà le pays depuis bien longtemps. Parce que nous, banlieusards, ne voulons ni du nationalisme droitard ni de l’universalisme gauchiste, oui, nous sommes résolument l’anti-France et même l’anti-Occident. Que l’on ne s’y méprenne pas : il n’est pas question de remettre en cause la République et ses valeurs, ou de demander à ce que les gens changent leur mode de vie, mais de réclamer simplement à ce qu’on nous prenne en considération, qu’on ne nous infantilise plus et qu’on nous accorde des accommodements raisonnables comme l’ont fait les gouvernements canadiens et britanniques, que l’État cesse de vouloir nous assimiler et d’obliger nos frères à raser leurs barbes ou nos sœurs à troquer leurs robes pour des jeans troués.

Le quatrième point est le libéralisme. La France est dans son essence même étatique et antilibérale. Le président le plus libéral que nous ayons eu est Emmanuel Macron, un haut-fonctionnaire issu du Parti Socialiste. Que l’on ne s’y trompe pas, j’ai défendu et je défendrai le bilan du Président qui, comme je l’ai déjà dit, est « le moins pire et le plus libéral parmi l’offre politique ». Néanmoins, il faut garder à l’esprit que par rapport à des pays comme Singapour ou la Corée du Sud, l’ami Macron ferait figure de bolchevik. C’est que la France fut jacobine bien avant la Révolution. Huit siècles de monarchie capétienne et de charité ecclésiale (charité intéressée puisqu’il s’agissait de garder les pauvres sous l’emprise du bénitier plutôt que de leur permettre de sortir de la pauvreté) ont eu raison de toute volonté entrepreneuriale et ont confit le peuple dans l’hébétude de l’assistanat. Car la France est la patrie des missi dominici, des corporations, des pragmatiques sanctions, de l’absolutisme, autant d’éléments étatiques freinant la liberté politique et économique. N’en déplaise à l’extrême-droite, la Révolution n’est pas une rupture mais au contraire la suite logique de cet étatisme existant depuis les Mérovingiens et même depuis l’Empire romain. Le jacobinisme n’est dès lors que la version modernisée et laïcisée du dirigisme étatique, clérical et corporatiste qui fut de mise durant toute l’époque médiévale. Ainsi, un libéral authentique ne peut qu’être anti-France. Car, un libéral digne de ce nom ne peut qu’être apatride. Le libéralisme français, teinté de conservatisme corporatiste et familialiste n’en est pas un. Pour qu’il soit authentique, le libéralisme doit s’affranchir de tout localisme, de toute religiosité et de toute appartenance à une collectivité. Imaginez un Netchaïev avec le gauchisme en moins et le désir d’ascension sociale en plus, eh bien voilà, c’est cela, un anarcho-libéral. Il ne peut dès lors être patriote et sera même l’adversaire de tout système étatique, boycottera la Marseillaise, désertera le service militaire et n’aura pas de scrupule à s’expatrier pour optimiser sa fiscalité. Oui, le libéralisme est donc bien caractéristique de ce que nos amis nationalistes nomment l’anti-France et que je nomme quant à moi la liberté.

Nous conclurons par l’anti-colonialisme. Si l’on est opposé à l’impérialisme, on ne saurait être un patriote français ou même simplement se définir comme Français. Car la France est par essence coloniale. Il ne s’agit pas uniquement de son passé conquérant en Afrique et en Amérique où nombre de peuples furent mis sous le joug du Roi puis de la République quand ils ne furent pas tout simplement génocidés comme les amérindiens Beothuks qui vivaient sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon (ajoutons aussi que ce sont les Français qui ont inventé la pratique du scalp qui devait servir de preuve qu’on avait tué un Indien pour toucher la récompense instituée par les autorités coloniales). Au-delà même de ces forfaitures qui restent toujours impunies, il est essentiel de dire que la politique intérieure de la France est elle-même basée sur le colonialisme. C’est bien par la conquête ou des traités assymétriques que s’est construite la France en tant que telle. Du seul bassin parisien que contrôlait Hugues Capet à son avènement en 987, la France est arrivée à ses frontières actuelles en 1860 avec le « rattachement » de Nice et de la Savoie enlevés à l’Italie nouvellement formée. La conquête de la Normandie qui appartenait au royaume anglais, l’annexion de la Bretagne par un traité violant toutes les conventions d’usage, ou l’achat de la Corse – sans même que ses habitants soient consultés – sont trois exemples de la manière dont s’est bâtie l’entité France, par l’épée, l’hymen et la bourse. De fait, il n’existe pas d’ethnos français comme il y a un ethnos grec, finnois, allemand ou irlandais : la France est le seul pays d’Europe qui comprend des populations latines, celtiques, germaniques sans appartenir à aucune de ces aires. Pour illustrer cela, prenons le cas des prénoms : Éric est un prénom viking, Nolwenn est un prénom celtique, Lucie est un prénom latin… Mais il n’existe pas de « prénom français » à proprement parler puisque la France n’est pas un ethnos mais un démos, constitué par l’agrégat et l’assimilation progressive de plusieurs ethnies. La langue française appartient certes au groupe roman (la tentation est dès lors forte de ranger les Français parmi les peuples latins) mais il faut tenir compte du fait que cette langue ne s’est définitivement imposée qu’au XIXème siècle : Alphonse Daudet, qu’on ne peut taxer d’être libéral ou europhile, raconte par exemple que la mère de Frédéric Mistral et les autres vieux de la région ne comprenaient pas le français et s’exprimaient en provençal encore dans la seconde moitié du XIXème siècle. En outre, pendant longtemps, les régions étaient appelées « pays » par ses habitants qui les considéraient comme leur véritable patrie tandis que Paris et son roi faisaient figure d’étrangers quand ils ne suscitaient pas l’hostilité. Et n’oublions pas d’ajouter la présence d’une aire culturelle et génétique musulmane depuis plus de mille ans. Par exemple, les villes de Toulouse et Béziers (Ménard, si tu me lis, assieds-toi et respire un coup) furent musulmanes durant plusieurs décennies au VIIIème siècle : la chronique relate que « moult Bitterois se firent musulmans » et que les unions mixtes étaient fort répandues. Ainsi contrairement à de nombreux autres peuples d’Europe (Grèce, Estonie, Irlande, Islande, Italie, pays slaves), il n’y a pas de patrimoine génétique commun en France. On peut donc dire sans crainte qu’il n’y a pas de « peuple français » mais bien une « nation française » née progressivement entre le Xème et le XIXème siècles. Être « anti-France », c’est dès lors être pour l’Europe, pour l’humanité et contre le colonialisme sur le terreau duquel est bâti l’État. C’est dire haut et fort que la Normandie, la Bretagne, la Corse, l’Alsace, la Savoie, les « DOM-TOM » (joli nom chantant pour dire « colonie »), le Pays Basque, la Provence et les banlieues ne sont pas des « régions » ou des « territoires perdus » mais des peuples à part entière. Je le dis fièrement : je ne me sens pas Français mais banlieusard, Normand et Européen.

L’extrême-droite reproche à tout ce qui ne lui ressemble pas d’être « l’anti-France ». Bercée par un messianisme judéo-chrétien dangereux, elle se croit faite pour défendre le « peuple français » qu’elle imagine choisi par Dieu. « Le Christ doit régner sur la France et par la France sur le monde« , déclare ainsi un blogueur tradi qui s’est visiblement trop shooté à l’encens. Eh bien, nous, banlieusards, libéraux, europhiles, handicapés, immigrés, régionalistes, nous leurs disons : « Si vous êtes la France, messieurs, alors c’est un honneur pour nous d’être l’anti-France et de combattre ce que vous représentez« .

Nicolas Kirkitadze, blogueur et opposant à l’impérialisme occidental.

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Christine Tasin de Riposte Laïque a bien cerné le personnage rongé par la Haine de lui-même :

Nicolas Kirkitadze fait un caca nerveux : RR aurait dit du mal du pauvre Turc qui a tué un enfant à Lorient


Nicolas Kirkitadze fait un caca nerveux : RR aurait dit du mal du pauvre Turc qui a tué un enfant à Lorient

Il y a des gens comme ça. Ils ne peuvent s’empêcher de voler au secours du pauvre immigré ou descendant d’immigré, fût-il l’assassin d’un enfant.

C’est beau, les gens qui aiment le genre humain, me direz-vous. Erreur. Les Kirkitadze ça n’aime que les étrangers ou descendants d’étrangers, et ça déteste les patriotes. Surtout Riposte laïque et Résistance républicaine : « Drame de Lorient : l’indigne récupération par l’extrême-droite »

https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/drame-de-lorient-l-indigne-215907

Ne pas oublier que ce drôle de personnage se présente comme Étudiant en Histoire, Militant Patriote, Journaliste indépendant. Cela a un intérêt compte-tenu de ses analyses et de son parcours….

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