Archives mensuelles : décembre 2017

Les pro-vie contre le pape François : « fidèles à la vraie doctrine, non aux pasteurs qui se trompent »

Le pape François est à nouveau sous accusations à cause de sa pastorale familiale. Après les dubia des quatre cardinaux, après la Correctio filialis, après la Supplica filialis, voici la Promesse de fidélité à la vraie doctrine des mouvements pro-vie et en défense de la famille contre les « ambiguïtés » doctrinales et la « confusion » dans l’Église qui règnent en matière familiale sous le pontificat bergoglien.

Une déclaration sans équivoque, qui critique ouvertement la doctrine et la pastorale familiales du pape François. Les signataires soulignent que

« C’est donc avec une grande douleur que ces dernières années nous avons du constater que la clarté doctrinale et morale, sur les questions liées à la défense de la vie humaine et de la famille, a été toujours plus avant remplacée par une doctrine ambiguë et même directement contraire à l’enseignement du Christ et aux préceptes de la loi naturelle. »

Les mouvements catholiques, dont SOS-Tout-Petits du docteur Dor, précisent qu’ils s’inscrivent dans la continuité des dubia, de la Correctio filialis et de la Supplica filialis, de la demande d’audience de la part de ces mêmes mouvements présentée par l’intermédiaire du cardinal Caffarra : toutes des initiatives auxquelles le pape n’a pas daigné répondre.

« Comme responsables catholiques pro-vie et pro-famille, nous sommes tenus de souligner les déclarations et actions de ces dernières années qui ont eu un impact particulièrement dommageable sur notre travail pour la protection des enfants pas encore nés et de la famille »,

continuent les auteurs de cette promesse de fidélité.

Pour renforcer leur propos, ils donnent en exemple certaines interventions romaines qui ne peuvent que miner la doctrine officielle de l’Église catholique : déclaration et actions qui contredisent l’enseignement catholique sur la nature du mariage et sur le mal intrinsèque de la contraception et des actes sexuels en-dehors de l’union matrimoniale ; l’approbation, par le Vatican, des Objectifs du Développement durable des Nations-Unies, qui demandent avec insistance aux États membres la réalisation d’un accès universel à l’avortement, à la contraception et à l’éducation sexuelle d’ici 2030 ; l’approche adoptée concernant l’éducation sexuelle, en particulier dans le chapitre VII d’Amoris laetitia et dans le programme The Meeting Point élaboré par le Conseil pontifical pour la Famille ; et ainsi de suite.

Les signataires, « afin de respecter leurs responsabilités envers ceux qu’ils ont promis de protéger », souhaitent donc « clarifier leur position sur ces thèmes » en « renouvelant leur immuable adhésion aux positions morales fondamentales »  qu’ils énumèrent :

« ils existent certains actes intrinsèquement mauvais qu’il est toujours interdit de commettre ;

le meurtre direct d’un être humain innocent est toujours gravement immoral. Par conséquence l’avortement, l’euthanasie et le suicide assisté sont des actes intrinsèquement mauvais ;

le mariage est l’union exclusive et indissoluble d’un homme et d’une femme et tous les actes sexuels en-dehors du mariage et toutes les formes d’union contre-nature sont intrinsèquement négatifs et gravement nocifs pour les individus et la société ;

l’adultère est un grave péché et ceux qui vivent dans l’adultère ne peuvent être admis aux sacrements de pénitence et de la sainte communion, tant qu’ils ne se repentent pas et ne modifient leur vie ;

les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et l’éducation sexuelle doit être faite par les parents ou, dans certains cas déterminés, « dans ces centres éducatifs choisis et contrôlés par eux » ;

la séparation de la fin procréative et univoque de l’acte sexuel à travers des moyens contraceptifs est intrinsèquement négative et a des conséquences dévastatrices pour la famille, pour la société et pour l’Église ;

les méthodes de reproduction artificielle sont gravement immorales dans la mesure où elles séparent la procréation de l’acte sexuel et, dans la majeur partie des cas, portent directement à la destruction de la vie humaine dans ses premières étapes ;

il y a uniquement deux sexes, masculin et féminin, chacun d’eux possédant les caractéristiques complémentaires et les différences qui lui sont propres ;

les actes homosexuels sont intrinsèquement mauvais et aucune forme d’union entre personnes de même sexe peut être approuvée d’une quelconque manière.

Comme responsables catholiques pro-vie et pro-famille nous devons rester fidèles à Notre Seigneur Jésus-Christ, qui a confié le dépôt de la foi à son Église. »

En définitive, les signataires spécifient être « obéissants à la hiérarchie de l’Église catholique dans le légitime exercice de son autorité ». Mais précisent-ils « elle ne pourra jamais nous convaincre et nous obliger à abandonner ou contredire un quelconque article de la foi et de la morale catholique ».

L’acte d’accusation est dirigé contre l’actuelle hiérarchie ecclésiastique, pape compris, qui alimente la confusion morale et favorise la révolution anthropologique en cours sous la pression du monde Lgbt et transhumaniste. Ce texte courageux, sans ambiguïtéet ferme, se termine par une déclaration de fidélité à l’enseignement pérenne de l’Église :

« S’il existe un conflit entre les paroles et les actes de n’importe quel membre de la hiérarchie, y compris le pape, et la doctrine que l’Église a toujours enseignée, nous resterons fidèles à l’enseignement pérenne de l’Église. Si nous devions abandonner la foi catholique, nous nous séparerions de Jésus-Christ, à qui nous voulons être unis pour toute l’éternité. Nous, soussignés, promettons de continuer à enseigner et propager les principaux moraux énoncés ci-dessus et tout autre enseignement authentique de l’Église catholique et que jamais, pour aucune raison, nous nous éloignerons d’eux. »

Il est cependant un point qu’il faut noter, et ce sera notre bémol à cette belle déclaration : cette révolution morale bergoglienne, qui sape profondément les fondements de la famille et de la société et qui porte un autre coup mortel à la défense de la vie, n’est pas une génération spontanée, comme on pourrait le croire en lisant ces lignes intrépides. Elle a ses racines, et il est fort dommage que les signataires ne les voient pas, dans la révolution moderniste et progressiste qui s’est opérée à Vatican II. La mentalité relativiste du pape François n’est que le fruit des enseignements doctrinaux libéraux et indifférentistes professés par le dernier Concile et devenus le fondement de l’Église conciliaire qui en est issue, « église nouvelle » qui, après avoir « fait de nouveaux catéchismes, de nouveaux sacrements, une nouvelle messe, une nouvelle liturgie » (dixit Mgr Lefbvre), fait, tout bonnement, une nouvelle morale ! 

Les deux révolutions se tiennent, sont dans la continuité l’une de l’autre. En fait c’est une même et seule révolution anthropocentrique qui, depuis plus de 50 ans, travaille, inlassablement, à couvert et à découvert, à faire table rase du passé. A détruire le catholicisme !

Pour la combattre efficacement, c’est donc bien à l’enseignement pérenne de l’Église qu’il faut rester fidèles, c’est-à-dire à la Tradition intégrale de l’Église catholique en rejetant les novations destructrices et mortifères de Vatican II, source empoisonnée à laquelle s’abreuvent le pape François et sa pastorale immorale !

Francesca de Villasmundo

Pilule : le danger occulté par les médias

Le 6 décembre dernier, le New England Journal of médecine rend compte d’une étude effectuée par les Danois ; elle s’intitule Contemporary Hormonal Contraception and the Risk of Breast Cancer. Le risque de cancer du sein lié à l’usage des contraceptifs oraux plus connus sous le nom de « pilule ». Cette recherche a été effectuée sur 1,8 millions de femmes à partir de 1995. Le risque d’apparition de ce type cancer est augmenté de 38 % chez les femmes prenant la pilule depuis plus de dix ans. Le Dr David Agus de l’Université du Sud en Californie, commente cette information à CBS News ; paradoxalement plus le contraceptif est faiblement dosé, plus le danger est grand d’apparition de ce cancer. Il précise que chaque année d’utilisation entraîne un risque de 9 % pour arriver à ce chiffre de 38% et au-delà. Dans une déclaration au New YorkTimes, l’oncologue Marisa Weiss qui a fondé le site breastcancer.org, estime que ce résultat « concerne la santé publique de manière significative ». (it is a significant public health concern. Dec.6, 2017). Mais ce n’est pas tout.

Troubles psychiatriques

L’ American Journal of Psychiatry du 17 novembre dernier a publié un article intitulé Association of Hormonal Contraception With Suicide – Attempts and Suicides. Association de la contraception hormonale aux tentatives de suicide et aux suicides. Cette étude a été de même effectuée par les Danois sur les dossiers de 475.802 femmes sans antécédents psychiatriques, ni traitement antidépresseur. Elles ont été suivies à partir de 15 ans et avant leur première contraception hormonale, puis revues à 21 ans ; ceci entre 1998 et 2013 (3.920.818 personne-années).

Les chercheurs ont examiné la prise de contraception hormonale, les tentatives de suicide, les suicides et les facteurs de confusion mentale. 54 % de ces jeunes femmes avaient pris la pilule. Le but était de comparer le nombre des tentatives de suicide entre celles qui prenaient la pilule et les autres ; mais aussi les suicides eux-mêmes ainsi que les confusions mentales. Les conclusions sont sans appel.

Par rapport aux femmes n’ayant jamais utilisé de contraception hormonale, celles qui étaient actuellement ou avaient été récemment sous contraceptif hormonal présentent un risque 3,08 fois plus élevé de suicide et 1,97 fois plus élevé de tentative de suicide. C’est dans le groupe des 15-19 ans que le danger était le plus élevé.

Le lien entre contraception hormonale et la première tentative de suicide atteignait un pic après deux mois de traitement et restait important au cours de la première année.
Les auteurs concluent que 1.400 premières tentatives de suicide et 12 suicides réussis sont attendus pour un million de femmes sous contraception hormonale pendant une année.

Embolies mortelles

Tout le monde se souvient de l’affaire de la pilule Diane 35 qui avait été retirée du marché en raison d’embolies dont quatre femmes étaient mortes. À partir de ce moment la vente de la contraception hormonale a diminué de manière importante. Mais tous les médecins sérieux savaient depuis longtemps que la pilule pouvait induire ce genre de complications emboliques.

Toutefois, je voudrais ajouter une histoire personnelle. La sœur d’une amie pharmacienne, mère de quatre enfants part en voyage organisé en Thaïlande. À son retour dans l’aéroport, elle tombe morte. Ce type de décès est une complication très classique des personnes qui restent assises durant un long voyage en avion. Un caillot se forme dans une veine profonde et quand la personne se remet à marcher, celui-ci se mobilise vers le cerveau, le cœur et le poumon. Or personne n’a souligné que cette mère de famille prenait la pilule ; ainsi son décès n’a pas été pris en compte par les statistiques des complications liées à la contraception hormonal.

La responsabilité de l’idéologie

Or quasiment tous les journaux féminins et les magazines, expliquent à la terre entière que la pilule est sans danger ; les auteurs de ces articles ont une responsabilité dans la mort de nombreuses femmes.

Alors ! Alors en France, ceux qui ont donné l’autorisation de la mise en vente libre de la pilule, notamment aux plus jeunes, sont impliqués dans la mort de toutes ces victimes et devraient être traduits devant les tribunaux.

Tout le monde sait que la pilule n’est pas bonne pour la santé, mais l’idéologie contraceptive empêche de l’écrire. Moi non !

Jean-Pierre Dickès