Archives mensuelles : décembre 2017

Le christianisme est la seule religion anti-magique par dé-darwinisez-vous

« Dans le catholicisme, le mystère est transféré du créé à l’incréé. Ce qui dépasse la raison humaine est transféré au transcendant. C’est ce qui permet la raison humaine.
Il faut que le Père incarne le Fils pour que l’homme ait une raison qui lui permette d’étudier la nature. La nature n’est plus le corps de Dieu parce que le père est transcendant, « les choses cachées depuis la fondation du monde » sont révélées par le Fils, si bien que l’homme peut étudier le créé sans peur.
Par la Trinité, et la Trinité seule, la magie est écartée de la Science.

La magie est la forme primitive de la Science, mais celle-ci n’est véritablement devenue objective donc rationnelle qu’avec l’abandon de la magie, c’est-à-dire lorsque la métaphysique du christianisme a délivré la nature de ses mystères en distinguant l’Être créé et l’Être créateur.
Seul à respecter la métaphysique du dualisme de l’Être de la bible, le dogme catholique est le seul à être rationnel parce qu’il est le seul à exclure toute magie. Le christianisme est l’unique religion à libérer l’homme de la croyance magique archaïque parce que l’unique à exclure la magie de toute idée religieuse.
Le rejet de la magie est donc un des fondements de l’Occident chrétien au même titre que la métaphysique du dualisme de l’Être, et par suite le retour de la magie constitue à l’égard de l’Occident chrétien une menace de mort au même titre que celui d’une métaphysique moniste. Et comme ces deux « éternels retours » ne vont pas l’un sans l’autre, il n’y a pas d’alternative…

En un mot, dès lors que le rationalisme moderne est une inversion du rationalisme scolastique, il est impossible métaphysiquement qu’il ait accès à la Raison. »

Alain Pascal, La Renaissance cette Imposture

Ce petit extrait explique pourquoi le darwinisme est et restera toujours dans une impasse. Cette théorie confond l’être Créateur et l’être créé et relève ainsi de la pensée magique. Cette théorie est irrationnelle, ses fondations sont fausses et ses failles ne seront jamais comblées. Elle sera de plus en plus difficile à défendre au fur et à mesure que nos connaissances à propos du vivant progresseront. Les scientifiques ne trouveront jamais les milliards de formes intermédiaires manquantes, n’observeront jamais une mutation augmentant la complexité d’un organisme, n’observeront jamais l’apparition d’un nouvel organe, n’arriveront jamais à expliquer l’apparition des caractères complexes ou de la vie, tout simplement car la théorie est irrationnelle et relève plus de la pensée magique que de la Science.
Le monde ne s’est pas auto-créé, n’est pas sa propre cause, la matière et le hasard n’ont pas de pouvoir créateur, l’organique n’est pas la continuité logique du minéral, n’apparaît pas spontanément à partir de celui-ci.
Le christianisme a exclu la pensée magique et a permis à l’homme d’accéder à la Raison. La philosophie moderne et l’évolutionnisme (qui n’ont rien de moderne) ont fait revenir cette pensée magique en la camouflant sous un apparat matérialiste, pseudo-scientifique et faussement rationnel. La Science a été dévoyée et détournée par les ennemis de Dieu, mais ils seront tôt ou tard forcés, face aux murs auxquels ils se heurtent, à admettre l’évidence.

La convergence évolutive

On dit que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit. Lorsqu’un événement hautement improbable se produit, il ne se reproduira jamais. Cette idée pleine de bon sens est respectée par tout le monde… sauf par les évolutionnistes…

Les oiseaux, certains reptiles volants ayant aujourd’hui disparu, certains insectes et les chauve-souris peuvent (ou ont pu) voler. Toutefois, l’anatomie et la physiologie de ces créatures sont très différentes et sont adaptées au vol de façon très différentes. Les scientifiques évolutionnistes qui étudient l’origine du vol ne pensent pas qu’une ancienne créature volante aurait donné naissance à toutes ces créatures mais proposent quelque chose d’encore plus incroyable: le vol serait apparu quatre fois indépendamment.

L’apparition d’une telle capacité via un processus aveugle et aléatoire est un véritable miracle en soi mais il faut imaginer que ce miracle se serait produit quatre fois, que la foudre aurait frappé quatre fois au même endroit. Ce concept de convergence évolutive, teinté de mysticisme, embarrasse grandement les évolutionnistes les plus lucides. Il véhicule l’idée selon laquelle quelque chose guiderait l’évolution et qu’ainsi, des mutations aléatoires aboutiraient à l’apparition de structures similaires La parcimonie est une des règles élémentaires de la science mais quelle est l’hypothèse la plus parcimonieuse? Est-il plus raisonnable d’affirmer que les ailes seraient apparues quatre fois en parallèle via un processus évolutif aveugle et aléatoire ou bien d’affirmer qu’un Créateur commun aurait inventé l’aile et aurait utilisé ce caractère chez ces différentes espèces? Les humains ont-ils inventé l’avion plusieurs fois?

Le créationnisme est infiniment plus parcimonieux que l’évolutionnisme mais est pourtant rejeté en bloc par la majorité des scientifiques, non pour des raisons scientifiques, mais pour des raisons idéologiques. Les évolutionnismes sont enfermés dans leur vision étroite et réductrice du monde en refusant toute notion de finalité, toute transcendance et toute référence à un Créateur. Ces éléments crèvent les yeux de tous les biologistes mais la plupart refusent ces évidences et se mettent au service d’une idéologie nihiliste, matérialiste et irrationnelle.

Rivarol n°3310 du 20/12/2017

Editorial

Coalition ÖVP-FPÖ en Autriche : Vers une nouvelle désillusion ?

DIX-SEPT ANS après une précédente expérience désastreuse, l’Autriche se dote à nouveau d’un gouvernement de coalition entre les chrétiens-démocrates de l’ÖVP et les populistes du FPÖ. Si la première tentative avait suscité une levée de boucliers dans les chancelleries européennes au point que le pays avait été temporairement en quarantaine au sein de l’Union européenne et avait subi des sanctions, on n’assiste à rien de tel aujourd’hui. Alors que le nouveau gouvernement autrichien prêtait serment le lundi 18 décembre à Vienne, quelques milliers de personnes seulement battaient le pavé en signe de protestation, rassemblées derrière des banderoles proclamant « les Nazis dehors » ou « Mort au fascisme ». Les dépêches le reconnaissent ouvertement : « Les partenaires de l’Autriche, rassérénés par le cap pro-européen que s’est engagé à maintenir l’exécutif, ne semblent pas bouleversés par l’événement. » À partir du moment où l’on reste dans le cadre de l’Union européenne, que l’on en respecte les règles, les mots d’ordre, les tabous et la philosophie, l’on est agréé. On a droit au tampon du politiquement correct. Le commissaire européen Pierre Moscovici reconnaît lui-même que « la situation est sans doute différente par rapport au précédent de l’an 2000 », même s’il ajoute, en guise d’avertissement « la présence de l’extrême droite au pouvoir n’est jamais anodine ! »

L’époque est au rajeunissement du personnel politique puisque, après l’accession à la présidence de la République le 7 mai dernier d’Emmanuel Macron à 39 ans, le conservateur Sebastian Kurz devient chancelier d’Autriche et le plus jeune dirigeant du monde, huit mois après avoir pris les commandes du parti chrétien-démocrate (ÖVP) qu’il a conduit à la victoire lors des législatives d’octobre en adoptant, comme Wauquiez en France, un discours populiste et anti-immigrationniste qui a contenu la poussée des populistes du FPÖ. Mais comme Wauquiez qui a été ministre des Affaires européennes sous Sarkozy, le juvénile Sebastian Kurz n’est pas un novice en politique puisqu’il était ministre des Affaires étrangères du précédent gouvernement de coalition entre les sociaux-démocrates du SPÖ et les chrétiens-démocrates de l’ÖVP. Comme Wauquiez qui a fait sa carrière auprès du très européiste Jacques Barrot, Sébastian Kurz est un sectateur de l’Union européenne qui a déjà obtenu de ses partenaires populistes que la question de la sortie de l’Autriche de l’UE ne soit pas posée.

LE CHEF de l’État, Alexander Van der Bellen, un écologiste de gauche, a investi le 18 décembre le nouveau gouvernement de treize ministres, avec six postes-clés occupés par la formation populiste (FPÖ), en fixant des lignes rouges, ce qui est logique pour un immigrationniste convaincu. Il a notamment appelé la coalition de Sebastian Kurz à « respecter l’histoire autrichienne […] ses pages positives comme ses pages sombres », autrement dit à maintenir la législation anti-révisionniste draconienne qui punit de dix ans de prison ferme la contestation ou la minimisation de la Shoah. C’est la législation la plus répressive au monde dans ce domaine, et on peut être sûr que la coalition FPÖ-ÖVP ne touchera pas à cette loi liberticide, soucieuse de donner des gages comme l’avait déjà fait le premier gouvernement Schüssel-FPÖ en 2000 qui en avait rajouté dans l’anti-nazisme primaire plus d’un demi-siècle après son écrasement.

Le président autrichien, en conformité avec son idéologie gauchiste et cosmopolite, a exhorté le nouveau gouvernement à « respecter les droits des minorités et ceux qui pensent différemment ». Ce qui est une façon de couper l’herbe sous le pied de la nouvelle équipe dirigeante en voulant la contraindre à accepter des migrants et à renoncer à toute politique d’arrêt de l’immigration. Notons d’ailleurs à cet égard que les différents partis populistes européens acceptent dans les faits l’invasion de leurs pays, s’y résignent puisque dans leur programme il n’est plus jamais question de réémigration, d’inversion des flux migratoires, de retour au pays, ce qui n’était pas le cas il y a quelques décennies. Plus la submersion grossit, plus la volonté d’inverser le courant des flux migratoires et de redevenir maîtres chez soi faiblit, ce qui est un signe des temps particulièrement préoccupant. Rappelons-nous des affiches présidentielles de Jean-Marie Le Pen en 1995 où était promis le retour au pays de trois millions d’immigrés sur le septennat. Le poids électoral des immigrés naturalisés est tel aujourd’hui qu’aucun mouvement populiste n’ose proposer une politique de réémigration. Ils ne sont même pas partisans aujourd’hui d’une immigration zéro mais seulement d’une limitation des entrées, d’une instauration de quotas, même restrictifs. Même le RPR à Villepinte en 1990 était plus exigeant dans son discours officiel, promettant l’immigration zéro. En une trentaine d’années, on mesure à quel point on a reculé. Faut-il que les convictions soient faibles et la puissance de feu des media et des lobbies très forte pour que l’on obtienne si facilement le renoncement de tant de chefs populistes ? Imagine-t-on Charles Martel négocier avec les envahisseurs, en accepter même une partie sur le sol national ?

QUE PEUT-ON attendre du nouveau gouvernement autrichien ? Le FPÖ, arrivé troisième des élections, décroche trois ministères régaliens — Intérieur, Défense, Affaires étrangères — et un portefeuille de vice-chancelier pour son chef, Heinz-Christian Strache, 48 ans. Ce n’est toutefois pas une garantie puisque le FPÖ avait déjà obtenu la moitié des postes de ministres en 2000 dans le gouvernement dirigé alors par Wolfgang Schüssel. Le parti était sorti exsangue de cette expérience catastrophique qui avait débouché sur une scission, Haider, le chef historique du FPÖ, créant alors son propre parti, encore plus modéré.

Les autres partis populistes européens, aussi tièdes, faisandés et cashérisés que le FPÖ, ont salué cette coalition. « Il ne reste qu’à applaudir le fait qu’une fois de plus, en Autriche aujourd’hui, un parti membre de notre groupe au Parlement européen soit pris au sérieux au point d’avoir sa chance au sein du gouvernement », s’est réjoui Geert Wilders, le chef du Parti néerlandais pour la liberté, connu pour son sionisme intempestif et ses positions libertaires sur le plan moral. Marine Le Pen n’a pas fait non plus dans la demi-mesure, saluant un « événement véritablement historique ». Selon elle, « d’autres suivront, car dans un certain nombre de pays la résistance à l’Union européenne s’organise ». Où voit-elle dans ce gouvernement qui a déclaré sa flamme européiste dès son intronisation et qui s’est engagé à ne jamais organiser un référendum sur la sortie de l’UE, une quelconque résistance à l’Union européenne ? « Je pense, a ajouté la présidente du FN, que les élections européennes peuvent apporter un véritable bouleversement de la donne politique en Europe et même permettre à ceux qui s’opposent à l’Union européenne et qui sont des défenseurs de l’Europe des nations et des libertés d’être majoritaires dans le cadre de la future assemblée ». Ce ne sont là que des billevesées. Non seulement parce que le Parlement européen n’a qu’un pouvoir très limité, bien moindre que celui des commissaires bruxellois, mais aussi parce que tous ces partis populistes ont entériné le principe de l’appartenance à l’Union européenne. Comme ils ont accepté quasiment tous les mots d’ordre et les tabous du Système cosmopolite oppresseur et destructeur.

PENDANT QUE l’Autriche se dote d’une nouvelle coalition, la France reste macronisée. Le président de la République, qui remonte dans les enquêtes d’opinion, ne manque pas d’habileté. Ayant été plus de deux ans secrétaire général adjoint de l’Elysée sous François Hollande, il a pu beaucoup apprendre, se rendre compte notamment des failles, des limites et des erreurs du chef de l’Etat de l’époque et en tirer les leçons. Macron n’est ni le président normal que voulait être Hollande, ni le président bling-bling qu’était Sarkozy. Comme ses prédécesseurs il poursuit et amplifie la révolution mondialiste, promeut l’inversion des valeurs, la modernité décadente et destructrice des identités mais il le fait très habilement, fort intelligemment, sans avoir l’air d’y toucher, en redonnant un certain lustre à la fonction, en brossant les auditoires dans le sens du poil, en jouant de son physique de jeune premier et de gendre idéal, en se montrant souriant et détendu, en allant à la rencontre de ses contradicteurs, en réconciliant les bourgeoisies de droite et de gauche avec la quasi-suppression de l’ISF, en nommant Jean-Pierre Blanquer à l’Education nationale qui a pris un décret pour interdire l’écriture inclusive à l’école. Il brouille les repères entre la droite et la gauche parlementaires au point que tous les partis sont affaiblis et déboussolés, du PS au FN, et que certains électeurs ayant toujours voté à droite ont avoué être séduits par l’homme, son style, et certaines de ses premières décisions.

Et pourtant Macron est par excellence l’homme-lige du système cosmopolite. Il n’est que de voir son récent discours à la Sorbonne faisant l’apologie de l’Union européenne et d’une souveraineté européenne qui défait, déconstruit la nation française. Il est l’homme qui autorisera toutes les transgressions morales (n’oublions pas que l’un de ses plus actifs soutiens fut Pierre Bergé), le gouvernement s’apprête à ouvrir la PMA aux lesbiennes, et nul doute qu’il légalisera, d’une manière ou d’une autre, l’euthanasie dont Jacques Attali, le mentor de Macron, est depuis toujours un ardent défenseur. De plus, Macron poursuivra la politique immigrationniste de ses prédécesseurs. Et la police de la pensée se renforcera encore sous la présidence de ce sémillant quadragénaire. Dernier exemple en date, la brutale disparition des pages Facebook d’Egalité et Réconciliation et d’Alain Soral, mesure dont la LICRA s’est publiquement félicitée sur son site Twitter. Sous Macron Ier il ne fait pas bon être judéocritique et dénoncer haut et fort « l’influence puissante et nocive » d’un certain lobby. Si les partis politiques ont été tourneboulés par la victoire de Macron, qui a trop longtemps été sous-estimé (il ne faut jamais mépriser un adversaire, c’est une grave erreur, ce fut celle de Marine Le Pen dans son pathétique débat le 3 mai dernier), le Système cosmopolite, lui, est plus puissant que jamais sous cette présidence.

RIVAROL

Petit conseil du journal de M6 pour passer un bon réveillon de Noël en famille. par dé-darwinisez-vous

Sujets à éviter: La Religion

Cela fait sens… Parler de religion lors de la célébration d’une fête religieuse est le meilleur moyen de gâcher un Réveillon de Noël!

Il ne faudrait pas non plus parler de politique ou d’éducation… La France est un pays profondément divisé et il est fortement déconseillé de parler de sujets importants avec ses proches, au risque de gâcher ce merveilleux moment des fêtes de fin d’année. Nous sommes sommés de nous auto-censurer et de nous contenter de discussions superficielles, à quoi bon se prendre la tête? Mange ton foie gras et ne réfléchis pas!

Parlez de chats et de météo et tout se passera bien! Mais alors n’essayez surtout pas de parler de Jésus! Évoquer cet individu à Noël est une faute de goût impardonnable (c’est M6 qui le dit), alors ne gâchez pas la fête!

La bataille du pont de Milvius : miracles et bienfaits

C’est au mois d’octobre de l’année 312, au pont de Milvius, sur les bords de Rome, que se profilait une guerre qui allait changer le cour de l’histoire. D’un côté, les armées du paganisme, dirigées par le tyran Maxence, ennemi du Christ, firent subir durant des siècles de multiples persécutions aux chrétiens. De l’autre, la nouvelle armée chrétienne de Constantin.

« Cette religion nouvelle, nous dit Mr Hervé-Bazin, annonçant un Dieu unique au milieu des autels innombrables du polythéisme, prêchant la pureté, le renoncement et la charité dans un siècle abandonné à la luxure et à l’égoïsme, relevant la dignité de la femme ou de l’esclave dans un monde qui reposait sur le droit de vie et de mort reconnu à l’époux et au maître, proclamant l’égalité des hommes devant Dieu au sein d’une société dont tous les empereurs étaient inscrits au nombre des Dieux, cette religion déplut aux Césars et fut vouée à la proscription. »

Durant 3 siècles précisément, l’Eglise dut traverser de nombreux orages. De nombreuses persécutions générales ou locales, des dizaines d’hérésies, de schismes et de sophismes de la philosophie néo-platonicienne ne parvinrent à couper son élan. Au contraire même, ils l’abreuvaient.

« Les persécuteurs, disait Saint Augustin, avaient reconnu que, plus ils mettaient de chrétiens à mort, plus il en renaissait de leur sang. Ils craignaient de dépeupler l’empire. »

« Les chaises de fer ardentes, dit Saint Grégoire de Nysse, les ongles d’acier, les buchers, le glaive, les bêtes, tous les instruments inventés par la cruauté des hommes, déchiraient jour et nuit le corps des martyrs. Les familles étaient décimées, les villes demeuraient désertes, et les déserts se peuplaient ! »

Malgré tous ces obstacles, l’Eglise s’imposait petit à petit. L’Esprit saint aidant, au début du 4ème siècle, toutes les villes importantes avaient leurs sièges épiscopaux. Son gouvernement, sa discipline et son culte étaient depuis longtemps déjà constitués et reconnus. Ses disciples la représentait par milliers partout dans le monde… Mais ce monde officiel la détestait encore et usait de diverses méthodes toutes plus horribles les unes que les autres pour la réduire au silence et au secret. Elle n’avait donc pas de cultes extérieurs et publics et vivait dans les coins sombres des catacombes. Nous le verrons, cette situation ne durera pas car l’Eglise sortira bien heureusement toujours plus forte des supplices qu’on lui impose.

Constantin, fils de parents chrétiens, Constance Chlore et Sainte Hélène se rangea contre Maxence en manifestant son soutient aux Chrétiens. La bataille s’annonçait… Maxence rassembla tous ces hommes autour de Rome et y attendit Constantin. Ce qui se produisit ensuite tient de l’ordre du miracle. Ainsi parle Eusèbe, historien chrétien :

«  Si le récit que je vais vous faire m’eut été transmis par une autre bouche, il pourrait trouver des auteurs incrédules. Mais je le tiens de l’auguste prince lui-même. Bien des années après, quand j’eus l’honneur d’être admis dans son intimité, il me raconta le fait et m’en attesta plusieurs fois par serment d’authenticité. C’est sa narration que je vais reproduire, et bien téméraire serait celui qui oserait s’inscrire en faux contre un pareil témoin, au sujet d’un prodige que les événements survenus depuis ont d’ailleurs suffisamment confirmé. »

Le récit que nous allons rapporter est implicitement confirmé par Nazarius, l’orateur païen chargé du panégyrique de Constantin neuf ans après la bataille, et explicitement par Lactance, précepteur du fils de Constantin. Le prodige eut lieu devant toute l’armée et l’évêque écrivait quelques années après la mort de l’empereur « de nombreux témoins vivaient encore, et toute supercherie eut été vivement relevée et raillée par les auteurs païens . »

Quelques jours avant la bataille, Constantin, accompagné de ses officiers sortit du camp pour aller étudier la situation de l’ennemi. Tout le monde poussa un cri de stupeur lorsque soudain apparut dans le ciel une croix lumineuse. Une inscription en Latin se lisait dessus « In hoc signo vinces, par ce signe tu vaincras ». L’armée entière vu ce signe et fut très étonnée, d’autant plus que la croix n’était pas encore connue de l’empire à cette époque là.

La nuit venue, le Christ apparut dans un rêve de Constantin avec ce même signe de la croix, lui ordonnant de faire reproduire ce signe sur les drapeaux comme un gage de victoire. Le lendemain Constantin et son armée s’exécutèrent.

La suite nous la connaissons… L’armée du seigneur, forte de 40 000 hommes vint a bout des paiens composée elle de 190 000 guerriers… Quasiment 1 contre 5…Quel courage ! Quelle foi !!Une bataille vigoureuse s’engagea des heures durant. Les uns motivés par leur nombre, les autres par leur croix. Le choc qui était provoqué par la rencontre des deux armées déchainées était assourdissant , intense. Les cris de fureur poussés par tous ces hommes nous indiquaient que seul deux issus seraient possible, la victoire ou la mort. L’abnégation et l’ardeur de l’armée du Christ mit finalement les paiens en déroute en tuant leur chef Maxence. Après tant de persécutions, la croix, réservée jusque là comme instrument de supplice, triomphait du monde et devenait l’étendard des légions romaines.

« Quand, après trois siècles de tortures, dit P. Lecordaire, du haut du mont Mario, Constantin vit dans l’air la Croix, c’était le sang des chrétiens qui avait germé dans l’ombre, qui était monté comme une rosée jusqu’au ciel, et s’y déployait sous la forme de la croix triomphante ! »

Eusèbe nous raconte aussi un des faits étonnants qui se déroula pendant la bataille :

« Constantin, dit il, avait choisi parmi ses gardes environ cinquante de ceux qui surpassaient les autres en force de corps, en grandeur de courage et en piété, et il les chargea de garder continuellement l’étendard et de le porter tour à tour. Le désordre s’étant mis dans l’armée au milieu de la chaleur du combat, celui qui portait l’étendard signé d’une croix et d’un monogramme du Christ eut peur et le donna à un autre pour éviter le péril. Mais il n’en fut pas sitôt déchargé qu’il reçut un trait dans le corps dont il mourut sur le champ en punition de sa lâcheté et de son infidélité. Celui qui s’était chargé de l’étendard en sa place fut protégé. Quelques quantités de traits que jetassent les ennemis, aucun ne tomba sur lui. C’était une chose merveilleuse à voir que tous les traits demeuraient dans le bois de l’étendard, quoiqu’il fut fort étroit, et qu’aucun ne toucha jamais ceux qui portèrent le signe de notre rédemption. Ce récit, ajoute l’historien, n’est pas de moi, il est de l’empereur, de la bouche duquel je l’ai appris. »

Regardons maintenant quelles furent les conséquences bénéfiques de cette victoire miraculeuse. En premier lieu, Constantin décrétait l’émancipation de l’Eglise, rendait justice aux chrétiens dépossédés et appela prés de lui le représentant de la royauté spirituelle, le pape saint Melchiade.

« Désormais, déclare Constantin, les condamnés aux mines ne seront plus marqués au front. La face humaine, créée à l’image de la beauté divine, ne doit point être déshonorée »

« Il est temps, dit il encore, d’arrêter la barbarie des pères dénaturés qui donnent la mort à leurs enfants. S’il se trouve des parents qui ne puissent nourrir leurs enfants, qu’on prenne ce qui sera nécessaire sur le Trésor public ou sur mon domaine privé. »

Constantin écrivait aussi, au préfet de Rome, que désormais le maître qui mettra à mort son esclave sera jugé comme homicide.

Un édit supprimait la prison et la flagellation pour dettes, un autre interdisait les combats de gladiateurs, car selon l’empereur : «  il ne convenait pas que le sang humain soit versé en pleine période de paix comme un passe temps à l’usage des oisifs. »

Un décret solennel punissait quant à lui, les hommes coupables de mutilations sur leurs esclaves pour avoir des eunuques et affranchissait les victimes de ce crime.

Une loi abolissait le supplice de la croix.

« En même temps, nous dit encore Monsieur Hervé-Bazin dans son livre intitulé les grandes journées de la Chrétienté, Constantin commençait à porter des coups à l’esclavage avec prudence, intelligence et habileté : il proclamait d’abord le principe éminemment chrétien que même soixante ans de servitude ne pouvait prescrire contre la liberté humaine. Il supprimait tous les obstacles qui avaient été apportés par la législation païenne pour l’affranchissement, et permettait de rendre aux esclaves leur liberté dans l’église en présence du peuple et des évêques, ne demandant qu’une attestation des ministres de l’église. Il défendait aux Juifs d’avoir des esclaves chrétiens et ordonnait à ceux qui connaitraient des personnes injustement retenues en servitude d’en avertir les magistrats. »

En 316, il imposa le repos du Dimanche pour tout l’empire. Ce fut l’occasion pour le peuple de consacrer du temps à l’église ainsi qu’a leur famille qui emmena un énorme bienfait pour le peuple.

Toutes ces ordonnances furent couronnées par la loi du 23 Juin 318 qui permettait aux parties de passer outre la juridiction des magistrats de droit commun pour s’en rapporter au jugement des évêques.

C’est à partir de cette période que l’effet sublime de la bataille du pont de Milvius se fit le plus ressentir. Constantin n’hésitera alors plus à rendre à l’Eglise la place qu’elle devait désormais occuper en faisant construire des dizaines de splendides basiliques à la gloire de Dieu. Grâce à l’Eglise, l’homme retrouvait enfin sa liberté et sa dignité à travers la Vérité.

Nous comprenons maintenant mieux l’importance de cette bataille qui permit, grâce à Dieu, au christianisme de sortir de l’ombre et se déverser, avec douceur et magnificence, sur toute une Europe désormais en paix. Ainsi cette bataille du pont de Milvius fut le début de toute une série de triomphe qui accentua toujours plus la grandeur du christianisme. Nous avons pu le voir dans les faits, Dieu dans son infinie sagesse, en avait décidé ainsi, telle était sa volonté…

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