Archives mensuelles : décembre 2017

Présente situation et vieux alibis : il y a pape et « pape »

Présente situation et vieux alibis (2)

2) Il y a pape et « pape »

On peut discuter longuement sur l’exact degré d’autorité qu’ont voulu donner Paul VI et les pères de Vatican II (les évêques) à chacun et chacune des Constitutions (pastorales ou dogmatiques), Décrets et Déclarations dudit Concile Vatican II, et il y a certes beaucoup de contre vérités qui circulent en milieu « traditionaliste » à ce sujet. Si Dieu veut, nous y reviendrons une autre fois.

a) La liberté religieuse

Mais quoi qu’il en soit, il est manifeste que les principaux enseignements de Vatican II sont, depuis plus de quarante-cinq ans, ordinairement (et même journellement) enseignés par Paul VI et ses successeurs, et avec eux par la quasi-totalité des évêques dispersés de par le monde. Si Paul VI et ses successeurs étaient réellement papes, les principaux enseignements de Vatican II relèveraient donc nécessairement du magistère ordinaire universel. Nous savons que le magistère ordinaire et universel est infaillible lorsqu’il atteste qu’un enseignement donné est révélé (objet premier du magistère infaillible) ou connexe à la Révélation (objet second du magistère infaillible).

Or force est de constater que d’après Vatican II, en sa Déclaration Dignitatis humanæ, « le droit à la liberté religieuse a son fondement réel dans la dignité de la personne humaine, telle qu’elle est connue par la Parole de Dieu révélée et par la raison elle-même », et ailleurs dans la même Déclaration Vatican II enfonce le clou :

« Bien plus cette doctrine de la liberté a ses racines dans la Révélation divine, et pour cette raison elle doit être sauvegardée d’autant plus scrupuleusement par les chrétiens. »

Concile Vatican II, Déclaration Dignitatis humanæ, 7 décembre 1965.

Il est donc bien clair que le droit à la liberté religieuse de Vatican II est attesté par le même concile comme à tout le moins lié à la divine Révélation. Et c’est bien exactement ce même droit à la liberté religieuse qui est enseigné comme tel depuis quarante-cinq ans avec une si magistrale constance par Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVIFrançois et la totalité des évêques avec eux (à l’exception notable et louable mais extrêmement marginale de feu N.N.S.S. Lefebvre et De Castro-Mayer – et quelques rares autres). Par conséquent, si Paul VI et ses successeurs étaient réellement papes, le droit à la liberté religieuse de Vatican II relèverait nécessairement du magistère ordinaire universel infaillible : attestant en effet que le droit à la liberté religieuse est à tout le moins connexe à la Révélation (objet second du magistère infaillible).

Or voilà ce qu’un vrai pape ne saurait enseigner (avec les évêques) puisque c’est aussi ce même droit à la liberté religieuse qui a été infailliblement condamné par le pape Pie IX :

« Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l’Église et des Saints Pères, ils affirment sans hésitation : « La meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande. » A partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l’Église catholique et le salut des âmes, que Notre prédécesseur Grégoire XVI d’heureuse mémoire qualifiait de « délire » : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi de toute société bien organisée. »

Pie IX, Encyclique Quanta Cura, 8 décembre 1864.

b) La nouvelle messe

Prenons un autre exemple, celui de ladite « nouvelle messe ».

Le Père Cartechini, dans son célèbre ouvrage sur les notes théologiques, ouvrage dont faisait usage le Saint-Office, écrit :

« Le magistère ordinaire infaillible s’exerce de trois manières :

« 1. par une doctrine expresse communiquée en dehors d’une définition formelle par le Pontife ou par les évêques du monde entier ;

« 2. par une doctrine implicite contenue dans la pratique ou la vie de l’Église :

« a) l’Église… ne peut pas permettre que soient dites en son nom dans la liturgie des choses contraires à son sentiment ou à sa croyance ;

« b) dans le Code de droit canonique il ne peut y avoir rien qui soit de quelque façon que ce soit opposé aux règles de la foi ou à la sainteté évangélique ;

« 3. par l’approbation tacite qu’accorde l’Église à une doctrine des Pères, des docteurs et des théologiens. »

R.P. Cartechini, s.j., De Valore Notarum Theologicarum, Université pontificale Grégorienne, 1951.

Voilà ce qui décrit, de par la nature des choses, l’exercice du magistère ordinaire et universel et donc le Souverain Pontificat : on pourra constater sans grande difficulté que lesdits « pontificats » de Paul VI et successeurs ne correspondent certes pas à cette description… Et s’il y a une question sur laquelle Paul VI et successeurs achoppent lamentablement, c’est bien la question de la liturgie et de la messe, en se rappelant en effet que « l’Église… ne peut pas permettre que soient dites en son nom dans la liturgie des choses contraires à son sentiment ou à sa croyance ». C’est pourquoi le pape Pie VI a condamné la 78e proposition du synode de Pistoie (d’inspiration janséniste) :

Proposition qui…
« inclut et soumet à l’examen prescrit même la discipline constituée et approuvée par l’Église, comme si l’Église, qui est régie par l’Esprit de Dieu, pouvait constituer une discipline non seulement inutile et même plus onéreuse que ce que permet la liberté chrétienne, mais dangereuse, nuisible, conduisant à la superstition et au matérialisme. »

Pie VI, Constitution Auctorem fidei, 28 août 1794.

L’autorité suprême dans l’Église, c’est-à-dire le pape, ne peut pas constituer et approuver une discipline, et notamment des lois liturgiques, contraires au bien de l’Église : c’est ce que les théologiens appellent l’infaillibilité des lois de l’Église. Le pape Grégoire XVI met les points sur les « i » :

« Est-ce que l’Église qui est la colonne et le soutien de la vérité et qui manifestement reçoit sans cesse de l’Esprit-Saint l’enseignement de toute vérité, pourrait ordonner, accorder, permettre ce qui tournerait au détriment du salut des âmes, et au mépris et au dommage d’un sacrement institué par le Christ ? »

Grégoire XVI, Encyclique Quo graviora, 4 octobre 1833.

Non seulement le pape ne peut pas promulguer directement, par exemple, une réforme liturgique qui serait contraire au bien des âmes, mais il ne peut même pas permettre une telle réforme, notamment en raison de l’infaillibilité du magistère ordinaire et universel en ces matières.

Or depuis quarante années, Paul VI et successeurs permettent à tout le moins (et même en bonne part ordonnent puisque les autorisations données à la messe traditionnelle sont des concessions) une « nouvelle messe », un Ordo Missæ qui « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte Messe telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du Concile de Trente » (Cardinaux Ottaviani et Bacci, Lettre à Paul VI lui présentant le Bref Examen critique du nouvel Ordo Missæ, 3 septembre 1969). Doit-on également rappeler que Mgr Lefebvre qualifiait cette « nouvelle messe » de « messe de Luther » ?

c) Une conclusion nécessaire

Au vu de la doctrine catholique relative à l’infaillibilité du magistère ordinaire et universel (une doctrine laissée sous le boisseau ou défigurée par beaucoup de « traditionalistes ») et au vu également de l’incompatibilité radicale existant entre la liberté religieuse et l’Ordo Missæ de Paul VI d’une part et la foi catholique d’autre part, comment ne pas conclure, avec Mgr Lefebvre d’ailleurs…

« Un pape digne de ce nom et vrai successeur de Pierre ne peut pas déclarer qu’il se donnera à l’application du concile [Vatican II] et de ses réformes. Il se met par le fait même en rupture avec tous ses prédécesseurs et avec le concile de Trente en particulier. »
Mgr Lefebvre, Lettre aux cardinaux, 6 octobre 1978 (à l’occasion du conclave qui a suivi la mort de Jean-Paul Ier).

Comment pourrions-nous regarder autrement les Paul VIJean-Paul IerJean-Paul IIBenoît XVI et François qui maintiennent depuis plus de quarante ans la nouvelle messe, la liberté religieuse, mais aussi l’œcuménisme et la collégialité (entre autres erreurs sinon hérésies) que comme de faux papes ?

Les regarder comme papes tout en rejetant Vatican II et la nouvelle messe équivaudrait en effet à rejeter la doctrine catholique relative au magistère ordinaire et universel et à son infaillibilité. Ce serait tomber de Charybde en Scylla.

Un groupe de lecteurs, dont N. Magne.

Vision talmudique de la mixité en société

« Est-il permis pour une femme (mariée) de sortir sans son mari ? »

Voilà une question banale qu’il ne viendrait pas à l’esprit de poser en Occident, sauf chez certains…

Et la réponse dépasse l’imagination…

A supposer que l’individu, chez eux, s’entend d’abord comme obsédé sexuel ?

On pourrait finir par le croire !

http://www.torah-box.com/question/sortir-avec-des-amis-sans-son-mari_14725.html

La réponse du rav Gabriel Dayan

« Bonjour,

Si les garçons sont âgés de plus de 10 ans, cela n’est pas permis.

D’autre part, le fait même que des filles et des garçons « sortent pour boire un verre » est strictement interdit selon la Halakha, à plus forte raison s’ils sont accompagnés d’une femme mariée.

Ci-dessous, quelques explications :

Puisque vous vous adressez au Service Question au Rav, il ne m’est pas possible de vous dire autre chose que l’avis de la Halakha.

Mon employeur, dans le Ciel, m’a fait promettre de dire uniquement la vérité.

Je me plie, donc, à Sa volonté.

La seule permission de rencontrer une fille et d’engager des discussions avec elle, est dans le cas où c’est en vue d’un mariage.

Si le garçon et la fille ne pensent pas se marier dans l’année qui suit les rencontres, les rencontres ne sont pas permises.

Il va sans dire que le fait de se trouver dans un appartement ou dans tout autre endroit peut entraîner de très graves problèmes de Yi’houd, et ce, même si l’on n’engage pas une discussion. Les détails concernant les lois du Yi’houd sont nombreux, il faut les étudier très sérieusement.

Le fait même que de telles lois existent prouve hors de tout doute que les dangers encourus lorsqu’un jeune homme discute avec une jeune fille sont réels et inévitables.

Il suffit de prendre en considération le fait que même des hommes des plus hauts rangs, sont tombés dans le piège car ils ne respectaient pas scrupuleusement ces lois.

Nos Sages comparent la faute au feu.

Voir Talmud Kiddouchin 81a. Le feu est destructeur, il faut s’en éloigner ou l’éteindre.

Nos Sages étaient doués d’une intelligence pénétrante.

Nous avons le devoir de les écouter avec intérêt et attention.

Nos Sages disent également : l’envie d’approcher les femmes interdites réside uniquement chez ceux dont l’occupation n’est pas l’étude de la Torah.

Plus on sera versé dans l’étude, plus ces envies disparaîtront.

Voir Rambam Hilkhot Issouré Bia, chapitre 22, Halakha 18-21.

Explications :

Lorsque la Torah traite des relations interdites, elle emploie l’expression : « Vous ne vous en approcherez pas ». Voir Vayikra, chapitre 18, verset 6.

D’où la nécessité de garder distance !!!

Cela démontre également la nécessité de mesures de précaution pour préserver la pureté et la moralité !!!

D’autre part, la Torah nous enseigne qu’une mise en garde est adressée aux autorités de chaque génération afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour que des transgressions ne soient pas commises.

Le Rambam écrit :

Le tribunal doit désigner des forces de police, chargées de patrouiller à l’occasion des Fêtes dans les endroits publics tels que les jardins, les parcs, et les rives des fleuves, pour éviter que ne se forment des réunions d’hommes et de femmes qui pourraient dégénérer en débauche. Hilkhot Yom-Tov, chapitre 6, Halakha 21.

Les autorités rabbiniques ont, donc, le devoir et l’obligation d’ériger une « haie protectrice autour de chaque Mitsva », pour éloigner les hommes du péché et pour leur faire prendre conscience de la gravité des interdictions.

C’est pourquoi, les garçons n’ont pas le droit de parler ou de jouer avec les filles.

D’autre part, le fait même de porter son regard sur une jeune fille ou sur une femme qui n’est pas la sienne est strictement interdit. Voir Rambam Hilkhot Issouré Bia, chapitre 21, Halakha 2-3 et 21 ainsi que chapitre 22, Halakha 18-21.

Une fille ou une femme qui ne garderaient pas ses distances avec les garçons, enfreint l’interdiction de mener l’autre à la Avéra – au péché. Ceci est d’une extrême gravité.

Les lois régissant les relations interdites constituent le fondement de la sainteté du peuple juif.

Hachem dit :

« Si vous vous rendez impur par ces fautes, je ne serai plus votre D., car vous vous serez séparez de Moi ».

Il est important de rappeler que Hachem fit venir le déluge à l’époque de Noa’h pour détruire le monde. L’une des raisons essentielles de ce châtiment fut la pratique générale des relations interdites.

Les relations interdites incluent, entre autre, les relations intimes avec une femme qui n’est pas la sienne.

Certaines de ces relations sont punissables de mort par le tribunal. D’autres, sont punissables de Karet – retranchement [mourir avant 60 ans ou être retranché du monde futur ou mourir jeune et perdre sa part dans le Olam Haba].

Plusieurs versets de la Torah affirment que lorsque de telles fautes sont réalisées au sein du peuple juif, la Chkhina nous quitte et nous sommes livrés à la méchanceté de nos ennemis sans pouvoir bénéficier de la protection Divine.

Le verset dit : « Hachem ton Dieu marche au milieu de ton camp pour te sauver et livrer tes ennemis devant toi, [donc] ton camp sera saint, [pourquoi] afin qu’il ne voie pas chez toi de chose honteuse et qu’Il se détourne de [s habitants se trouvant sur] tes territoires ».

Le fait même de parler avec une fille ou une femme qui n’est pas la sienne est strictement interdit, si ce n’est dans des cas bien précis.

Le Rav Dessler dit que le Yétser Hara a été créé pour faire de l’homme sa proie.

Si l’on reste indifférent à un type d’attaque, il remportera la victoire en usant des tactiques différentes.

En étant constamment exposé à son Yétser Hara, on perd toute sensibilité à la sainteté et on est entraîné par le flot général de corruption que véhicule notre époque.

Il est possible d’écrire plusieurs ouvrages à ce sujet, mais suffisons-nous de cela pour l’instant.

Je suis à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse. »

Beauté du talmudisme !

(C’est nous qui avons souligné en rouge les phrases les plus percutantes.)

C’est vrai que ce n’est pas dans l’islam qu’on verrait une telle « permissivité sociétale » : les ayatollahs ont donc encore beaucoup à apprendre des rabbins…

On observe d’ailleurs une radicalisation croissante dans le monde scolaire où en dix ans la proportion d’écoles primaires mixtes (ce qui est la règle édictée par le gouvernement) est tombée à 30% !

Ce qui inquiète légitimement certains observateurs israéliens.

Récemment, des rabbins ont objecté que les soldats (l’armée a des unités mixtes, quelle horreur !) ne devaient pas écouter des chants de femmes, conformément à la halakha, lors de cérémonies militaires.

Il a été, de nouveau, question d’instaurer une séparation entre homme et femme sur certaines lignes d’autobus desservant des quartiers religieux à Jérusalem.

http://www.jforum.fr/Israel-forte-baisse-de-la-mixite-dans-les-ecoles.html

Il ne faut d’ailleurs surtout pas faire de contre-sens sur le mot « mixité » qui n’a rien à voir en général avec le sexe :

  • Sur le plan religieux, cela concerne la présence conjointe de sépharades et d’ashkénazes à une cérémonie, un rassemblement, etc. On parle de « public mixte ».
  • Sur le plan politique cela concerne la présence conjointe dans un contexte donné des juifs et des arabes (on parle de « population mixte » dans une colonie où coexistent juifs et palestiniens.)

Mais la mixité sexuelle n’est jamais évoquée et la présence conjointe hommes/femmes toujours combattue !

Quant à la situation de la femme…

Cela empire tous les jours avec la radicalisation croissante…

http://www.medias-presse.info/realite-de-la-radicalisation-croissante-dans-le-monde-dit-ultra-orthodoxe-sur-fond-de-sectes-pedophiles-et-de-mariages-forces/61308/

http://www.marieclaire.fr/,insoumises-religion-israel,20258,535397.asp

Du coup, on ne s’étonnera pas, en réaction, que Tel Aviv soit devenue la capitale de la permissivité, des gays et des bordels…

http://rootsisrael.com/dresscode-telaviv/

et que le féminisme soit, historiquement, à 90% d’origine juive revendiquée selon eux elles !

http://www1.alliancefr.com/actualites/les-femmes-juives-et-la-revolution-feministe-6053986

Claude Timmerman

9ème édition de la veillée pour la Vie.

SAMEDI 20 JANVIER 2018 : EN PRIÈRE ! POUR LA DÉFENSE DE L’ENFANT À NAÎTRE

Le 21 janvier 2018 à Paris, aura lieu la 12e édition de la Marche pour la Vie. Apolitique et aconfessionnelle, elle est le rendez-vous incontournable de tous les défenseurs de la vie, de la conception à la mort naturelle qui sollicitent une vraie politique d’accueil et de protection de la vie en France et refusent les atteintes à la vie orchestrées par nos gouvernements successifs à travers l’avortement, les recherches sur l’embryon, l’euthanasie…

Depuis 9 ans, cette marche est précédée d’une veillée de prières à l’église Saint François-Xavier à Paris, soutenue par la Marche pour la Vie, même si son organisation en reste indépendante.

Les initiateurs de cette veillée sont profondément convaincus que la protection de la vie ne saurait s’affranchir de la prière qui est complémentaire de l’action. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus disait « Il faut toujours prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante ».

Pour la défense de l’enfant à naître, nous confierons tous ces enfants dont la vie n’a pas été accueillie. Nous prierons pour les parents concernés par cette épreuve, mais aussi pour toutes les futures familles afin que l’accueil de la vie soit toujours une source de joie.

Nous confierons aussi toutes les personnes qui dans leur métier et leurs engagements associatifs ou politiques sont confrontées à ces décisions sociétales.

Nous vous attendons nombreux le 20 janvier 2018 de 20h30 à 21h45 à l’église Saint François-Xavier (Paris 7e) pour prier avec nous. Au programme :

– Chapelet médité
– Salut du Saint Sacrement
– Chorale polyphonique

https://www.facebook.com/events/1179702568841354/?ti=icl

ÊTRE CHRÉTIEN, BIENTÔT HORS LA LOI EN ANGLETRRRE?

En refusant de se prononcer clairement, le gouvernement britannique laisse entendre que proclamer que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, pourrait être une incitation à la haine et donc pourrait être passible de sanction.

British Government refuses to say whether proclaiming divinity of Christ is a hate crime

Lord Pearson says the government refused to answer when he asked whether stating religious belief could be ‘hate’

The British government has refused to say whether telling people about the Christian faith could be a hate crime.

Lord Pearson of Rannoch, a UKIP peer, says when he raised a question on the issue on the House of Lords, the government failed to state clearly whether Christians cannot be prosecuted just for stating their beliefs.

“I said to the government ‘Will they confirm unequivocally that a Christian who says that Jesus is the only son of the one true God cannot be arrested for hate crime or any other offence, however much it may offend a Muslim or anyone of any other religion?’”

In response to the question, government whip Baroness Vere of Norbiton said: “My Lords, I am not going to comment on that last question from the noble Lord.” She added that the legal definition of “hate crime” has been the same for the past 10 years.

Speaking to Premier Christian Radio, Lord Pearson said the refusal to comment was “pretty unique” and “makes one very worried”.

He said the current definition of “hate crime”, which relies on whether the victim feels offended, was “stupid” and called for the law to be clarified.

“Certainly the stricter Muslims do feel offended by Christianity and our belief in Jesus being the only Son of the one true God,” he added.

He also said there is a double standard in how hate crime laws are applied to Christianity and Islam.

“You can say what you like about the Virgin Birth, the miracles and the Resurrection of Jesus Christ, but as soon as you say ‘come on, is Islam really the religion of peace that it claims to be’, all hell breaks loose.”

A Home Office spokesman told Premier Christianity: “All forms of hate crime are completely unacceptable and those who commit these awful crimes should be met with the full force of the law. Our Hate Crime Action Plan is improving the response of law enforcement and criminal justice system to these horrendous attacks, including ensuring more victims have the confidence to come forward and report such incidents.”

Last year, feminist and gay rights groups reported two senior Spanish clerics for “hate crime” after they gave homilies that criticised gender theory.

Cardinal Antonio Cañizares and Archbishop Francisco Javier Martínezboth faced charges, however they were quickly dropped after prosecutors found insufficient evidence they had broken the law.

Création des espèces selon saint Thomas d’Acquin par Dé-darwinisez-vous

Il n’est pas aisé de comprendre pourquoi Dieu a créé toutes ces espèces. Saint Thomas d’Aquin répond à cette question tout à fait légitime dans sa somme théologique.

« La distinction des choses et de leur multitude proviennent de l’intention du premier agent, qui est Dieu. Dieu a donné l’être aux choses à cause de sa bonté, qu’il veut communiquer et représenter en elles. Et parce qu’une seule créature n’y aurait suffit, il en a produit de multiples et de diverses, afin que ce qui manque à l’une pour représenter la divine bonté soit supplée par une autre. Ainsi, la bonté qui est en Dieu simple et uniforme est dans les créatures, multiple et fragmenté. De telle sorte que l’univers entier participe à la bonté divine et la représente plus parfaitement qu’une autre créature quelconque… Et de même donc que la divine sagesse a causé la distinction des choses, afin que l’univers fût plus parfait: ainsi elle est cause de l’inégalité. Car l’univers ne serait point parfait, s’il n’y avait dans les êtres qu’un seul degré de bonté. »

Il est inutile de rajouter quoi que ce soit devant un tel trésor d’intelligence, de précision et de concision.

1917 : le rond-point Poincaré

1917 n’est pas une date de l’histoire occidentale, c’est ce qui la rend si difficile à identifier et à comprendre. Pour la plupart des Européens, 1917 est simplement une des quatre années de la grande guerre qui, elle, fait partie de l’histoire occidentale. Raymond Poincaré faisait la même erreur en qualifiant cette année de « trouble » alors que c’est plutôt une année troublante : pour la première fois depuis longtemps, une date de l’histoire mondiale ne coïncide pas avec l’histoire européenne. En fait, il faut se représenter cette année comme étant un carrefour où deux histoires se croisent. Disons même un rond-point qu’on baptisera « Poincaré », ne serait-ce qu’en en hommage aux poilus qui avaient ainsi nommé un de leurs rond-point à l’arrière de leur tranchée. Mais aussi, plus sérieusement, parce que le bureau de Poincaré, alors Président de la République, aura réellement été une sorte de rond-point : ses mémoires – 10 tomes de 400 pages environ –  sont un observatoire privilégié dont nous tirons huit passages pour illustrer notre propos.

Panorama mondial

Mais pour quelle histoire cette année-là est-elle donc capitale ?

Dans son « L’Holocauste avant l’Holocauste », Don Heddesheimer parle de la communauté juive américaine cherchant à retarder l’entrée en guerre des USA aux côtés de la Triple-Entente à cause de la Russie tsariste responsable, selon elle, de pogromes et de persécutions. Il se trouve que les locuteurs français peuvent en trouver une preuve directe dans les mémoires de Raymond Poincaré. Dans le tome 8 consacré à l’année 1916, on trouve à la date du 15 mai 1916 la mention suivante :

« Victor Basch, que j’ai prié de passer à mon cabinet, me donne ses impressions d’Amérique. Il y a trouvé les Israélites très hostiles à la Russie mais favorable à la France ; il a réussi à pénétrer parmi eux ; il leur a fait des conférences ; il a acquis l’assurance que la maison Jacob Schiff consentirait à placer pour les Alliés un emprunt de 250 millions de dollars, si la Russie accordait quelques avantages aux Israélites ».

C’est une citation intégrale, les impressions d’Amérique se résument donc à ce que pense la communauté juive et en particulier son leader, Jacob Schiff justement, dont on apprend chez Don Heddesheimer qu’il a appelé, mais c’était en 1917, à « la fin de l’holocauste ».

Et on trouve encore chez Poincaré cette autre mention à la date du 8 juin 1916 :

« M. Edmond de Rothschild me parle des juifs de Russie. Il me dit qu’avant de s’intéresser à eux, il tient à sauvegarder l’alliance, mais il a remarqué que M.Protopopoff était tout disposé à améliorer leur sort et il voudrait que le gouvernement français, avec toute la prudence nécessaire, intervînt en leur faveur. J’insiste sur ce que cette intervention a de délicat. Je lui dis toutefois que j’amènerai la conversation sur ce sujet lorsque je reverrai M. Protopopoff, mais celui-ci n’est pas ministre ; il peut seulement le devenir »

Ainsi, sur les deux rives de l’Atlantique, à six mille kilomètres de distance, quasiment au même moment, c’est la même demande et ce, pour des coreligionnaires situés encore plus à l’est, à trois mille kilomètres : ils sont agissants sur un front de 9000 kilomètres. Or, curieusement, l’entrée en guerre des USA intervient après l’abdication de Nicolas II : 3 mars 1917 Nicolas II abdique, avril 1917 déclaration de guerre des USA à l’Allemagne, juin 1917 arrivée de Pershing en France et juillet 1917 débarquement de la première brigade US à Saint-Nazaire. Edmond de Rothschild peut être satisfait, c’est un coup double, un gouvernement hostile tombe (le régime tsariste) et la France et l’Angleterre doivent se rabattre vers un pays et un gouvernement sur lequel lui et les siens ont une influence notable : les USA.

Et ce Tsar, déjà affaibli par les Judéo-Banquiers, Jacob Schiff est aussi connu pour avoir financé le Japon contre les Russes en 1905, les Judéo-Bolcheviks ne vont pas tarder à s’en occuper. Voici les données essentielles du travail de l’Historien Mark Weber « Le rôle des juifs dans la révolution bolchevique » :

Le Conseil des commissaires du Peuple (le gouvernement soviétique) comptait 17 juifs pour sur un total de 22 membres, sur les 62 membres du Comité Central Exécutif il y en avait 41, la Commission Extraordinaire (Tcheka) en comptait 23 pour 36 membres.

Novembre 1917 (octobre pour les russes), révolution bolchevik. Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 assassinat de Nicolas II et de sa famille. Weber rapporte une conversation de Trotski (Bronstein) avec Sverdlovsk (Iakov Solomon) dans lequel celui-ci affirme que c’est lui et Lénine qui ont pris la décision de l’assassinat du Tsar qui résidait alors à Ekaterinbourg. Le nom de cette ville deviendra Sverdlovsk, en l’honneur de l’assassin et du lieu de l’assassinat il faut croire.

Et ce n’est encore pas tout pour cette année 1917, il convient d’ajouter la déclaration de Balfour au sujet de la création d’un foyer national pour les juifs en Palestine. Le commentaire qu’en fait Benjamin Freedman est par contre un peu outré : il affirme que la confédération sioniste aurait approché l’Angleterre en 1916 à un moment où celle-ci était prête à jeter l’éponge et à accepter l’armistice et lui aurait proposé l’aide des USA en échange de la Palestine. Cela ne cadre pas vraiment, la déclaration de Balfour intervient en novembre 1917, à cette date, nous l’avons vu, l’Amérique était déjà en guerre contre l’Allemagne depuis 7 mois, en 1916 il y a eu la bataille de Verdun au cours de laquelle les Allemands ont perdu leurs illusions sur leur écrasante supériorité. Il y a aussi eu l’énorme bataille de la Somme menée par les anglais qui ont mis les Allemands sur la défensive et l’offensive victorieuse Russe en août 1916 contre les Germano-Austro-Hongrois. Cela dit, Churchill lui-même soutient la thèse d’un marchandage en 1917 d’une influence juive en faveur de l’intervention US en échange de la Palestine.

Panorama mondial assez impressionnant : renversement et assassinat du Tsar en Russie, négociation avec l’Empire Britannique au sujet de la Palestine et tractations réussies pour retarder l’intervention américaine en Europe tant que le Tsar était en place : à choisir, il faut reconnaître que cela ressemble plus à un complot mondial qu’à l’action des forces de la dialectique matérialiste de l’Histoire. On voit en tout cas une puissance assez exceptionnelle entrer en jeu et il convient donc de prendre au sérieux la déclaration de guerre en 1933 de la communauté juive à Hitler : elle débouchera sur une longue période de destruction de l’Europe et de ses peuples, destruction qui s’achève sous nos yeux.

Et au pays de l’affaire Dreyfus

Pour la France, on peut retenir que trente ans avant Nuremberg, la communauté juive était déjà sacralisée. Rothschild peut se permettre de rencontrer le Président de la République (contrairement aux catholiques), de s’immiscer dans la politique étrangère de la France en proposant de déstabiliser le régime de l’allié principal à l’heure où les Allemands étaient sur notre dernier fort à Verdun (Souville) sans s’attirer la moindre once de critique (contrairement aux propos anti tsariste des socialistes éreintés par Poincaré).

Détaillons tout cela et d’abord, pour continuer d’illustrer les bonnes relations de la République avec la communauté de Monsieur Rothschild, à la page du 10 février 1916 RP note :

« MM. Sée, ancien préfet, Israël Lévy, grand rabbin, Mouter, député de Lyon, membre de l’alliance israélite, me prient de me faire représenter à 4 heures au temple de la rue de la Victoire, à un office célébré en l’honneur des Israélites étrangers engagés comme volontaires et morts pour la France. Je promets de me faire représenter par un officier de ma mission militaire. »

Et à la page du 29 mai 2016 on trouve : « Troisième cérémonie pour les morts du Palais. Cette fois, au temple israélite rue de la Victoire. Je suis reçu par le grand rabbin de France et le grand rabbin de Paris, par Henri-Robert et Brunet, ancien bâtonnier à Bruxelles. Tout le consistoire israélite est là : Edmond de Rothschild, Raphaël-Georges Lévy, Neymark, Deutsch de la Meurthe, etc. Tout le palais aussi. Discours patriotique du grand rabbin de Paris. »

Rabbin avec deux « b » comme dans « abbé » mais là s’arrête la ressemblance entre israélites et catholiques car pour ce qui regarde les relations avec le gouvernement de la République, c’est beaucoup plus distant.

Ainsi, le 18 septembre 1914, suite à l’élection du nouveau Pape, Benoît XV, le cardinal Amette écrit une lettre à RP, le remercie de s’être fait représenter au service célébré à Notre-Dame pour le repos du Souverain Pontife défunt (RP ne s’était donc pas personnellement déplacé) et lui transmet un message du nouveau Pape, RP note (c’est nous qui soulignons en gras dans l’extrait ci-dessous et dans les deux suivants) :

« Il semblerait que, recevant ces deux lettres, je n’eusse qu’à y répondre aussi vite et aussi courtoisement que possible. Mais les Eglises sont légalement séparées de l’Etat ; nous avons, en outre, et sans, d’ailleurs, que ceci ne justifie cela, rompu toutes relations diplomatiques avec le Vatican. Correspondre avec le pape en dehors du gouvernement, ce serait, de la part d’un président, un de ces actes personnels qu’une partie de l’opinion républicaine, et la plus chatouilleuse peut-être, ne manquerait pas de trouver condamnable […]. »

Nous sommes alors juste une semaine après la bataille de la Marne, ce que RP appelle l’Union Sacrée….

5 janvier 1915 RP note : « Au même conseil de mardi 5 janvier, je communique aux ministres un télégramme que j’ai reçu la veille au soir et qui émane du Pape Benoît XV : « Confiant dans les sentiments de charité chrétienne dont Votre Excellence est animée, Nous la prions de vouloir bien rendre heureux le commencement de cette année par un acte de générosité souveraine en accueillant Notre proposition que les nations belligérantes échangent les prisonniers reconnus inaptes désormais au service militaire. Nous ne doutons pas que le chef de la noble et généreuse nation française voudra suivre l’exemple des autres souverains des nations belligérantes qui ont tous accédé à Notre proposition. » Le Saint-Siège et la République ne s’ignorent donc plus tout à fait et aucun des ministres ne s’oppose, cette fois, à ce que j’accuse réception du message Pontifical. Je télégraphie au Vatican […] »

Le « cette fois » est visiblement une référence à ce qui s’est passé le 18 septembre 1914.

Le 1 février 1915 on trouve encore cette note : « L’archevêque de Paris, qui depuis son départ pour le conclave m’avait fait annoncer par Jules Cambon son intention de me rendre visite, m’avait précisément demandé audience pour le lundi 1er février. Il est arrivé à l’Elysée tout habillé de pourpre et tenant à la main sa barrette. Depuis de longues années un archevêque de Paris n’avait plus, je crois, paru à la présidence. »  Le contraste est saisissant, d’un côté la République néglige de recevoir les archevêques, de l’autre, nous avons vu qu’un envoyé spécial de la République aux USA faisait des pieds et des mains pour être admis à la cour du roi Jacob Schiff.

Pour finir, examinons comment des demandes assez similaires à celles de Rothschild mais n’émanant pas d’un membre de sa communauté sont reçues par RP.

Le 15 février 1915, Marcel Sembat, pourtant membre du gouvernement comme ministre des Travaux publics, part pour Londres pour assister à un congrès socialiste, voici un extrait des résolutions de ce congrès donné par RP : « Ils [les socialistes] protestent contre l’arrestation des membres de la Douma, contre la suppression des journaux socialistes russes et la condamnation de leurs rédacteurs en chef, contre l’oppression des Finlandais et juifs russes ». Décidément, tout le monde s’inquiète du sort des juifs de Russie, elle devait être notoirement terrible, mais Marcel Sembat n’est pas Rothschild et RP commente : « Ainsi, ingérence dans les affaires des pays alliés, […] condamnation publique d’un gouvernement allié, voilà comment le Congrès de Londres a jugé bon, devant l’ennemi, de favoriser l’action militaire de la Triple-Entente ».

Décidément, l’année 1917 n’aura pas été perdue pour tout le monde, et, d’une manière générale, cette guerre de 14 -18 aura été bien exploitée par certains. D’après Kevin MacDonald dans son « Le Néoconservatisme : un mouvement juif » Les phénomènes politico-culturels juifs du XXe siècle se caractérisent, par : l’ethnocentrisme, l’intelligence manœuvrière, l’hyperactivité et l’agressivité. C’est déjà ce qu’on voit lors de la première guerre mondiale, laquelle, bien entendu, n’aura été qu’une première étape.

Francis Goumain

« Entrées précédentes