La bible au risque de l’histoire par Dé-Darwinisez-vous

« Un des enseignements les plus clairs de la Genèse fait descendre tous les hommes d’Adam puis, après le Déluge, de Noé. Cette affirmation monogéniste fait l’objet d’un chapitre entier, le chapitre X, qui détaille la postérité des trois fils de Noé: Sem, Cham et Japhet. Une grande partie des 70 noms cités sont des éponymes de peuples bien attestés dans l’histoire antique: Mèdes, Ioniens, Assyriens, Crétois etc. Et le verset 32 précise: « Telles sont les familles des fils de Noé selon leurs générations, dans leurs nations. C’est à partir d’elles que les nations ne sont réparties sur la Terre après le Déluge ».
Il est difficile de voir dans ce chapitre autre chose qu’une table ethnographique; il est impossible de restreindre cette table aux ancêtres des Juifs. Aussi, l’église a-t-elle toujours affirmé cette unité de la race humaine dont Saint Paul tirait les conséquences théologiques: « De même que par la désobéissance d’un seul homme la multitude a été constituée pécheresse, ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera constituée juste » Et encore « Il n’y a pas de distinction entre Juif et Grec… »
On le vit notamment lorsque les conquistadors instaurèrent l’esclavage des Indiens. Le 26 mai 1537, dans une lettre au cardinal de Tolède, le pape Paul III excommunie latae sententia ceux qui veulent « réduire les Indiens en servitude de quelque manière ou les spolier de leurs biens ». En effet, expose-t-il, « ce sont des hommes appelés à la même foi et au même salut ». Et le 2 juin, la bulle Veritas ipsa a soin d’étendre ces dispositions aux nègres et spécifie qu’elles s’appliquent « aux Indiens précités et à toutes les autres nations que les chrétiens pourront découvrir à l’avenir ».
Mais ces principes, même appuyés par la Couronne, se heurtèrent aux intérêts coloniaux: la traite des noirs pris le relais, et se renforça de l’incertitude des hommes des Lumières quant aux contours de l’espèce humaine. Si les noirs n’étaient pas des hommes, l’esclavage n’était en rien condamnable, ni plus ni moins que la domestication des animaux. »

Dominique Tassot dans  » La bible au risque de l’histoire »

Contrairement à ce qu’affirme l’histoire officielle, instrumentalisée pour salir le christianisme, la vérité est que l’église a aboli l’esclavage et a aboli toute forme de racisme. Ce sont bel et bien les Lumières anti-chrétienne qui ont réinstauré cette pratique barbare (jamais abolie par l’islam) et qui ont instauré une hiérarchie entre les races. Le darwinisme a évidemment servi à justifier cela… (entre autres)

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