« Mort à l’Arrivée… » (Abbé A. Cekada)

« Mort à l’Arrivée… » (Abbé A. Cekada) ou

Réfutation du livre « True or False Pope (Vrai ou Faux Pape) » de Salza et Siscoe (livre encouragé et édité par la FSSPX)

Dans cette vidéo d’une bonne trentaine de minutes qui nous vient du site EdudesAntimodernistes.fr, l’Abbé Anthony Cekada revient sur le livre True or False Pope (Vrai ou Faux Pape), qui serait, d’après la FSSPX, une réfutation définitive du sédévacantisme. Dans cette analyse, les différents chapitres du livre sont (littéralement…) décortiqués ; les erreurs élémentaires sont soulignées ; et une présentation de la « Papauté de carton » (à laquelle se rattache tous les faux tradis) est expliquée… Bien que la vidéo ait bientôt un an, elle est toujours d’actualité.

Un commentaire

  • L’Abbé Cekada sombre dans la caricature lorsqu’il évoque « l’acceptation pacifique de l’Église universelle » et ne répond rien de correct. Voilà pourtant ce qu’en dit le cardinal Louis BILLOT, entre autres ! : Que dit le cardinal Billot d’un tel fait dans son Traité sur l’Église (1900) ? : « on doit tenir FERMEMENT comme absolument CERTAIN et entièrement HORS DE DOUTE que l’adhésion de l’Église universelle [à l’élection faite par le conclave] sera TOUJOURS et à elle seule le signe INFAILLIBLE de la légitimité de la personne du pape et donc aussi de toutes les conditions requises pour la légitimité proprement dite… » (Q. 14, thèse 29, n°950) (comment dire les choses avec plus d’emphase ? d’autant que tous les théologiens sont unanimes…)
    Ce qui est important ici, et ce qui est à souligner, c’est de noter qu’à l’été 1963, PAUL VI a bien bénéficié de cette pacifica universalis ecclesiæ adhesio, puisqu’à l’époque l’Église catholique était bien à Rome (vrais cardinaux, vraie hiérarchie) et que l’ensemble des catholiques adhérait officiellement à la doctrine traditionnelle encore intouchée (unité de Foi, de liturgie, de sacrements). Ce point, est indiscutable et indubitable. PAUL VI a été reconnu pacifiquement par l’Église universelle (toute la hiérarchie) comme le Souverain Pontife à l’été 1963, sans aucune exception ! Le nier revient à faire un déni de réalité… et à se priver de lumières certaines sur la crise de l’Église, puisqu’on nie un fait dogmatique, et qu’on part donc forcément de travers (Cf. Cardinal Louis Billot, De Ecclesia Christi, Q. 14, th. 29 III, n°950). La question de Vatican II (fin 1965) et des problèmes postérieurs (1969) qui se posent doivent s’analyser avec cette donnée certaine.
    Par ailleurs, il faudrait noter qu’on ne juge pas de la légitimité d’un pape en se permettant d’analyser, de comparer ou de juger son enseignement magistériel. Le pape est « immédiatement vrai pape » dès son acceptation (Pie XII), et avant même d’avoir enseigné quoique ce soit. La hiérarchie est constituée : « dans le souverain pontificat, directement par droit divin, moyennant élection légitime et acceptation de l’élection. » (Can. 109, 219) La légitimité d’une élection ressort seulement du respect strict des prescriptions de la Constitution sur l’élection du Pontife Romain (celle de Pie XII en l’occurrence ; Canon 160).
    Enfin, tout cardinal qui n’est pas « canoniquement déposé » ou ayant démissionné (avec acceptation du pape) est éligible de plein droit à la papauté, selon la constitution de PIE XII, ce que l’abbé Cekada ignore superbement, alors que c’est le seul document de référence sur lequel on doit se baser pour la validité d’une élection pontificale !!
    Plus d’infos sur le sujet avec ce livret :
    https://fr.calameo.com/read/004628632a1bc9edac45f

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