L’UNESCO intervient pour Notre Dame de Paris. Les Dons pour Notre Dame seront pour Notre Dame assure le Ministre Franck Riester !

« Notre Dame devrait être reconstruite telle qu’elle était. »
« Les ajouts de la cathédrale au XIXe siècle font autant partie de son histoire que ses voûtes gothiques, affirme un ancien directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco. »

Francesco Bandarin

L’appel lancé le 28 avril par plus de 1000 universitaires, restaurateurs et architectes pour une prolongation du délai de cinq ans du Président Macron pour la restauration de Notre-Dame peut trouver du réconfort dans le statut de la cathédrale en tant que site du patrimoine mondial de l’Unesco, parce que les lignes directrices sur la façon d’aborder la restauration d’un si grand monument existent déjà.

Elles sont implicites dans les conditions acceptées par la France lorsque Notre-Dame a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1991 dans le cadre d’un groupement qui comprend les grands bâtiments le long de la Seine du Pont de Sully au Pont de Bir-Hakeim.

D’abord et avant tout, le statut de patrimoine mondial de Notre-Dame exige que les principes internationaux de restauration soient intégrés aux discussions sur la façon de le restaurer. Des décisions devront être prises sur la façon de consolider ses éléments structurels, de restaurer les surfaces endommagées, de reconstruire le toit, la flèche et les vitraux. Tous ces choix doivent être faits conformément aux principes de conservation promus par la Convention du patrimoine mondial et exprimés dans les Chartes de conservation du Conseil international des musées et des sites (Icomos). Alors que les documents internationaux, à partir de la Charte de Venise de 1964, n’ont pas de valeur juridique en soi, ils sont reconnus par les Codes français comme la base des décisions sur la conservation et la reconstruction des monuments historiques.

La grande restauration sera en soi un « geste architectural », l’un des plus complexes et imaginables, bien que moins accrocheur que la virtuosité que nous en sommes venus à attendre de l’architecture contemporaine.

Les Chartes et documents Icomos stipulent qu’il n’est permis de reconstruire un monument ou des parties d’un monument que dans des cas exceptionnels, lorsqu’il existe une documentation scientifique de son état antérieur, et lorsqu’il est nécessaire de restaurer l’usage fonctionnel du monument. C’est évidemment le cas de Notre Dame, qui a été étudiée, documentée et conservée avec un grand professionnalisme pendant près de deux siècles.

La reconstruction devrait maintenant viser à restaurer la cathédrale comme elle était avant la catastrophe. Toutefois, les chartes permettent l’utilisation de « toute technique moderne de conservation et de construction dont l’efficacité a été démontrée par des données scientifiques et prouvée par l’expérience ». Dans plusieurs autres cas, cela a permis l’introduction d’importantes innovations techniques, qui doivent être « les moins envahissantes et les plus compatibles avec les valeurs patrimoniales, compte tenu des exigences en matière de sécurité et de durabilité ».

Le critère le plus important pour l’inscription d’un monument sur la Liste du patrimoine mondial est sa « valeur universelle exceptionnelle » telle qu’incarnée dans son « authenticité et son intégrité ». Dans le cas de Notre-Dame, celles-ci découlent de sa longue histoire, qui remonte au XIIe siècle, jusqu’aux modifications et aux ajouts effectués au cours de la grande campagne de restauration/reconstruction de 1844.64, dirigé par Eugène-Emmanuel Viollet-Le-Duc, et son maître, ami et associé, Jean-Baptiste Lassus.

Notre Dame est ainsi inscrite sur la Liste du patrimoine mondial non seulement en raison de la grandeur de son architecture gothique, mais aussi de l’importance historique des interventions du XIXe siècle, dont le toit et la flèche, les pièces les plus innovantes et visibles de l’œuvre de Viollet-le-Duc.

Est-ce que cela exclut un « geste architectural » contemporain ?

Non, bien sûr que non. La grande restauration sera en soi un « geste architectural », l’un des plus complexes imaginables, bien que moins accrocheur que la virtuosité que nous en sommes venus à attendre de l’architecture contemporaine. La « contemporanéité » de ce geste résidera dans ses techniques de construction et de contrôle, plutôt que dans les formes visibles du bâtiment.

Avec le vitrail, d’autre part, si de nouvelles fenêtres sont nécessaires, il pourrait être une grande opportunité pour les artistes contemporains, comme avec les dessins de Marc Chagall et Imi Knoebel pour la cathédrale de Reims.

Les architectes français de la conservation connaissent Notre Dame dans tous ses détails et ont une grande expertise, mais il est également clair que la vaste expérience accumulée par l’Unesco, et Icomos et Iccrom, les organes consultatifs de la Convention du patrimoine mondial, sera très utile pour soutenir et guider les choix du gouvernement français.

Dans d’autres cas difficiles, comme les peintures murales préhistoriques dans les grottes de Lascaux, la France avait mis en place un comité scientifique international. Le Comité du patrimoine mondial, qui se réunit le 30 juin à Bakou et qui se penchera certainement sur la question, pourrait faire d’autres suggestions.

S’il y a une consolation à tirer de cette catastrophe, c’est que la restauration de Notre-Dame est potentiellement un jeu. . .l’opportunité changeante d’étudier et de tester les solutions techniques nécessaires pour améliorer la sécurité des autres grandes cathédrales en France, qui restent exposées à des risques importants. L’histoire nous les a légués, et nous avons la responsabilité de les préserver et de les transmettre aux générations futures.

Francesco Bandarin est architecte et ancien haut fonctionnaire à l’Unesco, directeur du Centre du patrimoine mondial (2000-2010) et directeur général adjoint pour la culture (2010-2018).
L’ UNESCO a son mot à Dire pour la RESTAURATION de Notre Dame de Paris, n’en déplaise aux « PLANIFICATEURS ».
Après que les Français se soient REVOLTES sur l’utilisation des dons en trop pour Notre Dame  qui devaient aller vers « d’autres lieux de cultes »,

Le Gouvernement fait Marche Arrière.

Sputnik

Le ministre de la Culture tranche la question de l’excédent de dons pour Notre-Dame.

Les dons collectés pour les travaux de la reconstruction de Notre-Dame de Paris n’iront «pas à autre chose», a assuré le ministre français de la Culture interrogé par Le Parisien. Il déclare ne pas vouloir «trahir» les donateurs qui «ne veulent peut-être pas donner pour un autre monument».

Si les dons pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris dépassent le coût du chantier, une «fondation spécifique» peut être créée, a déclaré le ministre français de la Culture Franck Riester dans une interview accordée au Parisien. Mais ces fonds n’iront qu’à Notre-Dame, a-t-il assuré.

«La gestion de ces dons sera totalement transparente. Ils iront à Notre-Dame de Paris, pas à autre chose. On ne peut pas trahir les donateurs qui aident la cathédrale, mais ne veulent peut-être pas donner pour un autre monument», a précisé le ministre.

Dans le même temps, il a indiqué que la question de la répartition de ces fonds était «prématurée» et que le chantier serait «extrêmement coûteux».

«Et s’il n’y a pas assez d’argent, l’État sera là pour assurer le financement au-delà du budget annuel de mon ministère pour le patrimoine. Mais ça ne sera pas au détriment des autres chantiers et des autres monuments», a ajouté M.Riester.

Auparavant, Édouard de Lamaze, le président de l’Observatoire du patrimoine religieux (OPR), avait souhaité au micro de France 2 que l’excédent de 500 millions d’euros par rapport à la somme nécessaire pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris soit redirigé vers d’autres édifices religieux.

Cette proposition avait été soutenue par Guillaume Poitrinal, président de la Fondation du patrimoine, cité par BFM TV, qui avait promis de «proposer aux grands donateurs de participer à des projets qui sont similaires ou semblables».

https://t.co/czj0Cyc00c

 

Les Statues ont eu la chance de déménager quelques jours avant le sinistre. (!!!!!)

Les statues des douze apôtres et des quatre évangélistes monumentaux qui ornaient le toit de la cathédrale Notre-Dame de Paris vont être présentées au public dans les ateliers de l’entreprise de Marsac-sur-l’Isle (Dordogne), chargée de les restaurer. « C’est pour nous l’occasion de participer à l’élan de solidarité », et « c’est une petite fierté de les avoir chez nous », a déclaré Patrick Palem, ex-PDG mais toujours conseil de la Socra, en annonçant l’ouverture prochaine de visites gratuites pour le public.

Les statues de Notre-Dame sont entreposées à Marsac-sur-l\'Isle (Dordogne), le 16 avril 2019.

Les visites prévues les samedis de mai

La Socra, chargée de restaurer les 16 statues vert-de-gris, en cuivre repoussé et datant du XIXe siècle, avait accueilli les œuvres d’art déposées à terre par une grue télescopique géante cinq jours avant l’incendie du 15 avril. Le public pourra les admirer gratuitement les samedis de mai, après inscription. Les dons éventuels seront reversés à la Fondation du Patrimoine, a ajouté Patrick Palem. D’autres dates seront certainement prévues, y compris pendant la période de restauration des œuvres.

Statues de Notre Dame.png

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s