L’Enracinement est la Première Arme de Reconquête.

Ce sujet est éminemment Polilique et il est la Source Vitale pour la Reconquête des Esprits qui se perdent en conjonctures.

C’est Simone Weil qui l’a évoqué. Femme au parcours insolite, Simone Weil reste plus que jamais attachée au principe de justice sociale et commence à militer au sein des mouvements de gauche prolétarienne athée. Le sentiment religieux de Simone Weil naît lors d’un premier voyage au Portugal en 1935, lorsqu’elle entend chanter les cantiques. Elle finit par épouser le christianisme au cours d’un second voyage à Assise en Italie en 1937, au cours duquel elle est subjuguée par la contemplation d’une chapelle romane où venait se recueillir le mystique Saint François. Néanmoins, son parcours spirituel ne l’a jamais amenée à la conversion.

Nous sommes dans une société de gens Déracinés qui chicanent pour un Oui ou pour un Non tellement leurs Esprits sont emprisonnés dans les geôles du désappointement.  Il est grand temps de redorer l’Armure de l’Enracinement de notre société qui lui évitera de sombrer dans des discours dissonants voire des discours apparentés au Néant.

C’est ce que nous constatons tous les jours.

Le Déracinement c’est l’Inertie de l’Âme :

Le déracinement est de loin la plus dangereuse maladie des sociétés humaines, car il se multiplie lui-même. Des êtres vraiment déracinés n’ont guère que deux comportements possibles : ou ils tombent dans une inertie de l’âme presque équivalente à la mort, comme la plupart des esclaves au temps de l’Empire romain, ou ils se jettent dans une activité tendant toujours à déraciner, souvent par les méthodes les plus violentes, ceux qui ne le sont pas encore ou qui ne le sont qu’en partie. (…) Qui est déraciné déracine. Qui est enraciné ne déracine pas.

Simone Weil, L’Enracinement (1949)

Il faut aller sur TOUS LES TERRAINS pour Reconquérir les Esprits. Une Société Catholique ne sera possible que Si et Seulement Si les Catholiques se réapproprient Tous les Terrains, TOUS.

“Il me paraît impossible d’imaginer pour l’Europe une renaissance qui ne tienne pas compte des exigences que Simone Weil a définies dans L’Enracinement.” Albert Camus

 

 

L’Oeuvre de Simone Weil

Née à Paris en 1909 et décédée à Londres en 1943, Simone Weil est une philosophe française du XXe siècle disciple du philosophe Alain et proche de la mouvance dite des Non-conformistes des années 1930. Issue d’une famille juive alsacienne agnostique, elle fût proche de personnalités éminentes de la philosophie française de l’entre-deux-guerres, telles que Jacques Maritain.

 

Déjà presque au terme de sa vie, une jeune philosophe, rebelle, mystique, révolutionnaire, syndicaliste, adresse à Albert Camus le manuscrit qu’elle rédigea à Londres en 1942-43. Après l’avoir lu, Albert Camus lance : “Il me paraît impossible d’imaginer pour l’Europe une renaissance qui ne tienne pas compte des exigences que Simone Weil a définies dans L’Enracinement.”

Ce merveilleux texte, rien de moins qu’un « Prélude à une Déclaration des obligations envers l’être humain », écrit au coeur de l’effondrement de l’Europe du 20ème siècle, peut être considéré comme le « testament spirituel et politique » de Simone Weil, légué aux générations futures pour une pensée exigeante en « temps de crises ».

En proposant une civilisation des « besoins de l’âme », en opposant à la civilisation des droits de l’homme celle des « obligations envers les êtres humains », elle définit l’enracinement comme « le besoin de le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. »

Contre le scientisme, postulat de tous les mondialismes brun, rouge ou libre-échangiste, renvoyant dos à dos les « croyants » en la Science et au Progrès divinisés et les nostalgiques du passé, Simone Weil, comme plus tard son ami Gustave Thibon, nous propose de nous élever au-delà du temps, dans la merveilleuse continuité des générations, des traditions vivantes, dans l’amour de la racine qui se prolonge dans la fleur : « La perte du passé, collective ou individuelle, est la plus grande tragédie humaine et nous avons jeté le nôtre comme un enfant déchire une rose… »

« Ce n’est pas l’adolescent abandonné, misérable vagabond, à l’âme affamée, qu’il est juste d’accuser, mais ceux qui lui ont donné à manger du mensonge » (à propos du jeune Hitler, Ext p.156 à 160)

 

« On doute de tout en France, on ne respecte rien, il a des gens qui méprisent la religion, la patrie, l’État, les tribunaux, la propriété, l’art, enfin toutes choses ; mais leur mépris s’arrête devant la science. Le scientisme le plus grossier n’a pas d’adeptes plus fervents que les anarchistes. Le Dantec est leur grand homme. Les « bandits tragiques » de Bonnot y puisaient leur inspiration, et celui d’entre eux qui était plus que les autres un héros aux yeux de ses camarades était surnommé « Raymond la Science ». À l’autre pôle, on rencontre des prêtres ou des religieux pris par la vie religieuse au point de mépriser toutes les valeurs profanes, mais leur mépris s’arrête devant la science. Dans toutes les polémiques où la religion et la science semblent être en conflit, il y a du côté de l’Église une infériorité intellectuelle presque comique, car elle est due, non à la force des arguments adverses, généralement très médiocres, mais uniquement à un complexe d’infériorité.

Par rapport au prestige de la science il n’y a pas aujourd’hui d’incroyants. Cela confère aux savants, et aussi aux philosophes et écrivains en tant qu’ils écrivent sur la science, une responsabilité égale à celle qu’avaient les prêtres du XIIIe siècle. Les uns et les autres sont des êtres humains que la société nourrit pour qu’ils aient le loisir, de chercher, de trouver et de communiquer ce que c’est que la vérité. Au XXe siècle comme au XIIIe, le pain dépensé à cet effet est probablement, par malheur, du pain gaspillé, ou peut-être pire.

L’Église du XIIIe siècle avait le Christ ; mais elle avait l’Inquisition. La science du XXe siècle n’a pas d’Inquisition ; mais elle n’a pas non plus le Christ, ni rien d’équivalent.

La charge assumée aujourd’hui par les savants et par tous ceux qui écrivent autour de la science est d’un poids tel qu’eux aussi, comme les historiens et même davantage, sont peut-être plus coupables des crimes d’Hitler qu’Hitler lui-même.

C’est ce qui apparaît dans un passage de Mein Kampf : « L’homme ne doit jamais tomber dans l’erreur de croire qu’il est seigneur et maître de la nature… Il sentira dès lors que dans un monde où les planètes et les soleils suivent des trajectoires circulaires, où des lunes tournent autour des planètes, où la force règne partout et seule en maîtresse de la faiblesse, qu’elle contraint à la servir docilement ou qu’elle brise, l’homme ne peut pas relever de lois spéciales. »

Ces lignes expriment d’une manière irréprochable la seule conclusion qu’on puisse raisonnablement tirer de la conception du monde enfermée dans notre science. La vie entière d’Hitler n’est que la mise en œuvre de cette conclusion. Qui peut lui reprocher d’avoir mis en œuvre ce qu’il a cru reconnaître pour vrai ? Ceux qui, portant en eux les fondements de la même croyance, n’en ont pas pris conscience et ne l’ont pas traduite en actes, n’ont échappé au crime que faute de posséder une certaine espèce de courage qui est en lui.

Encore une fois, ce n’est pas l’adolescent abandonné, misérable vagabond, à l’âme affamée, qu’il est juste d’accuser, mais ceux qui lui ont donné à manger du mensonge. Et ceux qui lui ont donné à manger du mensonge, c’étaient nos aînés, à qui nous sommes semblables.

Dans la catastrophe de notre temps, les bourreaux et les victimes sont, les uns et les autres, avant tout les porteurs involontaires d’un témoignage sur l’atroce misère au fond de laquelle nous gisons.

Pour avoir le droit de punir les coupables, il faudrait d’abord nous purifier de leur crime, contenu sous toutes sortes de déguisements dans notre propre âme. Mais si nous réussissons cette opération, une fois qu’elle sera accomplie nous n’aurons plus aucun désir de punir, et si nous croyons être obligés de le faire, nous le ferons le moins possible et avec une extrême douleur.

Hitler a très bien vu l’absurdité de la conception du XVIIIe siècle encore en faveur aujourd’hui, et qui d’ailleurs a déjà sa racine dans Descartes. Depuis deux ou trois siècles on croit à la fois que la force est maîtresse unique de tous les phénomènes de la nature, et que les hommes peuvent et doivent fonder sur la justice, reconnue au moyen de la raison, leurs relations mutuelles. C’est une absurdité criante. Il n’est pas concevable que tout dans l’univers soit absolument soumis à l’empire de la force et que l’homme puisse y être soustrait, alors qu’il est fait de chair et de sang et que sa pensée vagabonde au gré des impressions sensibles. »

« L’argent détruit les racines partout où il pénètre, en remplaçant tous les mobiles par le désir de gagner. » (Ext p.34-35)

« L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. C’est un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir. Participation naturelle, c’est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession, l’entourage. Chaque être humain a besoin d’avoir de multiples racines. Il a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle, par l’intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie.

Les échanges d’influences entre milieux très différents ne sont pas moins indispensables que l’enracinement dans l’entourage naturel. Mais un milieu déterminé doit recevoir une influence extérieure non pas comme un apport, mais comme un stimulant qui rende sa vie propre plus intense. Il ne doit se nourrir des apports extérieurs qu’après les avoir digérés, et les individus qui le composent ne doivent les recevoir qu’à travers lui. Quand un peintre de réelle valeur va dans un musée, son originalité en est confirmée. Il doit en être de même pour les diverses populations du globe terrestre et les différents milieux sociaux.

Il y a déracinement toutes les fois qu’il y a conquête militaire, et en ce sens la conquête est presque toujours un mal. Le déracinement est au minimum quand les conquérants sont des migrateurs qui s’installent dans le pays conquis, se mélangent à la population et prennent racine eux-mêmes. Tel fut le cas des Hellènes en Grèce, des Celtes en Gaule, des Maures en Espagne. Mais quand le conquérant reste étranger au territoire dont il est devenu possesseur, le déracinement est une maladie presque mortelle pour les populations soumises. Il atteint le degré le plus aigu quand il y a déportations massives, comme dans l’Europe occupée par l’Allemagne ou dans la boucle du Niger, ou quand il y a suppression brutale de toutes les traditions locales, comme dans les possessions françaises d’Océanie (s’il faut croire Gauguin et Alain Gerbault).

Même sans conquête militaire, le pouvoir de l’argent et la domination économique peuvent imposer une influence étrangère au point de provoquer la maladie du déracinement.

Enfin les relations sociales à l’intérieur d’un même pays peuvent être des facteurs très dangereux de déracinement. Dans nos contrées, de nos jours, la conquête mise à part, il y a deux poisons qui propagent cette maladie. L’un est l’argent. L’argent détruit les racines partout où il pénètre, en remplaçant tous les mobiles par le désir de gagner. Il l’emporte sans peine sur les autres mobiles parce qu’il demande un effort d’attention tellement moins grand. Rien n’est si clair et si simple qu’un chiffre. »

La patrie, loin d’être un absolu fantasmé, est une chose temporelle et terrestre, un moyen parmi d’autres (le syndicat, la corporation, la région) qui permet d’atteindre ce  « besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine » qu’est l’enracinement. »

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Le Déracinement est la Cause Première de Toutes les Défaites.

 

 

 

L’on comprend pourquoi la Doxa supprime le mot RACE.

Sans RACE, sans ENRACINEMENT, il ne reste PLUS RIEN.

Si le peuple Français continue sa longue Inertie, il verra son Pays entièrement peuplé par des Gens venus du Tiers Monde qui le mettront dehors de chez lui sans autre forme de Procès.

C’est le Plan qui est Prévu, l’on nous fait amplement comprendre que nous ne sommes plus chez nous.

Si vous en doutez, renseignez-vous où vont les Aides, regardez Qui dort dans la rue, vers qui vont les louanges des « Dirigeants »………………………………….!

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Retenez bien les paroles de Simone Weil :

« Mais quand le conquérant reste étranger au territoire dont il est devenu possesseur, le déracinement est une maladie presque mortelle pour les populations soumises. »

Nous sommes les Populations Soumises.

L’ Heure est Venue de S’ ENRACINER PLEINEMENT pour redevenir MAÎTRES CHEZ NOUS.