L’être et le devenir Par Dé-Darwinisez-vous

Une des erreurs philosophique de l’évolutionnisme est de faire précéder l’agir sur l’être. Cette opposition entre l’être et le devenir remonte à la philosophie grecque, notamment via le débat entre Héraclite et Parménide. La philosophie chrétienne s’est grandement inspirée de cette philosophie grecque et a toujours fait précéder l’être sur l’agir, l’être sur le devenir. Pour agir, il faut d’abord être, et on ne peut agir qu’en fonction de ce que l’on est. Il s’agit de la question du passage de la puissance à l’acte.
Il faut distinguer en un être :
-son être premier (espèce) : cet être premier est en puissance sous bien des aspects accidentels (il n’est pas encore ceci ou cela), de nombreuses mutations pourront transformer cet être (mais ne pourront modifier son essence), elles sont en puissance dans son génome puis apparaîtront, ou non, chez sa descendance.
-l’agir dimensionné par l’être premier (l’agir suit l’être), mais qui vient déterminer (et donc parfaire) celui-ci dans le cadre même de sa nature, de son essence (il s’agit, dans le cadre de la théorie de l’évolution des mutations qui permettent à l’être premier, l’espèce, de s’adapter à son milieu, de se parfaire en fonction de ce dernier).
-l’être second, qui est cet être premier déterminé par l’agir : il s’agit de l’espèce originale modifiée par les mutations, l’espèce est toujours la même mais elle a exprimé de nouvelles caractéristiques, qu’elle possédait en puissance dans son génome.

L’erreur de l’évolutionnisme est d’oublier l’être premier, et donc de penser que seules les mutations (l’agir) engendrent un nouvel être.

L’évolutionnisme est une dialectique permanente (thèse, antithèse, synthèse) mais cette dialectique a besoin d’une thèse initiale pour pouvoir se réaliser, c’est à dire d’une vie préexistante ou d’une espèce préexistante.

Les évolutionnistes expliquent que la théorie de l’évolution est le modèle permettant d’expliquer comment on passe d’une espèce A à une espèce B. Le souci est que, dans le même temps, ces dialecticiens expliquent que les espèces n’existent pas et que les êtres sont en perpétuel devenir. Ainsi, la théorie prétend expliquer le passage de quelque chose qui n’existe pas vers quelque chose qui n’existe pas non plus. Cette erreur philosophique est une des racines de l’échec évolutionniste.

Les expériences en laboratoire et les observations réalisées depuis des millénaires prouvent bien l’ampleur de cette erreur. Les modifications vont atteindre l’être premier, lui permettre d’exprimer des caractères que son génome comportait en puissance (potentialités) mais elles ne modifieront pas son essence qui elle, est stable. Un chat restera toujours un chat et une bactérie E.Coli restera toujours une bactérie E.Coli même si ces derniers seront capables de s’adapter en fonction de leurs besoins, adaptations qui sont, dès le commencement, présentes sous forme de potentialités génétiques.

Darwin prétendait que toute modification est déjà une évolution, son erreur se situe précisément ici.

(Merci à l’abbé de la Rocque pour les précieux éclaircissements qu’il a su nous apporter sur ces sujets philosophiques complexes)

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