La « Variole du Singe » importée en Europe.

Des cas de « Variole du Singe » ont déjà été signalés au Royaume-Uni.

 

Variole du singe, un virus africain 

Virus du même genre que celui de la variole humaine, elle peut se transmettre à l’homme. Nommée « variole du singe » et découverte chez l’animal en 1958, elle est aussi désignée comme orthopoxvirose simienne. La maladie est rencontrée en Afrique centrale et occidentale dans les forêts ombrophiles. Lorsqu’un individu est touché par cette variole du singe, les manifestations cliniques sont analogues à celles de la variole classique.

Ainsi, le malade souffre d’éruption pustuleuse, de fièvre et de problèmes respiratoires. Des symptomes qui indiquent alors la nécessité de traiter le virus en urgence car la variole du singe est mortelle. En Afrique, 1 à 10 % des personnes ayant contracté la maladie en sont décédées. De plus, en raison de la confusion possible entre cette variole du singe et la variole humaine, une analyse en laboratoire est le seul moyen de certifier la présence du virus.

Variole du singe, un virus qui s’exporte !

Toutefois, la maladie ne se cantonne plus désormais aux régions tropicales de l’Afrique. Voici qu’un troisième cas de variole du singe frappe le Royaume-Uni. Et cette fois, c’est un professionnel de la santé de l’hôpital Victoria de Blackpool qui est atteint du virus après avoir traité un patient infecté.

Selon Public Health England, une agence exécutive du ministère de la Santé et des Services sociaux du Royaume-Uni, l’agent de santé en question était en charge du deuxième patient ayant contracté le virus dans le pays. Il a été transféré à l’unité spécialisée du Royal Victoria Infirmary de Newcastle.

Au cours de ce mois de septembre 2018, les deux autres cas avérés de varioles du singe relevés au Royaume-Uni l’ont été par des personnes ayant récemment voyagé au Nigéria. Le Royaume-Uni est ainsi le premier pays de l’Union européenne a être concerné par la maladie.

Variole du singe, un virus qui se transmet facilement

Si le premier cas de variole du singe contracté par l’homme été découvert en République démocratique du Congo en 1970, les autres cas avaient été signalés jusqu’alors dans des pays d’Afrique centrale et occidentale. Cette arrivée en Europe est donc un signal à prendre très au sérieux. D’autant plus que la maladie peut facilement se transmettre par l’intermédiaire de gouttelettes dans l’air et en touchant la peau d’une personne infectée. Mais aussi en touchant des objets contaminés par celle-ci.

La plupart des personnes qui contractent la variole du singe se rétablissent en quelques semaines mais le virus infecte en moyenne 10 % des personnes qui entrent en contact avec des malades. Il y a deux ans, la variole du singe a été désignée comme l’un des 37 virus qui représentent une menace potentielle pour les populations du monde entier.

Breizh-Info : https://www.breizh-info.com/2018/09/27/102976/variole-du-singe-afrique

 

Touchant actuellement des pays comme la République centrafricaine et le Nigeria, la variole du singe découverte il y a presque un demi-siècle est encore méconnue. Que faut-il savoir sur cette maladie qui refait surface assez rarement ?

La variole du singe (ou orthopoxvirose simienne) « est une zoonose virale rare que l’on observe principalement dans les zones isolées du centre et de l’ouest de l’Afrique, à proximité des forêts tropicales humides », selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Similaire à la variole humaine éradiquée en 1980, la variole du singe – également nommée « monkeypox » – a été découverte à la fin des années 1950 chez des singes en captivité au Danemark. Le premier cas humain a été découvert en 1970 en République démocratique du Congo, et de nombreux cas ont été décrits en Afrique de l’Ouest lors de deux épidémies majeures entre 1971 et 1980 (41 malades) ainsi qu’en 1986 (338 malades).

Plusieurs foyers d’infection ont été détectés en Centrafrique au Nigéria depuis 2013. Un communiqué fait état de nouveaux cas au Centrafrique au mois d’octobre 2018. En parallèle, une autre publication évoque la situation au Nigeria, où le nombre de cas depuis le début de l’année serait de 86.

L’infection résulte d’un contact direct avec le sang, les fluides corporels, ou encore les éruptions cutanées d’animaux infectés tels que les singes et certains rongeurs (comme les écureuils). Ces derniers représentent les réservoirs du virus. La transmission d’humain à humain – transmission secondaire – peut être le fait d’un contact direct avec les excrétions des voies respiratoires infectées. Cela peut également être le cas en ce qui concerne un contact avec les lésions de la peau d’une personne infectée, ou encore avec des objets contaminés.

Les symptômes se caractérisent par des éruptions cutanées vésiculaires généralisées, de la fièvre ainsi que des douleurs liées à un gonflement des mâchoires. Évoquons également le fait qu’il s’agit là d’une maladie auto-limitante, c’est-à-dire que celle-ci se résout d’elle-même.

Sources : IFL ScienceLe Vif

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