Archives mensuelles : mars 2019

Bilan de l’Incendie dans l’Eglise Saint Sulpice.

Site : La Tribune de l’Art.

Incendie à l’église Saint-Sulpice : le bilan

Didier Rykner  

17/3/19 – Incendie – Paris, église Saint-Sulpice – L’église Saint-Sulpice à Paris vient d’être victime d’un début d’incendie, pour l’instant d’origine inconnu, qui a pu être heureusement circonscrit par les pompiers arrivés très rapidement sur les lieux et qui a provoqué des dommages réels mais limités au niveau de l’extrémité du transept sud.


1. Portail du transept droit de l’église Saint-Sulpice après l’incendie du 17 mars 2019
Photo : Didier Rykner
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Les portes extérieures (ill. 1), du XVIIIe siècle, ont été très abîmées et certaines parties ont brûlé même si elles pourront certainement être restaurées.
Dans le sas, l’une des deux colonnes qui contenait un escalier en bois a été complètement détruite, avec l’escalier (ill. 2), mais la disposition identique qui lui fait face n’a pas été touchée (ill. 3).


2. Revers du portrail droit du transept de l’église Saint-Sulpice
après l’incendie
la colonne en bois et l’escalier
ont complètement disparu
Photo : Didier Rykner
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3. Revers du portrail droit du transept de l’église Saint-Sulpice
après l’incendie
la colonne en bois pendant de celle de gauche n’a pas été touchée
Photo : Didier Rykner
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Si le vitrail au-dessus des portes (ill. 4) a été détruit à plus de cinquante pour cent, il n’était que décoratif et la perte n’est pas dramatique, d’autant que l’équivalent existe en symétrie (ill. 5) qui permettra de le refaire à l’identique.


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Les dégâts sont en revanche nettement plus graves sur le relief, probablement en stuc, au revers du transept (ill. 6), manifestement du XVIIIe siècle, mais dont nous n’avons pas identifié l’auteur. Une partie est tombée sans qu’on puisse savoir si les morceaux pourront être retrouvés ni dans quel état, tandis que le reste de la sculpture encore en place est très noircie. Il représentait, comme pour celui qui orne le revers de la façade du transept gauche (ill. 7), deux angelots.


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Le feu n’a rien touché d’autre, et la fumée n’a pas fait davantage de dommages. Même les peintures murales de Signol qui se trouvent dans le transept juste à proximité sont exemptées de suie. Les sculptures de Bouchardon du chœur, récemment restaurées, sont toujours d’un blanc immaculé.
On notera la présence, peu après l’incendie, de l’adjointe au patrimoine de la mairie de Paris, Karen Taïeb, venue constater les dégâts, ce qui est un signe positif.


8. Michel-Ange Slodtz (1705-1764)
Tombeau de Languet de Gergy
Marbre
Paris, église Saint-Sulpice
Photo : Didier Rykner
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9. Louis-Simon Boizot (1743-1809)
Saint Jean-Baptiste
Marbre
Paris, église Saint-Sulpice
Photo : Didier Rykner
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Terminons sur des nouvelles plus réjouissantes pour cette église : la restauration prochaine, grâce au mécénat, du tombeau de Languet de Gergy par Michel-Ange Slodtz (ill. 8), qui consistera essentiellement en un nettoyage qui rendra aux marbres leur splendeur, et du Saint Jean-Baptiste de Louis-Simon Boizot (ill. 9) qui lui fait face, ainsi que celle de deux anges du transept (votés par le budget participatif) : L’Ange du Martyre par Jules-Antoine Droz (ill. 10) et L’Ange de la Prédiction par Antoine Desbœufs (ill. 11).


10. Jules-Antoine Droz (1804-1872)
L’Ange du Martyre
Paris, église Saint-Sulpice
Photo : Didier Rykner
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11. Antoine Desbœufs (1793-1862)
L’Ange de la Prédiction
Paris, église Saint-Sulpice
Photo : Didier Rykner
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Le journal « La Croix », Absolument Pro François donc foncièrement Anti-Catholique Revendiqué préferera présenter pour l’Incendie de l’Eglise Saint Sulpice, l’image de la Boutique « Longchamp » incendiée !!!

Cherchez l’Erreur !

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Un Contributeur de Wikipedia fiche des Personnalités juives.

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Selon « Le Journal du dimanche », il a modifié les biographies de plusieurs personnalités – actrice, réalisateur, PDG –, ajoutant des liens avec la judéité.

Qui est ce contributeur anonyme ? Selon les informations du Journal du dimanche, un utilisateur de Wikipédia fiche depuis plusieurs mois les personnalités juives sur l’encyclopédie en ligne. Agissant sous le pseudonyme de «  Kouassijp », il aurait fait de nombreuses modifications entre le 19 août 2017 et le 12 mars 2019, ajoutant des liens, parfois supposés, entre une personnalité et la judéité dans plusieurs biographies.

Selon l’hebdomadaire, le père d’une actrice célèbre, lui-même scénariste, serait «né d’un père juif et d’une mère française au Mans». Pour un autre réalisateur, le contributeur affirme que «son père, d’origine juive, est serrurier et sa mère, d’origine gitane, est coiffeuse».

Pour une autre comédienne, il est précisé qu’elle a «  des origines juives  » et qu’elle a «reçu une éducation athée». Ces ajouts concerneraient également une chercheuse, fille «d’un philosophe séfarade», un ministre, un ancien responsable politique de droite et deux PDG. Problème, la source de ces informations n’est pas toujours précisée par le contributeur : certaines proviendraient d’articles de journaux, mais pourraient avoir été sorties de leur contexte.

«  Ce n’est ni diffamatoire ni injurieux  »

Ces ajouts sont-ils diffamatoires ou illégaux ? Cité par Le Journal du dimanche, un avocat affirme qu’«indiquer une telle filiation constitue certes un contenu aux relents antisémites, mais ce n’est ni diffamatoire ni injurieux». En revanche, pour l’homme de droit, le fait de mentionner la religion de quelqu’un pourrait être vu comme une atteinte à l’intimité de la vie privée et pourrait donc être passible de poursuites. Pour qu’il soit supprimé, ce contenu doit dans un premier temps être signalé à la plateforme avant un possible recours judiciaire si rien n’est fait.

Interrogé par l’hebdomadaire, l’ancien directeur de l’association Wikimédia France Rémi Mathis estime que «mentionner l’origine juive d’une personne si elle travaille sur le folklore juif est pertinent. Pas si elle appartient au monde des médias ou de la publicité».

Pour pouvoir continuer à écrire sur la plateforme, les contributeurs doivent respecter un certain nombre de règles, même si «personne n’a de responsabilité éditoriale», explique Rémi Mathis, affirmant que «si un contributeur ne joue pas le jeu, son article peut être bloqué et lui également».

« Kouassijp » en a déjà fait les frais : selon Le Journal du dimanche, plusieurs de ses articles ont été supprimés, car ils ne respectaient pas «les critères généraux d’admissibilité».

Source : Le Point